Trois chaînes Youtube qui vont transformer ta conception de l’église le dimanche matin.

Pour moi, le dimanche est le meilleur de la semaine. Cela n’a pas toujours été le cas quand ma mère nous traînait à la messe alors qu’on avait envie de regarder Mariés deux enfants sur M6 (vu la médiocrité de la série, nous étions vraiment deux enfants perdus). Puis, un jour à la sortie de l’école, la femme du pasteur nous a invité à venir au culte réformé et c’était la fête ! Les chants étaient joyeux et vivants, on n’obligeait pas les enfants à se lever et s’assoir pendant un moment interminable. Adieu Al Bundy !

Après le bac, je suis partie vivre à Paris. Pendant huit ans, j’ai habité dans une chambre de bonne de 12m² avec peu de sorties étudiantes mondaines mais tellement contente d’aller à l’église le dimanche matin. Dans mon église, je rencontre des gens de tous les âges, tous les milieux sociaux, toutes les cultures… et ça vaut sacrément le coup de se lever le dimanche matin.

La révolution numérique dans les églises du monde entier depuis mars 2020.

Pendant le confinement de mars, j’ai réalisé que c’était vraiment le culte qui me manquait dans ma semaine. En moins d’une semaine, les églises ont dû se renouveler radicalement pour faire face à cette situation inédite.

Le culte en ligne de l’église MLK de Créteil et les prédications de son pasteur principal Ivan Carluer.

Cette église qui compte plus d’un millier de membres venus de toute l’Ile de France a totalement rénové son format en devenant une véritable émission : MLK chez vous. J’attend chaque nouvel épisode le dimanche soir tant l’approche est originale et percutante : des équipes de louange toutes aussi talentueuses les unes que les autres, des interviews sur des canapés pour donner toute leur place à des témoignages forts. A un moment de ma vie, j’ai eu un sacré coup de mou qui heureusement a duré moins de deux mois et s’est miraculeusement résolu par la grâce de Dieu ( j’ai pu signer le CDI que l’on m’avait promis).

La série de trois messages du pasteur Carluer sur la charge mentale à partir de l’histoire de Moïse m’a redonné courage et foi. Ce pasteur a un vrai don pour sonder la psychologie des personnages bibliques, la mettre en scène et nous faire comprendre que les préoccupations premières des hommes et femmes de la Bible ne sont pas bien éloignées des nôtres.

Le culte en ligne de l’église M de Valence et la prédication de Noël de Jérémie Chamard, l’un des pasteurs de l’église.

Je viens de Valence et pourtant j’ai beaucoup tardé avant de visiter cette église extraordinaire. J’aime beaucoup son architecture en bois très chaleureuse, décorée avec goût selon les codes modernes. Elle compte plus de 700 membres dans tout le bassin valentinois, un territoire très évangélique sur la route prise par les Huguenots au 17eme siècle pour fuir les guerres de religion en Suisse et en Allemagne.

J’aime beaucoup les messages de leurs pasteurs. Ils n’ont pas toujours un rôle facile avec leurs messages qui doivent être à la fois pédagogues, aimants tout en dérangeant notre petit confort d’esprit avec des remarques un peu poil à gratter mais très utiles pour évoluer et ressembler plus à Jésus.

Enfin voici une troisième chaîne que j’aime suivre : celle de Sarah et Matt Marvane. Ils sont pasteurs à Lyon et conducteurs de louange. Je les suis depuis cinq ans maintenant car j’aime leurs compositions originales : Je chanterai gloire, le CD Noirs et blancs… Je vous encourage à suivre leur chaîne car ils donnent de bons conseils pour vivre sa foi au quotidien.

La foi chrétienne s’exerce toute la semaine, ce n’est pas une pratique comme un sport ou une activité manuelle. Vous n’êtes pas obligés d’aller dans une église pour entretenir une relation personnelle et amicale avec Dieu. Je cite tout le temps Alain Auderset et ses romans graphiques Rendez vous dans la forêt par exemple.

Mais l’église locale est un endroit où l’on se sent soutenu, écouté et accueilli comme rarement ailleurs. Les églises cherchent à rayonner à l’image de Jésus mais elles sont composées par des hommes et des femmes avec leurs qualités et leurs défauts.

La crise sanitaire actuelle et ses multiples confinements nous isole et nous fragilise émotionnellement. D’ailleurs, si vous n’aimez pas vous lever le dimanche matin, il y a aussi des cultes en fin d’après midi le dimanche. Pendant les confinements, les églises catholiques et protestantes sont fermées mais il est tout à fait possible d’entretenir sa foi avec les cultes en ligne sur Youtube.

Coco le virus aura au moins eu le mérite de précipiter les églises traditionnelles dans l’ère du culte en ligne qui a permis à certaines assemblées de se faire connaître un peu plus largement que leur cercle habituel. Je connais une cliente de la librairie qui a bientôt soixante-dix ans et qui suit trois cultes en ligne par jour : à Créteil, à Mulhouse et au Québec !

Grâce à aux fameuses vidéos de La bénédiction France, j’ai découvert une église catholique très dynamique à coté de chez mes parents, renvoyant dans leurs cordes tous mes vieux clichés sur la messe.

Il ne faut jamais se fier à ses idées reçues. Mon coup de cœur pour La petite librairie des cœurs brisés.

J’ai emprunté à ma nouvelle médiathèque municipale, un pavé littéraire qui ne payait pas de mine mais la chronique de Fiona du blog My pretty books m’avait convaincue de le lire. Il se trouve que mon amie Alix m’a signalé l’avoir mis dans sa PAL quand elle est venue gentiment me ravitailler de galette des rois et de pétillant pomme rhubarbe.

La prescription par ses pairs lectrices est donc beaucoup plus efficace qu’un titre faiblard et une couverture moche. Cela m’a donné une leçon quand je dénigre un peu trop rapidement un feel good book en librairie ou en bibliothèque.

J’ai passé un très agréable moment de lecture dans le métro et dans mon lit ce week-end. Ce roman m’a bien divertie face au couvre-feu bien déprimant, au froid et à notre confinement dans deux chambres de notre appartement en rénovation.

Le résumé :

C’est une histoire de rivalité entre un aristocrate oisif Sébastian et une jeune libraire londonienne Posy. Elle tire un peu le diable par la queue depuis la mort de ses parents qui tenaient la librairie et le salon de thé. La propriétaire du lieu, Lavinia a pris sous son aile Posy. A sa mort, elle décide de lui léguer l’endroit mais lui propose une association professionnelle très déroutante : faire équipe avec Sebastian pour que la librairie redécolle comme au bon vieux temps des soeurs Mitford.

Cependant, ils n’ont pas du tout les mêmes aspirations littéraires : il veut se spécialiser dans le roman policier. Elle ne jure que par la romance. C’est un roman très contemporain sur Londres et sa gentrification inévitable. Il raconte en quoi un groupe de trentenaires cherche désespérément le véritable amour avec une sacrée dose de méfiance et de cynisme.

Mon avis :

D’un point de vue stylistique, ce n’est pas un chef-d’œuvre littéraire mais au moins, je n’ai pas baillé d’ennui. J’abandonne vite toute lecture lénifiante de toute manière. Comme Helen Fielding, l’auteure Annie Darling s’inspire largement d’Orgueil et préjugés de Jane Austen. Mais c’est assez agréable à lire, je ne jugerai pas ça comme du plagiat mais bien comme des références à un patrimoine littéraire anglais bien valorisé. Ce premier roman adresse une véritable déclaration d’amour aux librairies de centre-ville. A la fin du roman, l’auteure dresse une liste de ses cinq librairies favorites en Europe.

J’ai accroché à cette histoire car je suis moi-même libraire et la restructuration de sa boutique est passionnante. On a envie que cela marche et que Posy gagne son pari. Elle a un prénom un peu nunuche, se laisse marcher sur les pieds avec un rustre qui l’appelle Tignasse à tout bout de champs et qui moque continuellement son apparence physique décontractée. Mais elle a une véritable expertise de libraire et elle me plaît pour ça. Elle a compris que les gens ont besoin de rêver au grand amour à travers les livres pour se réconforter des sales coups bas que peuvent leur faire un crush potentiel sur les sites de rencontres.

Annie Darling a un vrai don pour retranscrire en littérature le processus de deuil et les émotions contradictoires. Les portraits psychologiques de Posy et Nina sont les plus intéressants. Même Sebastian m’a donné matière à réflexion.

Je me suis questionnée sur ce qui fait le charme d’un homme. Il est visiblement très beau, s’habille avec goût et fait chavirer Posy avec des effluves luxueuses. Mais il est vraiment irritant et n’écoute rien de ce que Posy lui dit. Comme quoi, de beaux abdominaux, ça ne suffit pas ! Ce n’est que lorsqu’il baisse la garde et montre ses fêlures qu’il est le plus intéressant et cela fait avancer l’histoire.

Il est fréquent que je chronique dans ce blog des séries, des films et des romans anglais. Ces British sont doués pour nous vendre du rêve et de la féerie alors que nous Français, avons des proses de syndicalistes bourrus où ça s’engueule à table en famille. Ce roman m’a fait penser au film Last Christmas qui se déroule dans une boutique de décorations de Noël.

Ma note : 5 sardines

Cela faisait un sacré moment que je n’avais pas donné une très bonne note à un roman. Même sans grande verve littéraire, il a complètement fait le job : me divertir pendant tout un week-end pas funky et des trajets en RER quotidiens. Même si certaines scènes étaient cousues de fil blanc, je me suis bien régalée à lire cette histoire de librairie.

Il ne faut jamais se fier à ses propres idées préconçues, c’est le bal littéraire des sardines qui vous le dit !

Mon bullet journal de 2020 en format A4 : le bilan.

En 2020, j’ai choisi de changer de format de bullet journal pour plus grand : du A5 au A4 et de faire un carnet par an. Mon précédent carnet A5 doré était très dense sur trois années de vie et je voulais une mise en page plus aérée.

Mon grand carnet groseille est désormais terminé et je peux dire que 2020 fut vraiment une année spéciale. J’ai eu beaucoup de temps pour écrire dans ce carnet au fil de ces deux confinements. Visiblement, la pratique d’un journal intime fut salvatrice pour bon nombre d’entre nous.

Pour mon nouveau carnet 2021, j’ai appris de mes erreurs en divisant par 12 (le nombre de mois de l’année) le nombre de pages du carnet.

Il faut dire que mon mois d’avril 2020 prend une dizaine de pages à lui seul, j’ai dû ramer pour décorer décembre aux couleurs de Noël par manque de pages…

Ensuite, je me suis disciplinée à introduire des marges pour la double page souvenirs du mois et laisser une page vide entre chaque mois, parce que sinon ça serait l’usine à gaz… Comme diviser le nombre de pages par mois, cela demande une organisation au préalable au crayon à papier.

J’ai décidé de consacrer dix pages de mon carnet chaque mois que je découpe selon ces thématiques :

– une double page souvenirs du mois avec le traditionnel plan with me.

C’est un dessin assez grand qui symbolise un moment de l’année, une saison. C’est ce que j ‘aime le plus faire en début de mois. Je m’inspire des comptes Youtube : Les astuces de Margaux, Les lectures du loup, Lou Lacoste… Je les recopie dans une petite miniature pour ma table des matières en début de carnet avec un résumé des douze mois de l’année.

– une double page lecture et culture en général.

J’aime y noter les films et les séries que j’ai vu ou que j’ai envie de voir. Mais aussi les expositions, les pièces de théâtre…. Les revues gratuites comme 20 minutes, Cnews ou encore la revue culturelle du Mac Donald’s pour les jeunes sont de bonnes banques d’images pour cette rubrique essentielle de mon bullet journal.

Comme bonne résolution, j’ai décidé de consacrer une plus grande place à mes lectures marquantes dans mon bullet journal mais ce n’est pas toujours évident de trouver des romans qui me passionneront pour la postérité.

– une double page consacrée à ma foi. Un rempart intemporel contre la sinistrose ambiante et les fake news.

J’y note des versets bibliques, des prédications marquantes, des paroles de chants qui m’encouragent mais aussi certaines paroles de bénédictions reçues, des prières qui ont été exaucées. Ainsi mon bullet journal m’aide ainsi à me rendre compte des bénédictions quotidiennes de Dieu dans ma vie. Un excellent moyen de voir le verre à moitié plein et d’avoir un état d’esprit serein et constructif.

Je vais aussi mettre en place un mood tracker pour bien me rendre compte que les jours où je suis fatiguée, morose ou malade ne sont pas si nombreux que cela !

Voici pour les trois thématiques récurrentes : souvenirs du mois, lecture et culture, foi en Jésus …

Ensuite, j’y ajoute d’autres thématiques plus originales en fonction de mes envies selon les mois. Des recettes de cuisine rafraîchissantes en été, des carnets de voyages, un résumé plus détaillé d’une série qui m’a passionnée…

En ce moment, ma grande passion est la décoration d’intérieur pour rénover mon appartement. Je m’amuse à faire des planches de style que je colle dans mon bullet journal mais je me demande si c’est le meilleur endroit vu l’étendue du projet en terme de pages…

Enfin, j’aime faire une double page table des matières en début de carnet comme un résumé de l’année, une page rétrospective de l’année dernière et une page mes objectifs pour l’année à venir.

En fin de carnet, je dessine une bibliothèque et une filmothèque pour recenser tous les films et les livres que j’ai bien aimé au cours de l’année.

6 comptes Instagram qui encouragent ma propre créativité

Ce blog fait la part belle au dessin et au bricolage DIY (do it yourself ). S’occuper les mains est une vraie détente pour moi, cela me sauve du shopping compulsif ou d’un raid dans le placard à biscuits.

En octobre je me suis régalée à dessiner un grand arbre avec des feuilles ramassées le matin dans un parc. J’ai mixé différentes techniques comme le collage et le coloriage aux feutres. On peut aussi bien s’exprimer avec des morceaux de kraft déchirés.

Je me suis aussi découvert un talent pour les plans de décoration intérieure même si je prends de grandes libertés avec la notion de perspective.

Ce sont les dessins des architectes d’intérieur Emmanuelle Rivassoux et Sophie Ferjani de Maison à vendre sur M6 qui m’ont inspirée.

Je me suis servie de mes feutres Tombow ainsi qu’une petite gamme de feutres à alcool que j’ai acheté chez Action.

Cet article, ça faisait longtemps que j’avais envie de l’écrire. Vive les petites étiquettes d’ Instagram qui me permettent d’enregistrer tous mes coups de cœur.

Je trouve Instagram beaucoup moins brouillon que Pinterest pour s’inspirer. Et vous?

Voila mes six coups de cœur dans des domaines créatifs très variés : la broderie, le bullet journal, le papier, les collages et les bijoux et autres objets décoratifs de ma chère Mapu Picchu.

La broderie : Virginie.renault_brodeuse

Je voue une grande passion aux sequins, perles et autres. J’admire mais je ne pratique plus la broderie car c’est un loisir qui me prend trop de temps et de place, j’accumulerai des tonnes de matériel inutilisé…. Mais je me régale à regarder les illustrations en broderie de Virginie Renault. C’est une ancienne libraire qui s’est reconvertie brodeuse et c’est une as de l’aiguille.

Grâce à un point indien très précis, elle peut broder une paire de fesses mais aussi les portraits des Culottées de Pénélope Bagieu, les manies des Parisiennes de Margaux Mottin… Bref, elle magnifie le dessin d’une BD avec tous ses détails sur un autre medium et je suis scotchée par son talent. Elle brode aussi des robes de mariées…

COLLABORATION MATHOU X VIRGINIE RENAULT BRODEUSE

Le papier : Papier papier papier

Pendant le confinement, j’ai découvert grâce à la revue Le guide du papier créatif, Laure et sa marque Papier papier papier qui a écrit un livre génial, Objets papier, éditions Eyrolles.

Choisie par de nombreuses marques comme Jacadi ou le Carroussel du Louvre, elle réalise des installations absolument démentes. Je pense m’offrir un jour un atelier DIY avec elle quand l’occasion se présentera.

J’adore construire des objets en papier, je suis tellement contente de moi quand ça ressemble à quelque chose. Je suis vraiment admirative du travail de Laure que l’on peut tout à fait qualifier d’ingénieure papier.

Bluffée par cette installation de Laure Faron dans une cour des Antiquités orientales du musée du Louvre

Pour la petite histoire, j’ai passé cinq heures un jour à monter un cactus en papier (un DIY génial du blog Make my lemonade) aidé par mes deux adorables cousins marseillais : Céline et Matthieu !

Le bullet journal : Plan_with_Clem et Le bujo de Laura

Grâce au hastag #bulletjournalfrançais, j’ai découvert un super compte: Plan_with Clem. Cet été, je me suis régalée à m’inspirer de ses dessins pour réaliser de délicieuses piscines rafraîchissantes. Elle a un vrai talent pour le rendu de l’eau et ses reflets. Elle est professeur d’arts plastiques (ça aide aussi !).

J’aime aussi beaucoup le compte Le bujo de Laura et ses architectures vraiment réussies. Je vais redessiner l’immeuble de Lisbonne avec ses azulejos tellement c’était un régal !

Les collages : Julie adore

J’ai découvert les livres de Julie Adore sur le compte Instagram de Marjolaine Solaro. Je vous une passion aux collages depuis l’enfance. J’aime beaucoup ses photos depuis la datcha de ses parents en Russie. Car Julie est Russe et elle apporte tout son inspiration artistique slave avec elle.

C’est elle qui m’a inspirée de dessiner des matriochkas russes et des poupées bulgares ensemble. J’enrage d’avoir perdu mes emballages de chocolats russes avec des ours polaires, ça aurait inspiré un collage génial.

Droits réservés Julie adore – Eyrolles

Les bijoux et autres créations fait main : Ma pu picchu

Droits réservés Mapu picchu

Marion, c’est ma compatriote drômoise et amie depuis plus de dix ans. Elle sait tout faire : des boucles d’oreille en plastique fou, des mobiles pour décorer une chambre de bébé, des luminaires sophistiqués, des illustrations à la chaîne pour mon mariage (reconnaissance éternelle).

Avec mon mari, on est toujours ébahis par l’étendue de sa créativité à chaque fois qu’elle nous invite à manger le poulet du dimanche dans son appartement-atelier de Montreuil. J’aime son trait de pinceau et son inspiration venue de ses voyages ou du street art au coin de la rue.

Retrouvez ici son portrait rédigé il y a quelques années dans mon blog.

Et vous quels sont les comptes Instagram qui inspirent votre créativité ?

Retrouver ici d’autres articles plus anciens de mes expériences artistiques et DIY :

Trouver l’inspiration grâce à Instagram et aux livres pour enfants

DIY pour réaliser un loup en feutrine pour vos enfants.