Au revoir Monsieur Sempé, poète de l’enfance

Cet été, j’ai appris la disparition du dessinateur Jean-Jacques Sempé. J’aime énormément la BD de longue date et je suis capable de reconnaître son trait d’un coup d’œil sur une affiche de film (Qui a envie d’être aimé) ou une couverture de livre.

Son affiche tellement emblématique de Paris, je l’ai cherchée partout dans les boutiques du 7eme arrondissement et je l’ai trouvé à la galerie Martine Grossieaux qui le représente officiellement. Et je l’ai encadrée dans mon couloir, elle apporte une superbe touche à ma décoration.

On peut dire que Sempé est l’ambassadeur de la France à l’étranger, ses dessins de presse dans le New Yorker ou Paris sont très appréciés des touristes. Je vendais ses albums de dessins à la librairie du Musée du Louvre. Après Goscinny et Uderzo, Sempé les rejoint au paradis des dessinateurs qui compte Hergé, Walt Disney…

J’ai beaucoup écrit dans ce blog sur René Goscinny, ce génie qui a crée succès sur succès : Astérix, le petit Gaulois, Le petit Nicolas, Lucky Luke… Je travaille depuis plus de dix ans dans les métiers du livre. Astérix est une locomotive pour toute l’industrie du livre. On le voit tout de suite en volumes de ventes quand c’est une année avec un album d’Astérix.

Le petit Nicolas, c’est tout de même 300 000 ventes de livres par an (chiffres de Livres Hebdo et Actualitté), 15 millions d’exemplaires vendus depuis 1956 dans 45 pays…

En 2014, j’avais écrit un article sur une exposition dédiée au Petit Nicolas qui se déroulait dans la mairie du 4eme arrondissement. J’ai ainsi pu mesurer l’attachement de milliers de lecteurs pour ce petit écolier des années 1950.

Quel plus bel hommage à Sempé que ce beau film récompensé au festival d’Annecy et présenté au festival de Cannes?

Plus qu’un film d’animation pour gosses, c’est un moment de communion familiale autour d’une œuvre littéraire que l’on se transmet de générations en générations. Dans de nombreuses maisons de vacances, il y a des albums du Petit Nicolas, de Tintin ou d’Astérix. La nostalgie de l’école plait aux lecteurs.

Comme les souvenirs autobiographiques de Marcel Pagnol, publiés à la même époque et selon le même mode opératoire : un feuilleton dans une revue.

D’ailleurs, je garderai comme reliques mes exemplaires de La gloire de mon père et Le château de ma mère, dont les couvertures sont illustrées par Sempé.

Ce sont Alain Chabat et Laurent Lafitte qui prêtent leurs voix pour incarner René Goscinny et Jean-Jacques Sempé. Alain Chabat a commencé par dessiner des comics et c’est lui qui a réalisé la plus belle adaptation ciné d’un album de Goscinny et Uderzo : Astérix et Obélix, mission Cléopâtre.

Jean-Jacques Sempé est un dandy de Saint Germain des près. C’est lui qui trouve le prénom du petit garçon en voyant une publicité pour un caviste bien connu sur un bus. Les aventures du petit Nicolas sont un moyen de dépasser leurs traumatismes, de rechercher le bonheur. Leurs histoires personnelles me font forcément penser aux travaux de Boris Cyrulnik sur la résilience.

« Il m’est arrivé de devenir, par moments, raisonnable mais jamais adulte. »

Il faut dire que le petit Jean-Jacques a eu une enfance bien difficile. Enfant né d’une relation adultérine, son beau-père et sa mère l’élèvent tant bien que mal entre difficultés à joindre les deux bouts et relations affectives chaotiques. Il aurait pu finir loubard, il est monté à Paris pour vivre de ses dessins.

Il y rencontre René Goscinny, le bon élève de Buenos Aires. Un enfant qui a eu une enfance triste et mélancolique. Une grande partie de sa famille a été déportée dans les camps de concentration.

Sur Instagram, les hommages à Sempé pleuvaient à travers les dessins de ses pairs : l’artiste C215 et ses pochoirs, Cati Baur, Catel… Pour moi, l’héritier le plus direct du Petit Nicolas est Pico Bogue !

A quand un Découvertes Gallimard consacré à Jean-Jacques Sempé ?

Retrouvez-ici mes meilleurs articles consacrés à la BD et à la littérature jeunesse :

La famille de Brunhoff, créateurs à succès : Babar, Vogue et photo journalisme engagé.

Astérix a 60 ans, l’éternelle locomotive de l’édition française

En 2008, quand j’étudiais les métiers du livre à l’IUT, j’ai visité cette exposition patrimoniale à la BNF : Babar, Harry Potter et cie…

Le week-end de la Toussaint en famille sous le soleil de Lille

En automne, c’est la tradition ! Nous aimons profiter des derniers feux de l’été au Nord. En 2014, notre lune de miel s’est déroulée à Bruges avec 20 degrés le 1er novembre. En 2018, nous avons visité Anvers… Cette année, les prix étaient vraiment fous pour aller en Belgique. Alors, nous avons décidé d’aller visiter Lille, son beffroi, ses friteries…

Lille est une destination imbattable, merci Ouigo (60 euros aller retour pour trois personnes). Vu la beauté de cette ville-musée, c’est vraiment la honte pour moi de ne découvrir Lille qu’à trente cinq ans.

Jour 1 : Un samedi historique, record de températures automnales

On arrive vers treize heures au Ibis budget près de la porte de Gand, un hôtel fort rudimentaire mais très proche du Vieux Lille. Avant d’aller faire la sieste, nous trouvons rue de Gand, un estaminet pour manger.

Il s’appelle Le bistrot lillois. Les plats ne sont pas hyper savoureux mais le cadre et la gentillesse du personnel ont fait le reste. Rapidement, la petite cave dans laquelle nous mangions s’est remplie.

L’endroit était vraiment magnifique avec ses vieilles radios en bois. C’est comme si le grand Jacques (Brel) allait arriver d’une minute à l’autre de Bruxelles pour un récital.

Les prix avoisinent ceux de Paris pour l’addition mais on a beaucoup apprécié la belle coupe chantilly spéculoos du menu enfant qu’on s’est partagé à trois.

Après la sieste, on était requinqués pour aller flâner dans les rues piétonnes du Vieux- Lille. C’était une véritable marée humaine, le combo vacances de Toussaint + été indien au maximum : terrasses de cafés bondées même le soir.

Je me rends compte que ces deux ans de pandémie nous ont collectivement transformé. C’est à la fois compliqué et tellement grisant de se retrouver parmi autant de monde après avoir été longtemps confiné…

J’ai été subjuguée par la façade Art déco de l’Huitrière qui abrite désormais un magasin Louis Vuitton. Je vous recommande cet article de Nord découverte qui retrace son histoire beaucoup mieux que moi.

Lille est une très belle ville pour faire les magasins. Il y a un bel effort fait par la voirie pour maintenir le centre-ville piéton le plus propre possible. J’ai particulièrement aimé la rue du musée d’art et d’Histoire L’hospice comtesse : rue de la Monnaie.

Avec mon mari, on s’est émerveillé devant cette devanture. On ne saurait dire si c’est une maison ou un immeuble car il n’y a qu’un ou deux étages avec des combles. On se croirait vraiment à Delft, la ville de Vermeer avec ses vieilles fenêtres, ses petits volets carrés.

L’architecture flamande est vraiment majoritaire en Europe. C’est elle qui est choisie pour l’imaginaire de Noël dans mes boutiques favorites : Hema, Sostrene Grene

Lille d’ailleurs est très cosmopolite. Elle se trouve au carrefour de l’Europe entre le Royaume-Uni et la Belgique…Ce samedi, on entendait parler néerlandais, espagnol… Les cuisines du monde entier cohabitent : un restaurant mexicain, des spécialités portugaises, des choux à la crème bien français…

La Grand’place était un passage obligé de ce week-end. Je dois avouer que j’ai beaucoup sous-estimé cet endroit tant celle de Bruxelles m’en a mis plein les yeux… Ici, on ne peut que constater l’éclectisme architectural : la Vieille bourse Renaissance avec ses arcades italiennes et sa cour intérieure et le modernisme 20eme siècle de l’immeuble La voix du Nord construit en 1936. L’ossature métallique a été recouverte par une sculpture en pierre de faible relief.

Concevoir cette composition comme une affiche est très avant-gardiste pour l’époque. Les blasons de vingt et unes villes de la région sont entourées de treize personnages emblématiques. Le groupe allégorique qui surplombe l’édifice représente l’Artois, la Flandre et le Hainaut.

Coup de cœur pour l’office de tourisme voisin. Il est abrité dans un ancien hôtel médiéval construit par le tycoon de l’époque : le duc de Bourgogne qui y est venu seulement trois fois. C’est un bel endroit avec beaucoup de ressources documentaires et de produits dérivés pour garder un beau souvenir de sa visite. Ils organisent des tours de la ville en bus si cela vous dit !

Jour 2 : Un Dimanche pépouze tranquille sur les bords de la Deûle

Le dimanche matin, on se lève tôt car nous nous sommes promis d’aller faire un tour à la pâtisserie-salon de thé Meert, l’institution de la ville. Ils ont même des boutiques à Paris. Un gentil client quand je travaillais à la librairie 7 ici m’a offert une de leurs gaufres pour découvrir. Celles à la vanille de Madagascar sont évidemment les meilleures. Speculoos c’est pas mal non plus mais j’ai moins apprécié marrons et pistaches.

Meert se vante de compter parmi ses clients le général de Gaulle ainsi que Buffalo Bill (une vitrine raconte l’histoire de sa visite). C’est le plus beau salon de thé que j’ai jamais vu.

Ensuite, nous vous dirigeons vers la citadelle construite par Vauban. L’architecture militaire n’est pas vraiment ma tasse de thé mais je sais que Vauban s’est pas mal illustré dans le Nord de la France notamment à Montreuil sur mer, la ville natale de mon grand-père.

Le sentier de promenade de la citadelle était un bel endroit de promenade avec ses petits ruisseaux et son mini parc d’attractions semi-payant. Notre petite fille a bien profité des jeux gratuits et j’avais bien envie de faire un petit tour de bateaux électriques sur la Deûle.

L’après-midi, nous avions décidé d’aller visiter la maison natale du général de Gaulle, rue Princesse. Elle se situe dans un quartier un peu excentré et nous étions un peu déçu de ne pas trouver un joli petit café dans le coin. Nous avons dû nous rabattre sur une taverne un peu surpeuplée le dimanche après-midi. La serveuse s’était déguisée pour Halloween et elle foutait sacrément les jetons avec son œil de verre.

Je n’aime pas Halloween, c’est moche, morbide et ça ne vend pas du rêve comme Noël. Ce n’est pas du tout féerique.

Nous étions encore plus déçus quand on a compris que sans réservation, nous ne pourrions pas visiter la maison. C’est un peu de ma faute car il faut toujours vérifier un site internet d’un musée avant de s’y pointer. Je comptais sur un flyer qui annonçait visite gratuite le dimanche soir à 17 heures. Mais je reviendrai ! J’avais vu quelques jours auparavant le film De Gaulle avec Lambert Wilson et Isabelle Carré.

Lille est vraiment liée à Charles de Gaulle, surnommé le grand connétable de France. Il existe un parcours de Gaulle à travers la ville. C’est un vrai miracle que le vieux-Lille hérité de la Renaissance n’ait pas été touché par les bombardements allemands et alliés pendant la seconde guerre mondiale. Ce sont beaucoup les faubourgs de Lille et ses environs qui ont subi de lourds dégâts.

Pour une prochaine visite, j’ai bien envie de visiter Roubaix et sa fameuse piscine, la villa Cavrois à Croix… Il serait de bon ton de cesser de caricaturer les Hauts de France comme le pays des Tuches. C’est une région splendide avec des gens accueillants dans les commerces et les restaurants.

C’est aussi une région très riche qui compte de nombreux entrepreneurs comme les plus grandes fortunes de France : Bernard Arnault vient de Roubaix. Roubaix, c’est là où tout commença pour Promod, Camaïeu

Mon mari et moi avons adoré Lille et comptons bien y revenir à l’occasion du marché de Noël ou bien on envisage une journée shopping sur la journée tant c’est proche de Paris. Je regrette de constater la sous représentation touristique de Lille alors que c’est sans doute l’une des plus belles villes de France.

Une ville-musée qui entretient avec talent son passé médiéval et Renaissance !

Retrouvez ici mes précédents carnets de voyage urbains :

Bern, au pays des ours

Un avant goût de vacances à Marseille

Ma pile de livres et de films de cet automne

Cet été, j’avais pris un grand plaisir à écrire cet article. Lire des bons romans et visionner des films est une vraie détente pour moi pour m’évader l’esprit face à cette actualité plus que morose. Alors je continue sur ma lancée.

Je commence par les films car je me régale sur Netflix et grâce à la plateforme Eureka des bibliothèques du Val de Marne, j’ai même envie de retourner au cinéma même si c’est hors de prix.

Le tigre et le président avec Jacques Gamblin et André Dussolier.

Un film avec Jacques Gamblin, j’y vais les yeux fermés. C’est l’un de mes acteurs préférés. Tout son jeu d’acteur se lit sur son visage. D’ailleurs, dans ma dernière sélection de cet été, il y avait Holy Lola, un film dont il est l’acteur principal. Ce film, je suis allée le voir un dimanche matin pendant mon road trip au Touquet.

Il y avait des longueurs mais c’était une bonne réflexion sur le métier de président de la République. Pour une fois, un film porte un regard critique sur Georges Clémenceau. Il était un redoutable animal politique qui a humilié l’Allemagne avec un traité de Versailles drastique en 1920. Je connaissais l’anecdote du président de la République qui était tombé d’un train en pyjama. J’ai découvert le portrait d’un homme qui a sombré dans la folie à cause d’une fonction trop grande pour lui. Il décore à tour de bras des gueules cassées tandis que Suzanne Noël les réparait au lendemain de la première guerre mondiale.

BD A mains nues, tome 1 et 2, Leïla Slimani et Clément Oubrerie, Les arènes

Cette BD était très attendue car elle associait deux talents de BD et de littérature. J’aime vraiment les biographies historiques et cette BD a de nombreux traits communs avec Pablo, la BD dessinée par Oubrerie. J’ai découvert le style de Leïla Slimani qui apporte de la profondeur à cette femme qui a vraiment bousculé les codes.

BD L’adoption,cycle 2 : Wadji, Zidrou et Monin, 16.90€

C’est vraiment mon coup de coeur BD de cet automne. J’aime beaucoup Bambou pour ses BD de société très actuelles. D’abord, c’est un très grand format bien utile pour montrer en grand les émotions contradictoires que ressentent cette famille de bobos lillois qui adoptent un orphelin yéménite de neuf ans.

C’est un petit garçon mais il a vécu des situations extrêmes qui désarçonnent sa nouvelle famille par ses réactions. Il a perdu sa naïveté et son insouciance et on se demande qui arrivera à l’apprivoiser.

Une lecture de toute beauté qui montre les traumatismes psychologiques vécus par les migrants.

Simone, le voyage du siècle, un film d’Olivier Dahan avec Elsa Zylberstein et Rebecca Marder.

C’est le film que j’attendais le plus cette année. J’adore les biopics : Ray, Claude François, La dame de fer sur la vie de Margaret Thatcher. En France, il y a peu de films qui racontent la vie d’une femme politique… J’avais adoré La môme avec Marion Cotillard et j’ai lu plusieurs livres sur la vie exceptionnelle de Simone Veil. Quand elle défie les députés haineux qui essayent de l’intimider, je me dis que c’est un film très utile et familial pour résister contre la haine, le racisme et l’antisémitisme.

Un indien dans la ville de Hervé Palud avec Thierry Lhermitte, Patrick Timsit, Arielle Dombasle, Miou-Miou, 1994

Quel bon moment de comédie de revoir ce film ultra populaire. J’avais oublié à quel point les dialogues étaient comiques. Le thème de ce film c’est de rire des manières radicalement différentes d’élever un enfant. Pas d’adolescence dans la tribu de Mimi Sikku. Comment veux-tu faire obéir un gosse qui part trois jours chasser et manger du barracuda tout seul au coin du feu dans la jungle. Mention spéciale au duo d’acteurs Lhermitte/Timsit…

Série Detox sur Netflix avec Tiphaine Daviot et Manon Azem

J’ai découvert cette série grâce à un magazine féminin et mes deux collègues se sont bien marrées aussi. C’est l’histoire de deux cousines, des trentenaires parisiennes de mon âge qui se vautrent allégrement dans leur vie perso et pro car elles sont accros à leurs écrans.

Même leur cousin de treize ans les considère comme des ratées. J’ai beaucoup aimé le jeu de Tiphaine Daviot qui va loin dans l’excès et la caricature. Elle est ingérable, elle me rappelle Marion dans Scènes de ménages sur M6.

Oh happy day d’Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat, éditions Fleuve

C’est la suite du roman épistolaire Et je danse aussi. On retrouve Pierre-Marie et Adeline qui correspondent entre sa campagne drômoise à lui et elle à Toronto. Elle s’est mariée à Ben, un affreux jojo bien flippant qui casse des bras à tour de bras; Haletant ! Une vraie claque littéraire pour moi.

Le charmant cottage d’Amélia, Abby Clements, Pocket

Cet été j’ai bien aimé lire Les divines glaces à l’italienne d’Anna. J’ai trouvé que cette auteure de feel good écrivait avec profondeur et introspection. Il ne faut pas se fier au titre un peu nunuche de ce livre, il raconte un couple qui se délite et se confrontent à ses aspirations différentes quand ils se lancent dans la poursuite de leur rêve : la rénovation d’un cottage loin de Londres qui s’avère être un vrai taudis !

Réveil catholique, emprunts évangéliques au sein du catholicisme, Valérie Aubourg, Labor et Fides

Cet essai de sociologie m’a bien plu car il parle de pas mal de communautés spirituelles en France que je connais et comment elles prouvent que croire en Jésus en 2022 est loin d’être ringard et désuet. Depuis, j’ai découvert le compte Instagram d’Albertine de Baecker et les chansons de Vinz le Mariachi, deux catholiques qui vivent leur foi avec intensité et authenticité.

Les livres pour enfants

Gâteaux kids écrit par Juliette Lalbaltry, éditions Larousse, 9.95€

Ce livre, je l’ai découvert dans Le blog de Néroli et dans le journal gratuit 20 minutes. Je n’ai pas plus que ça envie de réaliser les recettes car les bonbons chimiques m’écœurent vite mais j’aime beaucoup regarder ce livre pour son esthétique très Instragramable ! J’aime beaucoup leur mise en scène.

Petit robot vert, Miguel Lalor, éditions Scriptura, 15€

Cet album pour les enfants à partir de 5 ans nous questionne sur notre rapport à la performance pour évaluer notre valeur. J’ai ce défaut de vouloir produire pour me prouver ce que je vaux. Plus qu’un album pour enfants, il questionne les parents sur le sens que l’on donne à ce que l’on fait. Ce livre propose une vraie réflexion philosophique.

Les réels d’Alizon sur Instragram

Cette petite nana blonde de Bordeaux je l’ai découverte par hasard sur Instagram. Ses réels de Docteur Black out ou quand elle se prend pour un commissaire de la brigade féline pour auditionner son enfant, me font hurler de rire. Mieux, ils me donnent le sourire quand le temps est bien morose. Je suis assez atterrée par les messages de rageux haters qui s’en prennent à elle car ils sont envieux. Elle fait un sacré boulot de montage et de mise en scène pour ses vlogs de voyage et ses tranches de vie. Je pense qu’elle a un bel avenir dans le stand-up !

C’ à vous animé par Babeth Lemoine et son équipe sur France 5 : Pierre Lescure, Bertrand Chameroy, Emilie Tran Nguyen…

Cette émission quotidienne est devenue le rendez-vous incontournable des chanteurs, hommes politiques ou acteurs quand ils font de la promotion ou la une de l’actualité. Je trouve qu’il y a un bon esprit dans cette bande, c’est convivial de diner avec ces chroniqueurs qui sont authentiques. On se croirait vraiment dans un vrai diner entre amis avec ses blagues, les grands éclats de rire de Babeth qui mettent à l’aise. J’ai remarqué que le cameraman faisait souvent un plan sur les jambes de Babeth en micro short et escarpins. Pas de quoi crier au sexisme non plus !

Dans un autre genre, comme Stromae, j’aime regarder Ca commence aujourd’hui, l’émission de Faustine Bollaert. Une émission lui a inspiré une chanson Fils de joie.

Au revoir Elisabeth II, ambassadrice dans le monde entier d’une culture british iconique !

Le 8 septembre dernier, nous avons vécu un moment historique digne d’un épisode de la saison 1 de The crown : la mort d’une monarque et de tout le cérémonial qui en découle. Que l’on soit en 2022 ou dans les années 1950 quand Elisabeth est montée sur le trône à 25 ans, rien ne change.

Le moment crucial où l’un des cérémoniants brise une baguette de bois pour signifier la fin de son règne m’a vraiment saisie. On se serait cru dans un roman de la série Harry Potter. C’était vraiment marquant à une époque où il n’y a plus vraiment de rites ou que l’on met aux placards tous les symboles que l’on peut.

Nous vivons une époque où tout va trop vite, mais une petite dame de 96 ans avec son sac à main et ses corgis a captivé le monde par son intemporalité. Il fallait la voir deux jours avant son décès à Balmoral, recevoir une nouvelle Première ministre Liz Truss. Chapeau Madame !

The crown n’aurait pas pu rever meilleure clap de fin.

Je ne suis ni monarchiste, ni anglaise mais c’était un moment historique fort et universel, une page s’est tournée et je me rends compte que je vieillis moi aussi. En juin dernier, c’était le jubilé de la Reine pour fêter ses 70 ans de règne. Un record qu’elle partage avec Louis XIV et la reine Victoria. Aucun président de la République n’aura marqué le 20eme siècle comme elle l’a fait.

Je suis née à la fin des années 1980 quand Lady Diana dictait les tendances mode avec ses tenues. Je regardais avec ma maman les comédies anglaises rediffusées maintes fois à la télévision : Quatre mariages et un enterrement, Coup de foudre à Nothing Hill… J’ai continué à les aimer quand j’étais étudiante : Love actually, Le journal de Bridget Jones… Toutes ont un point commun : Hugh Grant, concurrencé dans mon coeur par Colin Firth

Je n’aime pas vraiment Londres mais tous ces films et ces séries Netflix : Downton Abbey, Charlie monte le son me donneraient bien envie d’une petite visite. Quelques vlogs d’août de Lena situations s’y déroulaient, notamment un dans un grand magasin de jouets.

J’adore la vidéo où la reine tourne une scène avec l’ours Paddington. C’est vraiment un trait culturel d’un très grand pays avec une tradition littéraire : Jane Austen, Daphné du Maurier, Beatrix Potter, Peter Pan

J’ai bien envie d’aller me promener un jour dans l’un de ces grands parcs londoniens à la recherche de statues de personnages illustres. Quand j’avais neuf ans, on avait visité Londres en famille. Je me souviens des écureuils de Hyde Park. On avait voulu voir la relève de la garde bien évidemment. Il parait que Buckingham Palace est un immense palais très austère avec plus de 700 pièces mais c’est une institution en Europe.

Londres est une grande ville typiquement européenne même si elle a divorcé avec le Brexit. Elisabeth II et sa famille ont résisté à l’Allemagne pendant la seconde guerre mondiale avec une sacrée bravoure. Cette famille a refusé de se mettre à l’abri pendant les raids aériens et la jeune Lilibet a suivi une formation d’ambulancière quand elle était toute seule. Cela me rappelle une série Netflix assez géniale : Land of girls.

Dans le domaine de la musique, je n’y connais rien mais c’est certain qu’entre les Beatles, les Sex Pistols, les Rolling Stones, la culture anglaise est assez riche. Moi, j’ai des goûts musicaux beaucoup plus insipides et mainstream…

En 1998, j’avais onze ans et les Spice Girls étaient nos modèles dans la cour de récréation. Elles chantaient pas forcément très bien mais ces filles délurées qui portaient le drapeau anglais sur une robe riquiqui étaient fascinantes. Surtout quand elles étaient présentées à la reine et à sa famille. Sacré contraste.

Enfin, j’ai une amie Rachel que j’aime beaucoup parce qu’elle est typiquement anglaise alors qu’elle vit à Paris depuis dix ans. Quand je vais chez elle, on mange d’excellents gâteaux, sa décoration intérieur est à l’image de sa nationalité, elle s’habille avec des couleurs pastel et elle s’est mise à créer des bijoux, qui lui ressemblent. Cela s’appelle Trenna jewellery et c’est british tout simplement !

Dans ce blog, j’ai écrit une quinzaine d’articles sur l’Angleterre et sa culture car elle est fascinante !

Out of the box, le guide touristique des Arènes pour découvrir Londres autrement

– Un roman aussi dépaysant qu’un voyage en Eurostar : La dernière conquête du major Pettigrew

Pourquoi j’aime the Crown

La piscine de Rosemary, un roman qui rend hommage aux piscines londoniennes

-Pourquoi j’ai eu un coup de cœur pour l’autobiographie et la série Call the midwife

Regarder une image, c’est aussi apprendre à lire

La rentrée scolaire s’est relativement bien passée même si la rhinopharyngite est venue se taper l’incruste la deuxième semaine.

Nous avons appréhendé la rentrée un peu trop confiants tant notre fille était dans son élément dans sa classe de toute petite section et au centre de loisirs l’an dernier.

J’ai réalisé que les rentrées suivantes étaient source de frustration même pour les élèves de maternelle : mécontentement que les copains de l’an dernier soit dans une autre classe, perdre ses repères au porte manteau et au dortoir alors que les lieux sont les mêmes, apprivoiser la maîtresse quand l’ancienne est dans la classe d’à côté…

Heureusement, tout s’est bien passé grâce au grand professionnalisme et l’écoute des maîtresses et de la directrice. J’ai beaucoup aimé la réunion des parents avec la maitresse. Ma fille est désormais en petite section, elle va apprendre l’alphabet et à écrire son prénom cette année, reconnaître le prénom des copains aussi.

Une grande attention va être portée au livre et à la lecture, ce qui me fait sacrément plaisir en étant une ancienne libraire ! Alors j’ai voulu partager nos coups de cœur livres et dessins animés.

Chez nous, il n’y a pas de télévision mais un vidéoprojecteur pour regarder des dessins animés ensemble. C’est un moment de partage et de transmission où l’on replonge dans ses souvenirs d’enfance…

Ana Ana, Dominique Roques et Alexis Dormal (mère et fils), éditions Dargaud, 20 tomes , 7€95

Cette pépite a été une découverte grâce à un cadeau d’anniversaire de Marraine (Rebecca, reconnaissance éternelle !) Ana Ana est la petite sœur du célèbre Pico Bogue. C’est une petite fille très volontaire et très chevelue qui entraine toute sa galerie de doudous dans ses aventures. On se marre bien quand ma fille récite le nom des doudous…

Au début, j’étais très sceptique car je trouvais le dessin à l’aquarelle vraiment trop classique mais ça fonctionne vraiment bien. Ana Ana me fait penser aux aventures du Petit Nicolas de Sempé et Goscinny par les thèmes intemporels que cette première BD traite !

Dans un autre genre de dessin très classique à l’aquarelle :

Ernest et Célestine, série de 26 épisodes diffusés sur France 5 depuis 2017

Nous avons découvert ce dessin animé pas tout à fait inconnu chez Ugo et Ellyse cet hiver, à la télévision en Suisse. Une série jeunesse scénarisée par Daniel Pennac, c’est forcément bien ! A l’origine, Ernest et Célestine c’était une série d’albums jeunesse crée par Gabrielle Vincent en 1981.

On aime beaucoup la poésie de cet univers hors du temps, l’amitié un peu à contre courant entre cet ours et cette souris. Les dialogues sont très psychologues car ils n’éludent pas les petites rivalités, les défauts et les qualités des personnages. La petite souris Célestine est très perspicace, c’est un vrai petit leader qui réconcilie les autres et dénonce les injustices. Et puis surtout, il y a cette musique folklorique venue de Charabie…

Petit ours brun 3D sur Youtube : 98 000 abonnés dont moi !

J’ai une tendresse toute particulière pour lui car c’est le premier dessin animé que nous avons montré à notre fille. Je l’ai choisi car c’est ce que j’aimais quand j’avais son âge et qu’il y a plein de produits dérivés dans la presse et les magasins de jouets.

Je me suis d’ailleurs bien galérée à trouver les petites figurines. Petit ours brun existe depuis 1975, sa créatrice Claude Lebrun est décédée mais c’est toujours son illustratrice des débuts, Danièle Bour qui continue l’aventure. Ma collègue Laurène m’a donné un ancien album qui deviendra collector chez nous. Pour le dessin animé, je préfère vraiment la version 3 D qui date de 2017. Les dessins sont agréables à regarder, une grande attention est portée à la bande sonore et musicale qui rythme le dessin animé…

Mon amour, collection Grandir avec Archibald, Astrid Desbordes et Pauline Martin, Albin Michel jeunesse, 9.90€

Encore un beau cadeau de Marraine. J’ai vraiment aimé le propos de ce livre qui parle d’amour inconditionnel, de non possession avec du beau dessin qui parle à tous. J’ai découvert au dernier festival du livre de Paris à quel point Archibald était populaire, je l’ai aussi retrouvé à la maison de la presse du Touquet.

Et vous quels sont les dessins animés et les livres jeunesse que vous avez découvert ou que vous avez envie de transmettre à vos enfants ?

Retrouvez ici mes chroniques autour de la parentalité :

Des gigoteuses à la pelle

Dormir comme un marin du Vendée globe quand on devient parent

Décorer une chambre de bébé sur le thème de la forêt

J’ai fait Pékin Express en solo… je suis allée en train puis en voiture puis à pied au Touquet !

Il y a des expériences un peu dingos que j’aime tenter. Depuis que je suis maman, cela ne m’arrive plus de partir en week-end toute seule. Je voulais partir avec deux copines mais nos agendas ne se sont pas coordonnés.

Mais je voulais absolument boucler ce bel été par un dernier salut à la mer, sa vue me ressource tellement.

J’aime le Touquet car c’est le berceau de la famille de ma mère. Mes grands-parents sont enterrés à Montcavrel, à quinze kilomètres de la fameuse Canche, la rivière qui sépare Etaples du Touquet.

Le coin de détente de mon grand-père pécheur, à égalité avec le plongeoir du Touquet, où il faisait rigoler les filles dans les années 1950.

Je vous recommande Merlimont, une petite ville familiale où l’on mange d’excellentes moules frites.

Donc, je suis partie en week-end samedi dernier, quand le monde entier pleurait la reine d’Angleterre, aux kiosques à journaux, gare du Nord. La météo annonçait des averses, il a fait un temps superbe. Heureusement, vu les péripéties que j’ai vécu.

Je garde une dent contre la SNCF et la mairie du Touquet qui organisent n’importe comment les navettes vers la gare d’Etaples. J’avais déjà vécu ce genre de désagrément en famille en juin 2020 et cela devient vraiment lassant.

La prochaine fois, j’irai à Trouville , véritable station de métro parisienne dans le Calvados. Je me demande même si ce n’est pas fait exprès pour décourager les voyageurs sans voiture.

J’ai pu compter sur la gentillesse d’une dame et sa fille qui m’ont conduite jusqu’à l’aéroport à l’entrée du Touquet pour reprendre la navette. Seulement la prochaine était prévue dans seulement deux heures. Alors, j’ai pris ma valisette à deux mains pour parcourir les 3 kilomètres qui me séparaient du centre-ville.

Au début, c’était une ballade plaisante au milieu de splendides résidences secondaires aux volets clos, dans la pinède et les feuilles mortes qui annonçaient l’automne. Mais passé le rond-point du musée du Touquet, j’en ai quand même eu ma claque.

Heureusement, mon hôtel se situait à 50 mètres du front de mer et du mini-golf. Pour la modique somme de 90€, j’ai eu droit à une chambre individuelle dans une auberge de jeunesse un peu défraichie. J’hésite encore à vous conseiller l’endroit car se sécher avec les draps et les taies d’oreiller, c’était un peu light comme prestations hôtelières…

Le lit n’était pas très bon, les prestations étaient très rudimentaires pour le prix payé, les cloisons étaient fines comme du papier à cigarette (j’ai même entendu le voisin ronfler)… Mais la plage était là, toute proche. Car c’était vraiment pour elle (et faire les magasins) que je suis venue !

L’après-midi, je me suis régalée à déambuler dans les rues du centre-ville, à flâner dans les magasins de fringues et de décoration rue Saint-Jean… Cela me fait bien marrer de rentrer dans les magasins qui vendent des spa et des jacuzzis pour résidences secondaires.

Je crois que mon mari est presque ok pour notre retraite. Les commerçants sont très sympathiques dans l’ensemble même si on sentait bien que la saison était bien finie.

Le meilleur moment du week-end a été la fin de journée sur le front de mer. Le mini golf est vraiment un bon spot le samedi soir pour boire un verre avec ses amis. Je suis allée manger une bonne entrecôte sur la terrasse de l’Enduro à coté du fameux Aqualud dont le sort est en suspens.

L’esplanade qui donne sur le club de plage Joie de vivre est vraiment un bel endroit le soir, même si c’est beaucoup moins animé que la rue principale de Sozopol, en Bulgarie.

Le lendemain, la journée est passée assez vite. Je me suis régalée avec un bon film Le tigre et le président avec Jacques Gamblin et André Dussolier. La caissière du cinéma Les trois as était très accueillante, le cinéma était très chic.

Les prix concurrençaient ceux de la capitale : 10.30€ l’après midi mais le prix de la séance du matin était correct.

Le Touquet est une charmante bourgade de 4200 habitants à l’année. Cette station réputée attire plus de 250000 habitants en pleine saison, dont une clientèle majoritairement anglaise depuis ses origines au 19eme siècle. D’ailleurs, la ville a décidé il y a quelques jours de rebaptiser son aéroport en hommage à Elisabeth II.

La fin du voyage a été ternie par un sacré stress de ne pas avoir de navette pour reprendre le train. Les horaires donnés par l’office de tourisme n’étaient pas les bons et les taxis étaient tous pris d’assaut. Heureusement, la navette est arrivée à l’heure indiquée sur l’abribus et j’ai pu compter sur la solidarité de deux jeunes touristes belges qui m’ont filé 1 euro pour pouvoir la prendre.

Car bien évidemment, je n’ai jamais de cash, pensant que le sans contact est répandu partout.

Finalement, ce week-end en solo était une bonne expérience pour me rappeler mes qualités de débrouillardise et d’improvisation car c’est toujours mon mari qui organise les checkings et autres organisations de nos voyages. J’ai réussi Pékin express au Touquet mais la prochaine fois cela sera en duo avec mon numéro complémentaire !

Retrouvez-ici mes derniers carnets de voyages sur le blog :

– Un air de vacances début juin à Marseille

Voyage à Bern, au pays des ours

-Deauville / Trouville, le 21eme arrondissement parisien

Se détendre en Californie grâce aux séries Netflix…

Cet été, je me suis régalée avec deux séries Netflix dont j’attendais la suite avec impatience : Virgin river saison 4 et Never I ever saison 3. Malgré quelques longueurs, j’ai passé un bon moment de détente cet été, excellent échappatoire face à la canicule.

Regarder Virgin River sous un bon plaid avec un petit chocolat quand l’été finit…

La saison 3 m’avait moyennement emballée. Cette histoire d’embryons congelés, fruits du couple de Mel et de son mari décédé me paraissait totalement déjantée. Cela pose des questions déontologiques sur le plan éthique et dans le processus de deuil.

Copyright Netflix

Heureusement, tout rentre dans l’ordre au fil de la saison 4 et d’autres thématiques sont abordées : la rédemption dans le couple de Bree et Brady, la vulnérabilité de Hope après un accident de voiture, le stress post-traumatique des vétérans d’Afghanistan…

Tous les acteurs jouent bien même ceux qui m’énervent un peu avec leurs bons sentiments et leur patriotisme. Cette saison était passionnante à suivre avec de nombreux rebondissements et bien entendu deux bons vieux cliffhangers pour le prix d’un…

J’aime beaucoup cette série pour les beaux paysages naturels de cette série censée se dérouler dans la Californie montagneuse mais qui a été tournée au Canada… J’aime bien les terrasses de leurs petits chalets cocooning et particulièrement le personnage de Mel. Elle est attachante, authentique à mille lieux de l’héroïne inexpressive et un peu distante de la série Chesapeake shores.

Autre série contemporaine qui se déroule également en Californie, Never I ever. J’aime bien Mel mais encore Devi, la jeune lycéenne d’origine indienne, complètement barrée. Elle est drôle, d’un tempérament primesautier qui me parle beaucoup… Bon, elle fait un peu trop valser ses petits copains avec ses sautes d’humeur et ses doutes.

Se bidonner avec Trent, Eleanor, Ben, Paxton, Devi… dans Never I ever

J’aime beaucoup les scènes où on la voit en entretien thérapeutique avec sa thérapeute. Devi a seize ans, elle vient d’une famille indienne fidèle à ses traditions.

Son papa est mort brutalement alors qu’il était dans la fleur de l’âge, d’une crise cardiaque pendant un récital de musique à son lycée. C’est une série à la fois drôle et profonde qui parle du deuil, de l’engagement.

Copyright Netflix

La saison 3 parle beaucoup de leur orientation universitaire. Ils se mettent une sacrée pression pour la suite à l’image de Ben mais aussi de Paxton. C’est de loin mon personnage préféré. L’épisode où il présente des excuses à chacune de ses ex qu’il a ghosté est savoureux.

C’est lui qui évolue le plus vite alors que Devi dégringole et papillonne sur le plan sentimental. Ce sont ses doutes qui font le sel de cette série.

La relation avec sa maman évolue positivement. Sa mère était vraiment tyrannique avec elle dans la première saison. Sans vouloir spoiler la fin de la série, mère et fille vont faire preuve de solidarité quand une nouvelle amie qui n’avait pas de si bonnes intentions que ça, va cataloguer Devi dans la case « fille à problèmes ».

J’aime cette série pour ses démonstrations d’amitié, d’amour et de solidarité entre les personnages.

Dans les temps actuels, cela ne fait pas de mal…

Retrouvez-ici mes précédents articles sur mes séries Netflix préférées :

Un hymne à l’amitié envers et contre tout : Toujours là pour toi

-Grace et Frankie, les seniors crèvent l’écran

Charlie monte le son ! Un baby-sitter moderne pour recadrer une petite fille désœuvrée

Un été bien rempli : mes moments de vie du mois d’août

Je vais provoquer un tollé : d’habitude, je n’aime guère l’été. C’est trop long, c’est mort dans les rues, il fait chaud, je travaille… bref je peste à tout va. Et bien cette année, malgré les cinq ou six vagues de chaleur vécues en région parisienne cet été, j’ai beaucoup aimé la cuvée 2022.

Il faut dire que j’ai échappé à celles du 14 juillet et du 15 août en mettant les voiles sur le plateau ardéchois et en Bulgarie grâce à sa douce brise marine…

L’été avait commencé un peu en avance avec une baignade bien agréable à la plage des Catalans, début juin. Je l’avais raconté dans mes moments de vie de mai à juillet.

Début août, j’ai démarré les vacances sur les rotules. Mon frère et sa femme sont venus passer la journée avec ma fille et moi au lac des Minimes. C’est fou comme un lac artificiel apporte de l’évasion en Ile de France.

Puis, nous avons pris l’avion à Beauvais pour rejoindre notre famille bulgare (merci la mini pêche aux canards du magazine Heidi pour aider l’attente ). On a fait une halte à Shipka, dans le centre du pays avant de rejoindre la côte.

Shipka, c’est un haut lieu de l’identité collective bulgare. Ici, les Bulgares se sont débarrassés du joug ottoman en 1877. C’est un bel endroit en montagne ! Il y a aussi Buzludzha, la maison du part communiste bulgare, un monstre de gigantisme que j’ai découvert avec le film I feel good.

Les vacances se sont déroulées comme habituellement : un farniente bien agréable à Sozopol et à Bourgas en famille. On a bien apprécié de retourner faire un tour à Sofia avec notre petite fille. On est allé dans le parc du théâtre national, mon spot favori de Sofia.

Puis manger une glace chez Confetti et surtout retrouver nos copains dans une guinguette d’un parc à coté du stade de la ville. Les Bulgares sont assez balèzes en parcs municipaux : le jardin maritime de Bourgas est un paradis urbain…

Le retour en France a été assez ardu pour nos vieux corps de trentenaires. Notre petite biche de presque quatre ans nous a épaté à être exemplaire pendant huit longues heures entre aéroports, car et métro…

Mais les cartes postales des copains nous attendaient dans la boite aux lettres.

La reprise du travail a été agréable. J’ai pris les devants le samedi d’avant pour trier mes emails et préparer ma tenue pour le mariage de Lina et Daniel le vendredi.

Quelle belle fête de famille à retrouver des amis que je connais depuis plus de quinze ans dans notre superbe temple, ma maison ! Je vous recommande l’appli Wedshoots. Le nom est affreux mais le concept est malin : réunir les photos du mariage prise par vos invités.

La fête était vraiment très réussie, l’ambiance était festive puisque tout le monde n’a pas demandé son reste pour danser quand a retenti Ces soirées là de Yannick, vestige musical des années 2000… J’attendais patiemment qu’ils passent Femme like u de Kmaro mais j’attends toujours…

Mon mari a été fidèle à sa promesse de danser avec moi, je le remercie au passage. Cela se passait dans les Yvelines, accessible par l’A13, l’autoroute des vacances en Normandie. Quelle meilleure idée qu’un mariage pour clôturer l’été ?

Maintenant place à la rentrée, qui sera une autre paire de manches. Heureusement, j’ai eu l’excellente idée de me planifier un petit blogtrip au Touquet, en pèlerinage sur les lieux de mon enfance…

Retrouvez ici mes meilleurs articles #moments de vie :

-Retour sur une première année d’école

-Une journée dans le Pas de Calais pour dire au revoir à une grande dame

Les articles du blog en août :

Ce que j’ai appris de la mode grâce à Promod et Camaïeu

– Mon bilan lecture et ciné cet été

Mon bilan lecture et ciné de cet été : varier les genres et découvrir…

Cet été, j’ai pris les devants car j’ai réalisé que j’étais une véritable boulimique de lecture toute l’année : dans le RER quand je vais travailler, sur mon transat le soir depuis mon beau balcon fontenaysien et surtout à la plage au bord de la mer Noire, en famille en Bulgarie.

En Bulgarie, c’est un peu compliqué car les romans et la presse française ne courent pas les rues malgré les librairies francophiles. Alors j’ai pris deux gros pavés qui j’espère, me tiendront les deux semaines de congés. J’avais même prévu d’emprunter la liseuse Kobo de mon père mais je me suis dégonflée. Cependant, en tant que vraie lectrice, je tenterai un jour l’expérience numérique…

Les heureux élus de cet été sont :

Une grande partie de cette sélection à lire et à visionner vient de ma médiathèque à Fontenay sous bois. Je salue leur travail de qualité pour nous proposer de quoi nous évader l’esprit l’été, on sous-estime le rôle socioculturel de ces bibliothécaires : voici un article de blog qui présente leur métier.

A visionner avec une bonne glace quand la brise du soir chasse la canicule.

Holy Lola de Bertrand Tavernier en 2005 avec Isabelle Carré et Jacques Gamblin

Un couple auvergnat rejoint le Cambodge et tout un hôtel avec d’autres adoptants français pour rencontrer leur petite fille : Holy Lola. On suit leur parcours du combattant où les nerfs et les émotions sont mises à rude épreuve face à la corruption qui monnaye avec cynisme et intéressement le désir d’enfant. Je l’ai revu ces jours-ci alors que je suis devenue maman depuis et ma compréhension de leurs ressentis était indéniablement plus forte.

La lutte des classes de Michel Leclerc avec Leïla Bekti et Edouard Baer.

Je suis avec attention tous les films de Michel Leclerc, l’un des réalisateurs de ma série préférée Fais pas ci, fais pas ça car je trouve qu’il décrit avec beaucoup de justesse la société actuelle. Et puis, c’est comique mais habitant l’est parisien populaire, je pourrai me retrouver dans la situation de ces parents dans quelques années.

Un bon film poil à gratter pour questionner notre xénophobie ordinaire. J’aime beaucoup le jeu authentique et sensible de Leïla Behkti. Ne la cantonnons pas à son rôle de psychopathe mal dégrossie dans La flamme et Le flambeau

Ces deux films étaient dans ma liste à voir, j’ai hâte de regarder Antoinette dans les Cévennes, Elvis et puis Downtown abbey une nouvelle ère grâce à Eureka, la formidable plateforme numérique des bibliothèques du Val de Marne…

A lire dans un bon transat en ville, à la plage ou dans un pré qui sent bon l’herbe coupée.

Encore une fois, je salue l’initiative de tous ces maires qui développent les initiatives estivales comme Paris plages, Fontenay sous soleil ou l’été anti-rouille à Créteil. C’est très agréable de lire des revues prêtées par la médiathèque en attendant que son enfant ait fini de se dépenser sur un château gonflable.

Pour cet été, j’ai décidé de sortir de mes habitudes de lectures avec une enquête policière sur Action directe, un roman historique pendant la dictature de Franco en Espagne, un feel-good un peu plan plan mais qui décrit bien Brighton et l’Italie, un autre roman historique sur les biens artistiques spoliés aux familles juives pendant la seconde guerre mondiale et surtout le dernier roman de JC Sullivan…

Les âmes sélectives, J.C Sullivan, éditions Les escales, 23€

Je vais commencer par celui-ci car c’est celui que j’avais le plus envie de lire. Malheureusement, grosse déception. Je n’ai pas retrouvé la finesse psychologique des personnages que j’avais tant aimé dans Maine, Les liens du mariage ou encore Les anges et tous les saints. Les dialogues entre les personnages étaient soporifiques et creux.

Je ne me suis attachée à aucun des personnages tant ils respiraient le cynisme et la déprime. Cette amitié entre Elisabeth et Sam, la mère de famille et la étudiante nounou ne m’a rien apporté de fécond. D’ailleurs, cela se termine en eau de boudin entre elles. Oups, spoiler. J’ai même sauté 400 pages pour lui donner une ultime chance mais cette vision sinistre de la maternité m’a beaucoup rebutée. Mais je remercie beaucoup la maison d’édition Les escales pour l’envoi de ce livre en service de presse.

Heureusement, je me suis régalée à regarder sur Netflix le film Journal d’une baby sitter. C’est une comédie de qualité qui étudie sous un angle anthropologique les riches familles de New-York dont les rejetons pourraient s’appeler Blair, Serena ou Chuck dans Gossip girl.

Dans un tout autre genre, j’ai lu La fille de Deauville de Vanessa Schneider, éditions Grasset, 20€

Ce n’est pas un coup de cœur mais j’ai trouvé fort intéressante cette traque policière qui devient obsessionnelle pour un policier, Luigi Pareno. Ce roman raconte la trajectoire de Joëlle, une jeune fille de la haute bourgeoisie qui hait au plus haut point ses parents et d’où elle vient. Elle rallie l’autre camp, celui des violents qui abat les riches d’une balle dans la tête sans sommation, en se planquant dans un coin sombre de leurs allées privées.

Cette structure assez décousue m’a un peu déstabilisée mais elle illustre bien la perte de tous repères, cette vie clandestine et meurtrière dans laquelle se perdent les terroristes d’Action directe.

J’aime beaucoup la plume de cette journaliste judiciaire du Monde qui a réussit son coup : montrer l’errance des êtres quand ils épousent une cause idéologique violente qui mène à avoir du sang sur les mains. Ce n’était pas une lecture très joyeuse mais elle m’a permis une saine réflexion philosophique.

Puis j’ai lu Hôtel Castellana (écrit par Ruta Sepetys, Gallimard Jeunesse, 19€), un roman historique que j’avais envie de lire depuis un bon moment. Lui aussi parle d’idéologie qui enferme les gens dans la souffrance mais à l’échelle d’une dictature d’Etat.

A travers une histoire d’amour contrariée entre Ana et Daniel, on comprend toute la pesanteur psychologique vécue par des millions d’Espagnols sur plusieurs générations entre 1936 et 1975. Ils ont la vingtaine mais portent le poids du monde sur les épaules.

Il est un riche héritier texan d’origine espagnole, elle est une très jolie fille pauvre qui va se sortir toute seule du ruisseau. Ce roman passionnant et bien écrit m’a tellement parlé sur une époque noire de l’Histoire en Europe que je réfléchis à un article pour chroniquer en détail ce roman. Pour résumer, ce roman donne la parole à tout un peuple meurtri à l’image des martyrs de Guernica, immortalisés par Picasso.

Ne sous-estimez jamais la richesse de la littérature young adult, j’avais vraiment envie de rajouter à ce bilan lecture deux très bons livres que j’ai lu en juin : Angie et Souviens-toi de septembre de Marie-Aude Murail, éditions Ecole des loisirs.

Chaque tome raconte une enquête policière menée par un trio de choc : Augustin Maupetit, commissaire beau gosse de la brigade des stupéfiants, Angie sa petite voisine de quinze ans et surtout Capitaine dite Capi, le berger allemand qui renifle les containers du port pour faire tomber les trafiquants de drogue du port.

C’est une trilogie ultra contemporaine qui se déroule pendant le grand confinement, celui du printemps 2020. La France était sidérée, éloignée de ses repères. Les policiers, les infirmières à domicile continuaient de travailler tout comme les acteurs d’une économie parallèle bien connue au Havre : la drogue. Avec de l’argent facile, on corrompt les dockers pour qu’ils mettent à l’abri de la douane un container.

Ces romans racontent avec talent la lutte des classes : la bourgeoisie havraise qui vit dans les villas sur les hauteurs comme dans un tableau de Monet à Sainte-Adresse et les prolos qui vivent dans les quartiers pauvres.

Et enfin, je ne pouvais pas finir ce bilan lecture sans une chronique BD : Les beaux étés de Zidrou et Jordi Lafebre, éditions Dargaud, 35€.

J’ai découvert cette saga familiale en six tomes dans le journal gratuit de Dargaud, trouvé à la Procure (ils font tous les deux partie du groupe Média participations). C’est exactement le genre de roman graphique que j’aime lire. Cela allie nostalgie, vacances, Histoire grande et petite, souvenirs et beau dessin attachant.

Cela raconte par de nombreux flash-back le départ en vacances d’une famille belge qui attend que le père ait fini ses planches de BD pour décoller de leur Belgique pluvieuse direction le sud de la France et le soleil… Cela m’a fait pensé au film Bienvenue à Marly Gomont de Kamini qui se passe dans le même coin et à la même époque mais aussi c’est l’antithèse de Boule et Bill.

Ici, les parents Falderault sont des soixante-huitards qui s’aiment goulument devant leurs enfants, ils pratiquent une vie bohême teintée d’humour et de naturisme alors qu’on se demande ce que font les parents de Boule et Bill au lit.

J’aime beaucoup cette saga qui explique comment la génération née après guerre s’est débrouillée pour se débarrasser des traumatismes de leurs parents : l’un des grands père est un réfugié espagnol de la dictature franquiste alors que l’autre papi a travaillé au STO.

Enfin, je vais continuer sur ma lancée de l’été en me sélectionnant à nouveau sept-huit romans et films pour l’automne. Pendant mes congés d’été, on a appris le décès de Jean-Jacques Sempé, sans doute l’un des dessinateurs les plus connus et apprécié en France depuis plus de soixante ans. Il est impensable pour moi de ne pas lui rendre hommage dans ce blog dans un prochain article.

Retrouvez-ici mes derniers articles BD et romans :

-Des chroniques familiales sous forme de bulles de BD

Entretenir le devoir de mémoire en BD : Guernica, éditions La boite à bulles

-Marie Vareille, spécialiste du genre feel good et young adult

Ce que j’ai appris de la mode grâce à Promod, Bonobo, Camaïeu et Quai 71…

Les soldes d’été ont pris fin et il ne faut pas se leurrer, cette pratique commerciale a sacrément pris du plomb dans l’aile.

Moi qui aime varier mes tenues avec des petits accessoires à la mode, je cherche les articles soldés tout au long de l’année.

Je déteste choisir mes vêtements sur une façade d’e-shopping, c’est vraiment sinistre pour moi. Mais force est de constater que les petites boutiques de centre-ville font grise mine.

Fan sans plus de Zara mais assurément du magasin Félix Potin,140 rue de Rennes

J’ai réalisé avec grand regret qu’il n ‘y avait pas grand choix de tailles dans les boutiques physiques, on privilégie la vente en ligne, tellement imparfaite avec ses erreurs d’aiguillage dans les livraisons et ses ventes additionnelles limitées.

Alors que Camaïeu connait de grosses difficultés, j’ai eu envie de vous parler de quatre enseignes en majorité françaises qui me fournissent une garde-robe à la mode tout en étant accessible et de bonne qualité.

Promod, la marque française qui habille les femmes de toutes générations, de tous les milieux

Je m’y habille depuis que j’ai de l’argent de poche, quand j’étais lycéenne dans le centre-ville de Valence. Des fois, je regarde les étiquettes de vieux vêtements doudous que j’ai depuis dix ans et paf… Promod. J’ai pas mal délaissé cette enseigne les vingt années suivantes.

Promod est bien présent dans la plupart des centres commerciaux de banlieue parisienne. Quand je vois des tenues dans la rue portées par des femmes de tout âge, je vois des imprimés Promod. Cet hiver, j’ai flashé sur ce petit pull aux manches 3/4 tout doux et tout coloré qui m’a fait passer un sympathique hiver.

Promod est une marque française et familiale crée en 1975 par un héritier du catalogue La Redoute à Roubaix. Cette marque au nom peu original mais efficace est présente dans plus de quarante pays. Promod réussit la prouesse de démocratiser la mode française dans le monde entier.

Regardez-moi ce motif tigres trop kwaï d’un short à smocks Camaïeu !
Camaïeu, la mode à un prix accessible

J’ai aussi découvert cette enseigne dans la rue principale de Valence quand j’étais jeune. Mais je suis vraiment devenue une abonnée à Camaïeu à Paris avec mes petits salaires de job étudiant. Je suis très attachée à cette enseigne car elle m’a permis d’acheter pleins de vêtements à la mode pour me sentir bien dans mes baskets quand la bourse était un peu vide.

D’ailleurs, la première chose que j’ai fait le fameux 11 mai 2020, premier jour de déconfinement, c’est d’aller chez Camaieu, avenue de l’Opéra. Le magasin a fermé depuis.

Mon bomber colibri

Le bomber est une de mes pièces favorites dans mon dressing. C’est une pièce androgyne dérivée du blouson d’aviateur et démocratisé par des stars américaines des années 1950 et 1960.

J’ai trouvé mon premier bomber dans une petite boutique rue du Midi à Vincennes. Puis ce superbe motif colibri chez Camaïeu. Bon d’accord, il peluche pas mal mais c’est vraiment ma tenue doudou dont je n’ai vraiment pas envie de me séparer.

Bonobo ou le coton écologique de qualité

L’imprimé d’une de mes robes d’été Bonobo

Le nom de cette marque est assez original je trouve pour une marque de vêtements mais sa qualité a marqué mon vestiaire.

J’ai une dizaine de pièces de Bonobo qui résistent bien au séchoir de chez moi. Bonobo habille également mon mari et mon frère de temps à autre mais ils trouvent tout de même que cela rétrécit rapidement au fil des lavages.

J’aime bien leurs prix attractifs, leurs imprimés originaux et surtout la qualité de leur coton quand on vit à Paris, une zone à la fois humide et étouffante dans les transports.

J’ai vraiment découvert Bonobo quand j’allais rendre visite à l’équipe de la Kube à Montrouge !

Enfin, je ne pouvais pas terminer ce tour de piste de mes adresses mode favorites sans vous parler de Quai 71. J’en ai même rédigé un article tellement c’est ma boutique préférée à Paris depuis plus de quinze ans. C’est un ancien garage en plein cœur dans le Marais avec une belle mosaïque de dauphin près des cabines d’essayage.

Quai 71 et Vanessa Wu, les petites marques du Sentier qui vous rendent branchées !

Ce n’est pas le top de la qualité mais pour l’argent investi, cela tient quand même bien la route. J’aime toutes ces petites marques mode du Sentier qui m’apportent nouveauté et petite touche Parisienne qui suffisent à me mettre du baume au coeur quand l’hiver joue les prolongations en mars/avril…

Ma veste effet Chanel
que je léguerai à ma fille

Comme les bombers, j’aime les vestes un peu épaisses qui donnent une allure, je dirais même une carrure (pas de rugbyman mais de Parisienne). Combien de fois cette petite veste m’a aidée à me sentir à l’aise pour mes premiers grands évènements professionnels…

Avec ses fausses poches, elle respecte vraiment les codes du tailleur Chanel. Je m’en suis tenue à la veste mais j’admire cette pièce qui fait bourgeoise sans être mémère comme dirait Christina Cordula.

Robe Bérénice, motif Aloha chez Marie-Sixtine

Les imprimés et les matières

Cet été, j’avais repéré une superbe robe longue dans une boutique de Vincennes , Marie-Sixtine. Subjuguée par son imprimé, je suis allée l’essayer en boutique à Chatelet et ce fut la catastrophe.

La matière synthétique était tout sauf confortable quand il fait chaud. Heureusement, j’ai trouvé mon bonheur rue Mouffetard chez Chromatic avec une robe en coton fort agréable.

Je milite pour la valorisation des boutiques de centre-ville pour le lien humain irremplaçable qu’elles possèdent : des souvenirs dans un quartier, le conseil avisé des vendeurs que l’on reconnait à chaque visite…

Mon prochain challenge sera de m’intéresser plus à la mode masculine pour trouver de belles tenues à mon amoureux …

Ma tenue pour le mariage de l’été !

Retrouvez-ici mes précédents articles mode :

-Quai 71, mon coup de cœur mode

-Découvrir l’univers de Gabrielle Chanel au musée Galliera.