Avril dans Le bal littéraire des sardines

Avril est bien entendu mon mois favori comme je fête mon anniversaire le 23. Ce mois fut moins pénible que mars où nous avons eu le coronavirus et son variant anglais bien relous mais il fut tout de même bien fort en émotions.

Cela commença par un sacré poisson d’avril qui annonça que les assistantes maternelles ne pourraient pas accueillir les enfants pendant quatre semaines avant de rétropédaler le lendemain.

Je ne vous dit pas la soirée que nous avons passé avec mon mari à imaginer des solutions alors que nous l’avions vécu pendant trois semaines ! Force et robustesse à tous les parents confrontés à ces situations intenables !

J’ai passé un excellent week-end de Pâques à bouquiner au soleil sur mon balcon après le culte dans notre église à Belleville : des autobiographies et biographies US chroniquées dans le blog.

Début avril, le deuil de la reine Elisabeth II m’a émue. Non pas par leurs titres, mais parce que leur amour avec son mari depuis 73 ans était beau à voir. J’ai photographié une couverture de revue qui lui était consacrée à l’occasion de ses 95 ans le 21 avril. La reine était omniprésente dans les rues de Paris grâce à cette revue.

J’ai d’ailleurs regardé une série Netflix Land of girls en avril qui raconte l’effort de guerre de jeunes Anglaises à l’arrière pendant la seconde guerre mondiale. C’était le cas de Lilibeth ( oui je l’appelle ainsi, à force de regarder toutes les saisons de The Crown, nous sommes intimes) et sa soeur Margaret qui ont suivi une formation d’ambulancières.

Comme nous sommes un peu limités pour voyager, j’ai voulu rêver un peu avec un article sur le Canal de Suez et fêter les quinze ans du film OSS 117, Le Caire nid d’espions.

Je me suis attelée à un article de fond sur Fontenay sous bois, notre nouvelle patrie tellement nous sommes heureux d’y vivre depuis fin décembre.

Le lac des Minimes, mon spot favori de ma nouvelle vie : Fontenay sous bois

J’ai lu la biographie de Marie-Claude Vaillant-Couturier, Marivo, édité par les éditions Ampelos. J’avais envie depuis un bon moment d’écrire un article sur les femmes résistantes. C’est chose faite.

Au cours du mois d’avril, j’ai eu l’occasion de voir des films français géniaux que j’avais loupé au cinéma grâce à ma fabuleuse bibliothèque municipale : Mon inconnue, Chic sur la haute couture et surtout le très beau film Deux moi de Cédric Klapisch qui rend un bel hommage au travail de psychothérapie, essentiel dans cette époque très dure.

J’ai trouvé une superbe gourde isotherme très bon marché dans une rue commerçante de Vincennes. J’étais ravie mais le tournant écologique pour les bouteilles en plastique tarde un peu trop à mon goût.

J’ai observé des cerisiers en fleurs superbes dans ma ville de Fontenay sous bois avec leurs pompons roses. J’avais loupé ça dans mon ancien quartier porte de Bagnolet.

J’ai suivi sur Facebook, le journal de réanimation d’un ami de l’église, Christophe à Lille. Une leçon de vie. Je suis admirative de sa patience, de son courage et de sa résilience. Par de courtes descriptions quotidiennes, il raconte le travail de fourmi contre ce fourbe de virus avec une équipe de soignants dévouée pour pouvoir s’asseoir, reprendre son souffle, vivre simplement !

Nous avons instauré une petite tradition avec mon mari d’aller pique-niquer dans un parc parisien le jeudi midi et c’était une belle respiration : le jardin du Luxembourg pour mon anniversaire, le square du Temple hier.

Nous avons revu nos amis au parc floral, au parc des Epivants à Fontenay.

C’est le début de la saison des pique-nique et surtout des fraises !

Deux moi de Klapisch filme comment reconnecter aux autres en déconnectant des écrans

D’habitude, je me déplace au cinéma pour un film de Cédric Klapisch parce que je suis une fidèle de son cinéma. J’avais repéré Deux moi que je comptais aller voir pour son couple d’acteurs talentueux mais le sujet m’a lassée.

Cela me barbe ces trentenaires blasés de l’amour qui multiplient les conquêtes comme des commandes en ligne et qui se rendent malheureux en se montrant bien bien individualistes.

Copyright Emmanuelle Jacobson-Roques – Ce qui me meut

Finalement, j’ai regardé ce film en dvd, emprunté à ma fabuleuse médiathèque municipale, en ces temps confinés. Je pense que c’était écrit parce que je n’ai pas ressenti le film de la même manière que si je l’avais vu en 2018, dans notre vie d’avant. La pandémie a accentué ma compassion pour ces personnes seules qui morflent dans leur coin, quelque soit leur âge.

Le titre du film est très efficace car les relations amoureuses ne sont pas le sujet principal du film comme on s’y attendait. C’est un film qui traite de la dépression et comment la guérir par la psychothérapie. Il raconte l’histoire de deux solitudes dans Paris à l’heure des réseaux sociaux.

Ce film est un chef d’œuvre moi qui aime tant la finesse des portraits psychologiques en littérature et au cinéma. Autant L’auberge espagnole était un film agréable et divertissant sur un sujet de société générationnel : les voyages d’études Erasmus à l’étranger. Autant Deux moi dénonce une époque dure où être heureux est obligatoire.

Comme l’analyse Cédric Klapisch, on valorise les smileys, les romans et les films feel good dans une société hyper connectée mais les réseaux sociaux fragilisent le lien social.

Copyright STUDIOCANAL/Emmanuelle Jacobson-Roques. Ce qui me meut.

Deux moi, hommage à la psychothérapie, métier de la mère du réalisateur

Les deux acteurs du film sont fort talentueux pour jouer ces rôles très intérieurs. Pas facile d’exprimer la mélancolie ou la dépression à l’écran.

Les dialogues dans le cadre de leurs deux psychothérapies croisées sont vraiment au cœur du sujet de ce film : qu’est ce qui les lie les gens aujourd’hui dans la société? Cela veut dire quoi faire une vraie rencontre?. Le réalisateur s’est associé à son ami d’enfance Santiago Amigorena pour écrire le scénario. Il est aussi fils de psy.

Copyright Emmanuelle Jacobson-Roques – Ce qui me meut

Deux trentenaires mélancoliques interprétés par deux acteurs qui montent

François Civil m’a épatée dans son rôle de Rémy, un trentenaire qui travaille dans un grand entrepôt type Amazon. Son travail le stresse au point d’en perdre le sommeil et que son corps le lâche dans le métro. Il commence alors une thérapie avec un psychologue qui exerce dans un milieu hospitalier avec François Berléand.

Copyright Emmanuelle Jacobson-Roques – Ce qui me meut

On est habitué à voir souvent râler ce grand acteur de théâtre, c’est même limite ce que l’on attend de lui. Il est formidable dans ce rôle à contre-emploi tout en bienveillance et en émotions à l’approche de sa retraite. C’est lui qui va aider Rémy à dénouer un évènement très traumatisant de son enfance pour pouvoir faire son deuil.

Les scènes dans sa famille à la montagne sont vraiment très justes, elles expriment le malaise et la pesanteur de se sentir de trop alors que ses frères et sœurs ont déjà fondé leur propre famille. Les scènes où il comble sa solitude en adoptant un chat blanc qu’il appelle Nugget m’ont vraiment attendrie.

Ana Girardot joue Mélanie, une chercheuse très timide et peu sûre d’elle même. Elle est fragilisée par une rupture amoureuse survenue il y a un an qu’elle raconte à sa psychologue, Camille Cottin. Elle a constamment envie de dormir et multiplie les conquêtes amoureuses en s’inscrivant sur un site de rencontres, encouragée par ses copines très cyniques et désabusées.

Copyright Emmanuelle Jacobson-Roques – Ce qui me meut
Copyright Emmanuelle Jacobson-Roques – Ce qui me meut

Sa sœur Capucine l’épaule le jour où elle doit présenter le résultat de ses recherches devant une trentaine de personnes.

Cédric Klapisch filme cette scène avec talent, le spectateur se sent emporté par une sorte de communion d’empathie avec la salle quand cette jeune femme réussit ce défi et reprend confiance en elle.

C’est un crève-cœur de la voir déprimer dans sa baignoire et sa salle de bain rose bonbon.

Un portrait simple mais efficace de Paris au quotidien

Cédric Klapisch est de longue date le cinéaste du Paris contemporain. Il a posé son décor dans le nouveau Paris entre le 18eme et le 19eme arrondissement dans la Goutte d’or pas encore bobo. Les plans qui montrent Montmartre au coucher du soleil, ses voies ferrés reflètent une esthétique cinématographique qui lui est personnelle.

On reconnait sa touche à ces plans je trouve. C’est du grand cinéma, cela explique son grand succès populaire, comme Jean-Pierre Jeunet ou Eric Toledano et Olivier Nakache dans le genre de la comédie.

La chaleur humaine, une denrée rare disponible dans une épicerie de la Goutte d’or

Simon Abkarian occupe un rôle secondaire, celui de Mansour l’épicier de quartier de la Goutte d’or. Pourtant, c’est lui qui crée du lien avec ces deux jeunes un peu perdus dans leur mélancolie. Il les considère individuellement et ça les touche, ils essayent de faire des progrès de sociabilisation à son contact.

Copyright Emmanuelle Jacobson-Roques – Ce qui me meut

C’est un véritable auxiliaire de vie sociale qui prend le relais de leurs thérapeutes respectifs et il va les aider à tomber l’armure dans la scène finale du film. Je vous laisse découvrir comment.

Il y a bien longtemps que je n’avais pas attribué cinq sardines, la palme d’or du blog à un film sentimental français. Cela me change des désillusions en série bien cyniques que l’on voit dans la série Plan cœur de Netflix par exemple.

Ce film m’a encouragée à écrire mon prochain article alors que j’étais tout près d’abandonner. Dans ce prochain article, je vous raconterai pourquoi j’ai été déçue par la série En thérapie sur Arte.

Retrouvez ici les précédents articles du blog :

Thérapie de groupe, une chronique de la série Sauveur et fils de Marie-Aude Murail, éditions Ecole des loisirs

Le canal de Suez, lieu cosmopolite, source d’inspiration pour les arts

Aux grands hommes et femmes, la patrie reconnaissante.

Cet article sur les femmes résistantes me trottait dans la tête depuis longtemps.

J’habite rue Danielle Casanova dans l’une des nombreuses villes, ancien bastion communiste, à avoir voulu honorer cette femme martyre de la Résistance. 95 communes dont 52 en Ile de France ont voulu l’honorer.

Danielle Casanova
(1900-1943)

Danielle était dentiste et a exercé son métier dans les camps, lui permettant d’échapper aux travaux les plus durs et les plus inhumains du camp. Malheureusement, le typhus l’a rattrapa et elle n’a jamais vécu la victoire des alliés sur le totalitarisme nazi.

J’ai réellement découvert son histoire à travers la biographie de Marie-Claude Vaillant-Couturier, intitulée Marivo, écrite par Gérard Streiff, éditée par Ampelos.

Marie-Claude et Danielle ont été déportées ensemble dans le même convoi vers les camps de concentration allemands. Ce sont deux figures emblématiques de la Résistance et leur déportation fut largement médiatisée.

Marie-Claude était une journaliste et photographe engagée en politique dès les années 1930 : elle a failli interviewer Hitler avec son père au début de son ascension, elle a couvert la guerre d’Espagne… Elle venait d’une famille brillante qui côtoyait l’élite artistique et intellectuelle de l’époque.

Son père était Lucien Vogel, le patron de la revue Vu, ses oncles Michel et Laurent de Brunhoff ont respectivement inventé Vogue France et les aventures de Babar, le roi éléphant.

Je connaissais déjà l’histoire de sa famille par la géniale biographie La splendeur des De Brunhoff, chroniquée ici. Mais j’ai aussi aimé lire son histoire personnelle à elle.

Cette biographie met en lumière les convictions politiques d’une femme pour qui la résistance est une évidence. Ce livre est intéressant car il montre combien cela coûte affectivement et moralement de rentrer dans l’illégalité dans son propre pays.

Il débute avec le procès de Nuremberg dans lequel Marie-Claude Vaillant-Couturier sera appelée à témoigner face aux responsables directs de cette horreur, au nom des milliers de mortes qu’elle a côtoyé dans les camps.

Elles venaient de France, de Grèce, d’Allemagne, de République tchèque. Toutes européennes mais citoyennes à éliminer pour Hitler et sa bande de haineux rageux ascendants débiles profonds.

Marivo, Gérard Streiff, éditions Ampelos, 142 pages, 10€

En toute franchise, ce n’est pas une lecture joyeuse. J’ai lu une dizaine de livres sur les camps de concentration. Cela me file le cafard car je sais que l’homme dans sa haine est bien capable de recommencer pareil génocide.

Mais, j’ai bien aimé certains moments lumineux qui montrent quelques exemplarités des kapos qui ont sauvé des vies sans qu’on sache vraiment pourquoi, un sursaut d’humanité sans doute.

On leur confiait les plus basses besognes mais certains sont parvenus à faire triompher la vie sur la mort quelques fois. Une goutte d’eau dans un océan mais cela redonne espoir. C’est l’intérêt de ces livres de témoignages sur la Shoah selon moi.

Enfin, ce livre a aussi un intérêt documentaire. Sans partager leurs convictions, ce livre met en lumière l’engagement politique de Marie-Claude Vaillant-Couturier, figure du parti communiste français. Des rues Paul Vaillant-Couturier, il y en a des tonnes en France mais finalement je ne savais que peu de choses de ce député emblématique du Front populaire.

Les anciennes villes communistes en proche banlieue parisienne changent de couleur politique au fil des élections : Montreuil, Villejuif, Fontenay sous bois… mais ce livre retrace un paysage politique que je connaissais peu.

Marie-Claude Vaillant-Couturier aura une belle carrière après son retour des camps. Son engagement de résistante sera unanimement reconnu, tous partis politiques confondus. Le général de Gaulle lui fera même part de son admiration en la croisant dans un couloir de l’Assemblée nationale.

Le street-art rend hommage aux résistantes Germaine Tillon et Geneviève Anthonioz de Gaulle, accueillies au Panthéon, par Ernesto Novo

Heureusement que les bibliothèques municipales s’attachent à acheter dans leurs collections des biographies de femmes résistantes pour sensibiliser les générations futures. Il y a peu de place pour Geneviève Anthonioz De Gaulle, Germaine Tillon, Danielle Casanova, Marie-Claude Vaillant-Couturier dans les médias aujourd’hui.

Je ne vise personne mais je déplore qu’on scrute les faits et gestes des actrices aux Césars pour leurs prises de position symboliques, qu’on les juge sur leur image, leur corps et que les débats d’idées, les engagements militants soient moins exposés médiatiquement sur Instagram, Twitter… Qui sont les résistantes d’aujourd’hui?

Je vous recommande cette collection de biographies historiques dans la collection Des graines et des guides des éditions A dos d’âne. Le dossier documentaire qui accompagne cette biographie est vraiment complet. Cette collection s’adresse aux collégiens et lycéens pour les aider à réaliser des exposés par exemple.

Voici d’autres articles de mon blog sur des biographies inspirantes de femmes et d’hommes :

Le succès de Culottées, les biographies de femmes dessinées par Pénélope Bagieu, éditions Gallimard

La splendeur des De Brunhoff, une famille innovante engagée contre la barbarie nazie.

Fontenay sous bois, notre nouvelle patrie !

Tout d’abord, je voulais vous dire un grand merci pour tous les petits commentaires sympas reçus sur Facebook et sur le blog suite à un précédent article : Devenir une banlieusarde après quinze années à Paris. Je ne me doutais pas qu’écrire sur les chambres de bonnes, souvenirs d’une vie étudiante bien révolue évoquerait autant de souvenirs pour chacun.

Il me paraissait important de raconter la suite de l’histoire : mon nouveau point de chute après Paris. Direction Fontenay sous bois dans le Val de Marne. Nous avons découvert ce lieu bucolique grâce à nos amis Rose et Jan qui ont depuis, déménagé à Villeurbanne, près du chouette parc de la Tête d’or.

Blog des citoyens du 94.com

Avec eux, nous avons fait de fantastiques parties de mölky au lac des Minimes, suivi la finale de la coupe du monde de football 2018 autour de la fontaine et du pub du centre-ville, joué au bowling de la Matène juste à coté avec Alix et Clément…

Bref, on rigolait mais Fontenay sous bois nous avait conquis.

La médiathèque Louis Aragon

Pourquoi Fontenay sous bois ?

Nous voulions vivre à deux stations de RER maximum de Paris et nous sommes de grands amateurs du bois de Vincennes pour ses barques, ses manèges et ses promenades autour des lacs : Lac Daumesnil, Lac Saint-Mandé, Lac des Minimes… Quand on devient parents, on se pépérise forcément…

En une année 2020 bien rocambolesque, nous avons acheté un bel appartement familial en étage élevé dans un quartier résidentiel du Val de Fontenay.

La médiathèque municipale n’est pas très loin (un avantage non négligeable pour nous !) et le quartier est très bien desservi en moyens de transport : nous n’avons pas de voiture.

Une ville de banlieue populaire avec de chouettes maisons éclectiques

Avec le bus 118, nous aimons aller nous promener dans le centre-ville de Vincennes chaque semaine. J’aime énormément l’éclectisme architectural en proche banlieue : les maisons de différentes tailles avec de la brique, de la pierre meulière…

Avec l’âge, je ne supporte plus les rues rectilignes de Paris, les immeubles haussmanniens uniformes avec leurs planchers qui craquent, m’oppressent. Montreuil sous bois m’avait déjà tapé dans l’œil, c’est populaire comme j’aime mais bien trop bétonné.

Une ville où la nature reprend ses droits.

On y entend même les oiseaux chanter, c’est merveilleux non ?. Depuis le premier confinement de mars 2021, j’ai compris combien nous avions besoin de la nature et Fontenay sous bois est une ville très boisée.

Le lac des Minimes avec son île et ses chalets suisses nous a convaincu de venir vivre à Fontenay. On a un super spot de pique-nique avec mon mari en plein hiver pour faire une pause déjeuner en télé-travail !

Fontenay est une ville qui nous plaît pour ses loisirs. On a testé le bowling de la Matène avec des amis, le pub du centre-ville et surtout on est allé boire une coupe de champagne sur les hauteurs du parc des Carrières pour fêter la nouvelle année avec nos amis. Un souvenir inoubliable pour une vue canon sur Vincennes et même Paris…

On a traversé une impasse privée de belles maisons en meulière en se disant qu’un jour on deviendrait de grands bourgeois propriétaires… Affaire à suivre.

Ancien corps de ferme, rue de Rosny
Fontaine de la Rosette en fonte, 1856. E-monumen.net

Depuis, nous avons découvert le parc de l’hôtel de ville et ses canards qui piquent les biscuits des enfants tête en l’air. Autour de la mairie, se trouvent des maisons assez imposantes qui ressemblent à des corps de fermes. On se croirait à Louveciennes ou à Giverny rue de Rosny. Je comprends alors mieux l’emballement immobilier pour le village même si je préfère vivre à Val de Fontenay.

Rêver du Fontenay d’antan

Le nom de la ville vient des nombreuses sources et fontaines de la ville. J’ai repéré celle des Rosettes en plein centre-ville. La plupart des fontaines ont été bouchées en 1832 suite à une épidémie de choléra.

Je vous recommande la visite du centre-ville de Fontenay seul ou en visite guidée, c’est passionnant pour n’importe quel amateur d’architecture. Le trajet en bus 124 est un plaisir pour les yeux. J’aime aussi faire les magasins rue Mauconseil et rue Mot : la librairie Mot, le magasin de cadeaux La brique rose

Droits réservés La brique rose, rue Mot
Le pub dans le centre-ville

La ville se situe sur le long plateau de Belleville, sur lequel se situent aussi notre église et notre ancien logement, porte de Bagnolet. Fontenay se trouve non loin des bords de Marne, réputés pour leurs guinguettes et activités de canotage.

C’est une ville ouvrière qui comptait deux usines remarquables : une usine de pianos Gaveau qui employait plus de 350 personnes. Elle fut bombardée en 1914. Et aussi une usine de pommes de terre : La Belle de Fontenay.

Fontenay : un village et une ville nouvelle

Fontenay se structure en deux parties : le village, un coin très recherché avec une dizaine d’agences immobilières qui occupent le terrain et le Val de Fontenay, la ville nouvelle crée dans les années 1970 avec l’arrivée du RER en 1977.

C’est une petite ville de 50 000 habitants où se croisent près de 30 000 voyageurs dans cette gare RER la plus fréquentée du RER A et de l’est parisien.

Auchan, casse-pied mais indispensable.

Val de Fontenay a un centre commercial bien agréable et pratique pour acheter des vêtements de première nécessité (pas simple de s’acheter des culottes en ce moment cependant) et surtout un vaste Auchan incontournable.

C’est peu dire que je déteste cette grande surface où tout m’agresse : les annonces commerciales au haut-parleur, le monde le week-end, devoir parcourir des allées interminables pour trouver un paquet de biscuit et se rendre compte qu’ils sont vendus en pack ! Je regrette beaucoup mon petit Intermarché boulevard Davout à taille beaucoup plus humaine !

RER A mon ami !

C’était ma condition indiscutable pour venir vivre en banlieue : des transports en commun au top. Je ne suis pas déçue : en quinze minutes le matin, je relie Auber.

Le journal municipal, notre nouvelle lecture !

Il faut dire que nous ne sommes pas des perdreaux de l’année : il était hors de question d’être tributaires d’une seule ligne de transports après les galères vécues en décembre 2019 avec les grèves.

C’est vrai que c’est plus fatigant que le métro de cotoyer une marée humaine comme si je prenais le TGV chaque matin mais c’est un tel confort de voyager rapidement sur l’un des axes les plus centraux de la capitale.

Enfin, nous sommes ici que depuis fin décembre mais le journal municipal quinzomadaire (je vous apprends un mot ! haha !) nous informe très bien des démarches et initiatives de la municipalité.

C’est une mairie de gauche modérée, longtemps communiste. On sent la volonté de tendre la main aux classes les plus populaires de la ville en organisant des séjours découverte pour les enfants comme pour les seniors, le soin apporté aux espaces verts et aux aires de jeux.

Le châlet de la porte Jaune entre Vincennes et Fontenay. Droits réservés Kubyk events.

Une ville de banlieue à visage humain qui me convient bien !

Voila la suite de l’histoire, c’est sûr que traverser le périphérique après quinze ans de vie à Paris fut un grand changement de vie pour moi cette année. Un grand merci à nos agents immobiliers de LC Immo Verdun qui sont des amoureux transis de leur ville de Fontenay sous bois et qui nous ont bien accompagnés dans cette galère.

Je suis vraiment contente de l’avoir fait : je ne me voyais pas vivre un troisième confinement dans un petit deux-pièces sans balcon et nous apprécions le réveil au chant des oiseaux chaque matin. Mais nous ferons sans aucun doute notre pèlerinage dans notre ancien quartier du 20eme arrondissement en juin, revoir nos anciens voisins !

Dans mon rayon de 30 kilomètres pour se remettre au sport….

Vivement les beaux jours pour aller faire un tour sur les bords de Marne. Je vais me renseigner pour un tour de paddle à Nogent sur marne car j’en ai bien envie. Je me rends compte que vivre à proximité d’un fleuve est vraiment essentiel !

Un jour quand tout ce bazar sera terminé, j’embarquerai ma fille, mon frère et sa femme, ma filleule et son frère avec mes cousins de Marseille et mon mari pour une cousinade à Disneyland Paris car je n’y suis jamais allée. Et aussi je prévoirai une virée en amoureux pour retourner au spa Aquatonic de Marne la Vallée.

Au jardin public, la curiosité n’est pas un vilain défaut…

Le palmier du square Debrousse

C’est un trait sociologique. On y compare modes de garde, modèles de poussettes, solidité des jouets, nombre de dents des petits, âge des premiers pas … Une véritable agora.

Notre chère Nanie, la première nounou de ma fille nous a même raconté que certains parents venaient repérer des nounous au jardin public sous forme d’un pré-entretien d’embauche informel…

Je n’ai jamais autant sociabilisé avec mes voisins ou les parents du quartier que depuis que nous avons une petite fille. Il faut dire qu’elle est beaucoup plus populaire que moi à saluer tous les passants, les automobilistes et les conducteurs de métro qu’elle croise… Le plus drôle, c’est quand elle rencontre son propre cercle amical dans la rue et qu’on cherche à savoir qui sont ces gens !

Aire de jeux, square Séverine

Un enfant a un pouvoir de connexion sociale que je ne soupçonnais pas : avec les retraités dans le bus, même avec les ados blasés ou les repris de justice qui me donnent la frousse dans la rue, un petit sourire ou un mot marrant et elle sympathise.

Il faut dire que dans ce contexte actuel particulièrement morose, c’est vraiment appréciable. J’ai lu dans un article du Monde que le taux de natalité subissait une sacrée chute et que les parents renonçaient à faire des enfants dans une époque aussi maussade. Grossière erreur les amis ! Je dirais même quelle tristesse !

Avoir un enfant en cette période vous aide à relativiser, à sourire en toutes circonstances et à se lever le matin même quand ce n’est pas la joie.

Toutes les distractions : cinéma, restaurant, week-end à deux qui ne sont pas possibles actuellement sont remplacées par d’autres, tout à fait nouvelles dont vous n’auriez pas soupçonné l’existence : ratisser la plupart des squares et jardins de tout l’est parisien, jouer au bowling pour bébés dans votre salon, tenir des conversations très sérieuses avec des grandes personnes de dix ans…

Pendant le premier confinement, nous avons réalisé combien c’était intense de s’occuper d’une petite fille de quatorze mois H24 qui commençait à marcher.

Mais aussi quelle chance nous avons eu de ne pas nous ennuyer avec des journées bien remplies alors que certains amis nous ont raconté combien les journées étaient longues au bout de deux ou trois films en plein après-midi.

©Mary-Quincy

Il est certain que nos vies personnelles ont pris un virage à 180 degrés. Avant d’être parents, il était rare de poser nos fesses sur un banc public dans un square hormis lors d’un pique-nique avec des copains.

Nous avons délaissé les open bar des cafés parisiens comme le café Oz pour un bon livre au lit ou une série pépouze sur le canapé à l’heure du couvre-feu. Chaque époque a son charme, je sociabilise avec de nouvelles générations, des parents de tous horizons tous les jours au jardin public !

Voici la critique sur Trip advisor de notre jardin public favori : le square Debrousse ex aequo avec le square Sarah Bernhardt situé derrière le Printemps Nation.

Retrouvez les précédents épisodes de ce billet humoristique Les aventures rocambolesques d’une mère moderne, dans une page spéciale maternité et parentalité de ce blog :

#1 Des gigoteuses à la pelle

#2 Dormir comme un marin du Vendée globe

Traverser l’Europe avec une petite fille en avion et en voiture pour rejoindre la Bulgarie

Le canal de Suez en Egypte, terre cosmopolite et enjeu économique international

A moins d’être un ermite dans une grotte du Vercors, personne n’a loupé cette information de l’accident du porte container Evergreen qui s’est échoué en travers du canal de Suez, provoquant un énorme embouteillage pour 12% du commerce mondial au mois de mars.

Maxar Technologies via REUTERS

Rassurez- vous, je ne vais pas analyser cette catastrophe économique qui me dépasse et m’inquiète aussi un peu (aurons-nous assez de papier toilette ?).


J’ai voulu parler dans ce blog de la beauté des photographies de ce canal mythique, de son histoire à travers une superbe exposition à l’Institut du monde arabe en 2018 et aussi de quelques références cinématographiques : The crown saison 2, OSS 117 Le Caire, nid d’espions et surtout le biopic de la vie de Claude François, Cloclo.

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Ce projet a été dirigé sous la direction du diplomate français Ferdinand de Lesseps qui a lancé une importante levée de fonds à la Bourse de Paris, engagea des milliers d’actionnaires la plupart issus de la bourgeoisie française et européenne.

Dans mes lectures de biographies, notamment La splendeur des De Brunhoff de Yseult Williams, éditions Livre de poche, il est courant que soit mentionnée la crise du canal de Suez et les difficultés économiques que cela entraina pour de nombreuses familles aisées.

L’exemple le plus marquant est celui de la famille du chanteur Claude François, sa vie est talentueusement bien racontée dans le biopic Cloclo, réalisé par Florent Emilio Siri. Son père Aimé François, était chef du trafic du canal de Suez, à la suite de son père qui travaillait aussi pour la Compagnie universelle du canal de Suez.

Claude François est né en 1939, dans les quartiers aisés d’Ismaïlia. Il habitait une villa cossue avec domestiques et se mêlait aux enfants des quartiers pauvres avec sa sœur pour apprendre ses premiers pas de danse, au son oriental .

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Droits réservés Studio Canal

Il régnait dans ces villes, un cosmopolitisme très riche au niveau culturel alors que la canal de Suez a vite endossé un statut international tant il attisait des rivalités entre les grands empires coloniaux français et anglais. Depuis 1918, la Grande Bretagne assurait sa protection militaire.

En 1956, en pleine guerre froide et pendant la guerre d’Algérie, le président égyptien Nasser nationalise le canal de Suez. L’Angleterre, la France et Israël répliquent à travers l’opération Mousquetaire qui sera un vrai fiasco diplomatique.

Cet épisode historique est relaté dans la saison 2 de The crown. J’ai trouvé cet épisode vraiment passionnant.

C’est la débâcle générale pour les milliers d’expatriés comme la famille de Claude François qui travaillait pour la compagnie du canal de Suez. Le père de famille est humilié par un général égyptien qui cautionne le pillage de leurs maisons.

Ils fuient l’Egypte avec deux valises et vivront dans la pauvreté à leur retour en France : la scène où la famille mange du pain vinaigrette peu appétissant est particulièrement parlante.

Je comprends mieux pourquoi la comédie potache des aventures d’OSS 117 s’intitule Le Caire, nid d’espions. J’aime beaucoup la scène où Hubert rencontre Larmina avec le canal de Suez en vue panoramique dans le fond. C’est l’un de mes films favoris pour son intérêt historique.

Jean Dujardin distribue à ses employés égyptiens des images du président René Coty dont ils n’ont que cure. On rit de l’idiotie paternaliste de cet espion, parodie de James Bond « un peu de Sean, beaucoup de conneries « 

J’ai bien envie d’aller en voyage en Egypte tout en écoutant Alexandrie, Alexandra (1977) un jour pour l’architecture des villes le long du canal de Suez, cet héritage colonial si cosmopolite durant un siècle entre 1859 et 1956, cela me passionne plus que les pyramides et le Sphinx.

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 Travelers in the Middle East Archive (TIMEA). Collection of Dr. Paula Sanders, Rice University

Retrouvez ici mes précédents articles du blog Le bal littéraire des sardines :

-Comment Claude François s’est inspiré d’Otis Redding pour relancer sa carrière

-La série The Crown sur Netflix

Droits réservés. Netflix

Biographies et autobiographies US au soleil pour ce week-end de Pâques

Après une semaine bien chargée à la librairie avec deux jours d’inventaire, j’ai choisi deux témoignages de vie qui me faisaient de l’oeil depuis longtemps : La terre promise, les mémoires de Barack Obama et Sister soul, Aretha Franklin, sa voix, sa foi et ses combats, une biographie écrite par Jean-Luc Gadreau, éditions Ampelos.

En ce moment, quand je sors du travail, je suis un peu blasée de ne plus pouvoir flâner dans les boutiques boulevard Haussmann. C’est tout simplement sinistre et j’ai bien fait de parier sur un bon livre pour égayer ce long week-end de trois jours.

Sans le faire exprès, j’ai réalisé au fil de ma lecture à quel point Barack Obama et Aretha Franklin étaient amis tant l’ancien président démocrate lui a rendu hommage au cours de ses mandats. Ce n’est pas anodin, si j’ai choisi des ouvrages qui parlent de moments heureux aux Etats-Unis, ce pays-continent me fait rêver.

J’aime énormément les biopics sur les musiciens américains des années 1950-1960 : Ray, Walk the line avec Johnny Cash, Greenbook qui raconte l’amitié entre un chauffeur italo-new-yorkais et un pianiste afro- américain, une histoire vraie…

Quand j’étais ado, j’étais fan de Marilyn Monroe pour son charisme, alors que j’ai réalisé que c’était une femme malheureuse toute sa vie, mal dans sa peau, et que la gloire et la célébrité ne l’avaient pas empêché de mettre fin à ses jours.

J’aime beaucoup les biographies d’artistes américains, notamment ceux qui ont vécu dans les années 1950 et 1960 et surtout ceux qui se sont engagés dans la lutte pour les droits civiques. Après avoir lu Génération Rosa Parks dans la même collection, j’ai voulu lire Sister soul.

La vie d’Aretha Franklin fut plus heureuse que celle de Marilyn parce qu’elle se savait aimée de Dieu, le Père mais elle traversa des moments sacrément difficiles, elle aussi.

Ce fut une petite fille blessée par la mort de sa mère quand elle avait neuf ans. Son père pasteur, reconnut rapidement son talent hors norme dans la chorale de son église dès ses dix ans. Trois ans plus tard, elle devint mère et enregistra son premier disque à l’âge de 14 ans. Soixante-ans plus tard, elle chantait devant le président démocrate Obama en 2009.

Ce n’est pas une hagiographie : l’auteur dresse quelques défauts de l’artiste mais on ressent vite à quel point cette femme est attachante.

Quand elle est salie par la presse de caniveau qui raconte avec cruauté la vérité : sa dépendance à l’alcool, sa boulimie, les violences conjugales de son mari-manager, son public n’en éprouve que d’avantage d’affection et de sympathie pour elle.

Aretha sera une femme blessée par la perte de sa mère, insécurisée par un mari très exigeant et violent mais les choses s’arrangeront pour elle à maintes fois grâce à sa foi en Jésus.

Ce livre insiste sur l’importance psychologique de l’entourage d’une chanteuse internationale, il retrace aussi l’histoire de la musique gospel aux Etats-Unis avec Mahalia Jackson qui s’est cantonnée dans ce registre alors qu’Aretha est devenue la reine de la soul.

L’auteur a réalisé une prouesse : ce livre n’est pas une simple biographie d’artiste. Il lance un débat sur la spécificité de la musique gospel dans le show-business américain. Il explique les différentes stratégies des artistes chrétiens : Mahalia Jackson est restée dans l’église, Aretha a diffusé l’Evangile dans les boites de nuit enfumées.

Elle a convié les meilleurs musiciens de son cercle à réaliser un spectacle Amazing Grace d’une qualité artistique et spirituelle exemplaire en 1972.

Aretha Franklin était une musicienne qui prêchait à travers ses chansons. Elle était exubérante avec ses manteaux de fourrure et ses postures de diva mais elle était vraie. Elle a été fidèle toute sa vie à sa foi et à son engagement envers les droits civiques. Son père était un proche de Martin Luther King, il n’a jamais déserté Detroit même lors des pires émeutes.

Le titre du livre est très bien choisi, il marque cette ascension artistique extraordinaire d’une petite chanteuse de chorale baptiste qui a su entretenir son talent, cadeau de Dieu en tapant à la porte des meilleurs professionnels de musique du pays : Atlantic, le producteur de Ray Charles entre autres.

La lecture de ce livre m’a conforté dans ma conception de la foi : accueillir la grâce comme un cadeau de Dieu au lieu d’essayer d’épater Dieu par mes œuvres.

A part danser dans les mariages sur Respect et Think, deux morceaux d’une playlist bien mainstream (comprenez mondialisation culturelle occidentale), je connaissais très mal Aretha Franklin. Je trouvais même que sa musique s’était bien diluée avec son exploitation publicitaire pour des lunettes, des crèmes de beauté voire je me demande même, des serviettes hygiéniques.

Pourtant, je me rappelle du jour de sa mort, j’étais dans un aéroport à Porto, au Portugal. Les hommages pleuvaient sur Instagram notamment celui appuyé de Barack Obama : « Aretha Franklin a su définir l’expérience américaine« .

C’est surtout l’article écrit par Jean-Luc Gadreau dans le magazine chrétien La vie, repris par Libération qui m’a donné envie de lire cette biographie fascinante. Je travaille dans une librairie religieuse mais je la recommande régulièrement dans une box littéraire grand public et ses lecteurs sont touchés.

J’ai pris beaucoup de notes au sujet de ce livre pour cet article mais volontairement je n’ai pas voulu tout synthétiser pour vous encourager à lire cette biographie unique en son genre !

Fresque en hommage à Aretha Franklin, réalisée rue Ordener, Paris 18eme arrondissement par Cetra.

Je terminerai en vous parlant de Respect, cette chanson iconique composée par Otis Redding et reprise par Aretha Franklin. D’abord très machiste, elle est devenue un véritable hymne identitaire pour les minorités noires comme homosexuelles.

Il y a peu, j’ai revu le formidable film français Cloclo, le biopic sur la vie de Claude François, réalisé par Florent Emilio Siri. Dans une scène, on voit un extatique live d’un concert d’Otis Redding à Londres qui donne l’idée à Cloclo d’embaucher des Claudettes pour danser avec lui.

Je ne peux m’empêcher de comparer les carrières d’Aretha Franklin et de Claude François et de constater combien la vie dans le show business a plus de sens quand on s’appuye sur Dieu comme Aretha plutôt de se regarder le nombril…

A suivre bientôt dans ce blog, ma chronique des mémoires de Barack Obama, Une terre promise, éditions Fayard.

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