Toujours là pour toi, la série Netflix qui renoue avec les brushing rétro et les lunettes triple foyer

Dimanche dernier, j’ai commencé une nouvelle série sur Netflix et j’en suis déja à la moitié : Toujours là pour toi compte dix épisodes. Je l’ai découverte via Facebook et 95 % de la série repose sur les épaules de Katherine Heigl.

Ce n’est pas mon actrice américaine favorite : elle joue trop avec son visage à écarquiller les yeux et sa filmographie compte un certain nombre de rôles de nunuches. Mais cette série m’a permis de la découvrir sous un autre angle et de mieux apprécier son jeu.

Le résumé :

Tully Hart est une star du petit écran. Elle confesse les Américaines moyennes (je déteste cette expression ) sur son canapé à la manière de Sophie Davant, Evelyne Thomas ou Faustine Bollaert.

Mais derrière la splendide jeune femme, se cache une petite fille au cœur brisé, livrée à elle même dans une manifestation peace and love. Sa mère qui se fait appeler Cloud, est venue la chercher mais on ne sait pas bien pourquoi. A quinze ans, Tully se retrouve à supporter les amants de sa mère dans une maison bordélique où flotte continuellement une odeur de beuh persistante.

Copyright Netflix

Heureusement, elle va faire la rencontre déterminante de Kate, sa voisine du même âge et future meilleure amie. Kate a des lunettes triple foyer, subit les moqueries des garçons mais elle vient d’un foyer stable et aimant où ses parents veillent sur son équilibre qu’elle soit ringarde ou non.

Cette série est structurée par des flash-backs incessants entre trois époques différentes : l’adolescence des deux filles dans les années 1970, leurs années d’études et leur premier boulot dans un studio de télévision de Seattle dans les années 1980 et enfin les années 2020 quand elles entament une quarantaine sexuellement libérée mais assez triste.

Mon avis :

Je suis très partagée pour juger au mieux cette série, une création originale Netflix. Je la trouve à la fois géniale et passablement décevante dans le message qu’elle porte. A plus de quarante ans, Kate et Tully attirent des hommes dans leur lit mais au lieu que cette victoire « féministe » – brandie comme un soutien-gorge en étendard (elle était facile, je vous l’accorde)- soit source d’épanouissement personnel, elle ne leur apporte que confusion émotionnelle.

Et elles ne s’en rendent même pas compte, elles ne pensent qu’à allonger le tableau de chasse. Si le trophée en question a dix ans de moins , c’est encore mieux.

Copyright Netflix

Cela me fait penser à une autre série Netflix que j’ai vraiment aimé : Never have I ever. Ravi et ses copines ne cherchent qu’à tomber le plus beau mec du lycée, Paxton, peu importe qu’il soit intéressant, cultivé ou intelligent. Tant qu’il a de beaux abdominaux et qu’il permet à Ravi de perdre sa virginité pour devenir populaire, c’est l’essentiel. A force de proposer des scènes de sexe délurées avec des MILF et des toyboys, on devient sexistes…. envers les hommes. Bonjour la modernité !

Après ce petit esclandre (la guerre idéologique actuelle entre les sexes me révolte, c’est dit!), passons à pourquoi cette série mérite un article dans ce blog : sa finesse psychologique ! En particulier, le personnage de Tully enfant et adolescente.

La scène où elle est abandonnée dans la manifestation pacifiste et qu’elle se retrouve toute seule sur un banc public a failli me faire pleurer tant elle est intense, dramatiquement bien filmée. Tully se retrouve face à un parent totalement immature, cela la laisse dans une insécurité affective permanente même quand elle devient adulte.

Voilà pourquoi cette série est intéressante à regarder ! Le personnage de Kate est aussi intéressant mais il devient vite caricatural quand elle commence à vieillir. Elle m’exaspère avec ses pleurnicheries parce qu’elle divorce et qu’elle hésite entre trois hommes différents en un week-end ( son ex-mari, un parent d’élève et un jeune photographe sexy). Finalement, elle passe ses soirées toute seule dans sa maison de la banlieue de Seattle totalement démente. Kate et Tully sont deux Américaines très riches mais pas très épanouies ! J’ai bien envie de lire ce roman Firefly Lane, adapté par Netflix.

Je vous recommande donc cette série, bien jouée par Katherine Heigel principalement. Elle parle avec beaucoup de justesse des traumatismes psychologiques qui empêchent de se construire en tant qu’ adultes. La presse féminine tire à boulets rouges sur le personnage de Tully.

Copyright Netflix

On la trouve trop égocentrique, écrasant totalement sa copine Kate. Il est juste de dire que leur amitié n’est pas toujours très constructive (cela coûte même à Kate son mariage) mais c’est un peu exagéré de parler d’amitié toxique. De mon point de vue, je trouve que cette Tully a bien de la chance d’avoir une telle amie depuis le collège, qui l’a surement aidée à ne pas sombrer totalement.

Cela m’a fait pensé à une interview de Joey Starr sur France 5 où il racontait son enfance vraiment chaotique à cause de l’instabilité émotionnelle totale qui régnait chez lui. Il expliquait qu’il se sentait plus en sécurité dehors dans sa cité du 93 que chez lui où les coups dégringolaient avant même les demandes d’ explications de son père.

Cela n’excuse pas les actes du personnage mais cela nous éclaire sur l’origine et les causes de comportements auto-destructeurs.

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