Une soirée de lancement de la Bible manuscrite entre grâce et émotions

Mercredi soir, je donnais un coup de main à mes collègues chefs de projets de l’Alliance biblique française pour la soirée de lancement de la Bible manuscrite.

Cette soirée de fête réunissait les copistes, les chefs de projets de cette aventure humaine un peu folle et les amoureux de la Bible autour d’artistes au collège des Bernardins.

C’est un trio vocal et piano qui ouvrit la soirée avec un superbe chant africain Atamilélé puis Expect the great, un voeu engagé pour une année 2022 qui commence avec difficulté. La voix puissante de Julia Sarr qui groove, je l’apprécie depuis des années.

C’est une voix familière qui a accompagné notre cérémonie de mariage avec d’autres amis chers : Victoria, Samuel, Pierre et deux Rebecca. Quel cadeau !

J’ai découvert le talent de Krys Loial (soprano), Dimitri Jacob (ténor) et Eddy Benoit, un grand pianiste. Ils font partie du band de Jean-Marc Reyno, un grand chanteur gospel que j’ai découvert lors d’un superbe concert à l’église de Belleville il y a quelques années. Jean-Marc accompagne Andrée Grise, une autre grande chanteuse talentueuse et inspirée.

Droits réservés. Alliance biblique française

Ils ont interprété deux autres chants : Le nom de Jésus et Que ton règne vienne, deux moments de grâce. Puis le talentueux pianiste Eddy a accompagné une lecture de la lettre de Paul aux Corinthiens par deux adolescents, Vitalie et Thomas.

Les copistes présents ont été applaudis, ils étaient reconnaissables par un sticker jaune bien choisi (par Laurène et Marine, mes collègues de l’ABF).

Ce projet amorcé pendant le premier confinement de mars 2020 a fédéré toute une communauté de copistes, de relecteurs , une équipe éditoriale associée à des biblistes pour recopier la Bible comme au temps des moines dans les abbayes.

Reprendre la plume pour s’accrocher à la Bible quand on ne sait pas de quoi demain sera fait a été une puissance source de réconfort.

Confinés pendant plus de deux mois, des hommes et des femmes célèbres ou anonymes, des familles avec enfants, des religieuses dans leur couvent, une classe de collège, un prisonnier et son aumonier… ont recopié et illustré à la main le Nouveau testament, les Psaumes et les Proverbes.

C’est une formidable aventure humaine, la preuve que l’Homme n’est pas devenu neurasthénique pendant cette pandémie. Cette soirée avait une saveur particulière alors qu’une énième vague de contaminations déferle dans le monde entier.

Malgré nos masques, nous étions réunis pour nous enrichir du texte biblique, véritable rempart contre la sinistrose et le désespoir.

Comme l’ont bien souligné François Clavairoly et Haïm Korsia, invités de la table ronde, « se confronter à des textes anciens qui montrent comment les hommes ont affronté des pandémies aussi dangereuses par le passé est une véritable source de réconfort ».

Le point culminant de cette soirée de grande qualité fut la prestation de Jin-Lee, dessinateur sur sable et artiste.

J’ai été saisie d’une grande émotion quand il a raconté toute l’histoire de la Bible manuscrite, surtout quand il a dessiné l’Hexagone français touché par le coronavirus, cette vilaine bête à pointes facilement reconnaissable. Ces gens masqués mais aux visages souriants dans leurs maisons car reliés par un projet commun : La Bible manuscrite portée par l’Alliance biblique française.

Pour la petite histoire, avant de rejoindre l’Alliance biblique française, j’étais libraire à 7ici. Nous avons accueilli les copistes qui venaient récupérer leur exemplaire de la Bible manuscrite et nous avons échangé sur leurs impressions de recopier une partie de la Bible à la main à l’heure où le numérique prend une telle place. Désormais, je m’occupe de la valorisation commerciale de ces ouvrages porteurs de sens.

Dans ma bibliothèque, j’ai voulu garder un souvenir de cette époque un peu folle que nous vivons depuis maintenant deux ans. Il y a deux livres qui sont symboliques pour moi, dans deux genres bien différents : Le monde au balcon de Sophie Lambda, Albin Michel et Tant de certitudes pour temps d’incertitude, des méditations quotidiennes par le personnel de la Maison de la Bible. Je les ai bien sûr chroniqués ici.

Enfin, avant cette belle soirée, je suis allée faire un tour dans un chouette magasin de décoration Bü, rue des écoles. J’ai observé, en passant, un groupe d’étudiants attablé en terrasse, ils parlaient de la foi sans trop la nommer et puis j’ai vu ma vieille île Saint-Louis, ce quartier qui était le mien il y a quinze ans.

Même malmenée en ces temps de pandémie, Paris m’attire toujours autant. Cette belle soirée au collège des Bernardins m’a donné envie de ne pas me laisser abattre par nos circonstances.

Droits réservés Laurence de Terline

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