Au jardin public, la curiosité n’est pas un vilain défaut…

Le palmier du square Debrousse

C’est un trait sociologique. On y compare modes de garde, modèles de poussettes, solidité des jouets, nombre de dents des petits, âge des premiers pas … Une véritable agora.

Notre chère Nanie, la première nounou de ma fille nous a même raconté que certains parents venaient repérer des nounous au jardin public sous forme d’un pré-entretien d’embauche informel…

Je n’ai jamais autant sociabilisé avec mes voisins ou les parents du quartier que depuis que nous avons une petite fille. Il faut dire qu’elle est beaucoup plus populaire que moi à saluer tous les passants, les automobilistes et les conducteurs de métro qu’elle croise… Le plus drôle, c’est quand elle rencontre son propre cercle amical dans la rue et qu’on cherche à savoir qui sont ces gens !

Aire de jeux, square Séverine

Un enfant a un pouvoir de connexion sociale que je ne soupçonnais pas : avec les retraités dans le bus, même avec les ados blasés ou les repris de justice qui me donnent la frousse dans la rue, un petit sourire ou un mot marrant et elle sympathise.

Il faut dire que dans ce contexte actuel particulièrement morose, c’est vraiment appréciable. J’ai lu dans un article du Monde que le taux de natalité subissait une sacrée chute et que les parents renonçaient à faire des enfants dans une époque aussi maussade. Grossière erreur les amis ! Je dirais même quelle tristesse !

Avoir un enfant en cette période vous aide à relativiser, à sourire en toutes circonstances et à se lever le matin même quand ce n’est pas la joie.

Toutes les distractions : cinéma, restaurant, week-end à deux qui ne sont pas possibles actuellement sont remplacées par d’autres, tout à fait nouvelles dont vous n’auriez pas soupçonné l’existence : ratisser la plupart des squares et jardins de tout l’est parisien, jouer au bowling pour bébés dans votre salon, tenir des conversations très sérieuses avec des grandes personnes de dix ans…

Pendant le premier confinement, nous avons réalisé combien c’était intense de s’occuper d’une petite fille de quatorze mois H24 qui commençait à marcher.

Mais aussi quelle chance nous avons eu de ne pas nous ennuyer avec des journées bien remplies alors que certains amis nous ont raconté combien les journées étaient longues au bout de deux ou trois films en plein après-midi.

©Mary-Quincy

Il est certain que nos vies personnelles ont pris un virage à 180 degrés. Avant d’être parents, il était rare de poser nos fesses sur un banc public dans un square hormis lors d’un pique-nique avec des copains.

Nous avons délaissé les open bar des cafés parisiens comme le café Oz pour un bon livre au lit ou une série pépouze sur le canapé à l’heure du couvre-feu. Chaque époque a son charme, je sociabilise avec de nouvelles générations, des parents de tous horizons tous les jours au jardin public !

Voici la critique sur Trip advisor de notre jardin public favori : le square Debrousse ex aequo avec le square Sarah Bernhardt situé derrière le Printemps Nation.

Retrouvez les précédents épisodes de ce billet humoristique Les aventures rocambolesques d’une mère moderne, dans une page spéciale maternité et parentalité de ce blog :

#1 Des gigoteuses à la pelle

#2 Dormir comme un marin du Vendée globe

Traverser l’Europe avec une petite fille en avion et en voiture pour rejoindre la Bulgarie

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