24 heures de qualité à Deauville-Trouville en famille

Dès que nous en avons su un peu plus concernant le déconfinement 2021, nous avons pris des billets de train pour aller à Trouville pendant le week-end de Pentecôte.

Nous n’avions pas quitté la région parisienne depuis le mois d’octobre 2020 et après avoir affronté le variant anglais ce printemps, il était temps de retrouver l’évasion en Normandie.

C’est drôle mais même après un énième voyage à Deauville-Trouville, j’ai encore des belles découvertes à raconter. Cette passion pour Trouville (en hiver le plus souvent) me vient de ma grand-mère Annette qui se décidait généralement un matin même à faire deux heures de route en voiture depuis Rouen pour manger des moules frites à la brasserie Les vapeurs et aller à la plage des Roches-Noires.

Depuis mon mari bulgare a adopté Deauville-Trouville comme l’un de ses coins favoris en France et j’avais envie d’emmener un jour ma petite fille faire des châteaux de sable sur la plage de Trouville comme c’était mon cas avec mon frère il y a trente ans.

La météo n’était pas géniale mais nous nous étions préparé au pire en achetant une magnifique cape de pluie chez Decathlon. On a eu le nez creux entre le dimanche midi et le lundi de Pentecôte quatorze heures pour profiter des éclaircies sur la plage au bon moment et aller se réfugier à l’hôtel, à la gare, à l’office de tourisme ou encore sous le préau des cabines de plage quand les averses pointaient le bout de leur nez.

Cela aide beaucoup quand on connait une station balnéaire par cœur pour passer 24 heures avec une petite baroudeuse (boudeuse à ses heures) de deux ans qui ne tient pas en place et qui essaye d’attraper les mouettes au risque de tomber dans le bassin Morny (j’exagère un peu…).

On a logé au Tokyo , respectable hôtel rue du Général de Gaulle non loin de la gare et du pont des Belges. Situé à un kilomètre de la plage de Trouville, ce n’était pas une chambre mémorable (c’était même miteux mais propre) mais il a fait le job : 80€ la nuit alors que les autres hôtels affichaient tous 150€ la nuit à l’annonce du déconfinement.

Pour 300€ tout compris, nous avons passé un superbe week-end en famille avec tours de manège à côté de l’hôtel Normandy à Deauville, achat de souvenirs à l’office de tourisme, huîtres et frites pour fêter la réouverture des terrasses, crêpes en famille le lendemain matin dans la fameuse rue des Bains que je connaissais peu…

C’était bien agréable ce sentiment de s’être bien débrouillés parce que la réouverture progressive des terrasses de restaurant n’était pas facile à vivre. Nous avons cherché dès 18 heures le dimanche soir où manger à Deauville : on a été très bien reçus au Café de Paris sous une grande bâche chauffée, suivant l’expérience d’autres jeunes parents…

On a rencontré une famille franco-ukrainienne venue de Paris en voiture qui a galéré pendant six heures sur la route et qui n’a jamais pu manger au restaurant de tout le long week-end à cause des longues files d’attente.

Grâce aux boulangeries et aux supermarchés, nous avons évité ce souci mais ils ont été également dévalisés. Il semblerait que la moitié de l’Île de France se soit déplacée à Trouville le week-end de Pentecôte !

J’ai trouvé que l’ambiance était assez bon enfant malgré les embouteillages et les files d’attente devant les brasseries, je pense que les gens mesuraient leur chance de pouvoir retrouver ce genre de plaisirs quotidiens.

Je n’avais envie que de Trouville pour cette visite mais mon mari a eu la bonne idée de nous emmener à Deauville après le goûter et ce fut un super moment en famille.

Nous sommes allés faire deux tours de manège dans un très beau carrousel sur le thème de Jules Verne à côté de l’hôtel Normandy et ses calèches… J’aime beaucoup les épis faîtiers en terre vernissée, typiques du Calvados.

Il y a tout un quartier de Deauville autour de la gare qui vaut le détour : la presqu’île avec son office de tourisme pour ses chouettes souvenirs , son complexe Pierre et Vacances qui a rénové l’ancien bâtiment des douanes.

On a l’habitude d’y pique-niquer avant de reprendre le train et c’est un super spot bien reposant avec un enfant.

Enfin, on s’est demandé pourquoi il y avait un grand drapeau de la Belgique à l’entrée de Trouville alors que ce sont des villes tchèques et anglaises qui sont jumelées avec elle. En passant sur le pont des Belges, j’ai compris ce sont des régiments luxembourgeois et belges qui ont libéré les deux villes le 22 et 24 août 1944. Beau symbole reconnaissant.

Retrouvez ici mes précédents carnets de voyage urbains !

Envole-moi, un film aux bons sentiments qui nous donne un souffle nouveau

La bande-annonce m’avait emballée, la lecture du dossier de presse m’avait rendue dubitative. J’avais peur d’un film aux bons sentiments, un peu plan-plan, mal joué.

Mais convaincue par le cinéma de Christophe Barratier qui ne m’a jamais déçue, l’envie de retrouver les salles obscures a été la plus forte. Et vraiment quelle bonne idée ! Ce film a bien failli me faire pleurer à trois ou quatre reprises !

Alors oui cette histoire vraie adaptée au cinéma fait tout de suite penser à Intouchables. Mais ce n’est pas un souci car l’histoire est différente.

Ici, c’est l’histoire d’un enfant qui ne peut pas avoir d’enfance ni d’adolescence comme les autres et pourtant son chirurgien l’aime tellement qu’il va lui trouver un grand frère d’adoption pour ne pas sombrer.

On ne vit plus de la même manière les scènes de rue ou de fêtes en discothèque de la même manière depuis l’épidémie de Covid 19. Le tournage de ce film a été interrompu pendant trois mois par le premier confinement. Cette joie de pouvoir se retrouver, de terminer de raconter cette histoire se ressent dans le jeu des comédiens.

C’est une histoire d’amitié, de solidarité vitale. Marcus, un préadolescent de 13 ans survit comme il peut avec une malformation cardiaque depuis sa naissance et sa vie quotidienne n’est pas très funky.

Alors que le quotidien de Thomas, 25 ans n’est fait que de fêtes et sorties bien arrosées aux crochets de son père Henri (le formidable Gérard Lanvin), un chirurgien très aisé qui a crée un lien très fort avec Marcus et sa maman.

Copyright David Koskas

La première scène du film démarre très fort, tant ce fils à papa se conduit mal. Sa désinvolture, sa nonchalance à se moquer de tout coupe le souffle. La manière dont son père va le mettre le dos au mur pour le pousser à se reprendre en mains m’a vraiment plu.

Christophe Barratier a choisi comme acteur principal Victor Belmondo, le petit-fils de Jean-Paul. Très subtilement, il parle de ces fils de… qui ont du mal à trouver leur voie car ça sera difficile d’égaler leurs parents.

Rien ne sert de chercher une ressemblance physique dans la démarche, la voix ou les expressions du visage, Victor a tracé sa propre voie artistique et visiblement il a un solide bagage dans le métier du cinéma. Il joue très bien et j’aurai plaisir à aller voir d’autres films avec lui si les sujets sont aussi intéressants qu’Envole-moi.

Le vrai jeune premier de ce film c’est Yoann Eloundou qui joue pour la première fois dans un film. Sa complicité amicale avec Thomas est au coeur du film. Gérard Lanvin, le grand chirurgien parisien comme la maman de Marcus sont des personnages secondaires.

Ce n’est pas un film triste qui cherche à faire pleurer dans les chaumières. C’est un film joyeux, lumineux dans ses dialogues qui parle d’authenticité et d’urgence de vivre.

Copyright David Koskas

Les faux semblants vécus par Thomas en boite de nuit contrastent avec les moments de vérité qu’il vit au centre de rééducation en accompagnant Marcus ou dans son appartement bien plus modeste que le sien. Avoir rencontré cet enfant grâce à l’ultimatum de son père est finalement la chance de sa vie.

Cela va même lui permettre de rencontrer l’amour alors que son oisiveté l’empêchait de tomber amoureux car les filles manquaient vite de considération pour lui une fois la supercherie constatée.

J’ai aimé ce film pour le message positif et plein d’espoir qu’il transmet à l’image d’une scène mémorable où Marcus et Thomas chantent ensemble Envole-moi de Jean-Jacques Goldman. J’ai moi aussi écouté ce cher Jean-Jacques pendant les confinements pour me donner du courage.

On redoute comment cette histoire va se terminer comme on comprend que les jours de Marcus sont suspendus. La virée de cette joyeuse équipe à La Baule pour les treize ans de Marcus est très réjouissante à regarder. Ainsi se termine le film car la vie continue pour Marcus…

Mai pluvieux mais mai heureux

Cela devient une habitude que j’aime dans ce blog : regarder dans le rétroviseur du mois.

Le premier mai, samedi férié, nous avons retrouvé au jardin des Tuileries la famille Morris, nos amis australo-anglais, les plus amoureux de Paris qu’on connaisse avec leurs trois filles formidables qui sont de supers copines de jeux pour notre petite biche.

On a fait du manège ensemble même si notre petite râleuse ne voulait pas lâcher « sa » moto.

J’ai redécouvert sous un autre jour le jardin des Tuileries tellement agréable sous ses marronniers et ses allées de sable. On reviendra pour la fête foraine cet été.

J’ai bien envie d’aller tester le salon de thé Angelina, situé rue de Rivoli. Un endroit bien touristique comme je les aime.

Début mai, j’ai lu le nouveau roman Haute saison d’Adèle Bréau, gentiment envoyé par JC Lattès. Un bon moment de lecture dans une ambiance Bienvenue à Galaswinda, darladidada, ya du soleil et des nanas… digne de nos chers Bronzés… J’étais un peu dubitative sur la manière de rendre romanesque un club de vacances que je fuirai plutôt à toutes jambes…

Je me suis régalée à chroniquer dans ce blog, le nouvel album d’Andrée Grise : Demain j’irai mieux, une chanteuse inspirée, dans la lignée d’une grande Aretha Franklin dont j’avais lu l’histoire le mois dernier : Sister soul de Jean-Luc Gadreau, éditions Ampelos.

J’ai eu quelques pépins de santé en mai, rien de bien méchant mais des migraines bien pénibles qui vous donnent des fourmillements dans les mains, des vertiges dans les rues et qui vous font lâcher le portefeuille sans crier gare.

Heureusement, deux bons Samaritains, Mathilde et Michael, fleuristes dans le 11eme, aidés par Sophie, esthéticienne de Body Minute à Saint-Germain des Près, ont retrouvé mes coordonnées pour me rendre mon porte feuille intact. Merci mon Dieu de prendre soin de moi dans mes petites et grandes étourderies.

Puis est arrivé le 19 mai, un jour très heureux pour tous malgré les averses. Je ne pensais pas à quel point les terrasses des cafés animaient les villes. C’était un vrai plaisir d’entendre à nouveau les conversations résonner dans les rues. Depuis janvier, Paris était vraiment sinistre et morose. Quel joie de revoir « Mon Louvre » rouvrir. J’en ai profité pour écrire un article sur les cinq grandes expositions qui m’ont marquée ces dernières années.

L’autocollant d’un scooter, rue de Lille, 7eme arrondissement

Le week-end de l’Ascension, nous avons eu la chance de recevoir mon frère et sa femme qui venaient de Suisse.

Au programme, pancakes pour le brunch et jeux de société… comme au bon vieux temps avec mon frère et mes cousins.

Cela m’a encouragée à écrire un article sur le fort potentiel de convivialité des jeux de société, décuplé pendant les confinements.

Ensuite, nous nous sommes préparés joyeusement pour notre périple familial attendu de très longue date à Deauville- Trouville.

On peut dire que notre expertise de cette station balnéaire a payé pour ce premier séjour à la mer de notre petite fille.

On a trouvé les bonnes planques pour éviter les averses, sortir aux bonnes heures pour pouvoir manger au restaurant et surtout venir en train pour éviter les embouteillages à rallonge de Pentecôte…

Cela m’a inspirée d’écrire un article pour donner des conseils afin de réaliser des carnets de voyages urbains pour fêter dignement ce déconfinement 2021 (on s’habitue à la longue…)

Voila, nous en avons fini avec les pluies du mois de mai. Place au mois de juin pour les retrouvailles avec nos familles, nos amis et aussi de beaux projets : je me lance dans un atelier créatif Dessiner la Bible au quotidien… le 5 juin prochain. Je suis retournée au cinéma voir Envole-moi

Bref, la vie reprend ses droits alors il faut la savourer. A l’image de ce jeune chat qui voulait venir lire avec les enfants à la médiathèque de Fontenay un samedi matin.

Retrouvez mes précédents instantanés de vie racontés dans ce blog !

Les contenus du mois d’avril 2021

Les contenus du mois de novembre 2020

Réaliser un carnet de voyages pour fêter le déconfinement

Ces derniers temps, j’ai réalisé que ce que j’aimais le plus lire dans les blogs, c’était les vlogs et les carnets de voyages. Je ne m’ennuie jamais en compagnie de Léna situations sur Youtube. Cette fille talentueuse et bosseuse a un vrai don pour mettre en scène sa ville : Paris et ses voyages au quotidien avec des belles musiques et des montages audacieux.

C’est peu dire que les carnets de voyages n’avaient pas la côte dernièrement, cantonnés dans notre rayon géographique de dix kilomètres. Mais un bullet journal sert à aussi à planifier ses rêves : le week-end de Pentecôte, nous partons tous les trois à Trouville sur mer, je planifie un voyage chez mon frère et sa femme à Bern en Suisse cet automne…

J’ai eu l’occasion de me régaler à regarder les superbes livres photos de mon amie Mapu picchu notamment celui de Lisbonne, elle réalise de très belles cartes géographiques à l’aquarelle et achète des petites miniatures avec les drapeaux des pays. Quand on a parcouru une douzaine de pays dans le monde entier, c’est très beau cette unité de carnets. Moi j’ai réalisé que le livre photo numérique ce n’était pas mon truc, j’aime bien les petits collages artisanaux au stylo à bille.

Je me suis documentée sur le carnet de voyages à la bibliothèque notamment avec ce livre très synthétique : Carnets de voyages, mode d’emploi d’Antonia Neyrins, éditions Sepia.

Il explique que le carnet est un art métis et artisanal, à mi-chemin entre le livre d’artiste et le journal intime par un libre assemblage de mots et d’images : des croquis, des collages, des photographies…

La plupart de mes carnets de voyages sont dédiés à des villes d’Europe : je suis une citadine pur jus. Rien ne me réjouit plus que découvrir le métro de Budapest et sa sculpture publique, de voir comment les gens vivent au Portugal ou en Bulgarie : comment ils gardent leur identité nationale malgré la mondialisation culturelle…

Mon meilleur carnet est celui que j’ai fait à mon retour de Budapest : mon carnet en Europe centrale. Je l’ai acheté dans un petit magasin très casual : ils ont décoré leur vitrine avec une machine à écrire Hermès verte identique à la mienne, on allait être copains assurément.

Je considère aussi le temps du voyage comme un temps de récolte, où l’on profite du moment présent. On peut se documenter avant de partir (je le fais de plus en plus souvent comme j’adore ça) et prendre des notes sur le déroulé de ses journées au brouillon. Il ne faut pas trop trainer pour commencer son carnet de voyages une fois rentré chez soi. L’auteure du livre préconise de travailler rapidement à l’instinct pour ne pas perdre sa créativité et je suis parfaitement d’accord avec elle.

Le but d’un carnet de voyages est de conserver ses émotions, en activant ses cinq sens : visuels, tactiles, olfactifs… L’équilibre de la mise en page est primordial, le ressenti personnel prime sur les descriptions sans âme. Moi qui suis une véritable passionnée des collages, je me régale à récolter des étiquettes de fruits ou de boissons, des timbres, des étiquettes et des tickets.

Cette passion remonte à très loin : mes cinq ans. Quand on s’ennuyait pendant le temps calme l’été dans la caravane, ma mère nous a montré comment compiler ses souvenirs : des images de chevaux quand on est revenu de l’hippodrome de Deauville, des tickets d’entrée de musées…

Tout repose sur la qualité de votre matériel, je vous recommande des carnets Moleskine non lignés, au lourd grammage si vous voulez dessiner au feutre ou peindre à l’aquarelle ainsi que de la colle verte Scotch sans solvant (mon outil favori pour les collages).

Avec le déconfinement, j’ai plusieurs projets carnets de voyages plus ou moins immédiats : celui de Deauville Trouville : pour un énième week-end là-bas, j’ai encore des choses à raconter. Mais aussi reconquérir tous ces quartiers de Paris que j’ai dû oublier au fil de ces confinements…

Je me lance dans un vaste projet : compiler toutes mes bonnes adresses, celles où j’ai des souvenirs de mes quinze années de vie à Paris. J’ai acheté le carnet d’adresses Paris de Zoé de las Cases, éditions Hachette. Il est très bien fait mais je bloque : c’est trop plat les coloriages, moi j’aime les collages, le volume. Je n’aime plus colorier dans les cases, j’aime prendre mes aises avec la feuille de dessin…. Alors je le personnalise à ma sauce et je découvre de nouvelles adresses grâce à elle.

Je vais en dessiner des colonnes Morris ces prochains mois…. Affaire à suivre.

Un atelier créatif autour de la Bible en présentiel début juin à Belleville à venir…

C’est l’un de mes grands projets de l’année 2021. En février dernier, j’avais été interviewée par Véronique Durand, rédactrice en chef du magazine La vie.

Elle montait un sujet sur les nouvelles manières de vivre le Carême, je lui ai raconté comment la lecture dessinée de l’Ancien testament pendant les deux confinements de 2020 m’ont aidé à relativiser les choses.

Journaliste est une vraie vocation comme médecin ou institutrice, ils sondent la société avec beaucoup de justesse et de vérité même si les gens les accueillent de plus souvent avec des œufs et des tomates depuis les manifestations des gilets jaunes.

C’est elle qui m’a encouragée à lancer ces ateliers créatifs dans les paroisses catholiques comme protestantes lors de retraites ou de week-end communautaires.

C’est une première à l’église protestante-unie de Belleville, située au 97 rue Julien Lacroix dans le 20eme arrondissement. Vous êtes conviés à un atelier créatif qui encourage à lire et étudier la Bible autrement au quotidien.

Nous en sommes venues à la même conclusion: après des mois confinés, les gens ont besoin de se retrouver au beaux jours dans un jardin paroissial pour dessiner la Bible ensemble et échanger sur ces textes qui inspirent nos vies.

Par le dessin, le collage ou encore la calligraphie, cet atelier propose des idées pour tenir un carnet quotidien et ainsi entretenir un rendez-vous chaque jour avec Dieu autour de la Bible.

Après une conférence apportée par Martine Dutertre : tenir un journal de prière, professeure d’arts plastiques en lycée de 10h à 10 h 30, nous vous proposons un atelier créatif d’une heure et demie avec Margot Dimitrov, libraire à 7ici.

Cet atelier vous proposera de commencer votre propre carnet de la Bible si la lecture de l’Ancien testament vous laisse dans l’expectative, calligraphier en format A4 un verset qui vous édifie ou encore réaliser une œuvre en groupe à partir d’un passage de la Bible.

La Bible est un livre d’une richesse spirituelle et littéraire exceptionnelle qui inspire la civilisation occidentale depuis 2000 ans dans les arts plastiques.

Le matériel de base : papier Canson, crayons de couleurs et feutres est fourni par l’église, mais vous pouvez apporter vos carnets, stylos de calligraphie, masking tape et autres…

L’entrée est libre, il est nécessaire de s’inscrire avant le 3 juin à l’adresse email atelierdessinerlabible arobase gmail point com.

Retrouvez mes précédents articles qui traitent du Bible journaling, ma nouvelle passion :

Ma meilleure routine pendant le confinement : Le Bible journaling

Dévorer l’Ancien Testament sans se décourager grâce au dessin et au Bible journaling

5 expositions marquantes dans ce blog

Le 19 mai prochain, après plus de six mois d’hibernation forcée, les musées français ré-ouvrent et c’est une vraie bonne nouvelle. C’était vraiment triste de voir chaque matin, l’esplanade de la pyramide du Louvre complètement vide, le musée d’Orsay désert.

Je compatis vraiment pour ces pauvres pick-pockets au chômage technique (je blague) et ces vendeurs à la sauvette avec leurs gadgets improbables. Même les touristes les plus insupportables me manquent… presque.

Entre deux confinements, j’ai vu une ou deux expositions parce que j’adore les musées, ils font partie de ma vie et surtout ils font le charme de Paris dans le monde entier.

Alors, je vous propose cet article qui retrace les cinq expositions qui ont fait mouche dans ce blog.

Gabrielle Chanel, manifeste de mode. Organisée pour la ré-ouverture du palais Galliera, novembre 2020

Pas de bol… je l’ai vue sur Facebook… Je devais y aller avec ma grande pote Alix, grande amatrice de vestes en tweed comme moi mais re-confinement. Merci Manu !

Le dossier de presse fut un régal de lecture. J’aime beaucoup cette couturière pour ses innovations uniques au monde même si ses opinions politiques et son attitude pendant l’Occupation me font horreur.

Cette exposition est une réussite car elle rend hommage à la spécialiste de mode d’un point de vue professionnel sans s’attarder sur son enfance très populaire, ses amants et son mauvais caractère.

C’est le meilleur service à lui rendre pour entretenir sa légende.

Exposition Louis de Funès, La cinémathèque française, juillet 2020

Cette exposition, j’y serais bien retournée encore deux ou trois fois tellement qu’elle était géniale. J’avais lu au préalable le dossier de presse comme je le fais de plus en plus régulièrement.

Il y a beaucoup d’objets exposés qui font sens : la voiture- canapé dans Fantômas, le costume d’extraterrestre de la soupe aux choux, les casques allemands de la Grande vadrouille, les extraits les plus mythiques en vidéo des aventures de Rabbi Jacob.

Une superbe exposition de société comme je les aime !

Exposition Lu, musée d’Histoire de Nantes, 2020

J’aime beaucoup les histoires d’entreprises racontées dans les expositions de société. Celle-ci raconte l’histoire d’une marque centenaire, attachée à son bassin d’emploi : Nantes.

Les différents gâteaux de la marque portent nos souvenirs d’enfance et sont des cas d’école dans le domaine du marketing. Les différents confinements ont montré l’importance de l’industrie agro-alimentaire. Quoi de mieux qu’un bon biscuit quand on déprime d’être assigné à résidence au bout du 50ieme jour de confinement ?.

René Goscinny, au-delà du rire, Musée d’art et d’histoire du judaïsme, 2017

Grâce à cette exposition, j’ai découvert ce musée que je ne connaissais pas dans le Marais. J’aime bien leur programmation qui rend hommage à quelqu’un qui a marqué les arts, l’industrie…. Par manque de temps, je n’ai pas visité l’exposition consacrée à Helena Rubinstein mais j’ai lu avec délice sa biographie, écrite par Michèle Fitoussi !

Je suis une inconditionnelle de René Goscinny, depuis l’enfance. Tous les succès littéraires qui plaisent aux enfants, c’est lui ! : Le petit Nicolas, Lucky Luke, Iznogoud, Astérix….

Il est aussi talentueux et génial que Walt Disney ou Hergé dans leur domaine. J’ai trouvé l’exposition très émouvante par sa référence subtile et retenue à la Shoah : une grande partie de sa famille a été déportée. Mais je regrette aussi que l’exposition était un peu trop intello à mon goût : Astérix, c’est vraiment populaire avec ses calembours à deux balles qui font rire la France entière.

Quand j’ai visité l’exposition, il se trouvait un groupe d’handicapés mentaux à qui on proposait une visite guidée. Par curiosité, j’écoutais leur guide et ses explications étaient un peu trop techniques et philosophiques. Alors moi, j’ai voulu écrire un article pour expliquer comment 50 ans après son premier album Astérix le Gaulois en 1959, Astérix est toujours une locomotive éditoriale qui dope les ventes des librairies à Noël !

Exposition Les Parisiens durant l’exode de 1940, musée de la Libération de Paris.

Je ne connaissais pas ce musée et j’ai voulu aller voir cette exposition qui fait écho à l’actualité : un million de Franciliens ont quitté Paris le 17 mars 2021 lors du premier confinement .

J’ai perdu en début d’année mon arrière-tante Julienne avec qui j’avais une relation de qualité et elle a vécu l’Exode, enceinte de son premier enfant accompagnée de ma grand-mère et de leur famille entre le Pas de Calais et la Touraine pendant deux mois d’insécurité totale entre mai et juillet 1940.

Cette exposition est très réussie compte tenue de la multiplicité des objets exposés : des dessins d’enfants, des panneaux pour fluidifier les flux de circulation aux portes de Paris. Quelques mois après cette exposition, nous avons retrouvé avec émotion les cartes de ravitaillement de ma grand-mère dans les albums de famille.

Enfin, je compte bien faire une visite à mes cousins marseillais dès que possible et visiter l’exposition Civilization, quelle époque au Mucem. Elle propose le regard de 120 photographes de toutes nationalités sur la société telle qu’est comprise par le plus grand nombre au 21eme siècle : quels sont nos codes culturels communs et donc globalisés !

J’ai une tendresse particulière pour ce musée car ses conservateurs ont été mes professeurs à l’Ecole du Louvre et qu’ils nous enseignaient la genèse de ce projet culturel européen.

.

Dans un prochain article, je vous listerai les biographies que j’ai lu avec plaisir !

Demain j’irai mieux, l’appel à espérer d’Andrée Grise en douze chansons lumineuses

Andrée Grise est l’une de mes chanteuses préférées actuellement. J’ai découvert sa musique et sa voix en 2017 car je suis une fan inconditionnelle du groupe québécois Héritage. Elle chantait en duo avec eux le titre La voix du Seigneur m’appelle.

Ma fille du haut de ses deux ans, lève les bras en l’air dès qu’elle entend le solo de trompette, ce chant passe en boucle chez nous.

J’ai ensuite écouté son premier album solo Une femme qui croit en toi avec ses clips sur Youtube Libre et Garder ma foi.

J’étais vraiment contente pour elle qu’elle gagne l’Angel music award de la chanson de l’année en 2017 à l’Olympia. J’ai rarement entendu un discours de remerciements aussi authentique et inspiré. Elle a expliqué qu’avec la foi, rien n’était impossible à Dieu.

Ce n’est pas une jeune chanteuse qui débute , elle a une quarantaine d’années et quatre enfants. Visiblement, des ronchons ont essayé de la décourager dans sa voie en lui affirmant que ce n’était pas gagné pour elle.

Quel beau chemin parcouru pour cette artiste qui a appris à jouer de la guitare à 35 ans et qui sort son premier album solo à quarante ans : Une femme qui croit en toi

Depuis quelques mois, nous écoutons en boucle (véridique) son CD à la librairie où je travaille : 7ici. Nous sommes quatre libraires d’âges et de goûts musicaux bien différents.

Pourtant, Demain j’irai mieux fait l’unanimité chez nous. Il est bien instrumentalisé, les douze titres forment un ensemble harmonieux et agréable. On passe une heure délicieuse en musique à écouter l’album en entier.

Il m’a fallu deux ou trois écoutes pour l’apprécier à sa juste valeur : le mariage des styles musicaux, la voix qui groove bien, les paroles inspirées par sa relation personnelle avec Dieu tellement inspirantes…

Je ne suis pas une blogueuse musique qui maîtrise les termes musicaux les plus précis. Je suis juste une petite nana qui aime passionnément la chanson française avec des textes poétiques et forts (passion transmise par ma grand-mère Annette, grande amatrice de l’émission musicale Taratata !)

Mention spéciale à la chanson Pluie d’étoiles en duo avec Youssoupha, un chanteur très médiatisé que je connais peu. Il vient du rap et sa collaboration avec Andrée Grise est vraiment très réussie.

La musique d’Andrée est à son image : métisse. On reconnaît l’influence de la musique française : Jean-Jacques Goldman en tête, Charles Aznavour, Michel Berger, Claude François, les années 1980 mais aussi la musique américaine : Michael Jackson, des sonorités antillaises et africaines, héritages de l’époque où elle chantait dans un groupe de gospel congolais (interview de l’auteur dans le magazine Yourmagazine).

Sur de nombreux points, la musique d’Andrée Grise me fait penser à celle de Stromae, mon chanteur favori.

Cérémonie des Angel music award. Droits réservés Alliance presse

Il est capable de mélanger des rythmes très différents : de la bossa nova, de la rumba sur un morceau talentueux sur toute la ligne : Tous les mêmes. Andrée Grise et Stromae sont métisses, ils savent allier culture européenne dans leurs textes (Stromae c’est l’héritier direct de Brel pour moi) avec des sonorités africaines.

Aussi Andrée Grise sait se mettre en scène dans des clips originaux et bien réalisés avec des tenues vintage très bien choisies, qui lui donnent un petit air de Minnie adorable ! Je vous dépose ici un article plus ancien sur Stromae et la mode au Bon marché, il y a quelques années.

« Demain, j’irai mieux est une proclamation de foi« 

Le mois dernier, j’ai lu la biographie d’Aretha Franklin, Sister soul écrite par Jean-Luc Gadreau, éditions Ampelos. Cet extrait du concert d’Andrée Grise dans un célèbre club de jazz montre qu’elle est une chanteuse de gospel expérimentée qui a des sacrées qualités dans le domaine de la pop soul comme Aretha.

Je suis d’autant plus sensible aux paroles de ses chants en français comme Dis moi encore que tu m’aime ou Dépose qui marquent une relation privilégiée avec son Dieu, une véritable histoire d’amour. Andrée exprime dans ses chansons ce qui est le plus beau dans la foi chrétienne : se savoir aimé inconditionnellement du Père.

Sans être ni sectaire, ni communautariste, je me rend compte que j’aime de plus en plus les chansons avec des paroles inspirées (par Dieu) et qui font sens dans ma vie. Je trouve formidable que la spiritualité chrétienne soit une grande source d’inspiration pour les artistes. Il est temps qu’ils sortent des églises pour conquérir les émissions de variétés !

Alors Nagui à quand un passage d’André Grise dans Taratata ?

Si vous voulez découvrir d’autres artistes inspirés :

Sandra Kouamé, du groupe Impact : le meilleur concert auquel j’ai assisté avec ma grande pote Vic à la Cigale !

Eux, je les connais bien, ils sont de ma famille d’Eglise :

Julia Sarr, la formidable choriste des meilleurs : Francis Cabrel, Christophe Maé qui a une belle carrière solo, c’est une belle ambassadrice du Sénégal

Samuel Olivier du collectif Cieux ouverts et son beau chant Abba Père sur l’amour de Dieu pour ses enfants.

Miser sur les jeux de société pour de bons moments de convivialité

Avec ces confinements et ces couvre-feux successifs, les jeux de société ont connu un regain d’intérêt dans lequel je me retrouve tout à fait. Je me retrouve même régulièrement à arpenter ce rayon à Auchan pour regarder quels jeux pourraient me plaire pour mon prochain cadeau de Noël ou d’anniversaire. Cet article est ouvertement un appel du pied à mon mari !

Le véritable déclic a eu lieu cet automne grâce à mon frère et ma belle-sœur Ellyse. Ils vivent en Suisse après quelques années en Allemagne et ils nous ont fait découvrir un super jeu Aventuriers du rail avec la carte des gares allemandes.

Visiblement, tout le monde connait ce jeu de société aux multiples extensions : New-York, Europe, Amsterdam, Inde, Afrique… Je pense que j’achèterai celui des gares d’Europe et j’ai bien hâte de l’inaugurer avec nos amis Jan et Roseline quand ils viendront nous rendre visite, une fois que les jeunes lions seront au lit !

J’aime beaucoup ces jeux de plateaux où l’on construit sa stratégie patiemment. Nécessairement, il faut un maître du jeu qui explique le but du jeu et des règles. C’est généralement mon frère ou mon mari qui s’y collent car ils ont des qualités pédagogiques de formateurs et une patience que je n’ai pas.

J’ai bien mis une vingtaine de minutes un peu honteuses à comprendre le principe d’Aventuriers du rail et c’est un véritable bonheur qu’il faut un peu dissimuler quand ça y est on a compris et qu’on peut véritablement commencer à jouer pour le plaisir.

Dans un autre genre, j’aime beaucoup aussi le Monopoly pour ses souvenirs géographiques : j’ai appris à connaître Paris avec le boulevard de Belleville et la rue de la Paix. C’est un jeu incontournable pour bon nombre de familles occidentales du monde entier mais je le trouve beaucoup trop capitaliste à mon goût.

Cela se corse toujours pour moi au bout de trois ou quatre tours de plateaux quand les autres prennent des risques à investir et construire des hôtels alors que je reste prostrée comme un petit écureuil prudent à toucher mes loyers sécurisants…

Une famille qui a crée son propre Monopoly local pour s’occuper en mars 2020 DR / Gilles Mandala

Je trouve que les jeux de société sont très révélateurs de notre psychologie. On discerne vite qui sont les bons et les mauvais perdants, qui a la culture de la gagne et ceux qui prennent le jeu avec philosophie.

C’est d’ailleurs l’attrait du jeu Dixit, l’un de mes jeux préférés. C’est un jeu de plateau comme un jeu de l’oie. On a chacun un petit lapin coloré qui avance sur un plateau de quarante points. Pour avancer, il faut deviner quelle carte a choisi son adversaire en fonction d’un thème qu’il définit lui même.

Cela demande de sonder un peu la psychologie de l’autre. Celui qui propose un thème a la lourde tâche de définir subtilement sa carte pour que ça soit significatif mais pas trop…Jugez par vous-même comme je suis douée pour expliquer le Dixit…J’aime énormément les illustrations de ce jeu si belles. J’ai acheté l’extension exprès pour elles.

Dans un autre genre, mon frère nous a offert le jeu Saboteur, un jeu d’équipe passionnant, fruit de parties endiablées avec nos cousins Palcoux !

Les saboteurs affrontent les chercheurs d’or pour les empêcher de rejoindre la pépite d’or par de multiples chemins. Il y a des cartes accidents et réparations pour atteindre le but un peu comme dans l’esprit du Mille bornes.

C’est un excellent jeu mais il faut être au minimum cinq pour que ça soit intéressant au niveau de la répartition des équipes.

Le Mille bornes et le Monopoly ont été des très bons jeux pour vivre de superbes moments familiaux quand on s’ennuyait ou que l’on voulait se mesurer aux plus grands.

Avec mon frère, on se souviendra à jamais de la manière « honteuse » dont mon grand cousin marseillais Matthieu nous plumait sans vergogne au Monopoly en inventant des règles tout aussi fantaisistes les unes que les autres ou en s’attribuant la place de la Paix aux enchères en trois secondes chrono. C’était une sacrée récompense de le plumer dix ans plus tard !

Ce sont des souvenirs d’enfance inoubliables comme cette veillée de Noël à Privas où toute la famille : les adultes et les enfants jouaient ensemble au Mille bornes avant de passer à table. Il y a une publicité de la ville de Paris avec cette police issue du jeu de société qui m’a rappelée ce souvenir il y a pas longtemps.

Avec cette crise sanitaire et sociale très handicapante, il a fallu s’adapter pour ne pas sombrer dans la sinistrose en réorganisant nos soirées et nos invitations amicales.

Les jeux de société sont un excellent échappatoire aux écrans qui fatiguent nos yeux et nos cerveaux. Ce sont des moments de convivialité exceptionnels et on sait à quel point la convivialité est précieuse actuellement !

Je vous recommande quelques bonnes adresses entre bars à jeux et magasins de jeux de société :

Le Nid, 224 rue Saint-Martin dans le 3eme arrondissement

Ludifolie, 73 rue de Fontenay, Vincennes.

Pour la petite histoire, mon mari me parle toujours de ce magasin parce qu’il a été impressionné de voir les employés du lieu faire un inventaire alors que le magasin était ouvert. Chapeau les gars !

Retrouvez ici mes précédents articles du blog :

Les objets du confinement s’exposent au MUCEM de Marseille

Une virée à Vincennes, le bois sacré

Haute saison, comment rendre le club de vacances romanesque?

Ce livre, je l’ai lu en avant-première grâce au service de presse des éditions JC Lattès (que je remercie). Je l’avais repéré grâce à Instagram car la couverture du livre est vraie réussie et le titre efficace annonce la couleur : je me vois déjà au bord de la piscine à Sozopol, Bulgarie avec une bonne limonade pas loin du transat.

Je connais pas du tout Anglet et la côte basque en haute saison car je ne passe plus mes vacances d’été en France depuis huit ans : trop cher pour notre pouvoir d’achat quand on veut profiter des restaurants en bord de mer, des aquaparks, des bouées tirées par un jet-ski et des piscines d’hôtel à gogo et surtout nous sommes attendus de pied ferme par notre famille bulgare !

Mais ce roman m’a donné envie d’aller faire une escapade à Biarritz pour la beauté de son architecture à tout moment…sauf en haute saison. Je ne sais pas si c’est voulu ou non mais ce roman dans ses descriptions des moments d’attente au self pour manger en collectivité très bon marché ou ces rencontres un peu forcées lors des activités sportives ou autres ; donne envie de prendre ses jambes à son cou et quitter ces clubs de vacances sur le champ.

Je n’ai jamais expérimenté ce mode de vacances car je vis à Paris toute l’année avec une proximité avec mes compatriotes un peu pénible dans les transports en commun, dans les restaurants et les parcs… En vacances, je n’ai qu’une envie, prendre le large, savourer le silence avec un bon livre à la main…

Haute saison raconte quatre solitudes : celles de Chantal, grand-mère dévouée mais coincée entre les générations qui va enfin penser à elle, Fanny, une mère de famille en fauteuil roulant qui espère relancer son couple avec ces vacances en famille avec leurs deux enfants, Matthias, un Parisien addict au travail qui n’a même pas fait l’effort de retenir sa femme, la mère de ses deux filles. Et enfin Germain, le chargé d’accueil du club de vacances qui vient de la région. Pas facile de lui donner un âge avec un prénom aussi désuet.

Faute de situation initiale digne de ce nom, j’ai un peu pataugé les cent premières pages avec même la tentation d’abandonner ma lecture. Mais je me suis accrochée car j’aime l’écriture d’Adèle Bréau que j’ai découvert dans une nouvelle de Noël et préjugés, éditions Charleston et surtout dans son roman très réussi : L’odeur de la colle en pot, éditions JC Lattès.

Adèle Bréau sait mettre en relief la profondeur psychologique de ses personnages. C’est d’ailleurs, ce qui m’a retenue et passionnée dans la suite de ma lecture.

Chantal et Matthias se sont entraidés malgré le fossé générationnel qui les oppose : la retraitée dévouée aux autres et l’hyperactif qui n’a aucune attention pour les autres.

Fanny va apprendre à baisser la garde et accepter l’aide de ceux qui l’aiment. Germain va sortir de sa prison mentale qui l’enchainait au contact de ses trois nouveaux amis…



La référence au film Les Bronzés qui se passe dans un club Med en Côte d’Ivoire en 1978 est évidente. L’auteure cite Jean-Claude Duss pour commercer son histoire.

Ce roman qui raconte les vacances de milliers de Français qui aiment ce type de villégiature, a su sortir de sa banalité peu romanesque pour aborder des thèmes forts : l’euthanasie qui soulève dilemme et culpabilité pour ceux qui restent, le consentement quand la fille de Fanny découvre les sensations fortes avec un moniteur majeur très entreprenant et largement manipulateur.

Ce que je retiendrai particulièrement de ce roman, c’est le petit discours de Victor, le mari de Fanny. Ils ont des problèmes de couple car sa femme handicapée ne baisse pas la garde, ne laisse pas son mari lui venir en aide.

Dans ce roman, Fanny n’est pas vu comme une victime mais un peu comme une orgueilleuse qui doit se remettre en question. J’ai trouvé que cette critique constructive du personnage était le meilleur service à rendre aux personnes handicapés : leur rendre leur normalité en considérant leurs qualités et leurs défauts.

Cela fait sacrément écho à l’une de mes lectures précédentes : Ne dites pas à ma mère que je suis handicapée, elle me croit trapéziste. Ecrit par Charlotte de Vilmorin, édité par Le livre de poche, ce récit de vie plein d’humour et d’autodérision décrit avec vérité les handicapés sociaux que rencontrent les handicapés moteur dans les entreprises et qui continuent de les marginaliser de manière très maladroite.

Je choisis d’attribuer deux sardines à ce roman Haute saison. Il était agréable à lire car divertissant en cette période pénible dé déconfinement très long. Mais ce n’était pas de la grande littérature avec des envolées lyriques et des moments extraordinaires. C’était un peu plan-plan les cent premières pages, j’ai failli abandonner ma lecture. Heureusement qu’Adèle Bréau sait entretenir ses effets et trouver comment exprimer toute la profondeur de ses personnages.

Enfin, ce roman m’a donné matière à réflexion. Ce type de vacances collectives va t’il survivre à la crise sanitaire dans les années qui viennent avec les obligations de distanciation sociale? Est ce que les vacanciers en auront encore envie compte tenu du traumatisme social vécu ces deux dernières années?.

En tous points, moi j’ai besoin de grands espaces, de nature, d’évasion et de romanesque … aussi dans mes lectures !

Retrouvez ici mes précédents articles du blog :

L’odeur de la colle en pot, chronique nostalgique de l’adolescence dans les années 1980

Nos vacances estivales annuelles en Bulgarie, patrie de mon Jules avec un grand J.

Avril dans Le bal littéraire des sardines

Avril est bien entendu mon mois favori comme je fête mon anniversaire le 23. Ce mois fut moins pénible que mars où nous avons eu le coronavirus et son variant anglais bien relous mais il fut tout de même bien fort en émotions.

Cela commença par un sacré poisson d’avril qui annonça que les assistantes maternelles ne pourraient pas accueillir les enfants pendant quatre semaines avant de rétropédaler le lendemain.

Je ne vous dit pas la soirée que nous avons passé avec mon mari à imaginer des solutions alors que nous l’avions vécu pendant trois semaines ! Force et robustesse à tous les parents confrontés à ces situations intenables !

J’ai passé un excellent week-end de Pâques à bouquiner au soleil sur mon balcon après le culte dans notre église à Belleville : des autobiographies et biographies US chroniquées dans le blog.

Début avril, le deuil de la reine Elisabeth II m’a émue. Non pas par leurs titres, mais parce que leur amour avec son mari depuis 73 ans était beau à voir. J’ai photographié une couverture de revue qui lui était consacrée à l’occasion de ses 95 ans le 21 avril. La reine était omniprésente dans les rues de Paris grâce à cette revue.

J’ai d’ailleurs regardé une série Netflix Land of girls en avril qui raconte l’effort de guerre de jeunes Anglaises à l’arrière pendant la seconde guerre mondiale. C’était le cas de Lilibeth ( oui je l’appelle ainsi, à force de regarder toutes les saisons de The Crown, nous sommes intimes) et sa soeur Margaret qui ont suivi une formation d’ambulancières.

Comme nous sommes un peu limités pour voyager, j’ai voulu rêver un peu avec un article sur le Canal de Suez et fêter les quinze ans du film OSS 117, Le Caire nid d’espions.

Je me suis attelée à un article de fond sur Fontenay sous bois, notre nouvelle patrie tellement nous sommes heureux d’y vivre depuis fin décembre.

Le lac des Minimes, mon spot favori de ma nouvelle vie : Fontenay sous bois

J’ai lu la biographie de Marie-Claude Vaillant-Couturier, Marivo, édité par les éditions Ampelos. J’avais envie depuis un bon moment d’écrire un article sur les femmes résistantes. C’est chose faite.

Au cours du mois d’avril, j’ai eu l’occasion de voir des films français géniaux que j’avais loupé au cinéma grâce à ma fabuleuse bibliothèque municipale : Mon inconnue, Chic sur la haute couture et surtout le très beau film Deux moi de Cédric Klapisch qui rend un bel hommage au travail de psychothérapie, essentiel dans cette époque très dure.

J’ai trouvé une superbe gourde isotherme très bon marché dans une rue commerçante de Vincennes. J’étais ravie mais le tournant écologique pour les bouteilles en plastique tarde un peu trop à mon goût.

J’ai observé des cerisiers en fleurs superbes dans ma ville de Fontenay sous bois avec leurs pompons roses. J’avais loupé ça dans mon ancien quartier porte de Bagnolet.

J’ai suivi sur Facebook, le journal de réanimation d’un ami de l’église, Christophe à Lille. Une leçon de vie. Je suis admirative de sa patience, de son courage et de sa résilience. Par de courtes descriptions quotidiennes, il raconte le travail de fourmi contre ce fourbe de virus avec une équipe de soignants dévouée pour pouvoir s’asseoir, reprendre son souffle, vivre simplement !

Nous avons instauré une petite tradition avec mon mari d’aller pique-niquer dans un parc parisien le jeudi midi et c’était une belle respiration : le jardin du Luxembourg pour mon anniversaire, le square du Temple hier.

Nous avons revu nos amis au parc floral, au parc des Epivants à Fontenay.

C’est le début de la saison des pique-nique et surtout des fraises !