Pupille, quand le cinéma montre un triomphe collectif

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Pupille est le film qui m’a le plus marqué en 2018 (il n’y en a pas eu beaucoup, je dois dire). J’attendais sa sortie avec impatience : peut-être est-ce le fait que je vais devenir parent prochainement en février ?.

J’ ai vraiment été convaincue par les interviews de Jeanne Herry, sa réalisatrice et de Gilles Lellouche, le « héros » masculin de l’histoire, qui joue un rôle à contre-emploi tout à fait attendrissant.

Jeanne Herry s’est servie de l’histoire personnelle d’une de ses amies sur le chemin tortueux de l’adoption pour écrire une histoire pleine de vie et de sensibilité. Elle traite d’un thème social très subtil : l’accouchement sous X et l’adoption qui peuvent faire peur aux spectateurs.

Elle s’éloigne des codes du reportage en maternité et du cinéma documentaire pour bâtir une fiction romanesque qui nous emmène des rires aux pleurs, suivre le parcours éprouvant mais tellement constructif d’une jeune femme, Alice (Élodie Bouchez) . Elle a attendu pendant huit ans qu’une institution de l’État lui confie un enfant à adopter.

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Copyright Studio Canal

Le résumé :

Une jeune mère, Clara, refuse qu’on enregistre son identité à la maternité afin d’accoucher sous X. Mathilde, fonctionnaire chargée des services d’adoption à Brest, va l’aider à remettre son fils Théo à l’ État comme pupille.

Au cours des deux mois pendant lesquels elle a le droit de se rétracter, une succession de fonctionnaires vont prendre son relais pour lui donner tout l’amour et l’attention dont il a été privé à la naissance, en respectant les procédures administratives à la lettre.

Ainsi interviendront une sage-femme attendrie (Stéfi Celma), des puéricultrices, les éducateurs spécialisés comme Karine (géniale Sandrine Kimberlain) , Jean l’assistant maternel (Gilles Lellouche) et le conseil de famille chargé de son adoption dont Lydie (Olivia Côte), celle qui va discerner quelle mère serait la plus apte à s’occuper de cet enfant.

 Mon avis :

Pupille est un film magnifique, ayant un message politique fort : il rend hommage aux services de l’État qui ne ménagent pas leur peine, ni leurs moyens pour permettre à un bébé de se construire affectivement tout en garantissant le secret de l’identité de sa maman.

Comme le soulignait Gilles Lellouche dans de nombreuses interviews, ce film fait comprendre au grand public combien payer des impôts en France sert l’intérêt public. C’est un très joli pied de nez à la montée de l’individualisme ambiant. Ce film montre la force du collectif qui unit ses forces dans un but commun.

Particulièrement à travers une scène. Les éducatrices spécialisées font comprendre à Mathilde qu’elle doit agir pour que le petit Théo n’entre pas dans une forme de léthargie déprimante. La sage-femme qui l’a accouché, aide ce bébé en écoutant aux portes quand la maman vient dire au revoir à son bébé mais qu’elle est incapable de lui parler.

Or la réalisatrice expliquait qu’il est primordial qu’un mère qui confie son enfant l’autorise verbalement et symboliquement à entrer dans un projet d’adoption avec un autre parent.

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Copyright Studio Canal

Les références au travail de longue haleine de Françoise Dolto sont flagrantes, elles procurent même au film les meilleures répliques :

« Un bon candidat à l’adoption, ce n’est pas quelqu’un qui n’a jamais rien vécu de fâcheux. On a tous un champs de mines et un champs de fleurs. Notre travail c’est de savoir comment vous vous êtes occupés de votre propre champs  » dit Lydie à la future mère adoptive, Alice.

« Tout ira bien, tu es un super mec » dit Gilles Lellouche au bébé de deux mois qui va rencontrer dans un instant sa mère adoptive. Tout se joue dans les mots, choisis avec précision et clarté.

Prendre un bébé inconnu dans ses bras, lui donner de l’amour n’est pas du tout incompatible avec la procédure administrative, c’est même fortement recommandé pour prendre soin de lui.

Ma note :

5/5 sardines

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Je vous recommande ce film magnifique qui est joyeux et qui donne de l’espérance : oui, il y a toujours une assistance sociale et éducative de la part de l’État en France en 2018. C’est parfois le rôle de la télévision ou celui du cinéma de le rappeler à ses concitoyens, aux autorités politiques qui votent leurs budgets : le film Pupille ou encore la série Famille d’accueil sur France 3.

Jeanne Herry est une grande réalisatrice à suivre par la suite. Elle signe un film qui rend un bel hommage à Françoise Dolto sans occulter les problèmes très difficiles qui secouent les assistants maternels comme Jean au début du film.

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Copyright Studio Canal

Ils sont parfois lessivés par leur rôle quand un frère tente d’étrangler son cadet. On saisit alors toute la difficulté éprouvée par Jean quand il ne parvient pas à faire comprendre à son supérieur que maintenir le lien et ne pas vouloir séparer les fratries à tout prix peut s’avérer très dangereux…

Dans un prochain article, je vous chroniquerai un ouvrage qui retrace le travail de Françoise Dolto, une référence incontournable pour moi.

En attendant, voici une vidéo magnifique d’une puéricultrice reconnue, Sonia Krief qui parle avec tendresse et bienveillance aux nouveaux nés pendant leur tout premier bain.

Innover avec des pages originales pour son bullet journal grâce aux conseils de Bulle Dop

Comme ce fut le cas l’an dernier, Flammarion jeunesse m’a gentiment envoyé la version poche de Mon bullet avec Bulle dop afin que je le teste et que je vous en parle sur ce blog.

Mon bullet avec Bulle Dop ( un carnet et une planche de stickers inclus)

Bulle Dop

Flammarion jeunesse

2018

127 pages

9€90

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Ce nouveau format est top, j’aime beaucoup son originalité. Les explications de Bulledop tiennent sur une grande page recto-verso que l’on déplie. Ensuite place à la créativité avec ce superbe carnet à points.

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Crédit Flammarion jeunesse – Bulle Dop

Ce livre-carnet coûte 9€90 alors que tous les carnets de bullet journal avoisinent les 17€. Flammarion jeunesse n’a pas lésiné sur la qualité technique du carnet avec ses pages au grammage très lourd pour supporter le feutre ou l’aquarelle, qui ainsi, ne traverseront pas la feuille. Et ça,  c’est la qualité première que je recherche dans le bullet journal !

Nouveauté aussi, Bulle Dop a dessiné pour ses lecteurs (des filles en grande majorité) une double planche de stickers tout à fait pratiques et bien réalisés.

Voici sa vidéo de présentation de son livre. La première version a connu un vrai succès en librairies en quelques mois puisque les 5000 exemplaires se sont vendus très rapidement.

Dans le précédent article consacré au livre Mon bullet avec Bulledop, je vous avais parlé surtout du matériel. Cette fois-ci, j’ai bien envie de vous parler de la manière dont je structure mon bullet journal mois après mois.

Car il n’ y a rien de plus énervant que de se retrouver devant une page blanche ou de passer du temps à concevoir des pages qui ne serviront pas beaucoup finalement.

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Ton bullet journal, tu aéreras !

Je ne l’ai pas fait pour mon premier bullet et je le regrette un peu. C’est mieux de laisser une demie-page blanche à chaque fin de mois surtout si votre illustration du mois prend toute une page de votre carnet.

Les pages récurrentes chaque mois 

Au bout d’un moment, je suis arrivée à trouver une structure qui me convient bien :

  • une page pour l’illustration du mois : les montagnes en novembre, une bûche glacée en décembre…
  • Puis, une double page pour les moments marquants du mois : les sorties sympas que j’ai fait pour un ciné, un salon de thé, une promenade dans un parc…, les naissances, l’actualité sympa en général, que j’illustre avec des photos que me fournit mon gratuit favori A nous Paris.
  • Ensuite, une double page pour les statistiques de mon blog avec le nombre d’abonnés, de visiteurs, les statistiques des articles, le référencement, les services de presse que j’ai envie de demander comme les idées d’articles qui me plairaient d’écrire. Mine de rien, cette double-page m’aide beaucoup pour développer de nouvelles idées pour mon blog. C’est ça le principe du bullet journal, ça aide bien à s’organiser surtout quand on a une mémoire visuelle.
  • Enfin, une double page, celle que j’adore faire : la page culture et loisirs. Je dessine une pile de livres à colorier pour me souvenir des livres que j’ai lu, des visuels des films et séries qui m’ont tapé dans l’œil même si je n’ai pas eu le temps de les voir, une petite partie pour les expositions en cours à Paris et nouveauté, les challenge DIY que j’ai fait au cours du mois. J’adore cette page très importante pour moi, c’est un bon remède face à la routine métro-boulot-dodo qui nous tombe parfois dessus…20181209_160356.jpgLes pages plus exceptionnelles selon les mois de l’année :
  • une page avec des cases à cocher pour les cadeaux de Noël à faire, que j’égaye avec des masking tape Père Noël et cadeaux de circonstance… Très pratique une fois dans les magasins pour avoir une vue d’ensemble des achats à faire…
  • une page carnets de voyages avec des cartes postales, des billets de tramway des capitales d’Europe où l’on va…
  • les dépenses shopping qui m’ont fait plaisir : je colorie des grosses pièces de monnaie jaunes dans une Mason jar, ça m’amuse bien…

Je recherche aussi d’autres pages originales pour innover dans mon bullet journal. Il faut bien reconnaître que c’est un bon outil d’organisation même si je suis volontairement très laxiste la dessus ( les monthly logs, les dailylog et les trackers à objectifs, très peu pour moi).

Je vous recommande sur Youtube les vidéos de Bulle Dop, Lou Lacoste et Rose poudrée car elles ont vraiment à cœur d’expliquer comment faire.

Ce week-end, je me suis régalée avec mes feutres Lyra et Tombow (achetés chez Lavrut, passage de Choiseul) à dessiner ce sablier-sablier et cette pomme de pin en robe de soirée, des dessins trouvés sur le compte Instagram de Lou Lacoste !.

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Anvers en automne

A chaque fois que nous allons en Belgique début novembre, nous avons le droit à un temps ensoleillé. Et quand il fait un peu froid, c’est bien appréciable.

Après Bruxelles et Bruges, cap sur Anvers pour cette année. Partis tôt le samedi matin de la gare du Nord, ce fut la grande course pour monter dans le Thalys. Mais deux heures et demie plus tard, nous étions déjà à la recherche d’une bonne gaufre belge dans la ville.

Premier émerveillement, la gare centrale d’Anvers quand on monte les escalators depuis les quais. Voici un petit aperçu en images. Dans le hall central, on se régale avec cette architecture classique du 19eme siècle : la gare a été inaugurée en 1836.

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Tiens la devise de la Belgique : L’union fait la force est la même que la devise bulgare ! Et elle est écrite en français en terre flamande. Car à Anvers, les francophones se font rares. Les petits louveteaux flamands qui venaient vers moi me vendre leurs sablés de Noël ne sont pas encore trilingues…

Une fois rassasiés de gaufres dans une boulangerie flamande, on se met à chercher notre hôtel en centre-ville.

Il s’appelle Elzenveld hotel, c’est un ancien couvent tout en briques qui me fait penser à Nonnatus house, le couvent de ma série du moment Call the midwife. Le cadre est formidable à proximité du jardin botanique, la chambre en duplex est vraiment confortable et le petit-déjeuner tient vraiment ses promesses pour 100 euros la nuit.

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Les immeubles d’Anvers sont vraiment imposants avec leurs décorations, témoignages d’une certaine opulence de la ville depuis la Renaissance. Anvers est connue pour être une place majeure des diamantaires et de la haute finance en Europe. C’était assez agréable de visiter cette ville avec toutes ces enseignes de luxe, ses façades typiques des Flandres.

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C’est très dépaysant car la culture flamande est très différente de la culture wallonne et française dans les manières de s’habiller, la langue, les modes de vie… : ici le vélo est roi ! On y retrouve les éléments architecturaux typiques comme la grand place, le beffroi, les cathédrales de la Renaissance…..

Rubens est la personnalité locale, sa statue domine la place principale de la ville et on peut visiter sa maison. A part le MAS le dimanche matin, nous avons préféré flâner dans la ville que d’arpenter les musées.

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Il se trouve vers les docks, il s’agit d’une grande tour de 65 mètres de haut qui abrite un musée de société très bien conçu, l’équivalent flamand du MUCEM à Marseille.

Il met à l’honneur le port d’Anvers, second port commercial d’Europe après Rotterdam. Ses expositions thématiques expliquent la manière de vivre à Anvers : se nourrir, se loger à travers des objets du quotidien très bien mis en scène par une scénographie intelligente. On y comprend que les colonies du Congo belge ont apporté une économie florissante pour la ville à travers le commerce de la banane et d’autres matières premières.

Le billet d’entrée de ce musée coûte 10€ et ça les vaut bien car les scénographes n’ont pas lésiné sur les moyens financiers (ça se voit très vite ) pour créer des décors audacieux et des ressources pédagogiques pertinentes et amusantes pour les adultes et les enfants.

Je vous recommande donc une escapade à Anvers le temps d’un week-end en automne, les feuilles orangées et rouges du jardin botanique sous le soleil m’ont apporté un précieux dépaysement !

Nous n’avons pas eu le temps de visiter le quartier Art Nouveau de la ville, ça sera l’occasion lors d’une prochaine visite en Belgique.

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