Ballades architecturales à Paname #1 : L’hôtel Gaillard

Depuis que je suis allée à Lille à Toussaint, je suis en mode focus architecture médiévale… et un samedi j’ ai trouvé une pépite. Je rentrais du Noël de l’entreprise de mon mari dans le 17eme arrondissement. J’étais en poussette avec ma fille, on cherchait l’arrêt du bus 20,boulevard Malesherbes et paf…

Je tombe sur cet hôtel particulier totalement dingue !

Il s’agit d’un bâtiment néo-Renaissance construit dans les années 1878-1882 pour un collectionneur d’art médiéval. C’est une copie de l’aile Louis XII à Blois, un des plus beaux châteaux de la Loire.

A l’heure où Paris était transformé par les travaux d’urbanisme du baron Haussmann, ce mécène éclairé : Monsieur Gaillard a voulu aller à contre-courant. Il a mis à l’honneur les boiseries, les clochetons, les fenêtres à meneaux….

Bref tout ce que j’aime.

Depuis 2019, cet hôtel particulier, à deux pas du parc Montceau, est devenu la cité de l’économie. Normal pour un bâtiment de la Banque de France. C’est un musée de société à ne pas manquer. Une idée de visite qui change de l’Opéra Garnier, la tour Eiffel et tout le toutim pour ceux qui connaissent Paris par coeur…

Ils proposent même des activités pédagogiques pour les enfants comme fabriquer un billet de banque.

Si vous aimez les bâtiments médiévaux, je vous recommande également la visite de l’hôtel de Sens au métro Pont-Marie. C’est l’un des plus beaux vestiges de l’architecture civile médiévale. Il a été construit au 15eme siècle pour un riche prélat du duché de Bourgogne dans le Marais.

La reine Margot y a vécu quand le roi de France Henri IV l’a laissé tombé pour une autre femme plus vertueuse : Marie de Médicis. La légende dit que c’était la grosse fiesta tous les soirs dans cet hôtel particulier pendant son séjour.

Je connais cet endroit car la mairie de Paris l’a rénové pour y installer une superbe bibliothèque dédiée à l’histoire de l’art.

J’aime bien cette nouvelle rubrique : Ballades architecturales dans Paname… que j’ai bien envie de développer dans le blog. Le principe est simple. Depuis quinze ans, j’habite Paris et sa banlieue. Quand une architecture me cueille au coin d’une rue, je vous en ferai part pour raconter un peu son histoire et en quoi elle est exceptionnelle.

Je sais déjà que le prochain article de cette rubrique sera consacré à l’Institut d’art et d’archéologie, avenue de l’Observatoire. J’aime vraiment le spot avec son combo : jardin du Luxembourg, fontaine des quatre parties du monde et ce bâtiment hors du commun !

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– Tant pis pour l’amour, une BD qui met un gros scud à la manipulation dans nos relations.

Commencer 2023 avec un coup d’œil dans le rétroviseur de 2022 grâce à mon bujo

Comme nous avons jusqu’au 31 janvier pour se souhaiter la bonne année, j’ai décidé qu’il en serait de même pour les bilans !

2022 a filé comme une étoile filante. On peut dire que ce fut une année intense au travail mais elle a aussi été agréable à vivre pour moi avec mes proches. Je chéris cette chance et cette grâce. J’ai décidé de continuer sur ma lancée de 2021 avec un retour dans les grandes lignes sur ces moments de vie qui la rendent plus lumineuse malgré les circonstances actuelles.

En janvier, j’ai renoué avec ma passion des collages pour mettre en images ce qui m’a touchée : le lancement avec mon équipe de travail du livre La Bible manuscrite ou encore le décès soudain de Gaspard Ulliel. Sa disparition a provoqué une onde de choc dans le pays car ce n’était pas seulement un people, c’était aussi un père de famille, un fils.

Malheureusement, 2022 a eu son lot de décès tragiques et inacceptables comme la jeune Lola en octobre et tous les jeunes tués par homicides cette année.

En février, je me suis régalée à trouver pour le premier anniversaire de ma fille à l’école des petits chapeaux pointus chez Hema. On a eu la chance de pouvoir visiter la Samaritaine par un grand soleil avec mes parents. Le soir, je me suis bien détendue avec la saison 2 de A l’ombre des magnolias sur Netflix.

Mars a été un mois à la fois difficile et festif. La déclaration de guerre de la Russie à l’Ukraine a sidéré tout le monde. C’était déstabilisant de croiser deux dames ukrainiennes avec une écharpe comme drapeau à Promod. Sinon, nous avons poussé la chansonnette pour fêter le départ à la retraite de Joëlle après 38 ans de bons et loyaux services.

On en aura eu des fous rires ensemble pendant six mois au déjeuner avec une joyeuse drille pareille. J’ai aimé regarder les cerisiers en fleurs, faire découvrir à ma fille les œufs à la coque.

Le 1er avril, il neigeait à Paris et ce n’était pas un poisson d’avril. Cela ne nous a pas découragé d’aménager notre balcon. J’ai eu la chance d’assister à un enterrement d’une grande beauté par le message d’espérance transmis. C’était celui d’Alain, un homme qui aimait Jésus et qui aimait aider les autres. Il a écrit un excellent livre sur l’aide aux personnes anorexiques.

Pendant les vacances de Pâques, nous avons fait l’expérience de baby-sitter un cochon d’Inde nommé Poppy. On ne peut pas dire que ce type d’animal est dynamique ! On craignait qu’il passe l’arme à gauche bien souvent.

Avec le retour du beau temps, nous avons retrouvé nos meilleurs spots: le lac d’Enghien en pédalo, mon anniversaire avec des amis de tous horizons, ça parle anglais, français et bulgare au lac des Minimes. J’ai renoué avec un des aspects de mon métier que je préfère : tenir un stand dans un salon du livre national au Festival du livre 2022 au Grand Palais éphémère.

A Pâques, Jean-Jacques Annaud m’a épatée avec un film magistral Notre Dame brûle.

En mai, j’ai découvert une superbe librairie non loin de mon travail : Le renard doré. Plus tard dans le mois, j’ai participé à un micro-trottoir sur la place Saint Sulpice avec mes collègues sur la lecture de la Bible. Cela m’a rappelé des souvenirs quand je vivais la bas, il y a dix ans dans ma petite chambre de bonne rue de Rennes.

Début juin, nous avons été reçus comme des rois à Marseille chez Roxane et Matthieu. C’était la première fois que notre petite biche nous accompagnait et elle a beaucoup aimé son trajet en ferry boat. L’eau était délicieuse à la plage des Catalans et nous a aidé à affronter la canicule tout au long du mois de juin. La fin d’année scolaire est vite arrivée avec une kermesse du centre de loisirs inoubliable pour clôturer avec bonheur la première année d’école de notre fille !

Pour le 14 juillet, nous sommes partis pour Sagnes et Goudoulet, le village de ma grand-mère en Ardèche. Elle fêtait ses 90 ans avec sept de ses frères et sœurs. La canicule n’a pas été facile à vivre en France et les incendies qui ont ravagé la Gironde m’ont fait réfléchir.

En août, nous avons eu le grand plaisir de profiter de la visite de mon frère et sa femme avant leur départ en Australie. C’était bon de pique-niquer au lac des Minimes. Puis, nous nous sommes envolés pour la Bulgarie comme chaque année.

Les vacances se sont terminées par un très bon mariage : celui de Lina et Daniel. Ils ont quinze ans de moins que nous mais ce sont pourtant de vieux amis de longue date.

En septembre, le travail a repris sur des chapeaux de roue. J’ai eu la bonne idée de m’octroyer une jolie escale en solo au Le Touquet pour quitter l’été en douceur. Septembre a été marqué par le décès de la reine Elisabeth II. Mieux que ses chapeaux pas possibles et ses tenues chatoyantes, c’était une femme qui gouvernait en donnant une grande place à sa foi chrétienne. D’ailleurs, l’aéroport du Touquet a pris son nom en hommage à ses 70 ans de règne.

La rentrée des classes en petite section s’est très bien passée. Notre petite musicienne aime son activité éveil musical avec passion. Elle retient une quinzaine de chansons avec beaucoup de malice.

En octobre, lasse de tourner en rond dans les boutiques, j’ai exploré Vinted pour trouver un manteau Gisèle sold out chez Promod (mais pas assez chaud) et des tennis Gola liberty (introuvables en première main partout en Europe). Puis je me suis régalée à travailler avec ma collègue Coco pour organiser le lancement du livre jeunesse Petit robot vert au temple du Marais.

Octobre s’est terminé merveilleusement bien par un voyage avec beaucoup de soleil à Lille !

On pourra dire que j’aurais vu du pays en novembre. On a joué aux touristes avec la visite de nos cousins de Grenoble. C’était un plaisir de circuler en bateaux-mouches en famille. On leur a fait découvrir le jardin public parisien par excellence : celui du palais Galliéra.

Côté famille, Ugo et Ellyse nous ont annoncé une grande nouvelle : nous allons devenir oncle et tante. Puis je suis partie en Guyane pour un chouette déplacement professionnel. Ce fut un mois de novembre aux antipodes.

Enfin, décembre n’a pas été fort ensoleillé en région parisienne mais il a été détendu ! Pendant l’Avent, on a épuisé la rubrique Cherche et trouve du magazine Popy spécial Noël. Puis nous sommes partis quelques jours à Remirémont dans les Vosges. C’était bien chouette de se dépayser. Nous avons vibré avec les Bleus lors de la finale de la coupe du monde de foot avec une énorme déception pour eux.

Enfin, l’année s’est terminé avec une superbe visite de l’expo Art déco à la Cité de l’architecture et du patrimoine le 31 décembre au Trocadéro.

Retrouvez-ici mes précédents articles :

– On a testé en famille Tintin, l’aventure immersive à l’atelier des Lumières.

Une reine, être femme dans le mellah de Casablanca des années 1930.

Au revoir Monsieur Sempé

Décembre sous le signe de la détente…

… après un automne harassant. Je travaille dans une maison d’édition et on fait entrer tous les titres de Noël chez le distributeur en septembre/début octobre pour que les commandes de Noël soient expédiées dans les librairies fin octobre.

Autant vous dire que je ne me suis pas ennuyée ces précédents mois et que j’étais bien contente de pouvoir lâcher un peu de lest vers le 15 décembre quand le gros du travail a été accompli.

Quand j’étais libraire, j’aimais beaucoup m’activer dans les rayons à cette période de l’année pour conseiller les clients, les aider à trouver le cadeau qui ferait plaisir à leurs proches. Mais j’étais aussi très lasse face à cette marée humaine dans les rues de Paris, une course aux cadeaux effrénée qui rendait le mois de décembre vraiment très long…

Heureusement que j’ai été dans une bonne équipe à la librairie 7ici où l’on facturait, emballait et postait une quantité astronomique de commandes car Coco le virus parasitait Noël en 2020.

Cette année, nous avons pu faire un Secret Santa au bureau sans les masques, sans suspecter son collègue d’être cas contact et quel bien fou de retrouver ce genre de festivités malgré la lourdeur de l’actualité : l’inflation, les pénuries, les transports parisiens qui se dégradent en quelques mois….

Merci à ma Secret santa : Coraline de m’avoir offert ce qu’il me fallait (des feutres et du papier coloré) pour me détendre. Le premier week-end des vacances, j’ai dessiné en deux jours autant que ces trois derniers mois. Pas besoin de lire des livres de développement personnel plus ou moins foireux, trouvez d’abord ce qui vous détend et vous inspire !

Cela peut être faire un tour dans un magasin de loisirs créatifs : mon mari m’a offert un kit de peinture de numéro à La petite épicerie, je me suis trouvée une maison miniature à monter chez Action. J’assume tout à fait de suivre le modèle de François Pignon et ses monuments en allumettes dans Le dîner de cons

Cela peut aussi être des films ou des séries un peu décérébrées… Je me suis surprise à me régaler devant un film de Noël Netflix. Cela s’appelait The Noël diary. Une histoire d’amour sur fond de quête de ses origines et de deuil.

C’est tiré d’un roman écrit par Richard Paul Evans. Certes tous les poncifs du film de Noël étaient présents : l’histoire d’amour torturée, les bons sentiments… mais traités avec un peu plus de profondeur que d’habitude…

Dans un autre genre, j’ai honte de l’écrire mais j’ai regardé avec mon mari Quarante ans toujours puceau car je ne l’avais jamais vu et que je suis fan de Steve Carell. Je suis même arrivée à trouver des valeurs et des qualités à cette comédie bien lourdingue de Judd Apatow.

Il réussit avec talent à faire comprendre que l’engagement et la parentalité effraient plus les trentenaires que la pire des situations embarrassantes, les fesses à l’air en public. Faire le choix de la virginité dérange et constitue un vrai tabou qui permet des scènes cocasses dans le film. J’ai beaucoup aimé quand notre cher Steve accompagne la fille de sa copine à un cours d’éducation sexuelle au lycée pour se renseigner lui même…

J’avais aussi bien apprécié En cloque mode d’emploi avec Katherine Heigl… C’est l’actrice américaine emblématique des années 2000. C’est elle qui m’a donné envie de regarder Toujours là pour toi car son rôle de petite fille traumatisée par une mère hippie qui la délaisse est beaucoup plus profond que le film très niais 27 robes qu’elle a commis dix ans auparavant.

Copyright Diyah Pera/Netflix

Cette série qui raconte la trentaine d’années d’amitié de Tully et Kate est adaptée du roman La route des lucioles, que je cherche partout désespérément (pas fort Michel Lafon sur ce coup !). J’ai beaucoup aimé la saison 2 même si les très nombreux flashbacks entre l’adolescence des deux filles dans les années 1980, leur jeunesse dans les années 1990 et leur quarantaine dans les années 2020 était un peu difficile à suivre. Katherine Heigl est très talentueuse, je vous recommande cette série.

Sur Netflix, j’ai aussi aimé suivre la troisième saison d’ Emily in Paris, celle de la maturité (je blague). Ses personnages sont toujours aussi centrés mais un peu moins volages.

Le couple d’Alfie et Emily est très mignon à voir évoluer, Sylvie et Emily semblent devenir un tandem professionnel assez intéressant et surtout la manager américaine est vraiment un monstre caricatural. La manière dont elle gère sa nouvelle maternité est tout bonnement effrayante.

Les tenues d’Emily me piquent de moins en moins les yeux, elle devient de plus en plus Parisienne et surtout cette carte postale de ma ville chérie me met du baume au coeur. L’image de Paris en a pris un sacré coup depuis les confinements de 2020.

Les touristes américains sont revenus en nombre dans le quartier Latin. Je les reconnais vite quand je rentre du travail, ce sont les seuls braves à manger des steaks frites en terrasse à 17 heures. Netflix a crevé l’écran en décembre au forum des Halles avec son immense sapin au centre de la place. Visiblement, la sobriété énergique ce n’est pas leur credo…

Puis les vacances tant attendues sont enfin arrivées. Nous sommes partis trois jours en famille à Remiremont dans les Vosges. Ce fut un voyage bien agréable à la découverte d’une région de France que nous ne connaissions pas du tout. On a eu une vraie douche froide en rentrant quand la SNCF nous a annoncé que notre réveillon du 24 décembre en famille allait tomber à l’eau. Mais nous avons persévéré et nous sommes arrivés à Valence deux jours plus tôt.

L’année s’est clôturée de la plus belle des manières avec la visite de l’expo Art déco, France/Amérique du Nord le 31 décembre à la cité du patrimoine. J’ai hâte de vous partager mes impressions !

Décembre fut cette année beaucoup plus agréable à vivre que les autres années, malgré les galères dans les transports, le froid et le manque de soleil. Alors je vous en donne un peu avec cette découverte :

Un avant-gout de Noël à Remiremont dans les Vosges

Pour débuter les vacances de Noël, nous avons prévu trois jours dans les Vosges en quête de neige. Nous avons étudié tout cela sur Internet de manière très stratégique.

On ne connait pas du tout les Vosges mais quelques personnes de bon conseil nous ont recommandé cette destination bien moins chère que les Alpes et beaucoup plus proche en train : 2h40 depuis la gare de l’Est. Ce fut un choix ingénieux puisque nous avons passé un super séjour. La neige n’était pas au rendez-vous, la combinaison enfant Décathlon attendra un autre hiver mais nous nous sommes régalés.

Nous avons loué un gîte sur Booking qui s’est révélé être une super bonne idée. Une hôte vraiment gentille et habituée aux locations, un emplacement très bien situé et le confort de pouvoir faire ses courses et manger de manière beaucoup plus autonome qu’à l’hôtel. L’Ibis budget de Lille nous a guéri !

Nous sommes arrivés pile à l’heure pour la finale de la Coupe du monde : France/ Argentine à 16 heures.

Je profite de ce billet pour exprimer toute mon admiration à nos Bleus. Ils ont vraiment fait preuve d’un courage extraordinaire et d’une sacrée ténacité face à des Argentins vraiment hargneux et à la limite du fair-play. Je suis bien contente que même si la France n’a pas gagné, elle a donné des sueurs froides aux Argentins qui ont cru pendant 80 minutes que c’était plié. J’ai mon petit voisin de quatre ans qui s’appelle Léo. C’est un fan absolu de Kylian Mbappé, il a des étoiles dans les yeux quand il parle de lui… Je ne sais pas qui le gardien de but argentin fait rêver en ce moment…

On dit Gérardmé et non Gérardmer !

Lundi matin de bonne heure (9 heures, l’heure du bureau, on est des robots) , nous avons pris une navette une trentaine de minutes pour 4.50€ l’aller afin d’aller visiter le fameux lac de Gérardmer à une trentaine de kilomètres de Remiremont.

 Photo illustration VM /Jérôme HUMBRECHT

L’arrivée dans cette petite ville de 8500 habitants est assez remarquable avec ce lac majestueux. J’ai bien envie de revenir y faire un tour au mois de juin. Gérardmer c’est la capitale du linge de maison avec ses magasins d’usine Linvosges. Ce n’est pas ce qui me passionne le plus mais j’ai acheté des chaussettes Bleuforêt au Monoprix pour affronter le froid et il faut bien dire que les Vosges pèsent lourd dans l’économie et l’industrie française : les bonbons La Vosgienne en tête de gondole dans les supermarchés…

Gérardmer nous a beaucoup charmé avec son carrousel à étage, sa fontaine et son épicerie Mémé sur la place. J’ai vraiment adoré cette jolie épicerie avec plein de sucreries vintage, un espace salon de thé dans lequel je rêverai de réunir mes copines. Les hôtels avec spa et hammam m’ont aussi fait de l’œil.

Nous sommes allés nous réchauffer avec une bonne boisson chaude aux Rives du lac, une petite brasserie très bien décorée et à la carte très appétissante. Elle pourrait très bien servir de cadre à un film de Noël Netflix. Il faut dire que j’ai renoué avec ce genre cinématographique très niais. Je vous parlerai de mon coup de cœur pour The Noël diary dans un prochain article… La vue sur le lac était vraiment superbe.

La suite du séjour a filé très vite car nous restés deux nuits. Ce fut l’occasion de se balader à pied dans le joli centre-ville de Remiremont. Je regrette beaucoup les petites villes où l’on peut faire les magasins d’une traite sans se galérer dans les transports en commun. La rue principale de Rémiremont s’appelle rue Charles de Gaulle avec de beaux magasins de vêtements, des salons de thé et de décoration.

On a vu une chouette mise en scène des rois mages sur un des côtés de l’église. Dans l’est de la France, Noël est une fête importante avec ses marchés dès la Saint Nicolas, le 6 décembre. On a vraiment bien fait de venir ici à cette période de l’année.

La dernière journée a filé très vite, le temps de visiter la médiathèque municipale et surtout de se régaler à la crêperie Du fil à l’assiette. J’ai goûté une excellente galette de sarazin au Munster, la spécialité fromage dans le coin.

Un comble quand on pense que je me moquais de mes parents qui aimaient passionnément ce fromage qui sent les pieds. Ainsi qu’une galette flambée au Grand Marnier, j’étais un peu pompette à quatorze heures car le soleil de décembre tapait fort à notre table.

Ce fut d’excellentes vacances à trois avant d’aller réveillonner en famille à Privas. Nous avons eu la mauvaise surprise d’apprendre l’annulation de notre train aller pour le samedi 24 pour cause de grèves. Mais nous avons eu la chance de trouver une solution de repli.

Comme dirait Kylian Mbappé, incontournable partout dans la presse et sur les réseaux sociaux depuis cette folle finale, « nous reviendrons »… dans les Vosges. J’ai déjà repéré une luge gonflable sur le site de My nice fleet grâce au blog de Néroli

Retrouvez ici mes précédents articles consacrés à des bons moments en famille aux quatre coins de la France :

-Un week-end en famille pour Toussaint découvrir le Vieux-Lille

-Les aventures rocambolesques de Margot en Guyane

-Un avant goût de vacances d’été à Marseille au mois de juin

Un Noël en Provence au BHV… et dans mon bujo…

Cette année, je cherchais un thème original pour décorer mon bujo pour décembre et ainsi finir mon carnet 2022 en beauté. Je m’étais régalée à dessiner des sapins et des boules à neige grâce à la chaîne Youtube Les astuces de Margaux. Mais je cherchais plus original… C’est le magasin parisien BHV qui m’a donné cette idée qui me ressemble beaucoup…

J’ai étudié les arts et traditions populaires dans un musée du même nom désormais disparu, à côté de l’actuelle fondation Louis Vuitton dans le 16eme arrondissement de Paris. Désormais, le musée des arts et traditions populaire s’est délocalisé à Marseille et s’est étendu à l’Europe et à la Méditerranée : c’est le fameux MUCEM !

Moi, je viens de Valence aux portes du duché de Provence. Et je passe souvent Noël avec ma famille de Marseille qui ramène avec elle la tradition des treize desserts dont la pompe à huile. Ma tante Martine a longtemps peint à la main les santons de Provence de la marque Carbonnel.

Ma grand-mère Evelyne doit avoir une crèche avec une cinquantaine de santons. Ces traditions perdurent et séduisent même le marketing !

Carbonnel, Les calissons du roi René, Souleiado, L’Occitane … sont autant de marques présentes au BHV pour ces vitrines Noël en Provence.

J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette cigale en céramique signée Monochromic. Je regarde beaucoup les émissions de décoration sur M6 et c’est vrai que le total look provençal est un peu ringard : le combo olives, cigales et fond jaune c’est un peu trop chargé. Mais le design a cette magie avec la pureté de ses lignes de moderniser n’importe quel motif. Et la cigale c’est l’identité de la Provence !

Les becs sucrés à l’honneur en Provence

Je ne suis pas une inconditionnelle du nougat de Montélimar mais j’aime de manière éperdue le calisson et tout ce qui est à base d’amande. Je pense sérieusement à aller faire un tour au musée qui lui dédié à coté de la confiserie du roi René. Cette entreprise centenaire est basée à Aix en Provence.

Elle se réfère à un roi très apprécié, un important mécène du 15eme siècle qui a marqué de son empreinte tout son duché de Marseille à Tarascon. Si vous êtes de passage à Marseille, n’hésitez pas à grimper la tour du roi René pour avoir une vue inoubliable sur le Vieux port.

Cette confiserie très traditionnelle a sorti un beau coffret : celui des treize desserts en Provence. Il se compose de figues, de fruits secs, de nougats… Le chiffre treize est une référence au Christ et à ses apôtres. Par ailleurs, on dispose les nappes de la table de Noël par trois en référence à la Trinité.

J’aime beaucoup ces références chrétiennes, des traditions qui remontent même au 12eme siècle. D’ailleurs, en me documentant pour écrire cet article, j’ai découvert que la création de crèches provençales était un acte de rébellion.

Durant la Révolution française, les Marseillais ont trouvé une parade comme on leur interdisait de célébrer une messe de minuit. Dans la foulée, ils ont lancé une fête aux santons qui célèbre cette année ses 200 ans.

Les santons de la crèche provençale, une communauté chrétienne en miniature

Quand j’étais petite, j’adorais installer la crèche avec mon frère parce qu’on déballait les santons que ma tante avait peint à la main pour l’entreprise Carbonnel. Elle m’épatait à réussir un travail si minutieux à une cadence industrielle : j’avance le chiffre de 200 santons à peindre chaque semaine. On installait le ravi de la crèche, le maire, les anges et surtout la sainte famille car le petit Jésus est bien entendu le plus beau des santons.

Ma mère a complété la collection avec les rois mages et des chameaux. En novembre, j’ai vu une chouette crèche grandeur nature dans un centre commercial à coté de Cayenne. Je vous invite à visiter une église pour se recueillir devant une crèche car la naissance de Jésus, le Sauveur c’est la vraie bonne nouvelle qui change une vie !

Ma tante m’a fait un très chouette cadeau depuis une dizaine d’années. C’est une toute petite crèche bolivienne trouvée à la foire aux santons de Marseille. Elle est toute simple, minimaliste au possible. L’objet idéal quand je vivais dans une mini boite à chaussures de 9m².

Cela faisait un moment que j’en avais envie. Je me suis rendue compte que les régions et leur Histoire ont une vraie importance des siècles plus tard, malgré la mondialisation. Cet attachement des gens à leur région : les Flandres, la Provence m’a beaucoup inspiré cet hiver dans les pages de mon bullet journal.

Je crée une nouvelle page thématique dans ce blog que vous pouvez retrouver ici : elle est dédiée aux régions que j’aime : Paris et sa banlieue, ma patrie d’adoption depuis quinze ans, les Hauts de France car mes grands-parents maternels viennent du Pas de Calais et enfin Marseille et la Provence, Valence d’où je viens, c’est la porte de la Provence !

Cet hiver, je suis aussi allée sous le soleil de Guyane : un mois de novembre aux antipodes…

Les (rocambolesques) aventures de Margot en Guyane

Cette semaine, j’ai vécu un sacré voyage initiatique : premier déplacement professionnel lointain, premier vol long courrier, première visite sur un autre continent que ma bonne vieille Europe…et évidemment premier voyage en Guyane.

Le but de ce voyage était de mettre en place avec mes collègues guyanais et antillais de nouvelles idées pour mieux servir les librairies religieuses de la Guyane. Ce fut un déplacement professionnel très riche qui donne envie d’expérimenter des techniques de vente qui vont donner du fruit dans les mois à venir mais qui oblige aussi à surmonter de sacrés enjeux liés à la mondialisation.

Il était important de nouer des contacts, aller sur le terrain pour mieux comprendre les réalités économiques de ce métier qui me passionne depuis dix ans. Je suis très reconnaissante à mon entreprise de pouvoir vivre ceci dans mon parcours professionnel.

Découvrir autre chose que l’Hexagone à mes trente-cinq ans…

Et puis en tant que citoyenne française, j’ai découvert une France plurielle. La Guyane est le premier département d’outre mer que je visite. Quand j’étais enfant dans les années 1990, je trompais l’ennui chez mes grands-parents privadois en regardant Dimanche Martin le dimanche après-midi… Le présentateur faisait gagner des séjours en Antilles et en Guyane avec Air France et je rêvassais un peu…

Trente ans plus tard, me voici dans un vol long courrier pour Cayenne, patrie d’Henri Salvator et de Félix Eboue. Le vol en soi fut une aventure car je suis plus habituée aux charters low cost Wizz air très rudimentaires pour les vacances en Bulgarie. J’ai regardé plein de films que je n’ai pas eu le temps de voir cette année : Elvis, Downtown Abbey II, Qu’est ce qu’on a encore fait au bon Dieu 3… Je me suis amusée du format dinette des collations Air France…

Et puis je suis arrivée à Cayenne. La descente vers l’aérogare vaut le détour, ce n’est pas le moment de ronfler à côté du hublot…

Mais c’était éprouvant huit heures trente de vol dans l’avion miniature format Playmobil.

Plutôt que de raconter jour par jour mon voyage, j’ai voulu choisir un format thématique plus original. Pendant quatre jours, je n’ai visité que la Guyane urbaine : Cayenne et Kourou, tournée des librairies oblige.

Kourou et Cayenne sont les deux villes principales du département, distantes de 60 kilomètres l’une de l’autre. Il n’y a pas de routes secondaires et les embouteillages sont légions à Cayenne (j’en ai fait les frais l’avant-dernier jour, sensé être le dernier jour, sacrés ascenseurs émotionnels…).

Kourou

A Kourou, j’étais logée à l’hôtel des Roches, un hôtel au top avec piscine king size et vue sur les îles du Salut… Les seuls voisins qui me saluaient étaient des vacanciers en Guyane tandis que les employés en mission pour le centre spatial étaient sacrément mal lunés et dans leur bulle spatio-temporelle.

Notre entrepôt est hébergé avec beaucoup de dévouement par un couple d’entrepreneurs guyanais au sein d’une société d’armoires électriques. C’était vraiment passionnant de voir leur activité d’un autre secteur que le mien pour apprendre des uns et des autres.

A Kourou, j’ai visité une petite partie du centre spatial qui lance la fameuse fusée Ariane. C’était intéressant mais je ne suis pas une fana de l’espace car je suis effarée par toute la pollution et les dégâts sanitaires pour la population provoquée par cette fusée. D’accord, elle génère des milliers d’emplois mais …

Mon meilleur souvenir de Kourou, c’est cet excellent déjeuner de midi à Dzindzano, un restaurant mahorais à la cuisine savoureuse comme artisanale. Le cadre était hors du commun avec cette vue mer exceptionnelle. Je me suis régalée car c’était peu pimenté. Je ne me suis jamais aventurée auparavant à manger des accras de crevettes, un filet mignon sauce gastrique et surtout une mousse chocolat et crème sur lit de bananes écrasées.

La formule entrée plat dessert coûtait 26€ et c’était bien meilleur que les plats semi-industriels que nous avons mangé dans un restaurant plus chic quelques jours plus tard à Cayenne…

Cayenne

J’étais un peu frustrée de ne pas avoir plus de temps pour visiter le centre-ville de Cayenne mais il faut bien avouer que j’ai souffert tous les jours de l’humidité ambiante. J’ai trouvé que le soleil tapait sacrément fort en Guyane et je me réfugiais vite à l’intérieur. Les climatisations sont omniprésentes en Guyane et elles et moi ne faisons jamais bon ménage. Je les coupais la nuit et j’ai manqué d’une bonne couette.

J’ai visité les librairies Les délices de la vie, Sel et lumière ainsi que The Gift shop. Cette rencontre avec d’autres confrères du métier était vraiment enrichissante. Je me suis rendue compte à quel point un parking était indispensable pour un commerce. Le vrai défi de mon métier est de jongler avec les navires du Havre pour que les nouveautés arrivent le plus rapidement possible en Guyane et aux Antilles.

A Cayenne, j’ai vraiment aimé déjeuner au restaurant The Wood pour ses brochettes de bœuf vraiment copieuses et savoureuses. En Guyane, j’ai vraiment fait le plein de jus de fruit bien vitaminés. Ils m’ont bien aimé à tenir le bon quand je me suis réveillée tous les jours à 4h30, heure locale. Sacrée horloge biologique.

Enfin, l’heure de rentrer approche. J’ai un peu honte de raconter ma mésaventure d’hier à l’aéroport car je me suis trompée de jour avec mon billet. Je me suis présentée un jour trop tôt à l’aéroport et l’ambiance était assez électrique. Les contrôles policiers se sont intensifiés ces derniers temps à cause des trafics de drogue qui utilisent des pauvres gens comme réceptacles de drogue. Ces fameuses mules comme on les appelle. Leurs oppresseurs les appellent comme ça, ne les déshumanisons pas nous aussi.

C’était un beau voyage, confortable grâce aux bons soins de mon entreprise mais ce n’était pas un voyage insouciant et reposant. Ce genre de voyage m’a ouvert l’esprit et fait sortir de ma zone de confort. Je remercie infiniment mes collègues guyanais et antillais pour leur accueil extraordinaire. Je leur souhaite le meilleur pour développer leur activité professionnelle et la nôtre en partenariat.

La Guyane est un département luxuriant, d’une grande beauté naturelle qui doit composer avec ses réalités sociales pour pouvoir se développer économiquement. Ils ont de sacrées ressources et du talent !

Retrouvez ici mes précédents carnets de voyages :

Un week-end en famille dans le Vieux Lille pour la Toussaint

-Un avant goût de vacances à Marseille en famille

– Le bal littéraire des sardines se met à l’heure bulgare tous les étés

Ce que j’ai appris de la mode grâce à Promod, Bonobo, Camaïeu et Quai 71…

Les soldes d’été ont pris fin et il ne faut pas se leurrer, cette pratique commerciale a sacrément pris du plomb dans l’aile.

Moi qui aime varier mes tenues avec des petits accessoires à la mode, je cherche les articles soldés tout au long de l’année.

Je déteste choisir mes vêtements sur une façade d’e-shopping, c’est vraiment sinistre pour moi. Mais force est de constater que les petites boutiques de centre-ville font grise mine.

Fan sans plus de Zara mais assurément du magasin Félix Potin,140 rue de Rennes

J’ai réalisé avec grand regret qu’il n ‘y avait pas grand choix de tailles dans les boutiques physiques, on privilégie la vente en ligne, tellement imparfaite avec ses erreurs d’aiguillage dans les livraisons et ses ventes additionnelles limitées.

Alors que Camaïeu connait de grosses difficultés, j’ai eu envie de vous parler de quatre enseignes en majorité françaises qui me fournissent une garde-robe à la mode tout en étant accessible et de bonne qualité.

Promod, la marque française qui habille les femmes de toutes générations, de tous les milieux

Je m’y habille depuis que j’ai de l’argent de poche, quand j’étais lycéenne dans le centre-ville de Valence. Des fois, je regarde les étiquettes de vieux vêtements doudous que j’ai depuis dix ans et paf… Promod. J’ai pas mal délaissé cette enseigne les vingt années suivantes.

Promod est bien présent dans la plupart des centres commerciaux de banlieue parisienne. Quand je vois des tenues dans la rue portées par des femmes de tout âge, je vois des imprimés Promod. Cet hiver, j’ai flashé sur ce petit pull aux manches 3/4 tout doux et tout coloré qui m’a fait passer un sympathique hiver.

Promod est une marque française et familiale crée en 1975 par un héritier du catalogue La Redoute à Roubaix. Cette marque au nom peu original mais efficace est présente dans plus de quarante pays. Promod réussit la prouesse de démocratiser la mode française dans le monde entier.

Regardez-moi ce motif tigres trop kwaï d’un short à smocks Camaïeu !
Camaïeu, la mode à un prix accessible

J’ai aussi découvert cette enseigne dans la rue principale de Valence quand j’étais jeune. Mais je suis vraiment devenue une abonnée à Camaïeu à Paris avec mes petits salaires de job étudiant. Je suis très attachée à cette enseigne car elle m’a permis d’acheter pleins de vêtements à la mode pour me sentir bien dans mes baskets quand la bourse était un peu vide.

D’ailleurs, la première chose que j’ai fait le fameux 11 mai 2020, premier jour de déconfinement, c’est d’aller chez Camaieu, avenue de l’Opéra. Le magasin a fermé depuis.

Mon bomber colibri

Le bomber est une de mes pièces favorites dans mon dressing. C’est une pièce androgyne dérivée du blouson d’aviateur et démocratisé par des stars américaines des années 1950 et 1960.

J’ai trouvé mon premier bomber dans une petite boutique rue du Midi à Vincennes. Puis ce superbe motif colibri chez Camaïeu. Bon d’accord, il peluche pas mal mais c’est vraiment ma tenue doudou dont je n’ai vraiment pas envie de me séparer.

Bonobo ou le coton écologique de qualité

L’imprimé d’une de mes robes d’été Bonobo

Le nom de cette marque est assez original je trouve pour une marque de vêtements mais sa qualité a marqué mon vestiaire.

J’ai une dizaine de pièces de Bonobo qui résistent bien au séchoir de chez moi. Bonobo habille également mon mari et mon frère de temps à autre mais ils trouvent tout de même que cela rétrécit rapidement au fil des lavages.

J’aime bien leurs prix attractifs, leurs imprimés originaux et surtout la qualité de leur coton quand on vit à Paris, une zone à la fois humide et étouffante dans les transports.

J’ai vraiment découvert Bonobo quand j’allais rendre visite à l’équipe de la Kube à Montrouge !

Enfin, je ne pouvais pas terminer ce tour de piste de mes adresses mode favorites sans vous parler de Quai 71. J’en ai même rédigé un article tellement c’est ma boutique préférée à Paris depuis plus de quinze ans. C’est un ancien garage en plein cœur dans le Marais avec une belle mosaïque de dauphin près des cabines d’essayage.

Quai 71 et Vanessa Wu, les petites marques du Sentier qui vous rendent branchées !

Ce n’est pas le top de la qualité mais pour l’argent investi, cela tient quand même bien la route. J’aime toutes ces petites marques mode du Sentier qui m’apportent nouveauté et petite touche Parisienne qui suffisent à me mettre du baume au coeur quand l’hiver joue les prolongations en mars/avril…

Ma veste effet Chanel
que je léguerai à ma fille

Comme les bombers, j’aime les vestes un peu épaisses qui donnent une allure, je dirais même une carrure (pas de rugbyman mais de Parisienne). Combien de fois cette petite veste m’a aidée à me sentir à l’aise pour mes premiers grands évènements professionnels…

Avec ses fausses poches, elle respecte vraiment les codes du tailleur Chanel. Je m’en suis tenue à la veste mais j’admire cette pièce qui fait bourgeoise sans être mémère comme dirait Christina Cordula.

Robe Bérénice, motif Aloha chez Marie-Sixtine

Les imprimés et les matières

Cet été, j’avais repéré une superbe robe longue dans une boutique de Vincennes , Marie-Sixtine. Subjuguée par son imprimé, je suis allée l’essayer en boutique à Chatelet et ce fut la catastrophe.

La matière synthétique était tout sauf confortable quand il fait chaud. Heureusement, j’ai trouvé mon bonheur rue Mouffetard chez Chromatic avec une robe en coton fort agréable.

Je milite pour la valorisation des boutiques de centre-ville pour le lien humain irremplaçable qu’elles possèdent : des souvenirs dans un quartier, le conseil avisé des vendeurs que l’on reconnait à chaque visite…

Mon prochain challenge sera de m’intéresser plus à la mode masculine pour trouver de belles tenues à mon amoureux …

Ma tenue pour le mariage de l’été !

Retrouvez-ici mes précédents articles mode :

-Quai 71, mon coup de cœur mode

-Découvrir l’univers de Gabrielle Chanel au musée Galliera.

Je vous montre la plus grande fierté de ma décoration d’intérieur : mon bureau !

Je suis une grande lectrice de Paris Match depuis que j’ai une vingtaine d’années. Il y a une rubrique que j’affectionne particulièrement : Dans le bureau de… C’est un portrait original d’une célébrité qui en dit long sur sa personnalité à travers ses bibelots, ses meubles, ses objets souvenirs…

Alors, j’ai rangé mon bureau pour m’auto-interviewer pour cette rubrique (en attendant que Paris-Match me fasse signe…BLAGUE !).

  1. Le pêle-mêle de photos : un cadre doré, Maisons du monde

J’ai repéré cet élément de décoration dans les vlogs de Mariel, du blog de Néroli à Annecy. J’y ai accroché un vestige de mon précédent bureau : des grues violettes et dorées en origami.

C’est un cadeau souvenir d’une dame qui tenait un stand DIY avec ma chère compatriote Mapu picchu et moi même à une fête du vintage à Massy. J’y tiens car on avait bien rigolé à se prendre la pluie sous le barnum. Cela remonte à 2013 !

2. Ma grande collection de carnets Clairefontaine, Leuchtturm et cie

Bible journaling et bullet journal ont une place importante dans ma semaine car j’aime compiler mes moments de vie surtout avec les deux dernières années compliquées que nous venons de vivre.

J’essaie aussi de garder mes badges de libraire sur les salons du livre car mon métier est une passion.

Enfin, cette petite chouette est une fève qui me rappelle l’amour et la protection de Dieu sur moi. Elle vient d’une boulangerie de Fontenay-sous bois dont la vitrine a explosé à cause d’un aérosol, deux heures après que je sois passée avec ma petite fille acheter une galette des rois.

Et puis, j’adore les chouettes, j’en ai fait des quantités de broches en feutrine à mes heures perdues !

3. Mes feutres aquarellables Tombow et Lyra pour dessiner.

Je régale avec cet excellent matériel que j’ai cumulé depuis 2017. Je me fournis essentiellement chez Lavrut, passage de Choiseul dans le 2eme arrondissement. Les masking tape viennent de Hema, Monoprix, Action, Sostrene Grene…

Les cartes postales sont de la marque Marcel, elles viennent de la librairie Eyrolles, boulevard Saint-Germain. Celles de Deauville et de Trouville viennent de l’office de tourisme de Deauville, un de mes carnets de voyages récurrent.

Je suis très fière de mon collage inspiré par Eloïse bujo trouvé sur Instagram. Il faut dire que je l’ai refait au moins quatre ou cinq fois pour arriver à ce résultat grâce aux différents papiers récoltés.

J’aime bien avoir ces cartes postales près de moi, sous les yeux car j’aime beaucoup voyager en France en famille, notamment au Touquet d’où vient ma famille maternelle.

J’en profite pour remercier mes amis Randy et Liz ainsi que mon oncle Lionel pour ce superbe bureau gentiment donné. J’aime beaucoup faire de l’upcycling avec les meubles.

4. Mon petit tapis vert de découpe

Il est indispensable sur mon bureau même si je m’en sert rarement. Il me rappelle combien j’aime faire des pliages et des pop-up depuis longtemps.

J’ai réalisé de nombreuses Tour Eiffel en papier un peu comme François Pignon dans Le diner de cons (l’auto dérision c’est bon pour la santé) avec les tutos du blog Make my lemonade.

Mon bureau, c’est vraiment ma pièce préférée de mon appartement, celle où l’on regarde nos films sur vidéoprojecteur et ma petite assistante vient bricoler avec moi.

Notre dernier projet, c’est cette petite caravane en papier, DIY du film Les voisins de mes voisins sont mes voisins.

5. L’affiche du vieux Paris des années 1900, achetée à la librairie RMN Musée du Louvre

Elle a toujours été au dessus de mon bureau au film de mes déménagements. Je l’ai faite encadrée tellement que je l’aime. Je l’ai achetée lors d’un de mes jobs d’été à la librairie du musée du Louvre.

C’était un carton, on devait en recommander sans cesse. J’ai bien envie de m’en acheter une autre pour l’avoir en double (c’est fait depuis !).

Elle symbolise cette belle quinzaine d’années où je vis mon rêve d’enfant : vivre à Paris. Et comble du hasard, j’ai découvert sur une storie Instagram, que Jennifer Aniston avait la même affiche chez elle.

Retrouvez ici mes articles qui parlent de décoration et notamment le room tour de notre appartement :

-Décorer une chambre de bébé dans le thème de la forêt

-Un room tour de notre nouvel appartement

Devenir banlieusarde après quinze années à Paris

La vue depuis mon bureau

Rénover des vieux meubles de cuisine quand on peint comme un pied

Hier, notre vaste chantier de rénovation de l’appartement s’est achevé en beauté avec une seconde vie pour nos vieux placards de cuisine bien rustiques. Nous avons dû regarder une vingtaine d’épisodes de Maison à vendre sur M6 avec les architectes d’intérieur Emmanuelle Rivassoux et Sophie Ferjani.

Elles vantent les mérites d’une résine géniale pour un beau lifting de votre cuisine à moindre coup. Cela s’appelle le home staging et ça nous a permis d’économiser l’achat d’une cuisine neuve.

AVANT

TADAM !

Nous avons rénové la salle de bain, on n’a pas lésiné sur la dépense car elle en avait bien besoin. Alors dans la cuisine, même si les placards paraissent pourris de chez pourris, nous nous sommes lancés dans cette voie pour des raisons économiques et au nom de l’écologie un peu aussi. Nous avons eu la chance que les meubles avaient de jolies courbes alors que certaines parties étaient vraiment abimées et boursouflées.

Nous avons poncé les parties abimées au préalable et bouché les trous. Ensuite direction Castorama Nation, pour acheter deux résines de la marque 3V3 : du kaki pour les meubles en bois, du blanc pour la crédence carrelée. On a voulu privilégier cette marque pour ses pots de petit volume, le prix d’achat et sa facilité d’utilisation. Vous ajoutez juste un additif au début alors qu’il faut plus de préparation sophistiquée pour les autres marques.

Ma cuisine mesure 8m², un pot de 2 litres pour les meubles et de 0,75 litre pour la crédence suffisent amplement. C’est une résine très couvrante mais cela demande deux couches de peinture appliquées généreusement.

La petite faiblesse de notre grand chantier peinture est que l’on voit un peu les irrégularités des meubles malgré le ponçage. Et puis, on attend de pied ferme celui qui nous vannera en nous disant qu’on a peint comme des sagouins parce que nous sommes très fiers de notre œuvre.

Voila le résultat ! On y a ajouté des poignées de porte dorées à 4€50 pièce.

Une bonne idée que j’avais vue sur Instagram.

Quitter Paris 20eme pour Fontenay sous bois

Attention, attention on parlera beaucoup décoration d’intérieur dans ces prochains mois dans ce blog. En effet, après sept longs mois d’attente, nous allons déménager pour Fontenay sous bois et le Val de Marne. Après plus de six prorogations au compromis de vente, Dieu nous a donné un sacré coup de pouce tant la situation devenait absurde et sans beaucoup d’espoir…

Mais avant de partir, j’avais envie de rendre hommage à notre quartier, où nous avons vécu presque six ans. J’aurai toujours une tendresse particulière pour lui car c’est le lieu de la toute petite enfance de notre petite biche. Nous avons vraiment été bien entourés par notre nounou, l’ensemble de nos voisins et les gardiens de notre résidence HLM. C’est la première fois que nous restions aussi longtemps dans un quartier de Paris.

Je vous recommande les logements RIVP à Paris pour les soins apportés aux logements, le sérieux de leur personnel et la qualité du voisinage : la mixité sociale existe toujours !

Je vous propose donc une galerie photos de mes dix coins favoris du 20eme arrondissement :

La vue depuis ma cuisine vers les Mercuriales à Bagnolet.

Pendant les deux confinements, j’ai eu tout le loisir d’en admirer la vue. J’ai bien aimé cette fenêtre vers l’horizon avec la beauté des arbres au printemps et en automne. On se croyait un peu à New-York. Ma petite cuisine me manquera !

La vue depuis le square Séverine

Un square en hauteur et peu bruyant malgré la proximité du périphérique. Chapeau bas à la mairie du 20eme arrondissement pour tous ses parcs et jardins bien entretenus malgré les rats inévitables à Paris. C’était notre spot tous les week-ends jusqu’à la fermeture du parc et j’aimais voir les couchers de soleil du dimanche soir sur les maisons de La campagne à Paris.

La campagne à Paris.

En écrivant cet article, j’ai découvert que c’est un pasteur protestant Sully Lombard qui a crée cet espace pavillonnaire vers 1907 pour loger les foyers les plus modestes, face à la crise du logement. Il se trouve que c’était le pasteur de l’église protestante de Belleville (mon église !) Face à la Grande guerre et à la crise économique qui suivit la première guerre mondiale, les premières maisons ont été construites vers 1926. Ce sont des maisons qui valent aujourd’hui un million d’euros en moyenne ! Les temps changent.

Droits réservés. Un jour de plus à Paris

C’est un très beau lotissement de maisons en meulière qui tranchent avec les immeubles années 1930 du quartier. Stéphane Plaza y a tourné le générique de l’émission Maison à vendre sur M6 si vous y faites attention. Un havre de paix où les promeneurs du quartier viennent le dimanche arpenter les pavés des allées.

Le square Debrousse, rue de Bagnolet

De loin, mon parc favori pour la beauté de ses arbres en automne et sa fontaine tellement reposante pour l’esprit en ces temps difficiles. Ce square me manquera énormément pour tous les bons souvenirs là-bas : les parties de molky avec nos copains, les premières descentes de ma fille, les anniversaires des enfants qui débordent sur les pelouses…

La statue d’Edith Piaf sur sa place attitrée rue Belgrand, Paris 20eme avec une couverture de survie après la Nuit solidaire

La statue d’Edith Piaf sur sa place

Contrairement à sa légende, Edith n’est pas née sur un trottoir de la rue de Belleville mais bien comme tout le monde à l’hôpital Tenon. J’aime énormément la sculpture publique et cette statue est très réussie. C’est une place très sympathique du quartier.

La traverse de Charonne entre Porte de Vincennes et Gambetta

Cette petite navette m’a vraiment arrangée la vie pendant les fameuses grèves de transport de décembre 2019. Elle m’a épargné du stress et trois kilomètres à pied au pas de course pour aller récupérer ma fille le soir. Je l’appelle la Batmobile parce qu’elle va assez vite n’empêche. C’est le moyen privilégié par les personnes âgées pour se déplacer dans le quartier. Alors s’il vous plait la mairie, sauvegardez cette traverse vraiment utile !

La frise du MK2 Gambetta et son parc tout proche

Je ne suis pas très fan de la place Gambetta car sa rénovation est un vrai raté, c’est bruyant et embouteillé. Heureusement, la mairie du 20eme et son architecture lui sauve la mise. J’aime beaucoup son petit cinéma MK2, pas encore trop cher et sa frise Art déco si originale.

J’aime bien les serres du parc à proximité de l’hôpital Tenon. Mais c’est un lieu à fuir car beaucoup trop bruyant.

Le restaurant Au fond du jardin, rue Pelleport

Notre lieu de sociabilités favori. Nous allons vraiment regretter cette chouette terrasse urbaine où nous avons vécu pleins de bons moments avec nos amis. Les pizzas valent le détour, le personnel est sympathique. Nous y avons fêté le premier anniversaire de notre fille. Un souvenir inoubliable.

Le parc Martin Nadaud

J’aime beaucoup ce square en hauteur avec une belle vue sur le cimetière du Père Lachaise mais il est malheureusement trop petit pour tous les enfants du quartier. Le 20eme arrondissement est le plus peuplé de Paris ! Tout près, je vous recommande la bibliothèque Sorbier et La Bellevilloise. Plus loin, c’est Ménilmontant, un quartier aussi sympathique mais ce n’est plus chez nous déjà !

Le street art avec la devise de la ville de Paris, rue Belgrand

C’est un petit carreau de faïence contre un mur, pas facile à repérer. Je l’aime bien pour sa devise « Fluctuat nec mergitur » : « Il est battu par les flots mais ne sombre pas ».

Cette devise a été affichée en très grand sur la place de la République après les attentats de 2015. Elle a du sens pour moi.

Quitter notre quartier n’est pas une démarche évidente. Mais cet article qui fleure bon la nostalgie m’aide à passer ce cap. Il était important de parler de la porte de Bagnolet dans mon blog.

En 2021, je vous parlerai de tous les trésors du Val de Marne : Vincennes avec son zoo et son centre-ville si sympathique, les bords de Marne et ses guinguettes, les balades d’architecture pour moi et aussi de décoration intérieure car nous avons trouvé un appartement qui nous plaît. C’est un beau challenge motivant !

Retrouvez ici mon article sur les maisons en meulière du Val de Marne, notre première ballade dé confinée en mai !