L’odeur de la colle en pot, flash-back dans les années 1990.

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Je viens de terminer le roman L’odeur de la colle en pot d’Adèle Bréau et cette chronique s’annonce dithyrambique. Je n’ai pas honte de vous dire que le dernier chapitre du livre m’a cueillie d’une telle manière que j’ai failli en chialer (c’est le terme le plus précis pour décrire cette forte émotion littéraire) dans le bus 76. Chapeau l’artiste !

J’ai découvert Adèle Bréau à travers le recueil de nouvelles Noël et préjugés du collectif d’autrices romcom des éditions Charleston. Son histoire d’amour d’un couple chien et chat enfermé dans un magasin de jouets le soir de Noël m’avait laissé un tel souvenir que je vous en parle ici!

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Droits réservés Team Romcom, éditions Charleston

L’odeur de la colle en pot traite aussi du thème de l’histoire d’amour naissante. La narratrice c’est Caroline, 13 ans. Elle rencontre sa future meilleure amie Vanessa, dans son nouveau collège parisien, à la rentrée de septembre en 4eme. Ses parents ont une belle situation financière donc ils emménagent à Paris dans un bel appartement du 17eme arrondissement mais ça ne va pas fort entre eux. Sa sœur Charlotte, 8 ans, l’exaspère autant qu’elle l’attendrit.

Ce roman traite avec beaucoup de finesse et de justesse des premiers flirts, du divorce, de la fin de l’enfance et de l’amitié…

Mon avis :

Cela m’a pris trois ou quatre chapitres avant d’accrocher vraiment à cette histoire hyper réaliste et universelle mais la magie fonctionne grâce au talent littéraire d’Adèle Bréau.

Au début du livre, je pestais beaucoup de trouver autant de points communs avec les comédies iconiques La boum et sa suite avec ma chère Sophie Marceau : la jeune fille qui arrive à Paris en 4eme, la meilleure amie qui ressemble beaucoup à Samantha, le couple des parents qui se délitent, la mamie bourgeoise qui a un appartement de ouf près du Panthéon. J’ai vu La Boum une dizaine de fois avec ma mère, je connais mes classiques…

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Copyright La Bäm Filmverleih

Mais finalement ces références nombreuses à La boum m’ont bien plu. J’ai été prise dans l’émotion des deux filles qui sautent comme des démentes sur le lit des parents parce que le garçon que Caroline traquait depuis des mois lui proposait de sortir avec elle. Je me suis rappelée mes souvenirs quand on va au cinéma avec un bon ami comme disait mon grand-père et qu’on est en alerte générale quand on se frôle la main dans le noir…

Et surtout, ce roman m’a plu car il m’a rappelé ma plus petite enfance : j’avais entre trois et dix ans dans les années 1990. Je me suis souvenue du Zapping de Canal +, des cartes à puce pour téléphoner dans les cabines téléphoniques, de la publicité pour la lessive Omo, des sketches de José Garcia et Antoine de Caunes sur Canal +…. Le titre de ce roman est particulièrement efficace.

Ce roman a confirmé une conviction profonde que j’ai depuis un bon moment : le téléphone portable a vraiment révolutionné nos vies en termes d’autonomie et d’ indépendance vis à vis de nos parents. Il est bien loin le temps des Tam-tam, des Mobicartes et des Nokia avec le snake… J’ai bien rigolé devant une récente vidéo de mon youtubeur favori Norman (on a exactement le même âge) qui parlait des années 2000….

Ma note :

4/5 sardines

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J’ai beaucoup aimé ce roman générationnel même s’il fait partie d’une certaine mode éditoriale : regrouper tel ou tel souvenirs communs à la génération Y ou Z et que les traits communs à la comédie hyper populaire La Boum sont très nombreux. Je n’ai rien compris à l’épilogue mais j’ai pris une belle claque littéraire  avec cette description d’un enterrement où des préadolescents ont fait preuve d’une superbe preuve d’amitié pour un copain. Cela aide à relativiser face à l’individualisme contemporain.

D’autres chroniques de romans avec beaucoup de finesse psychologique :

–  Noël et préjugés : l’amour sera-t-il au pied du sapin?.

La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

La piscine de Rosemary

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Droits réservés Café Powell

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