L’entrée à l’école, un rite de passage… pour les parents

Cette semaine, ma petite biche a vécu sa première rentrée des classes chez les tout-petits de deux ans et demie.

Pas de larmes à l’oeil ni pour elle, ni pour nous tellement nous étions préparés à ce grand événement que nous attendions avec impatience depuis le mois d’avril dernier. Je me rappelle que ma fille et moi avons sauté de joie quand la directrice de l’école nous a annoncé qu’une place était prévue pour nous. Ce sont des conditions privilégiées puisque cette classe compte douze élèves.

Quelques conseils pratiques pour se préparer à l’entrée à l’école durant l’été.

Les petits documentaires Kididoc de Nathan empruntés à la médiathèque nous ont bien servi cet été pour l’apprentissage de la propreté et se familiariser avec l’école. Le fait que notre petite fille aille chercher une grande fille avec sa nounou à la sortie des classes l’a aussi bien aidée à aimer l’école !

Depuis quinze jours, je vis ainsi cette première rentrée par procuration : la première journée au centre de loisirs, la première sieste à l’école et le début des repas à la cantine. Demain, j’assisterai à une réunion parents-professeurs en tant que maman…

Nous sommes vraiment contents car la maîtresse publie chaque jour des photos de leur journée dans un blog sur le site privatisé Toutemonannée. On y voit la vie en classe avec les ateliers peinture, lecture et surtout motricité. Je n’ai pas pleuré le jour de la rentrée mais je suis un peu émue les soirs en attendant de nouvelles photos avec impatience…

Depuis plus de deux ans, je vis une aventure humaine et familiale extraordinaire avec l’arrivée de notre premier enfant. Alors voici quelques uns des meilleurs articles de mon blog qui parle de parentalité d’un point de vue personnel.

Je vous recommande le blog Fabuleuses au foyer pour vivre pleinement parents imparfaits et heureux en se débarrassant pour de bon du perfectionnisme toxique.

Une virée en famille à la Cité des sciences pour sa réouverture

-La chanson à transmettre à ma fille : Une chanson douce d’Henri Salvador

Photo by Brina Blum on Unsplash

Pourquoi le livre Appelez la sage-femme m’a tant émue

J’ai eu beaucoup de mal à écrire cette chronique car la lecture de ce gros pavé est mon coup de cœur littéraire de ce printemps et je ne savais pas par où commencer. Les situations de vie de ces femmes issues des quartiers très populaires en plein baby-boom m’ont émue mais aussi révoltée.

J’ai tout de suite pensé à mon arrière-tante Julienne qui a accouché de son premier enfant sur les routes de l’exode, sous les bombardements, en Touraine en juin 1940. D’ailleurs, la mère supérieure du couvent de Nonnatus house si gentille et aimante s’appelle Sister Julienne….

J’ai découvert la série Netflix Call the midwife pendant ma grossesse et elle m’a aidée à dompter ma peur de l’accouchement : je savais comment cela se déroulait et j’avais compris le vocabulaire de gynécologie : le placenta, les forceps, naitre par le siège…

Cette série adaptée de l’autobiographie de Jennifer Worth, une sage-femme du Londres populeux des années 1950 est un formidable document historique et sociologique.

A chaque épisode, il se déroule un accouchement dans des conditions différentes les unes des autres : une fille-mère qui se retrouve sur le trottoir, une femme âgée qui a peur de mourir en couches, une patiente atteinte de syphillis….

Ce livre raconte les évolutions des pratiques obstétriques pour calmer la douleur des femmes enceintes : l’accouchement à la maison mais l’arrivée du gaz hilarant, de la péridurale…

On est bien loin de Downton Abbey et de Buckingham palace quand elle raconte les conditions de vie de ses accouchées : pas d’accès à l’eau potable donc des conditions d’hygiène déplorables, un surpeuplement de logements sociaux délabrés à cause du baby boom d’après guerre, des sales types qui les cognent ou qui les mettent sur le trottoir, la syphillis qui rôde…

Copyright Neal Street Productions

Quel livre ! La série Netflix est fidèle aux mémoires de cette ancienne infirmière des hôpitaux de Londres, qui a aussi vécu à Paris. Elle a trouvé la foi au contact des sœurs qui l’emploient comme sage-femme dans ce couvent de l’East end.

J’aime ce livre car il rend hommage au dévouement de ces sœurs qui ne jugent pas ces femmes et qui leur témoignent de l’amour du prochain malgré la crasse, la grossièreté et la pauvreté.

Jennifer Worth glorifie aussi la gentillesse des cockneys qui sont reconnaissants du travail des sages-femmes et des soeurs dans leur quartier.

Ce livre est un excellent document sociologique qui étudie les Anglais les plus modestes avec vérité et empathie. Il raconte les blagues « pipi-caca » de Soeur Angelica qui est d’origine cockney et qui comprend très bien leur quotidien. Ils partagent des wc pour tout l’immeuble alors les histoires de constipation et de courante sont …. monnaie courante.

J’ai aimé que les chapitres de ce livre portent les noms des personnes que Jenny a rencontré et apprécié : Fred, Chummy, Sister Monica Joan…

Chummy, une des consœurs de Jenny vient d’une famille aristocrate et va nouer une profonde amitié avec un petit dur de Poplar. Il va lui apprendre à faire du vélo, apprentissage indispensable pour exercer le métier de sage-femme de jour comme de nuit.

Les sœurs du couvent vont lui offrir son propre vélo pour le récompenser de son dévouement. Grâce à ce cadeau, cet enfant sortira de son milieu social et deviendra le bodyguard de Lady Diana, trente ans plus tard.

Je vous invite donc à regarder cette série formidable qui parle de la foi et de la naissance avec humanité et qui donne à réfléchir. Il est vrai qu’elle s’adresse à un public très majoritairement féminin. Mais elle peut aider de futurs parents à vaincre leur peur de l’accouchement à l’instar d’une émission de télé réalité bien faite : Baby boom.

Copyright Neal Street Productions

Retrouvez ici mes meilleurs articles sur l’Angleterre et sa culture : littérature, cinéma et tourisme !

– Un guide touristique en dehors des sentiers battus pour découvrir Londres, éditions Les Arènes.

– Un roman aussi dépaysant qu’un trajet en Eurostar : La dernière conquête du major Pettigrew.

– Au bout de trois saisons de The crown, on se connait mieux avec Elisabeth II

Léna situations, cinéaste du quotidien sur Youtube

J’ai découvert Léna en parcourant le classement du top des ventes Livres Hebdo : elle a vendu plus de 400 000 exemplaires de son premier livre Toujours plus +=+, édité par Robert Laffont.

Léna Situations est l’une des youtubeuses les plus connues de France, ambassadrice d’Adidas cet été sur des panneaux publicitaires king size. Avec ce livre de développement personnel pour les lecteurs de sa communauté issue de la génération millenial, elle a vendu plus de livres que Barack Obama avec ses mémoires !

Je n’ai pas encore lu son livre parce que le développement personnel ce n’est pas ma priorité à lire mais je suis devenue accro à ses vlogs depuis ce printemps. Elle réussit l’exploit de ne jamais m’ennuyer chaque dimanche soir avec un vlog d’une vingtaine de minutes où elle raconte ses moments de vie avec des ingrédients marquants : authenticité et proximité.

Elle se livre à sa communauté avec intelligence et recul. Léna est une vieille routarde du web, elle a appris à se protéger des critiques toxiques gratuites et de mettre en lumière ces comportements malsains pour mieux les contrer.

Sur sa chaîne You tube qui compte plus d’1,6 millions d’abonnés (dont moi), elle parle avec bienveillance d’estime de soi et de charge mentale à ses followers. Ils ont entre dix et trente ans, j’imagine et je trouve qu’elle apporte un bon état d’esprit avec ses moments heureux avec ses copains. Elle parle aussi de ses crises d’angoisse et du syndrome de l’imposteur qu’elle peut parfois ressentir.

Léna est une jeune vidéaste du web qui réussit sa carrière et qui montre à d’autres jeunes que c’est possible de réussir en France quand on travaille très dur. C’est une incroyable bosseuse qui emporte partout son ordinateur pour monter au moins quatre heures au quotidien.

Les ados qui m’entourent et qui regardent ses vidéos disent que Léna qu’elle est très forte dans ses montages, c’est plus ce professionnalisme qui ressort que ses vannes ou son maquillage. Quand elle filme Paris avec de chouettes habillages musicaux, des cadrages et des moments de vie tout simples, cela me fait penser au cinéma de Cédric Klapisch dans son dernier film Deux moi qui m’a tellement plu que je l’ai chroniqué dans ce blog !

Donc, cet été j’ai passé mon mois d’août à regarder chaque soir les vlogs de Léna depuis la Bulgarie. Certains soirs, ses vidéos m’ont plus divertie que d’autres, mais dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette saison 5. J’ai compris la référence du générique à la série Une nounou d’enfer le dernier jour du mois et j’ai bien aimé la joie d’enfant de Léna et ses copains Marcus, Solène et compagnie quand ils se mettent à jouer à SOS ouistiti.

Enfin, grâce à Léna Situations, j’ai découvert son père Papa situations qui est mis en avant dans les vlogs et leur complicité fait plaisir à voir. Il soutient beaucoup sa fille dans son aventure professionnelle. Pendant les vacances de Léna à Ibiza, on voit aussi le père de Big Flo et Oli, Fabian Ordonez qui joue de la guitare.

Cela fait plaisir à voir ces jeunes qui réussissent dans la musique, les vidéos Youtube. Ils donnent espoir pour toute une génération, Léna incite toute une nouvelle communauté de lecteurs à se rendre en librairies alors qu’on prétend que les jeunes ne lisent plus.

Je suis assez atterrée par tous ces rageux, Frédéric Beigbeder en tête qui méprisent les youtubeurs comme Léna alors que ce sont les nouvelles classes laborieuses du numérique. Tant mieux pour elle si elle gagne bien sa vie, elle travaille dur pour maintenir et enrichir sa carrière.

Youtube est devenu pour beaucoup d’entre nous notre poste de télévision le dimanche soir. Je suis curieuse de suivre la suite de la carrière de Léna. Est-ce qu’elle va se lasser des vlogs par la suite?

Je suis en train de lire un super dossier de Livres hebdo sur les nouveaux libraires ou critiques littéraires 2.0. Quand je vois l’évolution des métiers du livre, les mépriser ou les dénigrer est vraiment aussi idiot que se tirer une balle dans le pied.

Retrouvez ici mes derniers articles parus sur le blog :

-Profiter au maximum de ses vacances : les différences de standard entre France et Bulgarie

-Sur les pas de Klimt en Europe centrale

Profiter au maximum de ses vacances grâce aux différences de standards : Bulgarie saison 9

C’est récurrent dans ce blog : en août, il se cale à l’heure bulgare, patrie de mon cher époux. C’est la 9eme année consécutive que je l’accompagne en vacances dans son pays.

J’ai besoin de cette pause estivale, partir en vacances à l’étranger pour mieux retrouver mon pays à la rentrée. J’aime partir dans ce pays d’Europe en particulier car nous sommes attendus par notre famille et nos amis qui nous aiment.

Pays membre de l’Union européenne depuis 2007, il est prévu que la Bulgarie entre dans la zone euro dans deux ans : adieu la lev !

Cette année, j’ai été bien agacée par les hausses de prix injustifiées pour tout et pour rien en France (3€ en moyenne le moindre soda vendu à emporter en boulangeries ou en gares). Alors pour l’été , nous avons voulu donner du lest à notre porte-monnaie de petits écureuils épargnants en nous faisant plaisir à travers nos loisirs.

Rien de bien fou-fou mais sacrément agréable de profiter un peu de la vie après ces mois de demi-confinement cet hiver. Standard de vie, le mot est moche mais il veut tout dire. En Bulgarie, un euro équivaut à deux levas. Nous avons bien profité des transats au bord d’une piscine d’hôtel : 8€ pour deux pour la journée, 0,40 centimes d’euros pour boire une boisson gazeuse bien chimique à la violette ou à la cerise dans le jardin maritime de Bourgas.

A Sozopol, on profite pleinement des bouées et des bananes tirées par un jet-ski pour 5€ pendant 25 minutes alors que ça coute en moyenne 25 euros en France.

Je vous recommande à Bourgas la chaîne de restaurants Happy si vous voulez manger plus mainstream que la cuisine locale : shopska salad, tarator et banitsa… Ils proposent des burgers, des tacos et de très bons sushis au fromage Philadelphia. Nous avons très bien mangé pour 30 euros à deux, le restaurant est spacieux et le personnel très agréable. Nous avons testé le restaurant à coté du jardin maritime.

Pour le petit-déjeuner, sachez que les Bulgares mangent salé. J’aime beaucoup les banitsas, ces feuilletés avec de la feta locale : le sirene très salé, à midi après la plage. Mais au bout d’une dizaine de jours, l’appel du croissant le matin se fait entendre.

L’hospitalité aux touristes est le grand atout de la Bulgarie. Leurs voisins roumains en vacances en Bulgarie le reconnaissent volontiers même s’ils se chambrent comme les Français et les Belges ici. A Sofia en allant prendre l’avion, nous avons dormi dans des chambres très confortables avec grand lit et salle de bain king size, piscine extérieure pour 40 euros la nuit.

Après avoir réussi à éviter les hôtels premier prix pendant une dizaine d’années, dur fut notre retour en France. Dormir à trois personnes dont une petite fille dans 10 mètres carrés, salle de bain comprise pour 40€ me vaccine des hôtels français en général. C’est souvent rat pour le rapport qualité/ prix des prestations. Heureusement, le petit déjeuner était compris et nous avons été accueillis par un personnel aimable et accueillant.

Il faut dire que le réveil fut tonitruant puisque nous avons été réveillés par une alarme incendie à six heures du matin. En partant pour la gare SNCF de Beauvais, nous avons rencontré à l’arrêt de bus trois jeunes baroudeurs français qui partaient sur la côte Noire bulgare !

Sozopol, Bamboo beach. A éviter si vous n’aimez pas la musique d’ambiance assourdissante. On s’est vite barrés !

Voila, mes impressions sur l’été 2021. La pandémie ne nous aura pas empêché de partir en voyage voir notre famille. J’adresse toute ma reconnaissance au personnel de laboratoire qui a fournit un sacré effort pendant tout l’été pour nous fournir nos fameux tests PCR en un temps record.

Nous avons fait escale à Beauvais entre la gare SNCF et l’aéroport le temps d’un après-midi. Présenter un test PCR en terrasse pour boire un verre fut une expérience un peu étrange et déroutante. Puis, le soleil et la plage en Bulgarie nous ont aidé à tout oublier pour profiter un maximum.

Cette année, notre petite fille était débarrassée de ses douleurs dentaires la nuit et a bien mieux supporté les voyages en voiture. Ce fut donc beaucoup plus ressourçant pour nous. Je me suis découvert une véritable passion pour les étiquettes alimentaires et de boissons, tellement révélatrices de nos manières de vivre, de nos identités culturelles, des documents d’anthropologie….

Sur les traces de Klimt en Europe centrale

Cet été, j’ai revu avec émotion le film La femme au tableau. C’est une histoire vraie, le combat juridique de Maria Altmann, la nièce d’Adèle Bloch-Bauer, l’une des muses de Gustave Klimt.

Considérée comme la Joconde en Autriche, ses portraits ont été spoliés par les nazis lors de l’annexion de l’Autriche à l’Allemagne en 1938.

Pendant mes études d’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre, la restitution des œuvres d’art spoliées aux familles juives m’a passionnée notamment à travers les BD ou le film Monuments men qui racontent le travail remarquable de Rose Valland, conservatrice du musée de Jeu de Paume à Paris.

La chronique de ce film est l’un de mes meilleurs articles : Elle s’appelait Adèle Bloch-Bauer, la Joconde autrichienne était juive… et aussi le plus lu depuis plus de six ans maintenant.

Deux étudiantes en histoire de l’art m’ont fait l’honneur de le citer dans leur mémoire universitaire et j’ai depuis chroniqué le roman de Valérie Trierweiler : Le secret d’Adèle.

Depuis, j’ai lu et offert à ma mère (c’est elle qui m’a fait connaître Klimt quand j’étais enfant) sa formidable biographie, écrite par Serge Sanchez et publiée par Gallimard. Hormis des monographies illustrées, il y a peu d’essais et de biographies sur cet artiste majeur de la Sécession viennoise.

J’ai aussi compris que le riche mécène qui a acheté le portrait d’Adèle à Maria Altmann, une fois son procès contre l’Etat autrichien remporté et ses tableaux restitués, était Ronald Lauder.

C’est le fils d’Estée Lauder, femme d’affaires juive et concurrente historique d’Helena Rubinstein dont j’ai lu la biographie écrite par Michèle Fitoussi, chroniquée ici.

Ce film est aussi un ambassadeur de la beauté architecturale et de la richesse culturelle de Vienne, une des villes les plus chères d’Europe. Les scènes de danse du mariage de Maria sont vraiment très réussies pour montrer l’émulation artistique de la Mitteleuropa dans le domaine littéraire, philosophique, artistique…, un âge d’or brusquement interrompu par la Shoah et le rideau de fer après guerre.

La Sécession viennoise autour des années 1900 est vraiment emblématique de cet âge d’or. L’Art nouveau s’est diffusé partout en Europe occidentale : à Paris avec Guimard, en Belgique avec Horta, à Barcelone avec Gaudi…

J’ai découvert des trésors d’architecture à Budapest grâce au blog Merci pour le chocolat et ses carnets de voyages géniaux. J’ai bien envie d’écrire un prochain article sur l’Art Nouveau en Europe mais ça sera complexe à résumer.

Grâce à mon mari qui vient des Balkans, je suis devenue un peu plus érudite car j’étais un peu extrême. Je pensais qu’il y avait l’Europe de l’est et celle de l’Ouest point barre. Alors que l’Europe centrale a des caractéristiques culturelles et géographiques bien spécifiques qu’il me tarde de découvrir.

J’ai vraiment aimé notre voyage à Budapest en mai 2017 et ce film m’a donné envie de découvrir Vienne et Prague. J’ai même trouvé une étiquette de bière en Bulgarie avec l’architecture des toits de Prague. Donc, je fais le projet d’un beau voyage en famille à Prague en 2022.

Un super marque-page réalisé par Ma Pu Picchu

J’espère que cet article fort décousu vous donnera envie de lire la biographie de Klimt, de vous intéresser à l’Europe centrale et surtout de voir un très bon film La femme au tableau avec Helen Mirren et Ryan Reynolds. Moi j’ai envie d’aller découvrir les cafés et les pâtisseries de Vienne très bientôt.

Retrouvez-ici mes articles sur l’histoire de l’art en général et mes meilleurs carnets urbains !

Budapest, la perle du Danube

La splendeur des de Brunhoff, une famille emblématique du 20eme siècle

Le canal de Suez, un espace cosmopolite qui a inspiré les arts depuis les pharaons égyptiens dans l’Antiquité.

Quand le tourisme atteint ses limites

Ca y est ! Les vacances sont là, les valises sont sorties ! La Bulgarie nous attend lundi soir ! Je les savoure d’autant plus que le mois de juillet a été très intense pour moi !

J’ai changé de boulot au pied levé et je m’attendais à profiter du 14 juillet en terrasse, de matins ensoleillés pour aller travailler. C’était plutôt la fête à la grenouille !

Nous avons voulu anticiper les vacances avec un chouette week-end de détente chez mon amie Véronique (merci, merci et merci !) qui a une superbe maison de pécheurs dans les environs de Fécamp. La Seine Maritime, c’est ma passion depuis l’enfance.

J’aime l’architecture des églises de villages, les maisons en brique et en silex, les fermes avec les fameuses vaches noires et blanches, la cuisine au beurre, les falaises… De loin, l’endroit que je préfère en France après Paris…

Mes grands-parents avaient une superbe maison en colombages noirs et blancs avec cascade, île et rivière à proximité de Criel sur mer, une plage de galets un peu anonyme mais inoubliable pour moi. J’ai retrouvé des endroits familiers dans le superbe livre de photographies de Raymond Depardon sur sa France périphérique aux éditions du Seuil.

La France de Depardon, éditions du Seuil

Ce qui est bien avec les plages de galets, c’est qu’il n’y a personne ou presque ! J’ai beaucoup de mal avec les plages de sable bondées du Sud de la France. J’aime la Normandie pour sa verdure et sa proximité en train avec Paris.

Nous avons pris le TER pour rejoindre Fécamp en deux heures et demie. Il y a un changement à Bréauté Beuzeville, une petite gare qui gère les navettes en bus vers Etretat. Deux bus sont venus chercher un grand nombre de touristes asiatiques un 1er août.

Il faut dire que les soixante-seize millions de fans du monde entier (j’en fais partie) de la série Lupin de Netflix ont accentué la popularité internationale d’Etretat ces deux dernières années. J’ai bien envie d’aller visiter le clos Lupin une prochaine fois.

Normandie tourisme : Le clos Lupin

Comme c’est le cas dans le parc national des calanques de Marseille, le sur-tourisme inquiète les autorités locales d’Etretat. Entre Marseille et Cassis, on utilise le marketing et la publicité pour décourager les gens de venir « l’eau est froide ». A Etretat, on contraventionne 90 € ceux qui emportent des galets de manière toute innocente alors que les galets ont un rôle indispensable pour préserver les plages.

Cet article ne sera pas un carnet de voyages comme les autres. J’écrirai forcément un carnet de voyages parce que la Seine-Maritime je l’ai arpentée en trente ans de vie ! Mais j’avais envie d’écrire après une constatation qui m’a sautée aux yeux.

Samedi 1er août, jour de traditionnel chassé-croisé des vacances, j’ai eu la chance de me retrouver sur une plage de galets où l’homme était encore l’invité de la nature.

Il y avait une cinquantaine de personnes à tout casser sur la plage, la baraque à frites était fermée car sa propriétaire pensait qu’il allait pleuvoir et le parking est relégué à cinq cents mètres plus haut.

Pour atteindre cette valleuse sauvage, il faut être motivé car la pente est de 5% mais cela vaut le coup !. J’ai envié ces vacanciers qui vivent le temps de l’été une parenthèse enchantée même si l’eau est froide.

J’ai alors réfléchi à toutes les stations balnéaires que j’aime : Trouville, Le Touquet, Dieppe et dont les plages sont grignotées par les parkings et le béton. Alors, volontairement, je vous adresse un petit souvenir de ce moment suspendu dans un beau coin de campagne français pour vous encourager à partir à la chasse aux trésors des valleuses de Normandie !

Je suis sensible au fait que les blogs et les stories Instagram contribuent au sur-tourisme qui exaspère tant les habitants de Barcelone, Venise ou de la rue Crémieux à Paris…

Retrouvez ici mes précédents articles du blog :

Jamais, une superbe BD qui parle de l’érosion des sentiments, inspirée par le pays de Caux

-Un week-end inoubliable à Trouville-Deauville pour la Pentecôte

-Un voyage rocambolesque au Touquet : les naufragés de la SNCF !

5 conseils judicieux (bibliques) pour vivre serein avec son compte en banque en fin de mois

Cet article m’ a été inspiré par une blogueuse que j’aime beaucoup pour ses bons conseils pratiques : Céline de Merci pour le chocolat. Elle est une maman bretonne de trois grands enfants et blogueuse free-lance. Dans un article, elle donnait de bons conseils pour gérer son budget notamment les activités sportives d’une famille de cinq personnes.

J’ai eu envie d’écrire un article un peu semblable dans ce blog, s’il peut aider ses lecteurs à vivre plus léger en fin de mois alors ce sera mon trophée de Ligue des champions.

Ces conseils sont issus de mon expérience personnelle depuis huit ans avec mon mari. Nous avons deux revenus salariés et ces quelques conseils nous permettent de ne plus avoir des sueurs froides devant la borne de la banque comme quand j’étais étudiante en attendant le versement du Crous et de la CAF.

1) Tracker ses dépenses et les budgeter postes par postes

Nous avons un fichier Excel sur l’année pour tracker comme la méthode du bullet journal le propose, nos dépenses postes par postes. Cela permet de répertorier ses dépenses en trois fois sans frais, d’anticiper ses projets de vacances ou tout simplement constater si on se fait arnaquer par un retrait frauduleux.

Avec cette méthode, nous avons réalisé que dépenser tous les midis 6 ou 8 euros à la boulangerie au coin du bureau était une lamentable erreur de feignasses. Ainsi, grâce aux bons vieux tupperwares, nous avons pu épargner 300 € le mois suivant et s’offrir un chouette petit voyage en Belgique.

Une chaîne Youtube de bullet journal qui m’a bien inspirée : La belette go green

2) Se méfier des paiements en quatre fois

C’est sûr que les paiements en trois fois sans frais sont alléchants (même Paypal s’y met) mais ils apportent aussi leurs lots de mauvaise surprise. En novembre dernier, mon fidèle ordinateur m’a lâché et j’ai dû en racheter un autre rapidement. Nous sommes allés dans un célèbre magasin d’électroménager dont nous sommes toujours satisfaits du service client depuis des années.

Mais cette fois-ci, le contrat de confiance a été rompu puisque le paiement en plusieurs fois s’accompagnait de prestations passées sous silence et bien difficiles à résilier par la suite. Des mois plus tard, je suis obligée d’adresser coups de fil et recommandés à Sofinco pour annuler une carte de crédit que je n’avais jamais demandé.

3) Epargner intelligemment

C’est le nerf de la guerre pour passer des fins de mois sereines. Longtemps, ce simple verbe me rebutait autant que faire du sport mais j’en mesure pleinement les bienfaits. Je vous conseille de mettre de coté les grosses dépenses attendues dans le mois : salaire de la nounou, charges mensuelles de copropriété, versement annuel de l’assurance locative….

Faire face aux dépenses accidentelles c’est bien mais épargner pour un beau projet c’est aussi le sel de la vie : un voyage pour ses quarante ans, un investissement immobilier ou se faire un beau cadeau pour se récompenser d’une année difficile.

4) Faire un don régulièrement

Dans le chapitre 20 du livre des Actes, dans le Nouveau testament, l’apôtre Paul explique qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir. Je le crois. Outre le fait que donner soit valorisé par la société civile (par une déduction d’impôts), on se sent utile d’aider une association ou une cause.

Leurs chargés de communication se chargeront de vous remercier personnellement par un courrier qui retrace leurs engagements et comment vous les aidez.

Pendant le premier confinement, j’ai fait un don à Emmaüs qui m’a sollicitée par email lors d’une vaste campagne nationale car il y avait péril pour cette association emblématique de la réinsertion en France. Dites-vous que vous êtes aussi les bénéficiaires indirects de ces associations que vous aidez financièrement.

5) Se faire aussi plaisir

Je me rends compte que parler d’argent ici dans ce blog c’est aussi philosopher. Ce n’était pas ma tasse de thé en terminale mais ces quinze années d’étudiante et de jeune salariée au smic m’ont appris à connaître la vraie richesse. La matérialité ne m’a jamais trop manqué et heureusement car c’est un sacré mirage qui rend éternellement insatisfait et qui peut nous emmener loin dans de sacrées galères.

Mon seul conseil serait de noter dans votre budget annuel, une ligne consacrée aux rentrées d’argent providentielles : des réductions de charges locatives, un remboursement des impôts, des cadeaux d’anniversaire… pour rêver à se faire plaisir tout en gardant les pieds sur terre…

Ces bonnes pratiques financières viennent de mon éducation familiale : ma grand-mère Annette était une gestionnaire hors pair dans son cabinet d’assurances dieppois mais aussi de ma foi chrétienne.

Je veux fonder ma vie sur du roc et non sur du sable : les facilités de paiement, les crédits à la consommation, les objets tape à l’oeil qui appellent au cambriolage….

Les publicités Youtube qui expliquent aux gens comment s’enrichir un max sans se fouler depuis son canapé m’exaspèrent au plus haut point, ils prennent vraiment les gens pour des idiots.

Voici quelques références qui traitent de l’argent dans la Bible, elles viennent de la concordance de la Bible d’étude, Ze Bible

Retrouvez ici d’autres articles sur la foi chrétienne et les engagements associatifs altruistes :

-Découvrir un Paris plus solidaire

Lutter contre la sinistrose avec l’espérance en Jésus

La Samaritaine, icône parisienne venue tout droit … de la Bible

J’ai testé un kit Easy broderie de Britney Pompadour et je suis à la lisière de l’addiction

Droits réservés Britney Pompadour

J’ai découvert cette petite marque comme je les aime grâce au compte Instagram de Julie adore, une illustratrice dont j’aime l’univers et donc j’ai chroniqué le livre dans ce blog : Collages créatifs. Elle a eu la gentillesse de me citer dans la revue de presse de son livre sur le site de son éditeur Eyrolles.

Julie a fait une collaboration avec Britney Pompadour : ses petites bonnes femmes si graphiques à broder dans des kits tout prêts. J’ai donc découvert l’univers de cette créatrice qui propose quelque chose que je cherche depuis longtemps sans oser me lancer.

Je pratique la broderie en totale amazone depuis des années. Je pensais même suivre un tuto pour me confectionner un cercle à broder dans une boite à camembert, c’est dire. J’ai eu envie de me faire un cadeau pour ce début d’année 2021 chaotique et bien plombant avec un kit de broderie.

J’ai étudié de longues moments son site Internet avant de me décider à commander une broderie du Sacré-Cœur en collaboration avec Atelier Mouti.

Les dessins de Julie adore me plaisaient beaucoup mais c’était trop facile à broder, j’avais envie d’un vrai challenge et le trait très fin des architectures parisiennes m’a convaincue.

Chapeau pour la simplicité de commande et la rapidité de livraison sur le site Internet (en moins de 24 heures dans ma boite aux lettres). Le packaging est nickel, le matériel est de qualité, je n’ai pas besoin de courir à Sostene Grene ou Cultura un cercle à broder, du fil et une aiguille chez DMC… Le prix peut vous paraitre un peu élevé mais si on additionne tout le matériel fourni, le prix est juste.

Ce kit de broderie facile est une bonne surprise du e-commerce dont j’ai envie de parler autour de moi dans ce blog. Je suis persuadée que la broderie chez soi est un bon remède contre la sinistrose et l’ennui confiné, cela enrichit la santé mentale de faire du beau et de se rendre compte qu’on est doué de ses mains.

Je me suis régalée à suivre les lignes des architectures parisiennes : les toits parisiens, les coupoles de Montmartre même si je me suis bien galérée avec les détails des toitures en ardoise… Les dessins des autres illustratrices étaient très beaux mais je n’avais pas envie de broder mes tee-shirts avec des déesses de la sororité. Moi j’ai envie d’être fraternelle avec tous, hommes et femmes, sans guerre des sexes.

Quoiqu’on en pense ce qu’on brode sur un tee-shirt est un message et je vous conseille de bien scruter le site avant de choisir votre modèle, est-ce que ça ne sera pas trop difficile ou trop facile, est-ce que je vais me détendre et m’amuser?.

Vous l’avez bien compris, Britney Pompadour est une marque dans le vent, qui allie moderne et tradition. Comble de l’ironie, au moment où je découvrais cette marque, c’était la période de l’audience de Britney Spears pour statuer si la tutelle qui était sensé la protéger d’elle même était juste ou non.

Je suis une petite collégienne des années 1990 et cette jeune Américaine m’a fait rêver, mes cousins de Marseille et mon frère se foutaient bien de moi d’ailleurs. Son désarroi psychologique face à des médias qui la poussent au pire me pose question sur la cruauté de ce show-biz qui construit des carrières sans se soucier de la santé mentale de ses chanteuses.

Britney n’est pas la seule à être totalement déséquilibrée psychologiquement par ces corbeaux : Lindsey Lohan, Paris Hilton, Miley Cyrus…

C’est un bel hommage de baptiser sa marque Britney car elle est une grande musicienne qui a une longue carrière derrière elle, elle a su se réinventer et elle travaille dur pour produire des shows de qualité. C’est une icône des années 1990 et la nostalgie est un bon ressort marketing du e-commerce.

Celui qui clame haut et fort que la broderie c’est ringard et mémérisant, se plante quelque chose de bien. Avec les réseaux sociaux, il y a toute une communauté qui poste ses créations sur Instagram et je suis à la lisière d’une nouvelle addiction créative.

Si cet article vous a convaincu de vous lancer dans la broderie, je vous recommande le livre Easy broderie de Britney Pompadour chez Glénat. Dans un autre genre beaucoup plus expert, j’ai vu passer sur les blogs de Rita le chat et Merci pour le chocolat, une année à broder dans un cercle.

Droits réservés Ginacie
Droits réservés Macon et Lesquoy

Cela me plaît bien comme challenge mais je me cantonne au Bullet journal papier pour l’instant (un challenge collages mensuel toujours inspiré par Julie adore). Je vous montrerai le résultat à la fin du mois…

Alors, que je vous parle broderie, les petites broches de Macon et Lesquoy me sautent littéralement aux yeux, dans une boutique de ma rue au travail, dans le dernier Elle….

Je me souviens plus comment j’ai découvert cette marque française mais dès que je les vois, je sais les reconnaître. Il faut dire qu’ils sont de toutes les collaborations : la Samaritaine, l’exposition Louis de Funès à la Cinémathèque française (la broche de la DS de Rabbi Jacob ci contre)….

Voici quelques articles avec des idées pour oublier la sinistrose avec ses mains !

– J’ai réussi mon challenge collages grâce à Julie adore et son livre

-Ma meilleure routine pendant le confinement : le Bible journaling

Un mois de juin de toutes les transitions

Le mois de juin a commencé par de grands éclats de joie quand la directrice d’école nous a appelé pour nous annoncer que ma petite fille aurait sa place dans la classe des tout-petits en septembre prochain ! Des articles sur l’école vont suivre dans ce blog !

J’ai animé mon premier atelier créatif autour de la Bible avec une quinzaine de participants (gros succès) en équipe avec mon amie Martine, professeure d’arts plastiques en lycée.

Aucune discipline à faire avec des adultes, c’est reposant ! Encouragée par les remerciements et l’enthousiasme général, il est prévu que nous en organisions un autre à l’automne autour de la technique des collages.

Nous retrouvons notre ancien quartier Porte de Bagnolet, un mercredi de grande chaleur pour revoir l’ancienne nounou de ma fille, Nathalie et ses vieux potes de deux et trois ans : Léna et Martin. C’est un grand plaisir de se rendre compte que six mois plus tard, nous ne sommes pas tombés aux oubliettes !

Je me sens comme Sophie Marceau alias Vic Beretton dans la comédie iconique La boum quand je visite mon nouveau quartier de travail, situé juste derrière le Panthéon. Après dix années de librairie dans de superbes coins de Paris : le musée du Louvre, les Halles, le quai Voltaire…. je prends le chemin de l’édition et de la diffusion de livres, une belle transition dans ma carrière…

Copyright Mairie du 5eme arrondissement de Paris

Du coté du blog, je suis retournée avec plaisir au cinéma depuis presque un an de suspension. Le feel good movie Envole-moi m’a fait beaucoup de bien. J’ai découvert le jeu de comédien de Victor Belmondo, un talent à suivre. Je me sens utile quand j’apprends que la chronique du film a servi à ce qu’une amie et son petit-fils passent un chouette moment convivial ensemble.

Copyright Julien Panié

J’ai eu envie de raconter mon expérience de bénévolat dans la revue Lumière de la Mission évangélique envers les sans-logis et aussi réaliser un carnet de voyages de notre périple à Deauville-Trouville. J’ai lu Les promesses du printemps, un roman à l’eau de rose plus profond que je ne le pensais. Une bonne surprise !

Et surtout, je me suis régalée avec la seconde partie de la série Lupin sur Netflix avec notre Omar Sy national. Cette belle série, très bien jouée et scénarisée m’a aidée à oublier la pluie et l’élimination prématurée de l’équipe de France à l’Euro…

En fin de mois, nous recevons enfin nos copains lyonnais pour un superbe week-end de détente (très sportif avec deux jeunes explorateurs de deux ans révolus) pour aller visiter la Cité des sciences et le parc floral à Vincennes.

Juin a été pluvieux mais bien occupé !

Retrouvez-ici mes moments de vie chroniqués chaque mois dans ce blog :

Mai pluvieux mais heureux

Les contenus du mois d’avril

– Les contenus du mois de novembre

La Samaritaine, icône parisienne…venue tout droit du Nouveau testament

Ces deux dernières semaines, on parle que d’elle dans les médias… La Samaritaine !

Le président de la République, Emmanuel Macron est venu inaugurer… sa réouverture seize ans après sa fermeture pour travaux en 2005.

Ce grand magasin parisien qui réunit quatre bâtiments d’une grande beauté architecturale sur un pâté de maisons entre la rue de Rivoli et la quai de la Monnaie, a été fondé en 1870 par l’illustre famille Cognacq-Jay. Le fondateur Ernest Cognacq s’est inspiré du Bon marché, crée un an auparavant pour créer un empire commercial en bord de Seine.

Située non loin de la statue d’Henri IV à la pointe de l’île de la Cité, la Samaritaine tire son nom de la Bible ! C’était une ancienne pompe à eau conçue au 17eme siècle pour alimenter la ville.

Le bâtiment était décoré par une sculpture des frères Frémin au 18eme siècle qui représentait cette scène biblique racontée dans l’Evangile de Jean, chapitre 4, versets 9 à 14 :

La Samaritaine dit à Jésus : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.

Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »

Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ?

Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »

La sculpture a été fondue à la Révolution française. Ces guillotineurs sont de sacrés ignares en histoire de l’art, ils en ont fait des dégâts à Notre Dame de Paris et à la basilique Saint-Denis (une forme très ancienne de cancelled culture).

Heureusement, le fondateur des magasins La Samaritaine a choisi cette femme pour incarner la femme parisienne moderne pour l’éternité ! Son nom s’inscrit en lettres d’or dans une des artères les plus centrales de Paris.

J’adore fouiner dans Wikipédia pour connaître la biographie des objets, des lieux, des expressions populaires. Alors j’ai envie de lancer une nouvelle rubrique dans ce blog : La minute historique, vestige de mes études en histoire de l’art et en anthropologie.

Je copie ainsi mes copains Lina et Daniel qui racontent sur Instagram, l’histoire des pâtisseries et des gâteaux : le croissant, la pavlova…

Personnellement, j’aime la Samaritaine pour sa vue exceptionnelle sur la Seine et sa beauté architecturale, mélange d’Art Nouveau et d’Art déco. Comme le cinéma MK2 de mon ancien quartier Gambetta, on doit son architecture à un talent bien connu du 19eme siècle : Henri Sauvage.

La Samaritaine a profité du rayonnement des autres arts : Christo, le plasticien bulgare, mondialement connu a emballé le Pont Neuf voisin en 1985.

Le dernier épisode de la série Sex and the city a été tourné dans un des restaurants de la Samaritaine. Mais le plus grand ambassadeur de la Samaritaine est Daniel Pennac qui a écrit un roman iconique dont l’action se déroule dans un grand magasin : Au bonheur des ogres. Son adaptation cinématographique a été tournée dans le grand magasin.

Si cet été, vous avez envie d’approfondir vos connaissances de la Bible, source d’inspiration pour les arts comme la publicité, le cinéma, la littérature ou les noms de grands magasins parisiens, je vous recommande Explorer la Bible des éditions Biblio, une sorte de cahier de vacances !

Retrouvez ici d’autres articles sur Paris, ma ville dans le blog

Devenir banlieusarde après quinze années à Paris

Quitter Paris, 20eme arrondissement pour Fontenay sous bois !

Le 7eme arrondissement de Paris comme je le connais