Marie Vareille, valeur sûre de la littérature young adult

Il faut toujours se méfier de ses apriori quand on choisit ses lectures. Je suis sur Instragram Marie Vareille dont j’ai découvert les livres grâce à la Kube, la box littéraire avec laquelle je collabore depuis 2017.

Ils m’avaient offert une superbe box des libraires avec une belle paire de chaussettes et le livre La vie rêvée des chaussettes orphelines, éditions Charleston. Une grande claque de littérature, j’avais d’ailleurs raconté toute mon enthousiasme pour ce roman dans une chronique ici !

Droits réservés Café Powell

Depuis, j’ai lu tous les romans feel good de Marie Vareille, il me manque à lire son dernier roman Ainsi gèlent les bulles de savon. Le sujet du livre : l’abandon d’un enfant a provoqué chez moi un profond rejet (j’ai des tabous) mais après tout, n’est-ce pas cela le rôle de la littérature ? Bousculer nos chemins de pensées, faire évoluer notre réflexion ou alors nous conforter dans nos idées.

Nos apriori de lectures se construisent à partir d’un rien : un titre peu inspiré, un éditeur catalogué jeunesse… Heureusement, les mises en avant visées des bibliothécaires municipaux peuvent être d’une grande aide pour sortir des sentiers battus et ne pas passer à côté de bons moments de lectures. Enfin, on ne peut pas dire que je suis une grande aventurière littéraire car je ne me décide toujours pas à lire un polar ou bien une dystopie totalement déjantée.

Je me cantonne encore et toujours aux romans réalistes avec des personnages qui me ressemblent dans mon quotidien. Toutefois, j’écris cet article pour vous encourager à aller fureter du côté du rayon young adult pour ses nombreuses bonnes surprises. Parmi elles, Sauveur et fils , la série en sept saisons écrite par Marie-Aude Murail, éditions Ecole des loisirs.

C’est véritablement mon coup de cœur littérature que je partage autour de moi, mes nouvelles collègues sont également fans. Je pense leur parler rapidement de Marie Vareille pour son expertise pour cerner et décrire avec talent la psychologie de ses personnages, entre profondeur et légèreté.

Voila la raison pour laquelle j’ai envie de vous parler du roman Le syndrome du spaghetti.

C’est l’histoire d’une fille Léa, dont le père est entraineur de basket. Ils rêvent ensemble d’une brillante carrière dans le basket féminin pour elle aux Etats-Unis. mais un double drame va faire voler les projets de Léa en éclats. Elle va trouver la force de continuer à se lever le matin dans les bras d’Anthony, un jeune de banlieue qui ne croit pas assez en son talent fou au basket.

Ce roman suit l’évolution psychologique de cette jeune lycéenne très égocentrée au début de l’histoire. A travers les épreuves, elle va apprendre à faire plus attention aux autres, notamment à sa petite sœur et surtout savoir reconnaître l’amour de sa maman alors qu’elle la rejetait sans vergogne une bonne partie du livre.

Je dois dire que je trouvais cette Léa assez casse-pieds mais l’écriture de Marie Vareille a su la rendre attachante. C’est une vraie prouesse de transcrire en littérature les tourments de l’âme, les nuances entre défauts et qualités d’une personne, les retournements de situations et les leçons de vie que l’on en tire. Ce livre est un excellent roman d’apprentissage, très philosophique.

Il ne s’adresse pas seulement aux adolescents. Mais c’est une très bonne nouvelle qu’on publie des romans de cette qualité pour eux. Ce roman raconte la quête identitaire d’une jeune fille qui cumule à une période de sa vie les épreuves. Elle pensait que sa voie était toute tracée avec le basket et tout s’écroule. Elle essaie de sauver la face en se vautrant dans ses mensonges et elle le paye cher avec tous ceux qui l’entourent.

Ma seule réserve porte sur l’initiation à la sexualité, la fameuse première fois vue comme un rite de passage incontournable au lycée. Je prends le risque de passer pour une grenouille de bénitier (je m’en fous à vrai dire) mais le sexe sans engagement envers l’autre est une forme de consommation que je déplore.

Je suis en train de lire Dating fatigue, amours et solitudes depuis les années 2000 de Judith Duportail. Je ne pense pas que l’amour se conjugue au pluriel. Comment trouver le grand amour quand ça matche non stop sur son smartphone?.

En attendant de m’atteler à la lecture du roman Ainsi gèlent les bulles de savon, voici un petit tour de piste des précédents romans de Marie Vareille que j’aimé lire.

La vie rêvée des chaussettes orphelines, éditions Charleston

Un gros pavé passionnant qui raconte l’histoire croisée de deux sœurs Alice et Scarlett entre Londres, Paris et les Etats-Unis. Scarlett est un diamant brut de la musique moderne, elle brûle la vie par les deux bouts pour cicatriser du rejet de leur mère et le fait que leur père a abandonné le domicile familial pendant leur enfance. Alice raconte leur histoire et comment elle se retrouve à Paris pour tenter de reprendre ses esprits et renouer avec la vie au sein d’une start-up fantasque.

Je peux très bien me passer de toi, éditions Charleston

Une histoire bien moins frivole qu’il n’y parait. Chloé et Constance sont deux bonnes copines que tout oppose. L’une est trop délurée et s’abîme dans une relation toxique et torturée avec son ex tandis que Constance, éternelle romantique, attend le prince charmant en pyjama. Elles vont conclure un deal un peu idiot mais qui apporte un bon moment de lecture : Chloé devra faire abstinence pendant six mois dans un vignoble bordelais et Constance va devoir faire sauter sa ceinture de chasteté et prendre les devants avec un parfait inconnu.

J’ai beaucoup aimé lire les tourments personnels de Chloé qui va trouver un sens à sa vie et également le grand amour dans les bras d’un homme qui l’exaspérait au plus haut point (Orgueil et préjugés inspire encore et toujours les romancières modernes).

D’ailleurs, cette œuvre littéraire majeure, copieusement imitée par Le journal de Bridget Jones est au centre d’un recueil de nouvelles pour Noël : Noël et préjugés avec cinq autres romancières de la Team Romcom, éditions Charleston.

Ainsi, j’ai découvert Adèle Bréau qui a écrit deux bons romans : L’odeur de la colle en pot et Haute saison.

Retrouvez ici mes quinze coups de cœur littérature, quinze chroniques marquantes dans ce blog

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