Un vendredi de printemps au festival du livre de Paris 2022

Cela fait bien un mois que j’attends ces retrouvailles avec l’évènement parisien que je préfère : le salon du livre. Depuis que je vis à Paris (dix-sept ans maintenant), ce salon a déterminé mes ambitions professionnelles : je mesure la chance d’exercer des métiers du livre qui me passionne.

Munie de mon précieux badge exposant, coupe-file bien pratique, je passe une heure bien agréable en compagnie de Marie-Aude Murail et de Louise Tourret (France Culture) qui l’interviewe avec talent dans l’Agora France Télévisions.

J’avais déjà expérimenté ce type de rencontre avec l’auteure en 2018 et c’était un vrai moment de communion avec d’autres lecteurs qui ont lu tous ses livres comme moi.

Illustrations de Simon Landrein

Des rencontres avec les auteurs fondées sur l’affect et les émotions

J’ai été marquée par les prises de position assumées de MAM qui résonnent dans l’actualité. Elle a déclaré être avec les enseignants dans la douleur qu’ils vivent actuellement. Il y aura un personnage attachant dans le prochain tome de Sauveur et fils : une jeune institutrice qui se demande si elle va continuer son métier.

Je ne savais pas encore quel cadeau offrir à la maîtresse de ma fille pour la fin d’année, c’est décidé, je vais lui offrir Vive la République, un chouette roman sur une petite école.

Le futur(e) ministre de l’Education nationale serait bien inspiré de lui confier une mission sur la lecture publique dans les écoles et les collèges tant son expérience de milliers de rencontres dans les classes et les bibliothèques pourrait être utile et inspirante.

Et puis, il y a eu les questions/réponses entre l’auteure et ses lecteurs avec deux ou trois moments de grâce, rien que cela. Une ado de treize ans a posé une question tout en donnant la réponse : elle a expérimenté que la lecture procurait les mêmes émotions que celles quand on tombe amoureux (les papillons dans le ventre en moins, quoi que).

Puis, il y a eu une émotion assez contagieuse (c’est plus sympa que le coronavirus) quand une mère a pris la parole avec sa fille très émue pour raconter comment ces romans les ont encouragées dans leurs moments de vie en famille.

On se croirait dans le cabinet de Sauveur Saint-Yves avec Blandine, Margaux Carré et leur maman. C’était beau. Grâce à ces romans, j’ai découvert une citation de Lacan que j’ai fait mienne « Le réel, c’est quand on se cogne« .

J’ai vraiment réalisé qu’un livre, ce n’est pas seulement un produit manufacturé (je le savais déjà un peu), c’est un support à émotions, capable de vous permettre d’évader votre esprit quand vous êtes confiné et déprimé.

Ces rencontres avec les lecteurs sont uniques mais ces tsunamis émotionnels doivent être éreintants à l’échelle d’un salon du livre national.

Les éditions Eyrolles, mon réservoir d’idées créatives

Puis je suis allée sur le stand des éditions Eyrolles qui encouragent ma créativité artistique à fond. Je connaissais Julie Adore qui m’a fait un beau cadeau avec ses petites bonnes femmes si jolies.

J’ai aussi découvert Anne-Laure Jacquart et ses ouvrages de qualité sur la photographie créative ainsi que Sophie Truant, J’ose la gouache. Moi qui me galère avec la transparence de l’aquarelle, je vais me dépêcher d’aller acheter des tubes de gouache extra-fine pour obtenir cette opacité. Je vais bientôt faire une razzia à la librairie Eyrolles en descendant de la montagne Sainte Geneviève, un soir…

L’évènement people de la saison !

Le festival du livre est aussi un évènement people où il faut être vu : en témoigne l’attroupement sur le stand du Seuil pour Jean-Luc Mélenchon, acclamé par des dizaines de jeunes (c’est leur crush visiblement). Il est allé saluer tout innocemment Edouard Philippe, ancien premier ministre qui dédicaçait son livre avec son co-auteur Gilles Boyer.

Vu les sms que j’ai reçu, cette petite séquence vous a plu. Ils étaient tellement tendres l’un envers l’autre que j’ai cru à une galoche imminente. La politique française m’étonnera toujours !

Découvrir les éditions des musées , des institutions de service public

Coédition Louvre/Atelier du poisson soluble

Enfin avant de partir, j’ai fait un saut chez mes chouchous : les éditions du musée du Louvre, toujours chaleureux avec moi après tant d’années (j’ai tenu leur stand à Livre Paris en 2008, je vous raconte tout dans l’épisode 1 de cet article).

Je recommande l’exposition Bulles de Louvre au musée de la BD à Bruxelles qui retrace l’histoire de cette superbe collection coéditée par les éditions du musée du Louvre avec Futuropolis depuis plus de vingt ans !

Je vous invite à découvrir leurs publications jeunesse et BD. Ils portent avec qualité la mission de service public de valoriser les collections d’un des plus beaux musées du monde : mon Louvre chéri, là où tout a commencé en 2005 pour moi !

Cette belle journée (veille de mon anniversaire) se termine au Starbucks Opéra pour rassembler mes notes et mes ressentis pour les partager dans le blog. C’est bruyant, mes voisines de table révisent leurs cours d’économie comme moi en terminale en 2005.

La part de cake citron minuscule coûte 3.50€, le refresha mûres sent le désodorisant pour toilettes… J’aurais dû aller au café Joyeux, passage de Choiseul, on mange bien mieux !

A demain pour d’autres moments de vie !

Il y aura bien un troisième article consacré au festival du livre !

Retrouvez ici mes précédents articles sur le sujet !

-Paye ton auteur !

-En attendant Livre Paris

Une rencontre avec Marie-Aude Murail à Livre Paris

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.