Un mois d’avril, inspirant pour le blog

Je ne sais pas si c’est l’effet de mon anniversaire, mais j’observe que je suis particulièrement prolixe et prolifique ici chaque année en avril. Comme en témoigne, ce coup de rétroviseur en avril 2021 !

Il faut dire que j’adore la tradition des poissons d’avril à l’école depuis le CE2 au moins. J’ai voulu chercher le sens de cette tradition qui remonte au Moyen-Age en Europe et qui a un héritage chrétien plus ou moins direct.

Pendant le Carême, on jouait la frugalité en mangeant des poissons. Partie sur ma lancée, j’ai aussi investigué la tradition des œufs et du lapin de Pâques, pas si profane ni marketing que cela.

J’ai trouvé cette chouette illustration de carpe koi dans une rue du 5eme arrondissement en rentrant du travail : elle ornait la vitrine d’un restaurant japonais.

Puis je suis retournée au cinéma dans ma ville de Fontenay sous Bois au Kosmos, cinéma municipal qui propose des places pour 6€ (une aubaine quand on sait qu’une place dans un multiplexe coûte bien 15€ en moyenne).

Je me suis régalée avec ce film magistral : Notre-Dame brûle de Jean-Jacques Annaud.

Il est sûr qu’il rejoindra ma vidéothèque quand il sortira en DVD. C’est une œuvre qui appartient à tout le monde et qui me parle personnellement : j’ai vécu deux ans sur l’île Saint-Louis, j’ai étudié l’art médiéval à l’école du Louvre.

Grâce à un exceptionnel esprit d’équipe relevant du miracle, un drame international qui a pu être évité. Un matin en allant travailler, j’ai vu ce logo sur une camionnette qui propose des services anti-incendie !.

J’ai reçu en service de presse ce livre A la découverte du Bible journaling d’Andrea Naomie que je considère comme le manifeste de la discipline. Je me suis régalée à concevoir un petit atelier à faire chez vous et à télécharger ici : atelier-dessiner-paques

Puis, il y a eu Pâques, le 17 avril cette année. Quelle joie de fêter cette fête que j’aime tant sans restrictions géographiques, ni masque.

J’ai assisté à un très beau baptême d’adulte. Une jeune femme, Ludivine, a témoigné de la manière dont Jésus a calmé ses angoisses et l’a délivrée de pensées suicidaires.

Elle cherchait sa voie dans les livres de new age et cela lui a apporté une spiritualité très sombre, qui enchaîne et qui mène au désespoir. Son déclic a eu lieu pendant le grand confinement. Si vous voulez prendre vos distances avec ces pratiques occultes, voici une vidéo conçue par une équipe de pasteurs. Dieu tend toujours la main quand on est dans la mouise.

Et puis le week-end du 23 avril (celui de mon anniversaire), j’ai eu la chance de retourner vendre des livres au festival du livre au Grand palais éphémère.

C’était une très belle fête dans un très bel endroit avec des rencontres auteurs de qualité, du people et des flâneries sur différents stands que je suis tout au long de l’année sur Instagram : Eyrolles, Charleston, L’école des loisirs

Mais quelle peine de voir autant de livres qui, sous-couvert de développement personnel, proposent aux gens de tomber dans des pièges nocifs pour l’âme. J’ai volontairement choisi une photo pas très réussie pour ne pas valoriser ce type de publications.

Et maintenant, place au mois de mai, j’ai plein d’idées d’articles pour le blog : tester un glacier ardéchois au pied du Panthéon, vous faire découvrir une librairie jeunesse qui cartonne dans le 5eme arrondissement…

La devanture de la librairie Le renard doré, rue de Jussieu dans le 5eme arrondissement de Paris

Retrouvez-ici mes derniers articles :

Sister soul, la biographie d’Aretha Franklin qui montre la grâce accordée aux mauvais petits canards

-Stromae en dix coups d’éclats

-Demain j’irai mieux, la louange inspirée d’Andrée Grise.

Mon bilan du festival du livre 2022 : chapeau bas aux équipes de Paris Librairies et de Paris Livres évènements.

J’étais euphorique de retourner tenir un stand au festival du livre tant j’aime cette manifestation culturelle. Il faut dire que depuis quarante ans, la formule s’était quelque peu essoufflée, rattrapée par la cash machine que l’évènement suscitait !

J’aime tellement ces deux premiers jours d’installation où tout le monde s’occuper à mettre en place son stand comme des petites fourmis travailleuses qui ouvrent des cartons dans un esprit d’équipe indispensable.

Quel cadeau de se trouver dans un pareil lieu, beaucoup plus central que la porte de Versailles (je mettais une heure chaque soir pour rentrer après dix heures de travail quotidiens) et surtout enchanteur : on se régale de se poser dans les canapés du balcon Eiffel ! Le vendredi après-midi (premier jour du salon) se déroulait un cross d’endurance pour des élèves sur le Champ de mars.

Le Grand palais éphémère, ça en jette !

J’avoue que j’ai été un peu désarçonnée par le nom du lieu que je situais mordicus à coté du Grand palais. C’était un grand plaisir de revenir avenue de Suffren et j’ai bien envie de regarder rapidement le film Eiffel avec Romain Duris. Je connaissais aussi un peu l’Ecole militaire où notre chère amie Marie, fêtait sa thèse il y a quelques années.

Le Grand palais éphémère est une structure architecturale moderne qui ressemble beaucoup au Grand palais construit pour l’exposition universelle de 1900 avec ses 44 arches monumentales. Il flottait un air d’exposition universelle avec une telle architecture !

Les organisateurs du salon ont été malins dans leur scénographie d’entrée avec cette grande affiche du festival pouvant servir de photocall avec la statue du maréchal Joffre à l’entrée.

En attendant patiemment que nous recevions le relevé des ventes du salon, j’ai lu avec attention les articles de Livres-Hebdo et d’Actualitté qui tiraient un bilan de cette nouvelle édition. Il faut savoir que les professionnels du livre, surtout à Paris, sont un public ultra exigeant, presque aussi glacial que le monde du cinéma un soir de Césars.

Aux premiers abords, les étagères et les tables en bois brut pouvaient paraître un peu cheap et j’ai eu du mal à m’habituer à l’absence de moquette. Mais finalement frugalité et écologie ont fait bon ménage, c’était important de revenir à la simplicité des premiers salons du livre des années 1980. Surtout après ces deux années difficiles.

Je pense que les 300 stands d’éditeurs ont joué le jeu car tout le monde était ravi du retour de cette manifestation incontournable pour le livre en France.

Mais il faudra rapidement trouver des solutions l’an prochain pour pallier aux longues files d’attente aux caisses et à l’entrée, permettre une circulation plus fluide dans les allées et surtout proposer plus de lieux de restauration (le nerf de la guerre, je blague !).

Un festival à dimension humaine

Le vrai point fort de cette nouvelle édition est le lien direct entre le SNE à travers sa filiale Paris livres évènements et les éditeurs. Je salue la disponibilité d’Angie et d’Axelle qui étaient chargées de notre square religions pour leurs explications précises et leur rétro planning limpide deux semaines avant l’évènement. C’est le directeur commercial lui même qui nous a accueilli et remis nos badges lors du montage des stands.

Quand je suis arrivée avec mon roll-up et mes catalogues le mercredi, l’équipe de Paris librairies avait quasiment terminé de monter notre stand alors que je m’attendais à devoir tout ouvrir moi-même. Une centaine de libraires avaient été détachés de librairies parisiennes de renom : Le divan dans le 15eme arrondissement, Compagnies, la librairie du Quartier latin…

Ils sont venus faire des points réguliers avec nous sur les arrivages de nos cartons et les livres prévus en dédicace, le professionnalisme et l’expérience des salons se voyaient comme le nez au milieu de la figure.

Saluons aussi le travail de ces quelques 90 étudiants des métiers du livre qui ont prêté main-forte aux libraires pour encaisser les clients avec rapidité ou venir restituer les livres égarés sur d’autres stands ! L’expression « libraires volants » m’a bien fait sourire mais ils ont été indispensables avec leurs TPE (terminal de paiement par CB) devant les dédicaces d’auteurs. A mon époque, il y a dix ans, le sans contact n’existait pas sur les salons.

J’ai apprécié la qualité des rencontres avec les auteurs : notamment celle avec Marie-Aude Murail dans l’agora France Télévisions le vendredi après-midi. Il y avait des sacrés moyens techniques mis en place. La plupart des conférences affichaient complet. La programmation de ce festival a été saluée unanimement, c’était un sacré challenge dans un temps relativement court.

Un mois et demie avant l’évènement, c’était la grande inconnue sur les réseaux sociaux et le site Internet. Il y avait peu d’affiches dans Paris pour annoncer le festival mais heureusement le public était là !

Le programme de conférences très réussi, les illustrations, référence à Claude Ponti.

Enfin, je salue l’infini dévouement d’Axelle du SNE que j’ai pu joindre un samedi soir à 21 heures car j’avais oublié mon manteau sur le stand tellement il faisait chaud. C’était un très beau festival du livre à dimension humaine !

Alors je souhaite tous mes encouragements à ces deux équipes expérimentées pour l’année prochaine.

Retrouvez ici mes précédents articles en avril :

– La tradition des poissons d’avril

Notre Dame brûle, quand le réel sublime la fiction

Le premier jour du festival du livre 2022

Retrouver le festival du livre de Paris pour vendre des livres après six ans d’absence

Cette année, je m’occupe de notre stand Biblio Scriptura dans le square des éditeurs religieux (1102) au Grand palais éphémère entre l’Ecole militaire et la Tour Eiffel.

C’est une toute nouvelle formule qui remplace Livre Paris qui se déroulait chaque année en mars porte de Versailles, au même endroit que le salon de l’agriculture. Les allées étaient larges, tout était organisé pour se restaurer mais c’était vraiment excentré, sans âme et le prix du ticket d’entrée était scandaleux.

Place désormais au festival du livre qui renoue avec ses origines : la première édition avait eu lieu au Grand Palais en 1981, il y a quarante ans déjà !

Après deux années blanches : 2020 et 2021 pour cause de pandémie mondiale, le livre est de nouveau à la fête mais dans un espace deux fois moins grand mais deux fois plus classe !

Frugalité et sobriété sont les maîtres mots de cette nouvelle édition où tout le monde est logé à la même enseigne : des étagères et des tables en bois toutes simples, sans ostentation, des caisses uniques à la sortie du lieu et surtout exit la moquette, véritable désastre écologique !

Tout salon du livre national commence par une petite mise en jambe pour ce grand marathon mondain de printemps : deux jours en moyenne d’installation. La deuxième journée est la plus sportive car il faut se dépêcher de déballer les livres au plus vite avant le grand nettoyage final et l’arrivée des convives.

J’aime bien ce genre de mondanités où le champagne coule à flots. Je considère que c’est notre petite récompense pour tous nos efforts de l’année à se décarcasser à se démener dans les rayons pour les clients ou à réceptionner et ouvrir des cartons de livres. Libraire c’est un métier quand même physique !

Il y a tellement de choses à raconter, mille anecdotes sur les quatre salons de Livre Paris que j’ai vécu entre 2007 et 2016, que j’ai décidé de diviser cet article en deux épisodes.

Dans les coulisses de l’un des plus beaux salons littéraires du pays

Mon premier stand, je l’ai tenu comme stagiaire sous la direction d’ Amanda, de la librairie Folies d’encre à Montreuil. On était une trentaine d’étudiants de DUT métiers du livre pour tenir pendant sept jours les stands de grands éditeurs.

J’ai tenu en binôme celui des éditions du musée du Louvre (mon rêve) Il y avait plein de distributeurs différents qui apportaient des colis sur des palettes, il fallait pointer fissa les quantités sur les bons de livraison et organiser le stand pour donner aux clients l’envie d’acheter. Les distributeurs, ce sont ceux qui gèrent le stock d’un éditeur dans un entrepôt pour fournir des cartons de livres aux libraires en majorité.

J’ai appris sur le tas à me servir d’une caisse enregistreuse, j’ai serré la main de la ministre de la Culture de l’époque, Madame Albanel qui a défendu la loi Lang quand elle était malmenée en 2008 (c’est la règle d’or qui sauva bon nombre de librairies en instaurant un prix de vente unique).

L’équipe des éditions du Musée du Louvre était vraiment chaleureuse et accueillante avec nous. J’ai découvert leur superbe collection de BD grâce à leur éditeur Fabrice…

C’était vraiment le stand de rêve, calme et facile à gérer. Je l’ai réalisé quand Amanda m’a envoyé en renfort relayer les libraires du stand France Télévisions, complètement rincés par la dédicace des produits dérivés de la série Plus belle la vie sur France 3, qui contenait un public d’au moins 5000 personnes.

C’était tellement dingue et ingérable que les vigiles ont exfiltré les acteurs au bout d’une vingtaine de minutes. Moi j’ai pu vendre les livres après la tempête, mais comme je suis très people, j’ai demandé à tenir le stand France Télévisions quelques années plus tard en 2011.

Ce fut aussi un très bon souvenir car j’étais dans une bonne équipe avec trois super filles vraiment débrouillardes, des libraires comme je les aime ! .

J’ai pu parler aux animateurs de France Télévisions dont la plupart étaient très gentils et accessibles : Elisabeth Tchoungi, la présentatrice des Maternelles sur France 5, Julien Lepers avant son départ de Questions pour un champion, Frédéric Lopez, les frères Bogdanov (eh oui !), Emmanuel Petit et les animateurs de Stade 2, Stéphane Marie, Georges Pernoud, Antoine de Maximy qui voyage dans le monde entier avec sa caméra portative….

Mon meilleur souvenir de ces dédicaces a été la venue de Zep, le créateur de Titeuf entouré de dizaines d’enfants, qui venaient majoritairement de banlieues. Je m’y voyais avec mon frère quand on a découvert à 10 ans cette BD géniale offerte par notre cousin Rémy.

Pour se régaler à Livre Paris, il faut être people à fond et garder son âme d’enfant. Le salon du livre ne serait pas le même sans ces groupes scolaires qui se ruent sur vous pour avoir tous les goodies que vous pouvez leur donner. Même s’il n’avait plus l’âge, mon frère a bien ri que je lui rapporte un serre-tête oreilles de cocker en tissu pour fêter l’anniversaire de Boule et Bill chez Dupuis.

Les livres ont ce pouvoir : ils nous rappellent les bons moments de notre enfance. (dédicace de Calinours sur le stand de l’école des Loisirs).

Le salon du livre de Paris, meilleur terrain d’apprentissage pour libraire débutant

Tenir un stand au salon du livre, c’est éreintant, surtout le dernier jour. Le salon touche à sa fin, vous êtes contents d’avoir tenu ce marathon commercial. Et là, les choses sérieuses commencent. Vous vous retrouvez à ranger à la vitesse de l’éclair les livres pour les rendre aux bons distributeurs dans des cartons bien fermés.

Le magasinier est aussi pressé que le menuisier ou les intérimaires des boites d’évènementiel qui démontent en même temps que vous le stand dans lequel vous venez de passer quelques jours. Il ne faut pas compter sur la chaise sur laquelle vous êtes assis, elle va bientôt disparaître…

C’est une situation assez insécure mais cela m’a beaucoup appris sur mes capacités à travailler efficacement et rapidement.

Mais il y a aussi eu de mauvais souvenirs qui m’ont un peu découragée d’y travailler : la mauvaise ambiance une autre fois avec une responsable de stand, piétiner des heures et des heures sur une moquette intenable pour les pieds, la fatigue accumulée (à l’époque le salon durait au moins cinq jours), la rétribution salariale très symbolique et surtout une réflexion sur l’avenir de ce genre d’évènement.

Malgré une affluence non négligeable (180 000 visiteurs en moyenne) , les ventes de livres n’étaient pas à la hauteur des infrastructures éphémères et coûteuses mises en place par les éditeurs. J’étais aussi un peu écœurée par le prix du billet d’entrée au salon :12€ et le fait que les auteurs ne soient pas rétribués pour leur travail de conférences et de dédicaces sur les salons : #Paye ton auteur

Heureusement les choses ont changé depuis !

Ce sera l’objet de mon dernier article que je publierai au cours de cette semaine pour vous raconter mon vécu de ce festival du livre 2022 !

A bientôt !

Un vendredi de printemps au festival du livre de Paris 2022

Cela fait bien un mois que j’attends ces retrouvailles avec l’évènement parisien que je préfère : le salon du livre. Depuis que je vis à Paris (dix-sept ans maintenant), ce salon a déterminé mes ambitions professionnelles : je mesure la chance d’exercer des métiers du livre qui me passionne.

Munie de mon précieux badge exposant, coupe-file bien pratique, je passe une heure bien agréable en compagnie de Marie-Aude Murail et de Louise Tourret (France Culture) qui l’interviewe avec talent dans l’Agora France Télévisions.

J’avais déjà expérimenté ce type de rencontre avec l’auteure en 2018 et c’était un vrai moment de communion avec d’autres lecteurs qui ont lu tous ses livres comme moi.

Illustrations de Simon Landrein

Des rencontres avec les auteurs fondées sur l’affect et les émotions

J’ai été marquée par les prises de position assumées de MAM qui résonnent dans l’actualité. Elle a déclaré être avec les enseignants dans la douleur qu’ils vivent actuellement. Il y aura un personnage attachant dans le prochain tome de Sauveur et fils : une jeune institutrice qui se demande si elle va continuer son métier.

Je ne savais pas encore quel cadeau offrir à la maîtresse de ma fille pour la fin d’année, c’est décidé, je vais lui offrir Vive la République, un chouette roman sur une petite école.

Le futur(e) ministre de l’Education nationale serait bien inspiré de lui confier une mission sur la lecture publique dans les écoles et les collèges tant son expérience de milliers de rencontres dans les classes et les bibliothèques pourrait être utile et inspirante.

Et puis, il y a eu les questions/réponses entre l’auteure et ses lecteurs avec deux ou trois moments de grâce, rien que cela. Une ado de treize ans a posé une question tout en donnant la réponse : elle a expérimenté que la lecture procurait les mêmes émotions que celles quand on tombe amoureux (les papillons dans le ventre en moins, quoi que).

Puis, il y a eu une émotion assez contagieuse (c’est plus sympa que le coronavirus) quand une mère a pris la parole avec sa fille très émue pour raconter comment ces romans les ont encouragées dans leurs moments de vie en famille.

On se croirait dans le cabinet de Sauveur Saint-Yves avec Blandine, Margaux Carré et leur maman. C’était beau. Grâce à ces romans, j’ai découvert une citation de Lacan que j’ai fait mienne « Le réel, c’est quand on se cogne« .

J’ai vraiment réalisé qu’un livre, ce n’est pas seulement un produit manufacturé (je le savais déjà un peu), c’est un support à émotions, capable de vous permettre d’évader votre esprit quand vous êtes confiné et déprimé.

Ces rencontres avec les lecteurs sont uniques mais ces tsunamis émotionnels doivent être éreintants à l’échelle d’un salon du livre national.

Les éditions Eyrolles, mon réservoir d’idées créatives

Puis je suis allée sur le stand des éditions Eyrolles qui encouragent ma créativité artistique à fond. Je connaissais Julie Adore qui m’a fait un beau cadeau avec ses petites bonnes femmes si jolies.

J’ai aussi découvert Anne-Laure Jacquart et ses ouvrages de qualité sur la photographie créative ainsi que Sophie Truant, J’ose la gouache. Moi qui me galère avec la transparence de l’aquarelle, je vais me dépêcher d’aller acheter des tubes de gouache extra-fine pour obtenir cette opacité. Je vais bientôt faire une razzia à la librairie Eyrolles en descendant de la montagne Sainte Geneviève, un soir…

L’évènement people de la saison !

Le festival du livre est aussi un évènement people où il faut être vu : en témoigne l’attroupement sur le stand du Seuil pour Jean-Luc Mélenchon, acclamé par des dizaines de jeunes (c’est leur crush visiblement). Il est allé saluer tout innocemment Edouard Philippe, ancien premier ministre qui dédicaçait son livre avec son co-auteur Gilles Boyer.

Vu les sms que j’ai reçu, cette petite séquence vous a plu. Ils étaient tellement tendres l’un envers l’autre que j’ai cru à une galoche imminente. La politique française m’étonnera toujours !

Découvrir les éditions des musées , des institutions de service public

Coédition Louvre/Atelier du poisson soluble

Enfin avant de partir, j’ai fait un saut chez mes chouchous : les éditions du musée du Louvre, toujours chaleureux avec moi après tant d’années (j’ai tenu leur stand à Livre Paris en 2008, je vous raconte tout dans l’épisode 1 de cet article).

Je recommande l’exposition Bulles de Louvre au musée de la BD à Bruxelles qui retrace l’histoire de cette superbe collection coéditée par les éditions du musée du Louvre avec Futuropolis depuis plus de vingt ans !

Je vous invite à découvrir leurs publications jeunesse et BD. Ils portent avec qualité la mission de service public de valoriser les collections d’un des plus beaux musées du monde : mon Louvre chéri, là où tout a commencé en 2005 pour moi !

Cette belle journée (veille de mon anniversaire) se termine au Starbucks Opéra pour rassembler mes notes et mes ressentis pour les partager dans le blog. C’est bruyant, mes voisines de table révisent leurs cours d’économie comme moi en terminale en 2005.

La part de cake citron minuscule coûte 3.50€, le refresha mûres sent le désodorisant pour toilettes… J’aurais dû aller au café Joyeux, passage de Choiseul, on mange bien mieux !

A demain pour d’autres moments de vie !

Il y aura bien un troisième article consacré au festival du livre !

Retrouvez ici mes précédents articles sur le sujet !

-Paye ton auteur !

-En attendant Livre Paris

Une rencontre avec Marie-Aude Murail à Livre Paris

A la découverte du Bible journaling, le manifeste de la discipline.

J’ai découvert Andréa Naomie sur Youtube à l’époque où le Bible journaling était encore un anglicisme méconnu en France.

Ses vidéos étaient donc les bienvenues pour moi car enfin quelqu’un expliquait en français sa passion pour la Bible et le dessin ! Je me suis sentie soudain moins seule !

C’est mon amie de longue date Rebecca avec qui j’ai grandi dans la foi qui m’a offert un carnet Moleskine car elle me connait bien. J’y ai vu comme un défi : tu aimes la Bible, ben prends des notes et dessines !

Je remercie La maison de la Bible, l’éditeur de ce livre qui me l’a offert pour le tester.

Ce livre, je le vois un peu comme le manifeste de la discipline en France. Il se présente en trois grandes parties : Une présentation du Bible journaling à travers l’art dans la Bible, le témoignage personnel de l’auteure et enfin comment exercer sa créativité chez soi.

Ce livre apporte de bonnes idées pour se lancer avec de nombreuses techniques variées. L’auteure est très pédagogue pour expliquer comment elle procède, elle encourage ses lectrices à reconnecter leur spiritualité à Jésus et à la Bible au quotidien. C’est d’ailleurs l’objectif de ce livre : reprendre l’habitude de lire et étudier la Bible pour enrichir sa foi.

J’aime les capcha qui renvoient à des vidéos Youtube car Andréa Naomie est une Youtubeuse qui prêche l’Evangile à ses 11 000 abonnés. Elle a fait des études de théologie et dispense des études bibliques sur le web, le pinceau à l’appui. J’ai d’autres inspirations artistiques avec le collage et mes petits dessins plus graphiques, mais j’apprécie sa démarche.

Il y a de nombreuses chaînes Youtube d’églises ou de chrétiens qui m’intéressent en ce moment : comme Noémie Suzanne, de la chaîne Savoir Chrétien. Les réseaux sociaux et le web sont un nouveau terrain de témoignage de sa foi. Les chrétiens sortent du bois et ils sont talentueux et authentiques !

Le plus important est de trouver son propre style et de ne pas copier les autres. J’ai travaillé pendant cinq ans dans deux des trois plus grandes librairies protestantes de France et j’ai vu arriver avec plaisir cette vague éditoriale de Bibles avec des lignes sur les cotés pour annoter, colorier ou dessiner en 2018.

Sachez que la prise de notes pendant la prédication est une pratique plus répandue dans les églises protestantes que catholiques.

Il existe différents modèles de Bibles adaptées pour prendre des notes :

– La Bible journal de bord, version Segond 21, Maison de la Bible, 48.90€ : un très beau modèle pour écrire, elle comprend des coloriages et utilise un langage accessible à tous ceux qui voudraient découvrir la Bible

La Bible en un an, avec ou sans livres deutérocanoniques, version NFC, Bibli’o, 36€90.

C’est une Bible qui laisse la marge à la méditation quotidienne avec quatre textes de l’Ancien testament, Psaumes et Proverbes et Nouveau testament. Cette manière de lire la Bible permet un éclairage sur certains éléments du texte qui peuvent être plus détaillés grâce à cette lecture quotidienne.

Youth Bible, la Bible pour les adolescents à partir de 14 ans, version Parole de vie, Bibli’o, 34€ 90

Cet après-midi, j’ai vu mes deux cousines de seize ans qui ont pris leur baptême cet été en Bulgarie. Elles ont eu le même cadeau : cette Bible qu’elles adorent. Il fallait qu’elle soit dans cette liste ! C’est un âge où l’on remplit des journaux intimes quand on se construit personnellement avec des thèmes de réflexion très contemporains à la fin ! Les voir la dévorer à ce point donne aussi du sens à mon métier !

Pour finir cet article, je vous laisse une activité pour prolonger ce temps de Pâques, que l’annonce de Sa résurrection soit une source d’espérance au quotidien dans vos vies !

Retrouvez-ici mes meilleurs articles consacrés à ma passion pour le Bible journaling depuis maintenant cinq ans !

Ma meilleure routine pendant le confinement : le Bible journaling

Dévorer l’Ancien testament grâce au Bible journaling

Vivre sa foi quand on est adolescents : la Youth Bible

Notre Dame brûle, un article fleuve pour un film magistral

Attention, article fleuve ! Je vais de plus en plus rarement au cinéma et il ne fallait pas passer à coté de Notre Dame brûle. Beaucoup de nos collègues de travail l’ont vu d’ailleurs.

J’aime l’Histoire de France mais pas au point d’être une inconditionnelle de Secrets d’Histoire comme bon nombre de mes amies (elles se reconnaîtront !).

Ce film raconte une aventure humaine exceptionnelle qui aurait pu échouer sans cet extraordinaire esprit d’équipe. D’ailleurs, ce film est lui aussi une œuvre collective bâtie sur la réunion de 28000 vidéos amateures collectées.

Une cathédrale médiévale qui émerveille les enfants depuis huit siècles

La pochette de l’album fait froid dans le dos

Comme la plupart des Français et des touristes du monde entier, j’aime Notre Dame de Paris depuis mon premier voyage à Paris en 1998.

J’avais onze ans, j’étais en CM2 et c’était la folie Notre Dame de Paris avec la comédie musicale.

On braillait Beeelle dans les cours de recréation après être allés voir le Disney : Le bossu de Notre Dame en 1996.

Ma tante Patricia m’avait offert un Découvertes Gallimard sur les cathédrales pour ma première communion, et je l’ai gardé dans ma bibliothèque depuis.

Puis, je suis montée à Paris faire mes études à l’Ecole du Louvre et vivre dans un foyer de filles : La Vigie sur l’île Saint-Louis. On allait se manger des glaces Amorino sur le pont Saint-Louis entre les deux iles en se disant qu’on avait une chance folle de vivre ici, dans le plus bel endroit du monde pour nos dix-huit ans.

Droits réservés Jacques Mossot, Structurae

Alors quand l’incendie s’est déclaré, j’ai tout de suite pensé à mes plus beaux souvenirs dans cet endroit familier pour tous les amoureux de Paris dans le monde entier.

J’étais chez moi en congé maternité, j’ai été alertée par la une du Monde, mes collègues qui travaillaient à la librairie 7 ici, près du quai Voltaire étaient aux premières loges. C’était le lundi 15 avril 2019 pendant la semaine pascale, mes beaux-parents venus de Bulgarie l’avaient visitée deux jours avant.

On s’est endormis l’esprit bien préoccupé. Le sommeil a été plus libérateur plus tard dans la nuit quand nous avons lu sur Internet que les deux tours étaient sauvées.

Un monument universel, aimé par le monde entier

J’ai beaucoup pensé à ces centaines de gens qui se sont massés sur les quais à Saint-Michel, sur l’Ile Saint Louis pour veiller sur leur église. C’est le monument touristique le plus visité d’Europe mais c’est aussi une église locale avec ses paroissiens.

Notre Dame est aussi un bâtiment éminemment politique : c’est là que Napoléon a été couronné comme le montre ce tableau gigantesque de David au musée du Louvre. Bien plus tard, le général de Gaulle a été acclamé par les cloches de Notre Dame lors de la libération de Paris en août 1944.

Ce film est un thriller qui raconte une journée hors-normes pour des milliers de gens. Certains étaient sur le terrain pour leurs premiers jours : l’agent de sécurité incendie, deux jeunes pompiers pour leur premier feu, d’autres travaillent depuis des années. Pourtant avec toute l’expérience possible, l’homme est limité. Il doute, il panique sous l’effet du stress ou il est coincé dans les embouteillages pour secourir Notre Dame.

Les premiers pompiers à intervenir viennent de la caserne de la rue de Poissy juste à coté du collège des Bernardins. La maire de Paris Anne Hidalgo et son directeur de cabinet sont également aux premières loges de ce désastre depuis leurs fenêtres de l’Hôtel de ville.

Copyright David Koskas

Le thème du film c’est de rendre hommage à cet esprit d’esprit d’équipe qui a permis de sauver un patrimoine historique, artistique et culturel commun au monde entier, que l’on soit chrétiens ou non. Ces pompiers sont des héros qui sont allés au bord de leurs limites pour faire leur métier. Avec Jean-Jacques Annaud, la réalité donne matière à un film de super-héros. Mais ici pas d’effets spéciaux, tout est véridique !

Mais les meilleurs moments du film montrent leur humanité : quand un pompier annonce une très bonne nouvelle pour le sauvetage des reliques alors qu’il s’agit de fac-similés, quand un pompier joue timidement des coudes parmi les gradés pour exposer son plan…

J’ai aimé leurs connaissances sommaires mais bien présentes de l’histoire de l’art occidental. Un des pompiers a eu une formation au musée du Louvre pour sauvegarder les plus beaux trésors de la chrétienté depuis le Moyen-âge. Le roi Saint Louis a endetté son pays pendant trente-cinq ans pour acquérir les reliques les plus précieuses de l’Occident. Il a même crée un reliquaire monumental sur l’île de la Cité : la Sainte-Chapelle.

Le plus beau moment de ce film est quand les pompiers sont portés par la louange des gens en bas qui monte dans les hauteurs : Amazing Grace. Moment de grâce.

Il faut dire que les pompiers sont alors bien fatigués par des heures de lutte contre le feu, à courir comme des déments dans des escaliers étroits avec quinze kilos de matériel dans des conditions extrêmes.

Le combat semble gagné par le feu, la cathédrale menace de s’effondrer comme les tours jumelles de New-York et de réduire en cendres l’Ile de la Cité, le joyau de Paris. C’est peu dire l’enjeu symbolique pour tout un pays. Pourtant, le commandant des opérations refuse de mettre en jeu la vie des pompiers pour des pierres même si elles ont 850 ans d’Histoire. On peut reconstruire une cathédrale mais pas la vie d’un pompier.

Quel réconfort d’entendre pareil discours face à la pression médiatique des réseaux sociaux, le risque de récupération politique lorsque que les autorités du pays accourent sur le parvis. J’ai beaucoup apprécié que l’action des pompiers soit unanimement saluée cette nuit là.

Le film se moque gentiment de Donald Trump qui a tweeté qu’il fallait envoyer des canadairs. Quand on ne connait que les gratte-ciels new-yorkais, on ne vient pas donner des conseils sur l’architecture médiévale européenne !

Copyright Guy Ferrandis

Comme quoi en France, on sait chérir ce que l’on a réussi à sauver quand on est à deux doigts de le perdre. Ce très beau film montre aussi combien la France est un pays très bien organisé et solidaire pour gérer des situations de crise majeures.

La devise de la ville de Paris inscrite sur les casques des sapeurs-pompiers de Paris montre alors toute sa force : « Il est battu par les flots mais ne sombre pas ». Quelle chance que Notre-Dame se trouve à proximité de la Seine pour alimenter les pompes à eau.

Copyright Mickael Lefevre – BSPP

Enfin, ce qui saute aux yeux quand on regarde ce film, ce sont les enchaînements d’avaries vécues par les pompiers, le régisseur des œuvres de la cathédrale mais pourtant la cathédrale est sauvée. Un miracle, cela ne s’argumente pas, ça se constate…

Jean-Jacques Annaud est un réalisateur athée, spécialiste de films historiques qui respectent le recueillement, la foi et la spiritualité. Il a réalisé un chef d’œuvre que je me dépêcherai d’acheter en DVD pour garder mémoire du dévouement des pompiers de Paris dans ma bibliothèque. Une véritable leçon d’humanité !

Retrouvez-ici mes articles qui traitent de la foi chrétienne

Trois chaînes Youtube qui vont transformer ta conception de l’église le dimanche matin

-L’amour de Dieu plus fort que le napalm : Sauvée de l’enfer

A la rencontre d’un ami : Rendez-vous dans la forêt d’Alain Auderset

Le sens des traditions : le premier avril et ses poissons

Je respecte peu les traditions à la lettre mais celle-ci est de loin ma préférée quand j’allais à l’école avec mon petit frère, Ugo. Comme ma fille fréquente l’école cette année, j’avais à à cœur de lui transmettre cette tradition bon enfant.

On s’était préparées à dessiner des poissons pour la classe et comment on allait les scotcher dans le dos des gens sans qu’ils s’en aperçoivent. Malheureusement, la gastro et la neige sont passées par là et ma fille est restée à la maison.

L’an dernier, je travaillais encore en librairie et comme nous étions en inventaire, nous nous étions amusés à jouer le jeu pour nous changer les idées. Je vois cette tradition comme un acte de résistance contre la morosité après deux printemps pas bien rigolos.

J’ai voulu investiguer sur le sens et les origines de cette tradition si populaire. Au 17eme siècle, sous le règne de l’empereur Charles Quint, une unification des calendriers est décidée dans toute l’Europe : le Nouvel an débute désormais le 1er janvier et non plus le 1er avril. Cette date coïncide aussi avec l’ouverture de la pêche, quand les poissons sont encore difficiles à pécher.

Enfin, l’allusion religieuse parait également évidente : le poisson est le symbole des premiers chrétiens persécutés par l’empire romain. C’est une pleine période de Carême, celle où l’on mange du poisson car il faut manger maigre.

L’éclair de génie de Christophe Adam à Lafayette Gourmet

La France est l’un des pays qui respectent le plus cette tradition mais elle existe aussi en Angleterre, c’est une tradition médiévale : April fools’day : la fête des fous.

Le poisson d’avril inspire autant les pâtissiers que les blogueuses et créatrices de DIY à l’image de Laure de Papier papier papier qui propose un superbe atelier pour enfants. J’ai renoncé à le finaliser car mon poisson était trop moche mais je vous le recommande.

Enfin, je ressors un vieux billet de mes archives : dessiner des carpes koi !

Comment j’ai échappé à la corvée du spectacle de Guignol un dimanche après-midi sous chapiteau…

A voir leurs mines réjouies de ce moment père-fille, visiblement ce n’était pas une corvée ni pour l’une ni pour l’autre. Pour moi, Guignol c’est l’un de ces personnages désuets des spectacles de Chantal Goya que je fuis à toutes jambes .

Quand j’étais petite, nous transitions en train entre Valence et la Seine Maritime , en taxi devant l’Olympia et le quartier de la Madeleine. Je voyais les affiches des spectacles de Chantal et je voulais faire comme les enfants de ma génération, ceux qu’on collait devant Dimanche Martin dans les années 1990.

Je voulais aller voir Guignol, Bécassine, Le chat botté et les lapins qui tuent des chasseurs…

Trente ans plus tard, je suis maman d’une petite fille d’une double culture franco-bulgare qui commence à avoir une vie sociale et culturelle parisienne : le zoo, les fêtes foraines, les musées et les spectacles…

Aller voir Guignol à trois ans, c’est être cultivé car Guignol, c’est plus de deux cent ans d’Histoire ! Il faut reconnaître à Chantal Goya et Jean-Jacques Debout cette intelligence de capter ces personnages qui parlent aussi bien aux parents qu’aux enfants. Guignol, c’est le patrimoine culturel français !

Guignol est né à Lyon en 1809. Le spectacle se déroule dans un castelet dont l’un des plus célèbres est celui du parc des Buttes-Chaumont dans le 19eme arrondissement de Paris.

Avant d’être marionnettiste, le créateur de Guignol : Laurent Mourguet était arracheur de dents sur la place publique. Il a crée un personnage iconique, habillé dans la tradition de la commedia dell’arte italienne. Le répertoire de Guignol est fortement inspiré par la manière de parler à Lyon.

Mais au delà du jeu de marionnettes et de l’histoire qui est racontée (Gnafron et Guignol qui se donnent des coups de bâton, ça va bien cinq minutes), c’est tout le décorum qui donne envie d’emmener ses enfants au théâtre … dans un jardin public.

Jeudi dernier, j’étais au jardin du Luxembourg en fin de journée avec mes collègues. Ce théâtre m’a pas mal impressionnée par sa grandeur.

C’est d’ailleurs une des attractions majeures de ce jardin public emblématique de la rive gauche parisienne. Dès l’entrée boulevard Saint Michel, les horaires de spectacles sont annoncées.

J’ai bien envie d’aller découvrir le spectacle dans le castelet des Buttes-Chaumont, visité par Guillaume Apollinaire et Pablo Picasso au début du 20eme siècle. Guignol est une vedette dans les squares des Champs-Elysées ou du 16eme arrondissement, au parc Floral de Vincennes ou encore au parc Montsouris. Bien évidemment, vous trouverez des représentations à Lyon : au parc de la Tête d’or par exemple. Mais pas de Guignol au parc Jouvet à Valence : trop petit et trop confidentiel…

Dans un prochain article, je vous parlerai de la tradition des poissons d’avril. Après deux ans de confinements successifs, comptez sur nous pour ne pas faire l’impasse sur cette tradition que j’aime tant !

Retrouvez-ici mes meilleurs articles des aventures rocambolesques d’une mère moderne !

– #1 Des gigoteuses à la pelle

-#2 Dormir comme un marin du Vendée globe quand on est jeune parent

-#3 Au jardin public, la curiosité n’est pas un vilain défaut

Et puis aussi un de mes carnets de voyages à Lyon.

Apprivoiser le deuil et chérir la vie

J’étais très contente de mon titre sur le coup mais au fond est-ce qu’on apprivoise vraiment le deuil? Cela change de mes articles détente sur mes coups de cœur Netflix ou de mes balades dans Paris, n’est-ce pas ?

L’actualité est pesante : des dizaines de jeunes de mon âge meurent dans des bombardements en Ukraine, le coronavirus frappe n’importe qui, les procès pour rendre justice aux victimes de terrorisme comme le Père Hamel se succèdent, un acteur talentueux comme Gaspard Ulliel a bouleversé tout un pays en perdant la vie de manière totalement absurde sur une piste de ski familiale…

En 2022, malgré l’allongement de l’espérance de vie, nous avons réellement pris conscience que nous ne sommes pas éternels, que la vie est à chérir et à préserver.

Sans vouloir plomber l’ambiance, j’ai aimé cette lecture : Conversations sur la mort, et donc sur la vie pour la profondeur d’esprit qu’elle m’a apporté. Bien que j’avais de très mauvaises notes dans cette matière, je regrette qu’on ne dispense des cours de philosophie que seulement durant la terminale.

J’ai lu les livres de Thérèse Hargot sur l’engagement en général et je trouve que la philosophie est le meilleur des appuis pour appréhender nos relations affectives en général. Le deuil signifie la fin d’une relation entre deux personnes mais il n’empêche pas le souvenir, bien au contraire il le renforce.

C’est ma grand-mère Annette qui m’a éduquée au deuil. Je m’explique, elle vient du Pas de Calais, une région où subsiste de solides traditions liées aux enterrements. Elle m’a expliqué la mise en bière, la veillée des défunts, ce temps de latence où l’on prend le temps de faire ces adieux.

Ainsi alors que c’était le premier mort que je voyais (et pas des moindres, c’était de loin mon adulte préféré), j’ai pu tenir la main froide de mon grand-père et me rappeler tous mes souvenirs heureux avec lui : quand il m’a appris à nager à Méaudre ou son dernier Noël quand il me montrait ses livres d’école du lycée Stanislas dans les années 1950. Il s’énervait qu’on n’étudie plus autant qu’avant Victor Hugo, j’aimais ses emportements théâtraux…

C’est un rite de passage important qu’il ne faut pas négliger (le premier confinement a été le théâtre de moments terribles pour de nombreuses familles privées de cet aurevoir).

Je vois ce livre comme un baume pour le cœur de toutes ces personnes endeuillées par la pandémie (138 000 familles endeuillées depuis 2020) ou ceux qui souffrent de l’absence de proches depuis longtemps.

Ce livre interviewe vingt quatre témoins qui ont expérimenté le deuil dans un cadre familial et professionnel. Je connaissais déjà certains parcours comme ceux de Marion Muller-Colard ou Anne- Dauphine Julliand, Jacques Arènes… mais j’en ai découvert deux autres passionnants : ceux de Nicolas Schittulli, maître de cérémonie et celui de Micheline Claudion, addictologue et veuve de longue date…

J’aime les témoignages de professionnels qui accompagnent les familles dans cette épreuve. C’est d’ailleurs, le rôle du service catholique des funérailles qui édite cet ouvrage.

Ce livre sélectionne les entretiens recueillis dans l’émission du même titre sur Radio Notre-Dame. Il questionne les spiritualités bouddhistes, musulmanes et chrétiennes pour montrer combien la mort est porteuse d’une pédagogie de vie ( comme indiqué dans la 4eme de couverture).

Ce livre est très fluide à lire en raison de l’effort porté à la mise en page des chapitres dès la table des matières sous forme de citations des auteurs. C’est un livre très élégant dans sa maquette : une couverture forte et éloquente illustrée par un tableau d’Augustin Frison-Roche : La nuit est un songe VIII.

La lecture de ce livre a rempli son défi : c’est une lecture solaire, pas du tout lugubre. Même si j’ai beaucoup de mal avec les récits de décès d’enfants, j’ai eu envie de lire aussi Consolation d’Anne-Dauphine Julliand, après avoir regardé cette belle vidéo de présentation tellement sincère et sans pathos.

J’ai lu en préparant cet article que des députés avaient proposé de faire entrer le mot-valise « parange » dans le dictionnaire pour désigner un parent ayant perdu un enfant. Je suis convaincue de cette nécessité même si ce mot me parait trop connoté pour des parents sans religion. A vos réflexions, l‘Académie française !

Enfin, pour être tout à fait transparente avec vous, j’ai découvert ce livre dans le cadre de mon travail au service d’un diffuseur de livres religieux : Théodiff . Son auteur, Christian de Cacqueray est venu le présenter en réunion de travail pour préparer son office en librairie.

A travers ce livre de qualité qui plaît aux libraires compte tenu des derniers chiffres reçus, j’ai envie dans un prochain article de blog de vous raconter un peu les coulisses du lancement d’un livre avec ma propre expérience professionnelle dans les métiers du livre.

Retrouvez-ici d’autres articles de mon blog consacrés à la foi en Jésus.

Trois coups de cœur séries et romans qui m’aident à attendre le printemps en février

Cette année particulièrement, j’ai vraiment hâte que l’hiver se termine, qu’on jette aux oubliettes nos masques et que le printemps reprenne tous ses droits. L’an dernier, la météo nous a bien arnaqué avec un printemps lamentable et un été passé inaperçu.

D’ici là, j’hiberne comme une vieille ourse sous ma couette avec de bonnes séries et de bons livres en attendant que mon balcon soit prêt pour de longues soirées à siroter des citronnades en contemplant les couchers de soleil avec mon mari. Tout un programme à venir !

Je me rends compte que mes collègues de bureau ont regardé les mêmes séries Netflix que moi en février, signe que c’était des bons moments de détente à partager avec vous sur ce blog !

A l’ombre des magnolias, saison 2 sur Netflix.

J’ai un peu honte d’avouer que j’ai compté les jours jusqu’à la diffusion de la saison 2 le 4 février alors que je n’avais pas été tendre avec la saison 1 ici même ! Ah ces bons vieux cliffhangers, ils vous donnent envie de replonger la cuillère dans le pot de Nutella même quand vous êtes pas mal écœurée.

Alors je persiste, ce n’est pas à la hauteur de Call the midwife, The crown, Mes premières fois et Atypical. Mais c’est une petite série qui fait le job malgré ses longueurs dans les dialogues ou ces postures chrétiennes un peu trop identitaires.

J’aime suivre l’évolution de la vie de ces trois femmes, au fil de leurs soirées cocktails avec leurs tenues inspirantes pour Maddy et Helen, leurs intérieurs à la mode. C’est une vision un peu idéale de la petite ville du Sud des Etats-Unis, où racisme et délinquance semblent ne pas exister.

Comme dans la première saison, les adolescents de cette série ont l’air plus matures sentimentalement que leurs parents. Cette série montre des quadragénaires un peu blasées par leurs expériences conjugales bancales, elles rejettent les engagements sentimentaux au profit d’expériences ludiques et inédites tout en restant fleur bleue.

Mention spéciale au grand benêt qui sème des enfants partout dans la petite ville de Serenity. Cet épisode m’a vraiment sidéré, c’est l’un des grands points forts de cette saison. On aurait dit que la chanson Papaoutai de Stromae a été écrite pour lui.

Etre père est bien évidemment le thème central de cette deuxième saison, l’envie de maternité d’Helen l’illustre à la perfection. J’ai aussi bien aimé que la série développe la seconde chance que se donne le couple de Dana Sue et Ronnie. Cette chef cuistot est loin d’être un personnage que j’affectionne, la carapace qu’elle s’est forgée la rend assez antipathique. Mais ce revirement de situation est assez intéressant à suivre.

A l’ombre des magnolias est une adaptation littéraire d’une série de romans Arlequin où l’héroïne, Maddy, mère de famille admirable a une sacrée différence d’âge avec le coach Maddox, dixit Joëlle, mon homologue séries de filles. Pas sûr que j’aurais lu la série de romans tout de même.

Une fois A l’ombre des magnolias terminée, j’étais fort dépourvue. Heureusement, Netflix a fait jouer son redoutable algorithme avec Inventing Anna.

Au début, j’ai cru que c’était un documentaire (le générique me fait vaguement penser à la Joconde, va savoir pourquoi). J’avais lu l’histoire de cette fille, Anna Sorokin dans Elle dans quelques années. L’article décrivait bien le culot avec lequel elle avait arnaqué une bonne partie du gotha new-yorkais en devenant une amie bien fuyante quand il s’agissait de régler la note.

C’est une fiction librement adaptée d’une histoire vraie (c’est même mis en avant dans le générique à chaque épisode) en dix épisodes très bien structurés et tous aussi passionnants les uns que les autres. C’est une sacrée réussite tant les portraits psychologiques des personnages sont complexes et intéressants. Palme d’or à cette fameuse Anna qui fait froid dans le dos dans les trois premiers épisodes.

Elle se comporte vraiment mal avec Vivian, cette journaliste new-yorkaise qui s’intéresse à son histoire avec humanité mais aussi intérêt : avoir cet entretien exclusif lui permettrait de relancer sa carrière. C’est Vivian et Todd, l’avocat chargé de la défense d’Anna qui tiennent le beau rôle dans cette histoire.

Vivian est entourée d’une équipe de vieux routards de la presse qui vont lui donner un sacré coup de main. C’est cet hommage au journalisme d’investigation qui m’a plu dans cette série car les selfies d’une mondaine sur Instagram, ça va bien cinq minutes.

Copyright Nicole Rivelli/Netflix

C’est une série de grande qualité, très bien rythmée avec des retournements de situations passionnants. La roue tourne et les relations deviennent plus profondes quand Todd et Vivian prennent cette casse-pied de première sous leurs ailes. Car sous ses grands airs, c’est une gamine qui va se retrouver en prison une grande partie de sa vie, totalement abandonnée par ses parents restés en Allemagne.

J’ai été marquée par la scène où Todd fait la leçon à sa femme qui ne connait que le luxe et la vie facilitée par des parents présents dans son appartement de dingue à New-York : son dressing donne le vertige…

Cela a résonné avec l’une de mes lectures du mois : La villa aux étoffes, contribution de ma collègue Marine à notre future boite à livres au bureau qui verra bientôt le jour.

Malgré ses similitudes évidentes avec la série anglaise Downton Abbey, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman car il était bien écrit. Il réussit à montrer les rapports sociaux entre une jeune aristocrate et sa femme de chambre.

Elles ont parfois le même âge, imaginent comment elles pourraient devenir amies sans réaliser l’abyme sociétal qui les sépare.

Ce roman parvient à décrire ce thème incontournable de rapports sociaux entre maîtres et domestiques par des mots bien choisis, là où la série a moins de facilités sur grand écran. J’aimé que ce livre soit un gros pavé avec des rebondissements. Le fait que l’histoire se passe dans une usine de tissus en Allemagne juste avant la première guerre mondiale était un bon prétexte pour donner de la profondeur au récit.

La petite échappée dans le Montmartre des avants-gardes en 1914 à Paris m’a beaucoup plu même si c’était un peu tiré par les cheveux. Le personnage de Katharina, la plus jeune des filles de la famille est passionnant. On a envie de la secouer comme un prunier pour lui dire « Mais reviens sur terre, rends toi compte de la situation dans laquelle tu te mets au lieu de rêvasser à ce point ».

La sœur ainée, Elisabeth, est totalement aigrie car la nature ne l’a pas dotée du même physique et donc elle est dans le contrôle permanent pour ne pas perdre la face. Un roman un peu profond sur le plan psychologique et me voila ravie !

Je ne sais pas encore si je lirai la suite (c’est un peu des romans à l’eau de rose quand même malgré la dimension historique). Il y a trois autres tomes à lire en attendant la sortie du second volet de Downton Abbey.

Lire la suite de La villa aux étoffes sera toujours une meilleure détente que le roman La colline aux esclaves édité par Charleston. Ce roman qui raconte les pulsions meurtrières des maîtres sur leurs esclaves noirs quand ils avaient un pet de travers m’a donné des cauchemars. J’ai vite abandonné cette lecture même si la force des mots pour traduire l’horreur m’a épatée.

D’autres romans et séries que je vous conseille dans le blog pour attendre l’arrivée du printemps :

– Mes dix meilleures pépites trouvées sur Netflix

– Un roman aussi dépaysant qu’un trajet en Eurostar pour se retrouver dans le Sussex sur les traces d’un major anglais

Tout un été avec les personnages de Mitch Albom