Quand Lupin devient le blaze d’Omar Sy sur Netflix

Début janvier, j’ai regardé la saison 1 de Lupin avec notre Omar Sy national. Oui car n’en déplaisent aux affreux qui trouvent qu’il était un peu trop foncé pour le rôle : Omar Sy comme Arsène Lupin font partie du patrimoine culturel français et ils forment un très beau duo.

Omar n’interprète pas Arsène Lupin mais Assane Diop, un jeune émigré sénégalais qui veut venger la mort de son père Babakar, accusé d’un délit qu’il n’a pas commis. Il est fortement inspiré par les romans de Maurice Leblanc dont il essaie de transmettre la passion à son fils Raoul.

Omar ne porte pas la cape et le haut de forme, ce n’est pas Mardi gras mais une casquette de titi parisien et un manteau long très urbain. C’est une série très dense qui ne comporte que cinq épisodes pour cette première partie. La seconde partie sera diffusée en fin d’année 2021.

La fin de la première partie se clôture en beauté avec un final tout en suspens à Etretat avec une plage hors du temps, peuplée d’hommes en hauts de forme comme au 19eme siècle. L’effet cinématographique est très réussi.

J’ai beaucoup aimé cette série française financée par Netflix. J’avais très peur que des cinéastes américains caricaturent notre Paris dans le même genre qu‘ Emily in Paris (cette série m’a traumatisée en 2020). Tous les acteurs jouent bien, surtout les flics rebeus de la nouvelle génération qui essaient de mettre la main sur Lupin.

C’est assez agréable de voir ce genre de films et de séries : Intouchables, L’ascension, Lupin qui montrent les jeunes des cités de banlieue sous un jour plus favorable : la réalité finalement.

Omar Sy est le premier artiste noir à recevoir un César…. en 2012 ! Il l’a obtenu grâce à deux réalisateurs géniaux : Eric Toledano et Olivier Nakache qui savent donner une intensité dramatique à leurs comédies.

Omar Sy le leur rend bien puisque c’est leur acteur fétiche depuis Nos jours heureux, Tellement proches, Intouchables, Samba...

Dans un prochain article, je vous parlerai de leur série En thérapie diffusée sur Arte actuellement. J’aime le cinéma de ces deux réalisateurs pour la part autobiographique qui parle à chacun qu’ils mettent dans leurs films : la colonie de vacances, la belle-famille insupportable…

Dans cet article, je vais peu parler de Lupin, d’autres comme Jean-Luc Gadreau ont écrit des chroniques très réussies sur cette série relayées par Regards protestants. Moi, j’ai envie de vous parler de mes meilleurs souvenirs qui sont remontés à la surface en regardant Lupin.

Copyright Emmanuel Guimier/Netflix

Moi aussi, j’avais un badge du Louvre pour travailler dans la ville-musée !

Dans le premier épisode de Lupin, Omar Sy badge pour aller nettoyer les salles du musée du Louvre la nuit. Moi, j’ai travaillé trois ans pendant les vacances scolaires à la librairie du musée du Louvre (mon job d’été préféré). J’ai gardé précieusement ce précieux sésame en souvenir. Il m’ouvrait les portes du plus beau musée du monde.

C’est une vraie ville le musée du Louvre pour aller rendre sa caisse à la régie, aller manger à la cantine… J’avais chroniqué une BD formidable Lîle Louvre de Florent Chavouet, éditions Futuropolis dans mon ancien blog si vous voulez lire ma chronique, c’est ici !

J’aime cette série Lupin car elle donne envie à beaucoup d’entre nous de retourner au musée du Louvre et aussi de se plonger dans les dix-huit romans de Maurice Leblanc. Les aventures du gentleman-cambrioleur ont été crées en 1905 et connaissent une popularité qui ne s’est jamais vraiment tarie compte tenu des nombreuses adaptations au cinéma et les lectures imposées au collège-lycée.

Enfin, Arsène Lupin a redonné envie à de nombreux touristes d’aller faire un tour à Etretat et son aiguille creuse, titre d’un de ses romans. Maurice Leblanc vient du plus beau département de France selon moi : la Seine-Maritime (76). Il a situé son intrigue à Tancarville, à l’abbaye de Jumièges près de Rouen, sa ville natale…

Que des endroits que je connais pour les avoir visité avec mes grands-parents. Ils avaient une maison à colombages noirs et blancs près de Dieppe.

Les Falaises d’Etretat, Normandie – © Istock – Janoka82

Pour conclure, Lupin est une agréable série à regarder pour se divertir pendant le couvre-feu. Omar Sy y est pour beaucoup.

C’est l’un de mes acteurs favoris et j’ai profité de l’écriture de cet article pour revoir d’anciens sketchs du SAV des émissions sur Canal + entre 2005 et 2012 (j’aime le téléphone sans fil saumon des années 2000).

Intouchables a été un carton dans les salles de cinéma il y a déjà dix ans et Omar continue de nous redonner le sourire avec son rire tonitruant et ses pas de danse contagieux. Vive Omar ! Vive la France d’Arsène Lupin.

Retrouvez ici mes précédents articles :

-Devenir banlieusarde après quinze années à Paris

Rénover de vieux meubles de cuisine quand on peint comme un pied

Toujours là pour toi sur Netflix : le grand retour des lunettes triple foyer

Si cet article vous a plu, il est possible de s’abonner à mon blog en haut à droite de l’écran. Plus on est de fous dans la boite à sardines…

Toujours là pour toi, la série Netflix qui renoue avec les brushing rétro et les lunettes triple foyer

Dimanche dernier, j’ai commencé une nouvelle série sur Netflix et j’en suis déja à la moitié : Toujours là pour toi compte dix épisodes. Je l’ai découverte via Facebook et 95 % de la série repose sur les épaules de Katherine Heigl.

Ce n’est pas mon actrice américaine favorite : elle joue trop avec son visage à écarquiller les yeux et sa filmographie compte un certain nombre de rôles de nunuches. Mais cette série m’a permis de la découvrir sous un autre angle et de mieux apprécier son jeu.

Le résumé :

Tully Hart est une star du petit écran. Elle confesse les Américaines moyennes (je déteste cette expression ) sur son canapé à la manière de Sophie Davant, Evelyne Thomas ou Faustine Bollaert.

Mais derrière la splendide jeune femme, se cache une petite fille au cœur brisé, livrée à elle même dans une manifestation peace and love. Sa mère qui se fait appeler Cloud, est venue la chercher mais on ne sait pas bien pourquoi. A quinze ans, Tully se retrouve à supporter les amants de sa mère dans une maison bordélique où flotte continuellement une odeur de beuh persistante.

Copyright Netflix

Heureusement, elle va faire la rencontre déterminante de Kate, sa voisine du même âge et future meilleure amie. Kate a des lunettes triple foyer, subit les moqueries des garçons mais elle vient d’un foyer stable et aimant où ses parents veillent sur son équilibre qu’elle soit ringarde ou non.

Cette série est structurée par des flash-backs incessants entre trois époques différentes : l’adolescence des deux filles dans les années 1970, leurs années d’études et leur premier boulot dans un studio de télévision de Seattle dans les années 1980 et enfin les années 2020 quand elles entament une quarantaine sexuellement libérée mais assez triste.

Mon avis :

Je suis très partagée pour juger au mieux cette série, une création originale Netflix. Je la trouve à la fois géniale et passablement décevante dans le message qu’elle porte. A plus de quarante ans, Kate et Tully attirent des hommes dans leur lit mais au lieu que cette victoire « féministe » – brandie comme un soutien-gorge en étendard (elle était facile, je vous l’accorde)- soit source d’épanouissement personnel, elle ne leur apporte que confusion émotionnelle.

Et elles ne s’en rendent même pas compte, elles ne pensent qu’à allonger le tableau de chasse. Si le trophée en question a dix ans de moins , c’est encore mieux.

Copyright Netflix

Cela me fait penser à une autre série Netflix que j’ai vraiment aimé : Never have I ever. Ravi et ses copines ne cherchent qu’à tomber le plus beau mec du lycée, Paxton, peu importe qu’il soit intéressant, cultivé ou intelligent. Tant qu’il a de beaux abdominaux et qu’il permet à Ravi de perdre sa virginité pour devenir populaire, c’est l’essentiel. A force de proposer des scènes de sexe délurées avec des MILF et des toyboys, on devient sexistes…. envers les hommes. Bonjour la modernité !

Après ce petit esclandre (la guerre idéologique actuelle entre les sexes me révolte, c’est dit!), passons à pourquoi cette série mérite un article dans ce blog : sa finesse psychologique ! En particulier, le personnage de Tully enfant et adolescente.

La scène où elle est abandonnée dans la manifestation pacifiste et qu’elle se retrouve toute seule sur un banc public a failli me faire pleurer tant elle est intense, dramatiquement bien filmée. Tully se retrouve face à un parent totalement immature, cela la laisse dans une insécurité affective permanente même quand elle devient adulte.

Voilà pourquoi cette série est intéressante à regarder ! Le personnage de Kate est aussi intéressant mais il devient vite caricatural quand elle commence à vieillir. Elle m’exaspère avec ses pleurnicheries parce qu’elle divorce et qu’elle hésite entre trois hommes différents en un week-end ( son ex-mari, un parent d’élève et un jeune photographe sexy). Finalement, elle passe ses soirées toute seule dans sa maison de la banlieue de Seattle totalement démente. Kate et Tully sont deux Américaines très riches mais pas très épanouies ! J’ai bien envie de lire ce roman Firefly Lane, adapté par Netflix.

Je vous recommande donc cette série, bien jouée par Katherine Heigel principalement. Elle parle avec beaucoup de justesse des traumatismes psychologiques qui empêchent de se construire en tant qu’ adultes. La presse féminine tire à boulets rouges sur le personnage de Tully.

Copyright Netflix

On la trouve trop égocentrique, écrasant totalement sa copine Kate. Il est juste de dire que leur amitié n’est pas toujours très constructive (cela coûte même à Kate son mariage) mais c’est un peu exagéré de parler d’amitié toxique. De mon point de vue, je trouve que cette Tully a bien de la chance d’avoir une telle amie depuis le collège, qui l’a surement aidée à ne pas sombrer totalement.

Cela m’a fait pensé à une interview de Joey Starr sur France 5 où il racontait son enfance vraiment chaotique à cause de l’instabilité émotionnelle totale qui régnait chez lui. Il expliquait qu’il se sentait plus en sécurité dehors dans sa cité du 93 que chez lui où les coups dégringolaient avant même les demandes d’ explications de son père.

Cela n’excuse pas les actes du personnage mais cela nous éclaire sur l’origine et les causes de comportements auto-destructeurs.

A Noël, les Lepic et les Bouley poussent la chansonnette sur France 2

Après plus de quatre ans d’absence, les deux familles de Fais pas çi, fais pas ça reviennent pour un épisode spécial Noël. C’est plutôt un trait de la culture anglo-saxonne : Love actually, l’épisode de clôture de Downton Abbey…

Je vous préviens, cet article sera totalement schizophrène : j’ai trouvé cet épisode à la fois raté de chez raté mais aussi c’était un bon réconfort de retrouver ces personnages auxquels je suis tant attachée.

Copyright Philippe Le Roux/FRANCE TV

J’aime regarder cette série depuis dix ans au moins et il était temps de lui faire une place sur ce blog ! J’aime énormément les moments d’émotion en famille car on s’y retrouve forcément un peu et je regarde cette série d’un œil totalement nouveau depuis que je suis devenue maman. C’est pour moi la série la plus réussie sur la complexité et la richesse des liens familiaux en France.

L’intérêt de cette série est de rassurer les parents spectateurs qui culpabilisent de ne pas être parfaits. Tout le sel de cette série, c’est quand les parents se plantent et rectifient le tir pour vivre en harmonie avec leurs enfants. Les plus beaux enseignements, je les tire de la famille Lepic et du père en particulier : Renaud Lepic.

Guillaume de Tonquédec est de loin mon acteur français favori. Son personnage de père de bonne famille lui colle tellement à la peau que j’ai du mal à l’imaginer dans un autre rôle au théâtre par exemple. Par contre, je suis allée voir une pièce avec Isabelle Gélinas en février avec mon chéri : Un amour de jeunesse et c’était vraiment un bon moment de détente. J’irai voir Valérie Bonneton au théâtre rapidement dès que ça sera possible si le scénario vaut le coup !

Les enfants de la série jouent très bien mais n’ont pas la même intensité dramatique ni humoristique des quatre locomotives Gélinas, Salomone, De Tonquedec et Bonneton… Dans l’épisode spécial Noël, j’ai bien aimé les personnages de Soline et de Salomé, elles déraillent chacune dans un extrême différent.

Salomé devient une sorte de monstre écologique qui se mord la queue (la référence à Greta Thunberg est évidente) tandis que Soline agace tout le monde avec son train de vie très ostentatoire qui va rapidement la brouiller avec ses frères et soeurs. La tirade de Christophe qui se tire du réveillon de Noël avec femme et enfant est très bien trouvée.

On y ressent la patte de Michel Leclerc, scénariste de génie, réalisateur de films très politisés comme Le nom des gens ou bien Télé gaucho. On rit mais on réfléchit aussi dans cette série. Les écolos en prennent pour leur grade tant la manière de les caricaturer est riche et subtile.

Copyright France 2

Noël est le sujet idéal pour critiquer la société de consommation et ses dérives. Mais l’autre extrême écologique est tout aussi terrifiant. On retiendra la séquence d’anthologie de Valérie et Fabienne au supermarché pour nourrir les végétariens et les vegans.

Copyright Eric Vernazobre/FTV

Le vrai point faible de cet épisode est son côté hyper réaliste qui nous blase. Si on essaie d’éviter les réveillons familiaux avec débats idéologiques qui n’en finissent plus, ce n’est pas pour les retrouver à la télévision. Mon mari et notre poto allemand Jan aiment bien se moquer des films français où forcément ça s’engueule à table. Et le pire, c’est qu’ils ont totalement raison !.

Même si certains dialogues sont vraiment percutants et drôles, je regrette que cet épisode constituait plutôt une succession de sketchs sans réelle unité. Fabienne Dion nous a bien fait rigoler, c’était sympa de retrouver Médusor mais je me suis ennuyée à certains moments.

Un passage m’a même franchement mise mal à l’aise tant il était douteux et incohérent. Tout au long de la série, on se marre bien de voir Christiane Potin faire des avances irréalisées à Renaud. Et là voila qui l’accuse d’agression sexuel au commissariat de police. La scène où Renaud est tout nu dans sa chambre avec Christiane est tout simplement improbable.

Renaud Lepic est beaucoup plus respectueux des femmes qu’un ancien ministre dans une chambre d’hôtel new-yorkaise.

Copyright Bernard Barbereau / FTV

A ce moment de l’histoire, j’ai pensé que c’était l’épisode de trop. Heureusement, cela s’arrange avec un moment de vérité au commissariat de police. Renaud Lepic retrouve son côté chevalier servant que j’aime tant avec une déclaration d’amitié à Christiane. On sent que la dame est bien remontée contre les riches.

Peut-être le scénariste a voulu glisser une critique subtile des Gilets jaunes et du mouvement Me too mais c’était vraiment très ambivalent et donc malvenu.

Enfin, l’épisode se termine avec une séquence comédie musicale comme je les déteste. La chanson est fade mais pourtant j’ai bien aimé l’aspect nostalgie de l’enfance que les enfants Lepic transmettent au petit dernier Kim.

Voilà, je vous avais prévenu. Cet article est totalement mi-figue mi-raisin mais peut-être est-il à l’image de cette année 2020 ou de nos relations humaines en général ?.

J’ai demandé le meilleur des cadeaux de Noël : le coffret des saisons 1 à 6 de la série et c’est un très bon remède contre la sinistrose ambiante. J’ai ri comme un bossu pendant le confinement de novembre avec les égarements de Fabienne Lepic et sa verve bien à elle : quand elle insulte un auteur d’appels anonymes au téléphone ou qu’elle se lance dans un bricolage pour réunir les chaussettes orphelines totalement improbables.

Et vous quels sont vos meilleurs souvenirs de Fais pas ça , Fais pas ça?

Retrouvez mes chroniques sur la parentalité, inspirées indirectement par la parentalité Bouley ou Lepic selon les circonstances de la vie !

Pourquoi la saison 4 de The crown m’a éprouvée : beaucoup trop trash !

J’ai trouvé la saison 3 de The crown avec Olivia Colman dans le rôle de la reine Elisabeth II vraiment géniale. C’était bien joué, profond sur les thèmes de la foi, du devoir envers ses sujets, de l’émotion face à l’horreur d’un éboulement minier à Aberfan en 1966

J’attendais donc la saison 4 avec impatience mais aussi avec appréhension car je savais que cette saison serait trash avec l’entrée en scène de Lady Diana et de Margaret Thatcher.

Si vous avez vraiment besoin de vous changer les idées en cette fin d’année 2020 particulièrement morose, passez votre chemin, la saison 4 de The Crown va vous plomber l’imaginaire.

Cette saison comporte dix épisodes. Cela commence avec l’attentat terroriste de l’IRA contre Lord Mountbatten, l’oncle du prince Philippe et dernier vice-roi des Indes qui organisa la partition de l’Inde. Tout au long de cette saison, je me suis intéressée à la relation complexe entre la reine et Margaret Thatcher.

Elles ont le même âge mais viennent de milieux totalement opposés et cela les conduit à se montrer méfiantes l’une envers l’autre. Lady Diana est une aristocrate mais c’est un électron libre et joyeux qui va vite dynamiter le système pour sauver sa santé mentale.

Helena Bonham Carter- Copyright Netflix

La terre entière connaît cette histoire du couple princier malheureux, englué dans ce mariage filmé en Mondovision . Cela me rappelle un mauvais téléfilm de M6 où l’actrice qui joue Diana se jette de désespoir dans l’escalier. Le pire exemple de mariage qui dégoutera des générations de jeunes.

Je compatis vraiment à l’enfance et l’adolescence vraiment malmenée de William et Harry Windsor entre une notoriété incontrôlable, des parents qui se déchirent et un protocole complètement rigide, il y a de quoi péter les plombs tout nu à Las Vegas (je m’égare).

Copyright Netflix

La santé mentale est le thème majeur de cette nouvelle saison de The crown. Elle sensibilise les spectateurs de la série aux dégâts des troubles alimentaires par des scènes de boulimie assez trash. C’est très choquant mais sans doute efficace.

Tous souffrent dans leur coin : la princesse Anne et son mariage malheureux, le prince Charles non considéré par sa famille, la princesse Diana livrée en pâture dans l’arène des médias ou encore la princesse Margaret écartée des activités de la Couronne brutalement…

Ceux qui tiennent le coup : la reine-mère, la reine et son mari le prince Philipp sont de sacrés handicapés émotionnels. On aurait envie de les secouer comme des pruniers pour qu’ils soient un plus empathiques.

Alors je me suis demandée qu’est-ce que la saison 4 de The crown va bien pouvoir nous apporter de nouveau ?

J’ai apprécié véritablement deux épisodes de la série. Celui intitulé Fagan. C’est le nom d’un peintre décorateur londonien au chômage qui s’introduit dans la chambre de la reine une nuit. Désespéré par la politique de Margaret Thatcher, il vient crier son désespoir à la reine.

J’ai aimé cet échange humain, l’un des points d’orgue de cette saison. La reine se soucie de ses sujets alors que la Première ministre ne voit que des chiffres et des bilans comptables. A la fin de l’épisode, la reine prône une économie morale face au libéralisme sauvage et têtu de la Dame de fer.

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J’ai aussi beaucoup apprécié l’épisode 48 contre 1. Il raconte comment la reine a rompu avec son principe de neutralité politique en désavouant publiquement l’attitude la Première ministre qui refusait de sanctionner l’apartheid en Afrique du Sud pour intérêts économiques.

L’Histoire donnera raison à la reine puisque Nelson Mandela indiquera que les sanctions du Commonwealth ont aidé à y mettre fin. Mais la reine y a perdu des plumes et a fait preuve d’un sacré manque de courage en faisant porter le chapeau à son responsable presse. L’épisode le plus magistral de la saison.

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La reine est la grande héroïne de cette série. J’admire son sens du devoir, son élégance et son intelligence. Mais dans la saison 4 de The Crown, elle commence à être complètement à coté de ses pompes. Elle comprend mal ses enfants pour le peu de temps qu’elle passe à entretenir des relations avec eux et elle semble totalement hors du temps dans sa bulle aristocratique.

Elle ne connaît pas la musique de Billy Joël et n’est pas la meilleure des hôtesses pour ses invités à Balmoral. Dans son château à la campagne, on lui donnerait bien la médaille d’or des rustres.

Le couple formé par Margaret Thatcher et son mari Denis semble beaucoup plus uni et complice, même si Margaret est une bourreau de travail qui ne se distrait jamais. Elle reçoit ses conseillers à sa table en les servant elle même. Le chef du gouvernement écoute son équipe en tablier à la cuisine.

Copyright Netflix

Margaret Thatcher est énervante au possible mais elle est beaucoup plus moderne que la reine. Elle assume pleinement qui elle est : la fille de l’épicier et le revendique à toutes les sauces. Elle m’a vraiment choquée par son discours volontariste et élitiste : »Marche ou crève » mais c’est de loin le personnage le plus fascinant de cette saison.

Cela me donne bien envie de revoir le biopic La dame de fer avec mon actrice fétiche Meryl Streep.

L’autre personnage fascinant est bien entendu Lady Diana, superbement joué par Emma Corrin. Un rôle pas facile tant la pression était forte sur les épaules de cette jeune actrice anglaise, aux faux airs de Jodie Foster.

The crown fait réfléchir à beaucoup de sujets notamment à la notoriété subite de cette Lady Diana. Elle est malheureuse dans son couple et sa belle-famille, le monde entier l’adule. La suite de l’histoire nous a montré que cela n’a pas suffit à la consoler, la rendre pleinement heureuse.

Copyright Netflix

Je me souviens d’un reportage où l’on constatait l’acharnement médiatique dont elle a fait l’objet après son divorce. De quoi basculer dans la folie. J’admire l’action de ses fils d’intenter des procès contre les journaux qui ont provoqué la mort de leur mère, directement ou indirectement.

Le prince Harry a été courageux de faire des sacrifices pour protéger la santé mentale de sa femme Meghan en quittant sa famille. Même si cela a été fait maladroitement sur Instagram, c’était une belle preuve d’amour.

Meghan comme Diana il y a quarante ans, ont considérablement ringardisé la famille royale qui vit comme des rentiers avec leurs visites officielles d’apparat. Au 21eme siècle, on fait fortune sur son travail, son labeur et non pas sur son sang, sa lignée royale. L’épisode 7 : Principe non-héréditaire est d’ailleurs particulièrement révoltant .

Les thèmes de la saison 4 sont particulièrement sinistres : pas bien funky les années 1980 en Angleterre. Heureusement la bande-originale est là pour donner un peu de gaieté et de joie dans les épisodes.

La musique a une grande place dans la série pour donner une intensité dramatique aux évènements historiques ou privés en train de se jouer.

J’aime beaucoup quand le scénariste Peter Morgan a recours aux chansons populaires de l’époque : la princesse Anne qui chante un standard de l’époque dans sa voiture, Lady Diana qui sort avec ses copines pour son enterrement de vie de jeune fille qui sert aussi d’adieux à sa vie civile ou encore David Bowie qui accompagne les nuits d’ivresse de la princesse Margaret.

Pour conclure, The crown est une série qui montre avant tout les rouages de la monarchie et de l’aristocratie anglaise. Au fil des saisons, on voit ce système de castes devenir de plus en plus déconnecté des réalités sociétales et économiques que vit le Royaume-Uni, qui n’est plus un empire colonial comme d’antan.

Cette saison 4 je l’ai regardé en moins d’une semaine mais avec un goût amer et désagréable tant les relations humaines qu’elles soient familiales, conjugales ou hiérarchiques sont malmenées. C’est peu dire que ce n’est pas l’exemple dont nous avons besoin en ce moment avec ce foutu Coco le virus.

Je préfère de loin la solidarité des sœurs et des sages-femmes de Call the midwife ou rigoler un bon coup avec Le journal de Bridget Jones, Coup de foudre à Nothing Hill ou encore Love actually.

Mes précédents articles qui parlent de l’Angleterre :

-Un roman aussi dépaysant qu’un trajet en Eurostar

– Un guide touristique pour aller découvrir Londres : London out of the box, éditions Les Arènes

Mes 10 meilleures découvertes sur Netflix

Mes 10 meilleures découvertes sur Netflix

Il y a trois ans maintenant, j’ai demandé à mon mari le meilleur cadeau de Noël qui soit : un abonnement à Netflix. J’étais épuisée par la frénésie de la routine parisienne et je manquais de temps pour aller au cinéma.

Par la suite, ce cadeau a vraiment été un précieux réconfort pour oublier mes brûlures d’estomac pendant ma grossesse ainsi que mon manque de vie sociale à la naissance de notre fille. Vous êtes coincé pendant toute l’après midi pour la sieste : hop un épisode de quarante minutes d’une série, puis un autre et vous arrivez enfin à vous distraire. C’est futile mais ça aide beaucoup.

Je reconnais que Netflix fait du tort aux salles de cinéma et que ce n’est pas Byzance de regarder des films sur un écran d’ordinateur à la longue. Mais c’est un bon remède contre la morosité quand on n’a pas le temps de se détendre devant un bon film d’ordinaire.

Sur Netflix, je suis une spectatrice très pointue : j’aime avant tout les séries pour leur structure narrative bien plus efficace qu’un long film. Je pense qu’il y a une école Netflix dans l’écriture des scénarios pour que ça soit aussi addictif. Mes parents sont des très bons clients pour regarder une saison en une soirée.

Mes séries favorites :

Je ne regarde que des séries anglaises ou américaines sous-titrées en français. J’aime particulièrement les séries historiques, mes préférées sont celles qui se passent en Angleterre ou aux Etats-Unis. Enfin, il faut que j’ai un sérieux coup de coeur pour les personnages principaux pour les suivre pendant huit à dix épisodes.

Les séries historiques :

The crown est de très loin ma série historique favorite. Elle décrit un règne inégalé en Europe d’une jeune fille qui a été contrainte de monter sur le trône à la suite de son père à cause des histoires de fesses de son oncle. Une très belle fresque historique du 20eme siècle qui me passionne et m’apprend beaucoup de choses. Certains aspects du protocole encore en vigueur en 2020 me laissent dubitative. A l’ère des réseaux sociaux, comment la Couronne va t’elle se réinventer pour rattraper dans son giron Meghan et Harry ?

Bon, si les accouchements ça vous blase, passez votre chemin car il y en a à tous les épisodes de Call the midwife ! J’ai regardé les quatre premières saisons de cette série adaptée de l’autobiographie de Jenny Lee (la troisième en partant de la gauche sur la photo) pendant ma grossesse. Et cette série m’a aidée à vraiment vaincre mes peurs ! J’ai aimé les problématiques sociales rencontrées par cette équipe de sages-femmes au sein d’une maternité dirigée par des amours de religieuses dans un quartier pauvre et dangereux de Londres, dans les années 1950, en plein baby-boom. Cette série parle de la foi tout simplement !

Self made est un biopic en quatre épisodes d’une self made woman : Madam CJ Walker qui a réussit à monter un empire industriel dans les années 1920 à Saint-Louis pour toutes les femmes noires qui avaient des soucis pour embellir leur chevelure.

J’ai bien aimé le dernier épisode qui raconte l’apogée de sa carrière mais j’ai été déçue par la noirceur de l’ensemble des personnages prêts à tous les mauvais coups pour s’enrichir. J’aime passionnément le jeu d’Octavia Spencer mais cette série ne fut pas un agréable moment de cinéma.

Les séries contemporaines :

Des séries comiques et caustiques qui se moquent des artifices de la société moderne.

Grace and Frankie

Les quatre acteurs principaux ont tous plus de soixante-dix ans, ça cause cancer de la prostate, handicap musculaire à se hisser des toilettes, arthrose qui gène pour utiliser un sex-toy…. Bien sûr à chaque problème sa solution, Grace and Frankie sont deux femmes qui aiment entreprendre et proposer des produits iconoclastes aux vieilles personnes friquées en Californie.

En un mot, j’aime cette série car elle s’attache aux relations humaines et file un joli pied de nez au jeunisme ambiant. Je me rends compte que les personnes âgées sont vraiment mieux valorisées au cinéma aux Etats-Unis qu’en France.

Turn up Charlie

C’est une série assez gonflée et très contemporaine qui joue sur l’inversion totale des rôles. Avec Turn up Charlie, ce sont les femmes qui ont le pouvoir. Sara a plus de notoriété et d’argent que David, son mari. C’est grâce à elle que Charlie pourrait relancer sa carrière.

J’ai beaucoup aimé la manière dont cette série se moque des artifices du monde de la nuit et la notoriété qui fait perdre le Nord à Sara et David. Charlie et sa tante Lydia avec ses proverbes bibliques ont beaucoup plus les pieds sur terre et apporteront de la stabilité affective à une petite fille qui doit déposer ses bagages aux quatre coins du globes en fonction des tournages de son père ou des concerts de sa mère.

Des séries qui abordent des thématiques profondes : le deuil, la construction de l’identité…

Virgin River

Cette série se repose beaucoup sur les deux personnages principaux, Mel et Jack, qui jouent vraiment très bien, comme l’ensemble des acteurs de cette série. Mention spéciale à l’actrice principale que je ne connaissais pas et qui est tout sauf une nunuche.

Je vous recommande cette série qui traite avec finesse et tact des thématiques douloureuses comme le choc post-traumatique des soldats, le deuil d’un enfant, le syndrome du sauveur d’une grande sœur ou encore la culpabilité d’un sergent quand on est responsable de jeunes enrôlés…

Atypical

J’aime beaucoup cette série qui questionne notre normalité au fond. Je trouve ridicule cette polémique, née du fait que l’acteur principal ne soit pas lui même autiste. Cela lui donne encore plus de mérite, il porte toute la série sur ses épaules.

Mention spéciale à Zahid, le meilleur ami de Sam qui est totalement barré et qui me fait mourir de rire..

L’équivalent en fille de Zahid, c’est Devi de la série Mes premières fois. C’est rare de voir un tel personnage de lycéenne dans une série : elle pique des crises contre ses copines et sa maman, elle jure et casse des trucs. La seule qui arrive à la canaliser est sa thérapeute contre qui elle peut être une adolescente normale alors que sa mère essaie de la brider. J’ai vraiment envie de revoir cette série qui traite de l’amitié au lycée entre garçons et filles, comment gérer son impopularité parmi ses pairs à l’ère des réseaux sociaux. Beaucoup plus profond que son titre un peu ne l’indique !

Des séries où règne la superficialité, mais ça a aussi du bon.

A l’ombre des magnolias

Je n’ai pas chroniqué cette série sur mon blog car je la trouve assez caricaturale. Elle montre un perfectionnisme américain qui m’énerve un peu : toute la petite ville idéale (Serenity qu’elle s’appelle) réunie autour de son équipe de baseball, le bal de promo, les pom-pom girls et tout le flon-flon… Les portraits psychologiques ne sont pas assez subtils pour moi à l’exception du personnage principal Maddie. C’est tout de même une série agréable à suivre avec ses cocktails et son spa monté par trois amies d’enfance. Mais il ne faut pas en attendre beaucoup. Les lycéens d’Atypical et de Mes premières fois sont beaucoup plus subtils.

Zéro pointé pour Emily in Paris. C’est la grosse déception de cet automne. Une série creuse bourrée de clichés, caricaturale à l’excès. L’actrice principale est antipathique et mal fagotée alors que l’intérêt de la série c’est de voir de belles sapes. Les personnages français se parlent en anglais et jouent assez mal. C’est dommage car le thème (le fossé culturel entre Français et Américains) était intéressant.

Les films

Je ne regarde pas beaucoup de films sur Netflix car il y a beaucoup de vieilles gloires héritées des vidéos-club des années 2000. Mais je tombe aussi sur de belles pépites qui valent la peine d’être signalées ici.

Dernièrement, j’ai vu Rebecca, l’adaptation cinématographique du célèbre roman gothique de Daphné du Maurier avec Lily James, Armie Hammer et Kristin Scott Thomas. Bon, j’avoue certaines scènes étaient tellement glauques que j’ai vu le film en accéléré mais je me suis bien détendue avec ce film qui montre les hôtels de Monte-Carlo et la Riviera dans les années 1920. Cela m’a donné envie de lire le roman ainsi que la biographie de l’auteure. Merci Netflix pour toutes ces découvertes !

Crédits Kerry Brown for Netflix

Sur Netflix, Virgin river, source de reconstruction émotionnelle

Ajouter un titre (1)J’ai découvert une nouvelle série géniale sur Netflix. Dans son catalogue, il y a des films et des séries très trash, caricaturaux mais aussi des pépites comme Call the midwife, The crown, Charlie monte le son…

Virgin river est une série de qualité avec des défauts américains tout à fait acceptables, j’ai été emballée par cette série, engloutie en quelques jours. Bon, son titre est un peu nul et sans les bons conseils de mon amie Karine, je serais passée à coté.

C’est une véritable addiction quand vous commencez à regarder les premiers épisodes tant les portraits psychologiques des personnages sont passionnant et que la mise en scène est aussi efficace dans la gestion du suspens entre les épisodes. Il est rare que le thème de la reconstruction personnelle soit aussi bien abordé dans une série.

Le résumé : 

Mélinda, jeune sage-femme quitte LA et ses mauvais souvenirs pour un poste d’infirmière afin d’assister un médecin de campagne vieillissant à Virgin River, dans les montagnes de Californie. Le choc des cultures est rude entre la citadine et les habitants de cette petite ville où chacun s’entraide, cancane les uns sur les autres mais toujours pour leur bien hein ! Elle va pouvoir compter sur l’amitié de Jake, le patron du bar local, vétéran d’Irak, qui est lui aussi assailli par des flash-backs de son passé…

Mon avis :

virginriverCette série se repose beaucoup sur les deux personnages principaux, Mel et Jack, qui jouent vraiment très bien, comme l’ensemble des acteurs de cette série. Mention spéciale à l’actrice principale que je ne connaissais pas et qui est tout sauf une nunuche.

C’est une sage-femme aguerrie qui a en vu des vertes et des pas mûres à Los Angeles auprès des toxicos et en milieu humanitaire. Elle devra faire des choix éthiques pas évidents avec le médecin de la ville qui confronte souvent bien être des habitants de la ville avec les procédures officielles.

C’est d’ailleurs ce qui fait tout le sel de cette série : la vocation de soigner et de se retrouver malgré soi, médiateur de problématiques sociétales complexes. Dans cette série, le port des armes est monnaie courante tout comme le commerce de cannabis loin d’être prohibé. Les personnages de cette série sont constamment en situation d’insécurité, ils doivent se protéger eux-mêmes avec un fusil ou mettent leur santé en danger car ils n’ont pas d’assurance maladie.

J’aime beaucoup cette série très contemporaine qui raconte avec beaucoup de réalisme les enjeux de l’Amérique de Donald Trump. En regardant Virgin river, je ne peux m’empêcher de penser combien il est stupide de bousiller le travail de Barack Obama dans le domaine de la sécurité sociale.

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Cette série me rappelle aussi Grace et Frankie qui se déroule aussi en Californie mais on se rend compte de l’immense fossé entre les citadins sur les côtes du Pacifique et les habitants des zones montagneuses.

Pourtant, cette série réussit la prouesse de ne pas faire passer les habitants de Virgin River pour des péquenauds, même si quelques personnages sont bien lourdeaux. La maire de la ville, Hope m’exaspère particulièrement pour sa manie de mettre son nez dans les affaires des uns et des autres pour le bien de la communauté.

Dans un autre genre, la soeur très branchée de Mel, Joey est aussi maladroite dans sa bonne volonté. Sa manière de vouloir diriger la vie de sa sœur fait bien plus de bien que de mal. Elle va d’ailleurs s’avérer beaucoup plus malheureuse que sa sœur qui trace sa route malgré tout.

Ma note :

4/5 sardines

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Je vous recommande cette série qui traite avec finesse et tact des thématiques douloureuses comme le choc post-traumatique des soldats, le deuil d’un enfant, le syndrome du sauveur d’une grande sœur ou encore la culpabilité d’un sergent quand on est responsable de jeunes enrôlés…

L’auteure de ces romans adapté en série, Robyn Carr a voulu rendre hommage à l’une de ses amies proches qui est sage-femme. Il y a quelques lourdeurs comme le fait que Mélinda accumule beaucoup de malheurs : ça fait beaucoup pour une seule femme !. Vivement la saison 2 car comme de bien entendu le dernier épisode s’est terminé sur les chapeaux de roues !

Mes coups de coeur Netflix

 

D’autres séries Netflix à découvrir dans l’un de mes articles passionnés !

Self-made, Atypical, Grace and Frankie, mes trois coups de coeur Netflix

Charlie monte le son ou la préadolescence 2.0

On se connait bien avec la reine depuis les trois saisons de The crown.

 

 

Séduite par les séries originales de Netflix : Grace and Frankie, Atypical, Self made…

Mes coups de coeur Netflix

Quelle originalité ! Pendant le confinement, je regarde des séries Netflix ! C’est le meilleur cadeau de Noël que j’ai demandé à mon amoureux. Tellement pratique quand on a un enfant et que le cinéma est à deux dimensions en arrière de moi.

Je me suis lassée des vingt minutes de publicité avant la séance, des horaires peu pratiques pour moi et du prix ! J’ai découvert des séries originales Netflix qui m’ont rendu grand service pour m’évader l’esprit pendant ma grossesse, les journées tendues et fatigantes des grèves et enfin pendant ce confinement sans fin.

Je vous résume trois séries originales Netflix qui me plaisent énormément et pourquoi.

 

Grace and Frankie avec Jane Fonda, Lily Tomlin, Martin Sheen…, saison 6 en 13 épisodes.

grace and frankiesaison6bisA chaque saison, les critiques séries déplorent la perte de vitesse de l’intrigue, l’essoufflement du jeu des acteurs et l’épuisement des thématiques… Que nenni ! Cela fait six saisons que je côtoie Grace and Frankie dans leur délicieuse maison de plage de San Diego, Californie et je me régale toujours autant. On en a vu passer des petits amis à ces deux septuagénaires, elles se sont mises dans des situations pas possibles et elles me font toujours autant rire.

Le sel de cette série scénarisé en duo par Martha Kauffmann, une des scénaristes de Friends, est de dénoncer cette société occidentale dans le coup qui ridiculise et infantilise les seniors.

Les quatre têtes d’affiche ont toute plus de soixante- dix ans, ça cause cancer de la prostate, handicap musculaire à se hisser des toilettes, arthrose qui gène pour utiliser un sex-toy…. Bien sûr à chaque problème sa solution, Grace and Frankie sont deux femmes qui aiment entreprendre et proposer des produits iconoclastes aux vieilles personnes friquées en Californie.

Cette série me détend beaucoup, Frankie est une adolescente délurée de 75 piges, Grace se remarie avec un homme plus jeune qu’elle et se fait des « amies » qui pourraient être ses filles. Ses filles, parlons-en, elles ne sont que des seconds rôles-talentueux tout de même- de cette série.

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En un mot, j’aime cette série car elle s’attache aux relations humaines et file un joli pied de nez au jeunisme ambiant. Je me rends compte que les personnes âgées sont vraiment mieux valorisées au cinéma aux Etats-Unis qu’en France.

 

atpicalcoverJ’aime aussi une autre série qui traite des relations humaines avec beaucoup de sensibilité : Atypical avec Keir Gilchrist, Jennifer Jason Leigh, Michael Rapaport…

Je vous en avais déja parlé dans ce blog en chroniquant la saison 1. La saison 3 est vraiment très réussie, certains épisodes m’ont même donné la larme à l’ œil ( à partir de l’épisode 6 L’essence du manchot).

Elle met en scène des lycéens : Sam qui est autiste, sa sœur Casey agée de seize ans et son ex-petit ami Evan, Paige la copine de Sam, Zahid le meilleur ami complètement barré de Sam. Ces lycéens sont tous très matures et profonds parce qu’ils ont appris à se décentrer de leur nombril pour côtoyer un garçon autiste.

J’aime beaucoup cette série qui questionne notre normalité au fond. Il y aura une quatrième et dernière saison. Je sais d’avance que je regretterai beaucoup Sam et tout son entourage, tellement leur authenticité m’a touchée. Je trouve ridicule cette polémique, née du fait que l’acteur principal ne soit pas lui même autiste. Cela lui donne encore plus de mérite, il porte toute la série sur ses épaules.

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Par contre, les personnages de la série Self made ne vont pas me manquer, eux ! Ce biopic de Madam CJ Walker, première femme américaine devenue millionnaire en vendant des baumes pour cheveux crépus, je l’attendais depuis longtemps.

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Je l’ai repérée grâce au travail de prescription toujours aussi génial de My pretty books. Je suis une fan inconditionnelle d’Octavia Spencer, mon crush lecture c’est La couleur des sentiments, je vous en avais parlé dans ce blog. J’ai regardé les quatre épisodes très denses de cette mini série qui raconte trente ans entrepreneuriat féminin entre 1910 et 1930, mais on ne peut pas dire que c’était de la détente.

Sarah, pauvre blanchisseuse de Saint Louis est sauvée de la pelade par une jeune femme très belle mais aussi très garce, Addie Munroe grâce à un baume pour les cheveux. Mais attention, elle lui rappelle bien que les métisses sont beaucoup plus jolies que les vraies noires qui semblent sortir de la plantation. Bafouée dans son honneur, Sarah va la concurrencer et monter un empire à l’image de Carnegie, Rockfeller et Ford…

C’est une histoire vraie qui me rappelle la biographie d’ Helena Rubinstein, une petite orpheline du ghetto de Varsovie qui a monté un empire industriel encore sur pied. Elle a eu droit à une belle exposition rétrospective au Mahj de Paris l’an dernier.

J’attendais beaucoup de Self made et j’ai été à moitié déçue. Les acteurs jouent tous très bien, Octavia en tête mais je n’ai vraiment pas aimé les rapports de force et les trahisons qui semblent incontournables quand quelqu’un commence à faire fortune.

Je pense que la grande fautive est la mise en scène. Les quatre épisodes sont très denses, j’ai pas bien compris les recours à une musique hip hop ou rap très anachronique alors que j’attendais des mélodies des années folles.

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MADAM CJ WALKER

Enfin, le portrait psychologique de chacun des personnages est très caricatural même si cela s’améliore beaucoup dans le dernier épisode, le meilleur pour moi.

Self made est tout de même une série à regarder, elle dénonce avec justesse le sexisme dans les milieux d’influence noirs et aussi le racisme entre femmes : Addie Munroe pense que son métissage est sa meilleure arme pour faire fortune.

Cette série m’a donné envie de regarder une comédie Netflix Une femme de tête, l’histoire d’une femme afro-américaine qui se rase la tête et comment ses relations en prennent un coup.

Retrouvez mes précédents articles coups de coeur Netflix ici :

– On se connait mieux avec la reine au bout de la 3eme saison de The crown

Charlie monte le son ou la préadolescence 2.0

Atypical, la série qui questionne la normalité

Mes pépites séries pour cet automne

Turn up Charlie

 

 

Atypical, la série Netflix qui rappelle que chaque famille est atypique.

Le mois dernier, j’ai regardé d’une traite les huit épisodes de la première saison de la série U.S Atypical sur Netflix.

J’en avais entendu parlé via Télérama, mon référent séries pour Netflix mais ils avaient présenté cette série sous un angle assez caricatural : un adolescent autiste qui veut découvrir le sexe.

C’est bien le sujet de la série mais pas que cela : c’est le récit initiatique d’un jeune autiste qui est couvé comme un manchot de la banquise (sa passion) par ses parents et sa jeune soeur Casey. Il veut devenir adulte et il s’intéresse aux filles.

Il va découvrir avec moult quiproquo (tout l’effet comique de la série est dans ces décalages) les nuances sociales de l’amour et des relations en général. C’est une série très subtile et sensible qui nous questionne : qui est normal en fin de compte ?. Surement pas Zahid, l’ami complètement déjanté de Sam.

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Copyright Beth Dubber/Netflix

Le résumé :

Sam a 18 ans. Il vit dans le Connecticut avec ses parents Doug et Elsa et sa soeur Casey. Il suit une scolarité classique au lycée en terminale malgré son handicap. Là bas, il noue tant bien que mal des relations avec les autres élèves : sa petite amie Paige et surtout son ami Zahid qui est son collège au magasin d’électroménager où il effectue un petit boulot étudiant pour apprendre à gérer son argent.

Les scènes de cette série sont ponctuées par ses réflexions personnelles lors de ses séances chez sa psychothérapeute Julia, une jeune Sino-américaine très féminine qui l’aide beaucoup mais cela va déraper…

Mon avis :

Tous les personnages sont intéressants à étudier, il n’y a pas de seconds rôles. C’est ce qui fait la richesse de cette série. L’attention n’est pas focalisée sur Sam mais le sujet est bien de décrire les effets de l’autisme sur l’entourage, dans toute une famille avec ses difficultés particulières mais aussi sa grande richesse : la solidarité, l’entraide… Personne ne peut être individualiste dans cette famille.

Le personnage de la mère de famille Elsa, qui prend les choses à bras le corps pendant toute l’enfance de son fils et qui part à la dérive quand il cherche à acquérir son indépendance, fait toute la saveur de cette série.

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Copyright Beth Dubber/Netflix

Cela change des séries qui véhiculent l’image lisse des mères américaines en plein dans le perfectionnisme : elles préparent les lunch box, conduisent des mini van avec des mains parfaitement manucurées et tout au long du film ou de la série, on ne connait rien de leurs états d’âme. Même quand les scénaristes leur font péter les plombs dans des situations excessives, on est en plein dans la caricature superficielle qui n’apporte rien à notre réflexion.

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Copyright Beth Dubber/Netflix

Atypical est une excellente série car elle élabore les portraits psychologiques de ses personnages avec beaucoup de finesse. Le couple des parents est déséquilibré, on le voit dès les premières scènes de la série quand Elsa se confie à d’autres mères dans son groupe de parole.

Certains flashbacks expliquent les positionnements de chacun comme celui de la petite soeur Casey. Elle porte sur ses épaules le handicap de son frère même quand on ne lui demande rien. Elle se prend pour son sauveur, prête à se sacrifier et heureusement son frère se révolte en lui disant brutalement qu’il n’a pas besoin d’elle.

Ce n’est pas une série sur la découverte des premiers émois sexuels. Elle montre la possibilité de devenir adulte et indépendant quand on est autiste : gérer son propre argent, faire des études à l’université loin de ses parents alors que sa maman avait décidé depuis longtemps qu’il suivrait des cours par correspondance ….

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Je regarde cette série quelques mois après avoir lu une bande dessinée très efficace  La différence invisible qui expliquait déjà très bien les situations courantes qui mettent les autistes en difficulté : le bruit, la matière des tissus, ne pas maîtriser le second degré, parler sans filtre…

Les scènes où Sam perd pied dans le bus ou au lycée sont très réussies pour faire comprendre le malaise ressenti. Celle où Sam est agressé physiquement par la queue de cheval d’une jeune fille devant lui dans un stade est particulièrement parlante.

Ma note :

5/ 5 sardines

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Je trouve que cette série excelle dans l’étude des relations humaines : les réflexions très justes celles plus obsessionnelles de Sam sur ceux qui l’entourent donnent vraiment matière à réflexion, quelques jours après avoir vu un épisode. C’est le signe d’une excellente série.

Je ne regarde que des séries anglo-saxonnes sur Netflix : Charlie monte le son, The Crown, Call the midwife… qui ont une richesse d’écriture remarquable avec des personnages d’une grande subtilité psychologique  Alors que je trouve les séries françaises très limitées : le couple qui se délite et se retrouve, les faits divers…

Enfin, on a aussi des bonnes surprises avec Fais pas-ci, fais pas ça ou encore la série Marjorie sur France 2 que je viens de découvrir : l’histoire d’une coach de vie qui aide différents patients.

Atypical, Marjorie, autant de séries qui montrent que  le développement personnel, l’altruisme inspirent autant les spectateurs que les faits divers, les braquages et les super héros.

Sauveur et fils saison 4

Si comme moi vous aimez les séries ou les romans qui abordent le thème de l’alliance thérapeutique entre un psychothérapeute et ses patients, je vous invite à lire ma chronique de la série Sauveur et fils écrite par Marie-Aude Murail et publiée par l’Ecole des loisirs !

Mes précédents articles à propos des séries Netflix que j’aime regarder :

–  Charlie, monte le son

–  Call the midwife

–  The crown

Turn up Charlie

Charlie, monte le son ou la préadolescence 2.0

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Comme j’ai fini de regarder ma série favorite Call the midwife, j’errais comme une âme en peine sur la plateforme de Netflix car je suis très exigeante pour choisir une série. J’aime les séries historiques avec de solides portraits psychologiques des personnages, un scénario qui tient la route pour décrire la société de l’époque… Bref, il faut que je sois accrochée à l’intrigue le temps de trois, quatre ou cinq saisons au moins.

Force est de constater que ce sont les séries anglaises qui ont ma préférence : ils ont de très bons acteurs qui ont souvent une formation théâtrale comme Kate Winslet par exemple, ils savent construire des histoires passionnantes autour de l’aristocratie anglaise et de la famille royale (The Crown) et ils ont une élocution british très agréable à suivre en version originale sous-titrée (ils ne mangent pas leur mot comme leurs cousins américains)

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Idriss Elba est l’un d’eux. Je n’avais vu aucun de ses films auparavant, je l’ai découvert lors du mariage du prince Harry et de Meghan Markle. Il a un visage de cinéma très expressif un peu comme Jean Dujardin, capable de jouer une comédie comme un drame. D’ailleurs, c’est tout l’intérêt de cette série Charlie, monte le son dont il est l’initiateur. Il est le héros d’un rôle totalement à contre-emploi : nannie d’une petite fille riche.

Le résumé :

Charlie Ayo est un trentenaire londonien d’origine nigériane. DJ ayant connu son heure de gloire, il a disparu des spotlights par excès de confiance en abusant de la drague et de la drogue. Son meilleur ami David, acteur célèbre aux Etats-Unis revient à Londres avec femme et enfant pour apporter une stabilité familiale à leur petite fille Gabrielle.

Mais la carrière florissante de sa femme Sara, DJ international n’est pas compatible avec une vie de famille. Son staff composé de femmes ambitieuses : Astrid, sa manageuse, Tommy son second empêchent tant bien que mal l’épanouissement d’une relation mère/ fille de qualité.

C’est finalement Charlie Ayo, ce grand black musclé aux faux airs de Maître Gims, qui va apporter amour et stabilité à cette petite fille de dix ans Gabrielle. Elle est totalement imbuvable car délaissée par ses parents. Charlie va t’il l’aimer d’une manière gratuite et désintéressée ?

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Mon avis :

C’est une série assez gonflée et très contemporaine qui joue sur l’inversion totale des rôles. Avec Turn up Charlie, ce sont les femmes qui ont le pouvoir. Sara a plus de notoriété et d’argent que David, son mari. C’est grâce à elle que Charlie pourrait relancer sa carrière.

Les femmes qui gravitent autour d’elle ont bien compris l’emprise qu’elles peuvent avoir sur les hommes et elles ne s’en privent pas. Alors que le personnage de Sara est plus étoffé, elle cherche à être une bonne mère et culpabilise quand elle se plante avec sa fille : quand elle loupe la rentrée des classes parce que ses mauvais génies Astrid et Tommy lui font comprendre qu’avoir un enfant c’est naze.

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Copyright Netflix

J’ai ainsi (re)découvert l’actrice Piper Perabo, une très jolie fille qui porte de superbes tenues et coiffures branchées dans cette série. Sa beauté m’a vraiment fascinée. Son visage ne m’était pas complètement inconnu puisque je l’avais déja vue dans Coyote Girls (j’ai honte !), un médiocre film des années 2000 que l’on préférait oublier : des jeunes Américaines qui pensent revendiquer le girl power en dansant sur un comptoir de bar.

Avec cette série, on voyage entre Londres et Ibiza dans les derniers épisodes. Le manoir où habite la famille de Gabrielle est vraiment impressionnant avec son immense sauna. Charlie l’emmène dans le Londres underground aux écuries de Camden et j’ai beaucoup aimé l’épisode où la plupart des personnages passent le week-end au festival Latitude avec leurs bottes en caoutchouc et leurs pass VIP. Cela m’a rappelée le film Bridget Jones ‘s baby.

J’ai beaucoup aimé la manière dont cette série se moque des artifices du monde de la nuit et la notoriété qui fait perdre le Nord à Sara et David. Charlie et sa tante Lydia avec ses proverbes bibliques ont beaucoup plus les pieds sur terre et apporteront de la stabilité affective à une petite fille qui doit déposer ses bagages aux quatre coins du globes en fonction des tournages de son père ou des concerts de sa mère.

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Copyright Netflix

La notoriété de ses parents privent Gabrielle d’une enfance protégée, son téléphone portable l’a fait définitivement basculer dans le monde des adultes indépendants et ce n’est pas forcément une bonne chose.

Cette série raconte sur le ton de l’humour les mauvais exploits d’une petite fille riche qui se méfie des adultes et on ne peut s’empêcher de penser au destin terrible de Drew Barrymore, enfant star de Hollywood qui enchaîna les cures de désintoxication à partir de treize ans.

Une grande partie du succès de cette série repose sur les épaules de la petite Frankie Hervey, une jeune actrice britannique qui doit avoisiner les dix ans mais pas plus. Elle est touchante avec son petit air d’ Hermione Granger en uniforme scolaire. On lui donnerait des baffes quand elle appelle Charlie « Bitch » ou qu’elle manipule ses parents en les montant l’un contre l’autre.

Qui sont les véritables préadolescents dans cette série?

Ma note : 4/5 sardines

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Cette série de huit épisodes de vingt minutes chacun se regarde d’une traite. Au début, on est scié par l’audace de cette petite fille culottée qui arrose tout le public de sa maman en boite de nuit pour susciter son attention.

Le scénario connait quelques faiblesses : j’aurai aimé que la relation de complicité improbable entre Charlie et Gabrielle soit plus développée car c’est le thème central de la série. Mais on passe tout de même un bon moment de divertissement avec cette série qui caricature le monde de la nuit et l’accès toujours plus précoce des enfants aux réseaux sociaux.

Gabrielle est une crack d’ Instagram,You tube et compagnie mais elle est terrorisée de n’avoir aucun vrai ami réel avant de rencontrer Hunter, un mauvais garçon de son école.

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Mes pépites séries pour cet automne

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Un court billet de blog pour vous partager mes découvertes séries quand l’automne arrive et qu’on a plus envie de se réfugier sous sa couette avec un bon Nesquik devant une série que d’aller se balader au vent au lac Daumesnil.

Je me suis abonnée il y a un an à Netflix car la bande-annonce de la série The crown avait captivé mon attention (il faut dire aussi qu’ils avaient sortis le carnet de chèques pour sa promotion commerciale).

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Depuis j’ai pu découvrir d’autres excellentes séries comme Grace et Frankie avec Jane Fonda et Lily Tomlin, des films géniaux disparus des radars comme Spanglish avec Paz Vega et dernièrement la série SOS sages femmes (Call the midwife) que je suis en train de regarder à vitesse grand V.

Franchement désappointée que Downtown Abbey ait disparu du catalogue Netflix, je suis tombée par hasard sur SOS Sages femmes, une série historique qui se déroule dans la banlieue londonienne dans les années 1950.

Elle raconte le quotidien d’un couvent Nonnatus House, une maternité, dirigée par des sœurs. Elles sont assistées par des nurses assez jeunes comme Jenny Lee (elle a des faux airs de Cécile Cassel) l’héroïne de cette série qui compte cinq saisons.

La guerre est finie depuis quelques temps mais la pauvreté est bien palpable : les maisons écroulées, les gosses qui traînent dans les rues, les références aux grands bouleversements que le Blitz a engendré dans ces familles…

J’aime beaucoup cette série car elle traite des problématiques psychologiques et sociales de l’époque avec beaucoup de finesse et de subtilité. Elles sont quatre nurses très solidaires les unes des autres : Jenny, Camilla dite Chummy, Trixie et Cynthia.

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Elles ont la vingtaine et elles sont entièrement dévouées à leur métier. Cette série traite de leurs histoires d’amour mais de manière très intelligente, elles vivent en harmonie avec les sœurs du couvent. Ces sœurs sont vraiment des personnages principaux de la série.

On ne les caricature pas du tout, elles sont de vrais soutiens psychologiques pour les femmes qu’elles accouchent, sachant se montrer aimantes, compréhensives. Elles font preuve de foi chrétienne quand leurs patientes des quartiers populaires font des choix de vie hasardeux qui les mènent à la prostitution par exemple.

C’est une série de grande qualité dont le thème central est la naissance, le métier de sage-femme dans les banlieues populaires de Londres dans les années 1950 .Mais cette série valorise aussi la foi chrétienne qui aime son prochain.

J’avais vu un film atroce basé sur une histoire vraie : Philomena. Judi Dench interprétait une fille-mère placée avec son bébé dans un couvent en Irlande dans les années 1950. Un jour, on lui enlève brutalement son bébé qu’elle ne pouvait voir qu’une heure par jour pour qu’un couple d’Américains l’adopte rapidement. Les sœurs de ce couvent n’avaient pas le beau rôle c’est le moins que l’on puisse dire.

Je vous recommande donc Call the midwife, une série géniale avec de beaux épisodes de Noël à chaque saison de la série comme savent les faire les Anglais. Elle contient de nombreuses similitudes historiques avec The crown comme cela se passe à la même période mais du point de vue du peuple anglais, les classes populaires qui connaissent un véritable baby-boom à cette période.

Coïncidence, j’avais noté dans ma PAL, le livre de mémoires de Jennifer Worth, la sage-femme dont les mémoires ont été adaptées à la télévision pour cette série.

Je crois que je n’aime plus que les séries historiques avec des costumes, des décors d’une autre époque car ils sont de formidables révélateurs de la manière de vivre des gens avant. Cela me change du 21eme siècle avec son storytelling permanent sur Facebook, Instagram et compagnie…

Dans un autre genre, j’ai découvert sur Youtube, une série assez innovante, drôle et bien conçue.

C’est une série française Les emmerdeurs : quatre jeunes Français, deux-garçons et deux filles dont un apprenti-curé pendant la seconde guerre mondiale.

Ils se retrouvent à faire partie de la Résistance bien malgré eux car ils ont bu un drôle d’élixir qui leur donne de supers pouvoirs. Cela va leur permettre de déjouer les plans funestes des nazis et de contribuer à libérer le pays. Encore faudrait -il qu’ils aient vraiment envie d’endosser ce costume de libérateurs…