Lutter contre la sinistrose avec l’espérance en Jésus

La bamboche c’est terminé mais le confinement recommence. Malgré la lassitude, le sentiment de déja-vu et la peur du lendemain, j’ai vraiment à cœur de mettre à profit ce blog en partageant mon bien le plus précieux : l’espérance en Jésus.

Hier, j’ai croisé des gens qui faisaient des stocks impressionnants de livres et de BD dans les librairies et les bibliothèques. Cela m’a vraiment réjouit, c’est plus engageant que les files dans les supermarchés pour le papier toilette et les coquillettes. Avec la lecture, les gens cherchent à nourrir leur âme.

Ils se doutent bien que les séries Netflix, les gâteaux fait maison et les masques à l’argile ça distrait bien cinq minutes mais que ça ne calme pas l’esprit quand on se pose de vraies questions : « Pourquoi suis-je sur terre ? », « A quoi mène ma vie « ? …

Moi, je suis sur Terre pour rencontrer Jésus et suivre son chemin au lieu du mien, pour ne pas me perdre dans la mauvaise bifurcation. La vie avec Jésus est tout sauf une autoroute à trois voies, peinarde tranquille. On peut se tromper de route, rouler à contre-sens, tomber en panne parce qu’on écoute pas Son divin GPS, mais quand on choisit de le faire, il nous ramène à l’écurie en toute sécurité.

Je te conseille la lecture de l’histoire du fils prodigue, dans l’évangile de Luc, c’est une des plus belles histoires de la Bible qui prouve l’amour inconditionnel de Dieu pour ses enfants. Dieu ne trie pas ses enfants entre les bons et les mauvais. Il aime quand nous prenons conscience de combien nous nous abîmons l’âme à nous vautrer dans l’orgueil, l’individualisme ou la rébellion.

Se repentir, c’est avoir le courage et l’humilité de se relever, faire le chemin inverse même si on meurt de honte et se précipiter dans Ses Bras. Parce SES bras sont toujours grands ouverts, Dieu peut effacer ton ardoise si tu le veux de tout ton cœur.

A chaque jour suffit sa peine pour apprendre à dépendre totalement de Dieu.

Depuis l’annonce du reconfinement, je lis chaque jour Temps d’incertitudes, tant de certitudes. Ce sont les méditations quotidiennes écrites par les employés de la Maison de la Bible en Suisse pendant le confinement du printemps 2020. J’aime vraiment son titre et le visuel de la couverture : une montagne suisse indestructible : le Cervin.

Ce n’est pas long à lire mais ça fait beaucoup de bien pour dire au grand bazar de nos pensées : « ouste » . Chaque jour se conclut par une prière parce que Dieu est un ami qui attend qu’on lui parle, que l’on se confie. Une de mes clientes préférées à la librairie m’a dit qu’il lui arrivait d’avoir des fous rires avec Dieu.

Ce livre est aussi une belle aventure humaine, fruit du groupe Whatsapp entre les employés de la société Biblique de Genève et La Maison de la Bible. Je vous recommande aussi La Bible Manuscrite, un superbe livre édité par l’Alliance biblique française. Plus de 444 copistes ont recopié comme au Moyen-Age les Psaumes et le Nouveau testament avec leurs dessins et leurs plumes de calligraphie.

Droits réservés Alain Auderset

Je lis également A l’écoute de Dieu écrit par David Théry. Ce livre sur l’écoute de la voix de Dieu a été illustré par Alain Auderset, mon auteur de BD favori. Une illustration du livre m’a cueillie : tout est dit ! Les chants de louange relayent aussi ce cadeau inestimable !

 » Les plans des hommes et du malin ne peuvent m’arracher de ta main » En Jésus seul, Héritage

 » Abba Père, je suis émerveillé
Saisi par l’immensité de Ton amour pour moi
Abba Père, si grande est ta tendresse
Ton coeur est grand ouvert, et je viens plonger dans Tes bras
« 

Abba Père, Collectif cieux ouverts

Alors hauts les cœurs, que ce confinement soit l’occasion de vous ressourcer auprès de la meilleure source d’amour qui soit : Jésus. Pensez-y quand vous verrez le visuel d’une célèbre source auvergnate en ouvrant le frigo !

* En toute transparence, les liens des ouvrages et disques cités vous dirigent vers la librairie 7ici, commerce de proximité en centre-ville. Mais ce ne sont pas des liens affiliés.

Se régaler dans les Hauts de France en attendant de retourner en Belgique

C’est une tradition : un petit voyage à deux en automne en Belgique mais ce n’est pas possible cette année à cause de cet emmerdeur de Covid 19. Un saut dans le Thalys à Paris et deux heures et demie plus tard, vous reliez Bruges, Bruxelles ou Anvers pour un week-end gourmand.

Je vous invite à lire mon carnet de voyage urbain d’Anvers en novembre 2018. Cela me challenge bien de faire dans la foulée celui de Bruges et Bruxelles.

Alors cet article va vous vanter les charmes des Hauts de France, une région cousine de la Belgique pour ses nombreux traits culturels communs. Ce sont une partie de mes racines et j’y suis très attachée.

En début d’année, j’ai perdu une personne chère de ma famille, mon arrière-tante Julienne qui a su avec ma grand-mère Annette me transmettre l’amour du Nord de la France. J’apprécie aussi la grande gentillesse, le sens de l’accueil chaleureux et la bonne humeur de mes copains parisiens originaires du Nord : Anne Gie et Vincent, Sylvie et Karine qui nous a tous reçus un jour pour une sacrée carbonade !

Mon envie de voyage en double page dans mon bullet journal

Admirer les villas colorées Belle époque de Mers les bains

Je me souviens de sa plage de galets, ses grosses vagues et les falaises du Tréport. Je déteste les plages du Sud de la France où on est entassés comme des sardines. Mes grands-parents vivaient dans une magnifique maison de cinéma à colombages noirs et blancs à Canehan en Seine-Maritime. Il y avait même une île avec une cascade.

Droits réservés Paris Normandie

Depuis j’ai regardé un documentaire de l’émission pour seniors Des racines et des ailes sur France 3 sur la baie de Somme. J’ai très envie de retourner à Mers pour voir ses villas Belle époque très colorées. J’ai appris que Mers-les-Bains était une destination très en vogue pendant le Second empire avec le développement des bains de mer en 1860. Puis, cette belle adresse est tombée en désuétude avec l’avènement de la Riviera française accessible rapidement avec l’automobile dans les années 1920.

Les Hauts de France, patrie de la frite !

Pour moi le Nord c’est aussi ses baraques à frites. Comme je viens de la Drôme, j’étais toujours un peu stupéfaite par ces drôles de coutumes comme manger des frites à la mayo en revenant de la plage à 17 heures. Mais « la mer ça creuse » comme disait ma grand-mère et c’est un bon souvenir d’enfance. J’aime bien la forêt de pins de Stella plage, les moules-frites à Merlimont, une plage voisine du Touquet, un peu plus populaire et familiale.

Je vous rappelle mon carnet de voyages consacré au Touquet en juin dernier : un voyage rocambolesque c’est le mot. Les dunes du Touquet valent le détour, il faut absolument les préserver car elles ont considérablement réduit leur superficie sur la Côte d’Opale.

Montreuil sur mer et son maire de fiction : Jean Valjean !

A quelques kilomètres du Touquet, se trouve Montreuil sur mer, une belle cité de 3000 habitants, fief de mon grand-père Jean Samsoen. Ses parents tenaient un très beau magasin, les galeries montreuilloises. Au bonheur des dames dans la Pas de Calais ! Nous sommes allés à la Toussaint il y a des années avec mes parents et il faisait beau. La lumière sur les remparts de la citadelle conçue par Vauban reste un très beau souvenir.

Près de Montreuil sur mer se trouve Arras, une ville pas assez touristique à mon goût alors que c’est un petit bijou d’architecture ! J’ai vu le film La liste de mes envies avec Mathilde Seigner et Marc Lavoine, inspiré du livre de Grégoire Delacourt. On y voit le beffroi et la grand’place filmés de manière très esthétique. Arras est donc en tête dans la liste de mes envies… de voyages.

J’ai réalisé pourquoi j’aime autant les Hauts de France et la Belgique : l’architecture civile avec ses pignons à redans ou chantournés me font rêver, j’aime les beffrois de la fin du Moyen-Age. Cela me fait aussi bien voyager à Sienne sur la place communale, à Bruges, ou encore dans une scène de Vermeer à Delft aux Pays-Bas. Cela me rappelle mes cours de deuxième année à l’Ecole du Louvre sur les splendeurs du Moyen-Age et de la Renaissance en Europe.

Cela me gonfle beaucoup qu’on caricature les Hauts de France avec mépris alors que c’est une région d’une grande richesse culturelle et économique avec son patrimoine industriel et ses usines textiles. La Redoute, Camaïeu et Bernard Arnault viennent de Roubaix ou de Tourcoing. Le grand Charles, le héros de mon grand-père était un Lillois. De nombreux artistes très talentueux comme une succession de Miss France viennent du Nord.

Droits réservés Musée La piscine de Roubaix

Je ne connais pas la région de Lille mais j’ai très envie d’aller visiter son musée d’art contemporain La piscine. C’est une ancienne piscine Art déco construite dans les années 1930. Son originalité vient de son éclectisme stylistique : de l’architecture néo-byzantine par ici, reprenant le plan des abbayes cisterciennes par là…

Le lieu est une oeuvre d’art en soi avec ses immenses vitraux et son bassin…, un bon plan culturel relayé par l’ensemble de la presse. Les cabines de douches sur les côtés me rappellent les bains Belle époque où je suis allée à Budapest ou bien la piscine Molitor à Paris…

Je suis sûre que bon nombre d’entre vous ont des attaches familiales dans le Nord, se délectant des bonnes tartes au papin ou des gaufres Rita de Mamie.

Dimanche dernier, j’ai eu le plaisir de faire découvrir les fameuses gaufres Meert à mon mari dans leur boutique du Marais.

C’est un échange de bons procédés car c’est lui qui m’a fait découvrir les richesses de la Belgique. Lui sa bonne adresse, c’est la baraque à frites de la place Flagey à Ixelles. Il a invité tous nos cousins à y aller après la visite du musée Horta à Saint Gilles.

C’est décidé dans un prochain article, je vous parlerai Belgique : ma passion pour deux de ses ambassadeurs : Stromae et Angèle, la visite du musée Horta, notre voyage de noces à Bruges à la Toussaint 2014…

Tenir un bullet journal autour de la naissance de son premier enfant

C’est un article qui me tenais à cœur depuis longtemps. L’automne arrive, il pleut et je suis dans une grande saison nostalgique. Chaque soir que je câline ma grande biche de 19 mois (elle en profite un max en plus), je me souviens de ses premiers jours à la maternité, la nuit avec moi.

En ce moment, elle galope de partout, fait des associations de mots bien marrantes comme Coucou voila et réclame de plus en plus d’indépendance : j’ai un petit pincement au coeur à la voir manger sa purée toute seule comme une grande avec une vraie cuillère. Elle est toute fière, alors que son père et moi, on se dit c’était bien les biberons tout contre moi !

Alors je me suis décidée à faire son album sur Google photos et continuer son bullet journal de naissance. J’ai abandonné les livres pré-remplis que l’on offre souvent pour créer un vrai carnet de souvenirs personnalisé à lui léguer en grande pompe un jour.

Dans un carnet Leuchtturm rose framboise, j’ai raconté ma grossesse avec notre histoire d’amour avec son père en préambule, une ou deux échographies, des photos enceinte et surtout une grande frise chronologique mois par mois. C’est ma grande innovation, héritée de ma passion pour l’histoire-géographie.

Les cadeaux attentionnés pour sa naissance

J’ai fait deux frises chronologiques : une de la grossesse, l’autre pour la première année de ma fille avec du masking tape uni et des imprimés pour chaque saison : des sapins en janvier, des parasols pour le mois d’août…

Il faut laisser un peu de place pour répartir les douze mois en haut et en bas sur une double page mais rien de bien sorcier…

Voila ce que ça donne. Attendre son premier enfant est un changement majeur pour un couple et coucher son ressenti sur le papier peut être un bon moyen de se rendre compte de tout ce que l’on a accomplit ensemble, des évolutions de notre enfant et de tous ces petits souvenirs inoubliables qui font tenir bon les nuits d’insomnie ou les semaines de maladies à répétition…

J’ai même « débriéfé mon accouchement » une nuit à la maternité à la lampe torche de mon smartphone avec les moments heureux et ceux plus difficiles, la manière dont Dieu nous est venu en aide quand la césarienne devenait une option envisageable, que le bébé ne se tournait pas comme il le fallait pour les forceps…. Cela me paraissait important de garder une trace écrite de ce moment fondateur de ma vie.

Mon bullet journal de naissance, c’est mon espace d’écriture où j’écris à ma fille pour lui transmettre nos souvenirs communs : les dessins animés que j’ai envie de lui faire voir plus tard comme Babar, Petit Ours brun ou Denver le dernier dinosaure..., la playlist des chansons qu’on lui chante ou qu’on invente, des photos avec ses copains et sa nounou, les enfants de nos amis….

Au passage, je vous recommande le blog Fabuleuses au foyer dont j’avais déja parlé ici. Ses contributrices écrivent vraiment très bien. Elles ne sont pas toutes mères au foyer et elles assument pleinement leur imperfection face au regard des autres et dans la société en général.

Le véritable ennemi des couples, des parents et plus particulièrement des mamans ce ne sont pas les poux, les dents qui percent ou les nuits hachurées, c’est le perfectionnisme avec un grand F comme fourbe. Et il est grand temps de lui dire : « FOUS LE CAMP ».

Je suis bien contente de partager avec vous cette idée de bullet journal de naissance parce que ça m’a paru une bonne alternative à toutes ces propositions consuméristes que la société nous propose. Faire du beau soi même pour accueillir son bébé !

Quand j’ai écrit un article pour tester sa box, Emilie, la fondatrice de Baby créa m’ a expliqué que le do it yourself était très important pour les futures mamans qui ne savaient pas coudre ou qui pensaient ne pas avoir de talents créatifs.

Dans un prochain article, je vous expliquerai pourquoi j’ai fui toute idée de baby shower ou de gender reveal party. Déja, on ne saisit même pas le contexte vu les anglicismes…

Retrouvez ici mes précédents articles sur la maternité et la parentalité :

Décorer une chambre de bébé sur le thème de la forêt

Cinq livres jeunesse à mettre dans leur coffre à jouets

J’ai testé la box Baby créa

Emmener son enfant aux bébés nageurs

Plaidoyer pour une alliance conjugale à durée indéterminée.

Cet article me tient à cœur depuis longtemps mais je pèse et sous-pèse chacun de mes mots : terrain miné. Je suis persuadée que ceux qui enchaînent les conquêtes amoureuses sont vraiment déçus de l’amour et s’endurcissent pour ne pas souffrir de nouveau.

Je lis beaucoup Le Monde et un article m’a fait bondir : En finir avec le couple et l’exclusivité sexuelle… Déjà que les repères deviennent de plus en plus flous au nom de cette sacro- sainte liberté dans le couple prônée depuis Mai 1968 alors là c’est vraiment la jungle… On se plaint de la violence dans le couple mais si on explose tous les cadres, les repères, s’il n’y a plus aucun code de bonne conduite comme le respect mutuel, la loyauté, le consentement… ?

J’ai écouté il y a peu l’intervention de Marine d’Allancé et Gilles Boucomont qui dialoguaient à l’église protestante-unie de Belleville sur le thème des relations amoureuses dans le cadre de la soirée inaugurale du groupe de jeunes JBC.

Il faut distinguer la foi de la religion. Ce sont les religions qui voient la sexualité d’un mauvais œil, Dieu non. Dieu n’est pas une grenouille de bénitier, il encourage homme et femme à prendre du plaisir ensemble, à être féconds dans un cadre sécurisant : celui de la conjugalité.

S’engager envers quelqu’un: c’est le choisir et s’y tenir !

Un jour, quelqu’un m’a dit en rigolant qu’elle vivait dans le péché depuis trente ans car elle n’était pas mariée. Je me suis dis « Mince, j’espère que ce ne sont pas des chrétiens qui lui ont tenu ce discours« … Alors je lui ai répondu que l’engagement que son conjoint avait envers elle et leurs deux enfants sautait aux yeux et que Dieu aimait cet engagement exclusif . Ce ne sont pas les tambours et les trompettes qui font l’engagement, mais l’attitude de cœur. Proclamer des promesses devant le maire puis le pasteur et ensuite mener une double vie pleine de tromperies en tout genre, voilà le péché.

Je n’écris pas cet article pour trier les gens, juger à la louche de qui fait bien ou qui fait mal. J’écris cet article en tant que public cible de toutes ces publicités racoleuses que je vois dans le métro, ces articles pseudo-libertaires que je lis dans des magazines féminins de moins en moins inspirés…

Droits réservés Albin Michel

Il y a quelques années, j’ai lu un livre marquant Une jeunesse sexuellement libérée ou presque écrit par Thérèse Hargot. La thèse de cet essai est que la liberté sexuelle héritée de Mai 1968 est plus aliénante que structurante pour les adolescents. Dès le plus jeune âge avec le porno à haut débit, la sexualité est vue sous l’angle de la performance et ça n’est guère épanouissant. On se plaint du monde du travail qui pressurise mais si on se fixe des sacrés objectifs au lit, cherchez l’erreur.

J’aime beaucoup l’approche de cette femme qui est à la fois sexologue et philosophe. Elle reçoit beaucoup dans son cabinet et j’en conclue qu’on passe beaucoup à l’action mais qu’on peine à mettre des mots sur ses sentiments, ses émotions. Le cadre d’une thérapie peut aider à mieux se connaître soi même, prendre autorité sur son identité au lieu de laisser Elle, Cosmopolitan ou Biba nous définir comme polyamoureux, pansexuel ou autre metrosexuel, autant de concepts fumeux qui me laissent totalement dubitative.

Poly-amoureux ou juste opportunistes ?

Les algorithmes sur les sites de rencontres ont transformé les personnes en marchandises plus ou moins attrayantes. Adopte un mec ne prend d’ailleurs même plus la peine d’inscrire un slogan ou un logo sur ses publicités. Un petit caddy et on a tout compris.

Droits réservés Adopte un mec

Étiqueter quelqu’un comme un plan cul ne choque plus personne. Le sexe désincarné est alors vu comme un loisir très addictif alors qu’il y a forcément des liens d’âme qui se créent quand on s’aventure sur un terrain aussi intime que la sexualité.

Les liens d’âme ce sont des attaches émotionnelles à quelqu’un par nos sentiments, nos désirs, nos émotions. Il y a aussi des liens d’âme constructifs et structurants : l’attachement affectif des parents à leur enfant pour l’aider à grandir et se débrouiller tout seul un jour…

On parle beaucoup de relations toxiques, de pervers narcissiques actuellement, mais ce ne sont que les fruits de l’arbre : les liens d’âme. Quand on collectionne les conquêtes sexuelles, le piège de la comparaison systématique nous pend au nez, on fantasme sur tel ou tel scénario érotique, on se trompe de prénom au lit…

Liliane et José de Scènes de ménage m’attendrissent quand ils se désolent de ne pas arriver à être échangistes, ça me fait rire mais je me dis « quand vont-ils comprendre que l’ exclusivité affective et sexuelle il n’y a rien de mieux… »

Le mariage, ça ne cimente pas que la bourgeoisie !

Même dans une société moderne où la religion n’a plus la première place, le mariage est beaucoup plus valorisée qu’un pacs ou une union libre. Un couple marié obtiendra plus facilement un logement social ou un prêt immobilier.

Je vous encourage donc à vous marier avec quelqu’un de fiable et de persévérant, qui se découragera pas de vous si vous prenez du poids, que vous tombez malade ou que vous ne progressez pas dans votre carrière.

Nul besoin d’attendre des années ou de souscrire un crédit à la consommation pour pouvoir se marier. On n’est pas dans l’émission toute pourrie Quatre mariages pour une lune de miel sur TFI. Un mariage c’est un super beau moment à vivre avec sa famille et ses amis. Tous ceux que vous aimez viendront le jour de votre union car cela a du sens alors qu’on peut louper la grosse fiesta des trente ans ou les quarante ans d’un pote.

Trois mois plus tard, plus personne ne se rappellera de ce qu’il a mangé en entrée, de la couleur de vos plans de table ou la manière dont vous avez organisé les fleurs… On s’en fout carrément. Les souvenirs qui resteront à vos invités, ce sont les émotions partagées, les promesses échangées.

Je dédie cet article à mon premier lecteur avec qui je fête six ans de mariage cette semaine et à un couple d’amis cher à mon cœur qui s’est marié jeudi en petit comité à cause de l’épidémie : tous mes vœux de bonheur à Rebecca et Mike !

Mes coups de cœur livres sur ce sujet !

Vivre sa jeunesse autrement de Joseph Gotte, éditions Première partie

Vous allez dire oui à qui ? Gary Thomas, éditions BLF

Le monde au balcon, souvenir sociologique du confinement

J’ai découvert Sophie Lambda et sa bande dessinée Le monde au balcon via le compte Instagram de son éditeur Albin Michel. Ce carnet raconte le début de son année 2020 sans se douter que la moitié de la planète devra se confiner face à Coco le virus deux mois plus tard

Ce carnet, je l’ai acheté rapidement à la librairie Le comptoir des mots à Gambetta, dans le 20eme arrondissement de Paris pour garder un souvenir de cette drôle de période dans ma bibliothèque. J ‘y ajouterai sans doute une petite feuille à carreaux avec mes propres souvenirs. L’être humain a une sacrée capacité de résilience et d’oubli (heureusement sans doute).

Le monde au balcon, carnet dessiné d’un printemps confiné, Sophie Lambda, Editions Albin Michel, 2020, 96 pages, 14,90 €

Je retiendrai que je me suis vraiment ennuyée pendant ce confinement, surtout les week-ends. Je suis souvent allée dépenser mes dix euros hebdomadaires en revues de décoration et de gommettes pour ma fille et mon mari, leur activité père-fille. J’en ai eu ras le bol de faire le tour du paté de maison, sur le bitume. Je comprends tout à fait la ruée des Parisiens vers la campagne au déconfinement.

Droits réservés Sophie Lambda

J’ai collé l’attestation dérogatoire de déplacement dans mon bullet journal, persuadée que c’était un document historique à conserver. Mais mon plus beau souvenir familial, ce fut les premiers pas hésitants mais décidés de notre Petite biche nationale ! Avec elle, le confinement c’était sport ! On était bien contents lors des siestes et du coucher de pouvoir souffler. Mais de nombreux amis et notre famille nous ont bien envié d’avoir été confinés avec un enfant pour enrichir nos journées. Il parait que d’expérience, Netflix ça va bien cinq minutes.

Netflix, il en est souvent question dans la BD de Sophie. J’ai vraiment aimé son sketch autour de la farine et ses références à des initiatives peu connues du grand public mais relayées par les réseaux sociaux.

Total respect à l’Olympique de Marseille qui a mis à disposition de familles touchées par les violences conjugales les chambres des joueurs de foot et leurs infrastructures sportives pour les enfants. C’est beau la solidarité humaine qui s’organise en moins d’une semaine. Elle relaie aussi la belle lettre des voisins d’un infirmier pour le décharger de ses tâches ménagères en cette période intense pour les soignants.

C’est une BD polymorphe avec du beau dessin mais aussi des captures d’écran de vidéos Youtube et de comptes Instagram. Un média vraiment original et très actuel. C’est vrai qu’au milieu du livre, je me suis un peu lassée et ennuyée. Mais j’ai trouvé ça génial, parce qu’à mi-parcours, vers Pâques, tout le monde trouvait le temps sacrément long.

Cette dessinatrice a un vrai talent de sociologue, elle sait capter l’atmosphère ambiante dans un pas, toutes générations confondues. Sa BD est un documentaire anthropologique passionnant. J’ai beaucoup aimé ses illustrations avec les animaux notamment celle qui annonce le dé-confinement et les pages véridiques où la nature reprend ses droits.

Droits réservés Sophie Lambda

Je suis pas toujours convaincue par son coup de crayon pour dessiner les expressions des visages mais elle croque très bien la société actuelle du 21eme siècle. Le ton est à la fois drôle et juste, léger mais aussi engagé.

Puis je me suis intéressée à sa première BD totalement autobiographique :Tant pis pour l’amour, éditions Delcourt, publiée en 2019. Elle raconte sa reconstruction personnelle après une relation toxique dans les bras d’un manipulateur. Je trouve que le dessin est beaucoup plus travaillé et abouti que celui de son carnet de confinement.

Je me suis régalée à suivre ses stories Instagram où elle racontait ses recherches d’idées pour sa couverture finale. C’est une vraie auteure de BD accomplie avec des débuts très prometteurs. Il ne me reste plus qu’à lire Tant pis pour l’amour, je suis actuellement en troisième position sur la liste d’attente du livre à la bibliothèque Marguerite Duras.

Je vous recommande cette émission de France 2 où Sophie était invitée avec Caroline Diamant et Enora Malagré avec deux femmes psychologues je présume. Les remarques sont très intéressantes et ne tombent pas du tout dans la misandrie (la haine des hommes) parce que l’emprise est aussi bien le fait d’ un homme ou d’ une femme dans un couple. Cette BD a été vendue à plus de 25 000 exemplaires, signe que le sujet est pleinement d’actualité malheureusement.

Les relations hommes/femmes seront l’objet d’un prochain article dans ce blog car c’est un sujet qui me tient à cœur. Je suis un peu écœurée en ce moment par cette guerre des sexes ambiante, ces insultes qui fusent dans tous les sens pour une tenue vestimentaire ou un regard mal interprété quand hommes et femmes se méfient de l’autre dans la rue. Il y a quelques semaines, j’ai rigolé avec un caissier dans un supermarché. Il se plaignait que le port du masque ne lui facilitait pas la vie comme il aimait bien draguer. C’était drôle !

Alors que la drague retrouve ses lettres de noblesse ! Que les filles puissent se sentir un peu fières, la tête haute, qu’on leur dise des mots flatteurs et non des injures obscènes et ordurières. Pendant le confinement, je me sentais pas bien rassurée toute seule dans la rue en allant chercher mon pain. Même habillée comme un sac, même pas maquillée, je me suis fais draguée un ou deux fois par des gros balourds qui n’avaient pas envie de conter fleurette.

D’autres articles au sujet du confinement dans ce blog :

Les objets du confinement collectés par le Mucem

Ma meilleure routine pendant le confinement : Le Bible journaling

Se détendre à l’ère du coronavirus