Pourquoi j’aime la série The Crown

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C’est en regardant une bande-annonce de la série The crown (La couronne pour les anglo-récalcitrants comme moi) sur Facebook que j’ai découvert Netflix.

J’aime les biographies historiques pour les costumes, les décors d’époque. Downtown Abbey ou le biopic Le discours d’un roi avec Colin Firth m’avaient emballée.

La jeune Claire Foy est tout à fait attendrissante dans son rôle de la jeune souveraine de 25 ans qui doit prendre son destin en main. Les deux premières saisons de cette série m’ont même donné envie de lire la biographie d’Elisabeth II, le livre de ma box Kube, gentiment offerte ! Et je compte bien m’atteler à la biographie de Winston Churchill bientôt.

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La Kube de décembre !

C’est le personnage incontournable de la saison 1, celui qui forme la jeune Elisabeth aux rudiments politiques et diplomatiques. Il se noue entre eux une relation amicale particulièrement émouvante dans le dernier épisode.

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Excellent communicant pendant l’épisode du smog de Londres en décembre 1952 qui tua de nombreux Londoniens, sa démarche unique et son franc-parler pour gérer le retour en Angleterre de l’ancien roi Edouard VIII, cette série montre bien en quoi il fut un personnage politique incontournable de la seconde guerre mondiale.

La saison 2, diffusée à partir du 8 décembre 2017 (je n’en ai fait qu’une bouchée) gagne en intensité. Trois épisodes m’ont particulièrement marquée pour la profondeur de leur analyse de la monarchie.

Le premier raconte la montée au créneau d’un jeune aristocrate zélé qui essuya les foudres des monarchistes les plus radicaux. Il critiqua le manque de chaleur et de sincérité d’un des discours de la reine dans une usine. La reine en fut profondément blessée mais elle accepta de se remettre en cause en écoutant ses conseils. Cela eu un impact considérable sur le rapprochement affectif entre la reine et ses sujets grâce à l’enregistrement télévisé des vœux de la reine le soir de Noël.

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Un face à face tendu entre un oncle et sa nièce, un sujet félon et sa souveraine.

Le second épisode marquant de cette saison 2 est celui qui raconte une des croisades de l’évangéliste américain Billy Graham. Connu dans le monde entier dans les années 1960, la reine, touchée dans sa foi par ses prédications, lui demanda une audience privée dans son palais. A ce moment précis, elle découvre un secret de famille qui aurait pu changer la donne dans toute l’Europe pendant la seconde guerre mondiale. Elle découvre que son oncle, l’ancien roi Edouard VIII et sa femme Wallis Simpson ont rencontré Hitler et avaient conclu un pacte avec les nazis pour renverser son père Georges VI. Cet épisode intense sur le plan psychologique pose la question du pardon chrétien lors des entretiens de la reine avec Billy Graham.

On se pose des questions philosophiques et théologiques avec The Crown !

Enfin le troisième épisode (celui que j’attendais avec impatience) s’appelle Chère Madame Kennedy. Jackie et John F. Kennedy réalisent une tournée triomphante (du moins ce que tout le monde croit, subjugués par leur jeunesse et leur beauté) en Europe. La reine se sent en concurrence avec cette femme américaine qui représente la modernité alors qu’Elizabeth est plus engoncée dans ses vêtements, dans ses traditions de l’Ancien monde.

Cette concurrence féminine va cependant être bénéfique à la reine sur un plan géopolitique tout à fait inattendu au Ghana. Piquée au vif par une remarque désagréable de la First lady, Elisabeth va sortir de sa réserve protocolaire pour inviter un chef rebelle au Commonwealth à danser un fox-trot. Cette scène totalement insolite, immortalisée par les photographes du monde entier, lui vaudra la gloire et les honneurs sur la scène politique internationale. La petite reine gauche et timide a réussi un grand coup ce soir là sous le regard admiratif et aimant de son mari, le prince Philip.

Cette série me plait pour le portrait psychologique très profond de la reine : la soeur, la fille, la mère, l’épouse en privé. Et en public, le chef de l’Eglise anglicane, à la tête d’un empire colonial qui se délite et l’interlocutrice de Premiers ministres qui valsent souvent.

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Cette série n’est ni pro-monarchique, ni pro- républicaine, elle montre comment le protocole brise certaines personnalités comme la princesse Margaret, ou l’ancien roi Edouard VIII et comment il structure d’autres personnes comme Elisabeth ou son mari.

La saison 2 est beaucoup plus intense que la première saison qui montrait l’accession au trône d’une frêle jeune fille de 25 ans sans bagages politiques ni diplomatiques. Elisabeth a mûri dans la saison 2 qui retrace dix ans de sa vie.

Que nous réserve la saison 3?.

SardinesPssst ! Si cet article t’a plu, rejoins le club des abonnés du blog  ou plutôt la boite à sardines pour qu’on chante tous ensemble la chanson énervante de Patrick Sébastien : « Ah qu’est ce qu’on est serré, au fond de cette boite, chantent les sardines ». C’est en haut à droite !

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