Je me lance dans un doctorat feel good books

Ca y est j’ai trouvé ma lecture cold winter à la librairie Le genre urbain, rue de Belleville.

Ce sera La pâtissière de Long Island, un feel book qui croise deux histoires de femmes à des époques différentes. Elles sont de même famille et la transmission d’une recette de pâtisserie va transformer leurs vies…

La-Pâtissière-de-Long-Island

On parle beaucoup de biblio thérapie, je n’irais pas jusque la non plus mais d’avoir choisi ma lecture de vacances d’hiver pour prendre l’avion pour Sofia, ça donne un avant-goût de vacances.

Il se trouve que mon amie Marion a reçu le même livre pour Noël. Elle a eu un peu le même avis que moi : une lecture sympathique mais qui ne restera pas dans les annales.

J’ai toute une théorie sur les feel-good books.

L’héroïne est souvent une jeune femme célibataire d’une trentaine d’années, qui cherche un sens à sa vie amoureuse mais aussi à sa vie tout court (vaste programme).

Elle tient un commerce de proximité créatif : libraire, fleuriste ou encore pâtissière. Les desserts, ça donne faim aux lecteurs et c’est plus vendeur que employée de pompes funèbres ou contrôleuse de gestion.

Une des histoires qui m’avait le plus touchée est l’adaptation du livre Julie and Julia de Julie Powell avec Meryl Streep et Amy Adams. Le sous titre du livre : sexe, blog et boeuf bourguignon emprunte les codes de la littérature de poulettes ou du feel-good mais le style était bien meilleur et cette autobiographie faisait preuve d’humour et d’auto-dérision.

Surtout c’était une histoire authentique qui rendait sympathique et attachante la narratrice. A force d’exploiter le filon du feel-good book, les éditeurs vont casser la corde car les vrais lecteurs aiment les histoires de qualité avec une vraie situation initiale et des portraits psychologiques des personnages plus fouillés.

Et si c’était un bon feel good ce n’était pas un feel-good qui s’ignore finalement ?. Si vous n’arrivez pas encore à cerner ce qu’est le feel-good, l’exemple parfait est la série Fais pas ci, fais pas ça de France 2 (ma série phare).

Mon avis :

La-Pâtissière-de-Long-IslandJe me suis vraiment ennuyée les cent premières pages de ce roman, quitte à me demander si je n’allais pas carrément abandonner ma lecture.

Cette fameuse Marie, immigrée allemande dans les années 1930 était sympathique mais son personnage m’a rapidement lassée. Comme d’habitude, je déplore une structure initiale désolante qui n’installe pas du tout l’histoire et ça ne décolle pas.

Le portrait psychologique de cette fille était ennuyeux comme la pluie. J’ai commencé à m’y intéresser qu’à partir de sa rencontre avec Walter, le mauvais garçon riche qui la courtise platoniquement.

Pourtant l’idée de départ était bonne : le récit de vie de trois jeunes émigrés qui noient leur errance identitaire dans le travail pour percer aux Etats-Unis pendant la prohibition. L’auteure raconte l’émergence des idées nazies à travers le personnage d’Arthur, l’amoureux transi de Marie venu la chercher depuis l’Allemagne.

L’intrigue autour de la recette secrète du cheese-cake était vraiment faible, certains dialogues étaient aussi niais qu’un conte de fées. Le seul passage qui m’a vraiment passionnée est celui où Rona, sa petite-nièce ouvre un salon de thé en Frise-orientale et comment elle renoue avec les origines juives de l’aïeule Freida, celle qui a transmis la recette à Marie.

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L’auteur montre que le cheese-cake américain découle d’une longue tradition sucrée, un héritage juif qui a longtemps voyagé en Europe.

Pour conclure, je dirai que ce livre était moyennement nul et qu’il n’ apporte rien de bien particulier à la littérature. Je lui mets même un vrai carton rouge de valoriser le reiki et l’occulte à travers le personnage de la voisine new age de Rona. C’est pas bien feel-good tout ça.

Je donnerai à ce roman la note d’une seule sardine.

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Heureusement, j’ai aussi trouvé grâce au club de lecture Mango & Salt sur Facebook, un roman talentueux adapté au cinéma sur Netflix (vive Netflix !) : Nos âmes la nuit de Kent Haruf, collection Pavillons, éditions Robert Laffont.

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C’est l’histoire de deux veufs qui vivent dans une petite ville : Holt, à l’intérieur des terres aux Etats-Unis. Un soir, Addie (Jane Fonda) vient proposer à Louis (Robert Redford) de venir dormir le soir avec elle car les nuits sont longues quand on souffre de la solitude à l’aube de sa vie…

Jane Fonda et Robert Redford ont passé le cap des 80 ans et ce sont les têtes d’affiche d’une comédie romantique tendre et passionnante. Comme quoi le jeunisme au cinéma, dans la littérature ou dans la vie d’entreprise a ses limites….

Je vous en reparle très vite dans un prochain article…

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