Pendant ce temps, c’est l’automne en Bulgarie

J’avais envie de commencer novembre avec un article bien plus léger.

La semaine dernière, Google mettait à l’honneur dans sa bannière de recherche l’ « inventeur » du yaourt, Stamen Grigorov, compatriote de mon mari.

Droits réservés Google

Né en Bulgarie en 1878, ce microbiologiste a vécu un tournant essentiel dans sa carrière vers 1905. Établi en Suisse, il découvre une bactérie qui permet la fermentation du lait et donc la production de yaourt. Ce valeureux chercheur a aussi participé à l’élaboration du vaccin BCG conçu par Calmette et Guérin, scientifiques français.

Le yaourt bulgare est un élément clé de la gastronomie des Balkans. Personnellement, son acidité au petit déjeuner me rebute un peu mais j’aime beaucoup m’en servir pour mon plat fétiche de l’été caniculaire : le tarator !

Photographie prise par ma tante Zakarina

Je vous propose aussi de vous évader de ce climat morose avec deux photos bien agréables : une sculpture de sable géante sur la plage de Bourgas et une installation contemporaine dans le centre-ville à coté de la librairie francophile Helikon.

Photographie prise par ma belle-mère Elena

Pour la petite histoire, c’est ma grande pote Alix qui ne connait pas du tout Bourgas qui m’a parlé de ces grands livres qui font office de bancs en Bulgarie. C’est peu dire que dans les villes d’Europe de l’est, ils sont balèzes dans le domaine de la sculpture publique : à Sofia par exemple.

Je vous laisse donc avec cette oeuvre qui montre l’importance de la lecture, meilleur rempart contre la morosité et les mentalités étriquées.

Je me réjouis de voir l’attachement des Français à la lecture pendant ce re-confinement et je vous invite à lire mon article que je qualifierai en toute prétention de « visionnaire » sur le click and collect en librairies.

Sans rire, il est temps d’être militant dans ses achats pour encourager l’économie dont on dépend, celle qui nous permet d’être soigné, protégé , enseigné à l’école ou grâce aux bibliothèques. Oubliez la bonne affaires sur A… ou A …. E…

Retrouvez ici mes meilleurs articles consacrés à la Bulgarie, mon pays par alliance !

Carnets de voyages urbains : Sofia

Mon top 5 des meilleurs parcs et jardins en Europe.

Se régaler dans les Hauts de France en attendant de retourner en Belgique

C’est une tradition : un petit voyage à deux en automne en Belgique mais ce n’est pas possible cette année à cause de cet emmerdeur de Covid 19. Un saut dans le Thalys à Paris et deux heures et demie plus tard, vous reliez Bruges, Bruxelles ou Anvers pour un week-end gourmand.

Je vous invite à lire mon carnet de voyage urbain d’Anvers en novembre 2018. Cela me challenge bien de faire dans la foulée celui de Bruges et Bruxelles.

Alors cet article va vous vanter les charmes des Hauts de France, une région cousine de la Belgique pour ses nombreux traits culturels communs. Ce sont une partie de mes racines et j’y suis très attachée.

En début d’année, j’ai perdu une personne chère de ma famille, mon arrière-tante Julienne qui a su avec ma grand-mère Annette me transmettre l’amour du Nord de la France. J’apprécie aussi la grande gentillesse, le sens de l’accueil chaleureux et la bonne humeur de mes copains parisiens originaires du Nord : Anne Gie et Vincent, Sylvie et Karine qui nous a tous reçus un jour pour une sacrée carbonade !

Mon envie de voyage en double page dans mon bullet journal

Admirer les villas colorées Belle époque de Mers les bains

Je me souviens de sa plage de galets, ses grosses vagues et les falaises du Tréport. Je déteste les plages du Sud de la France où on est entassés comme des sardines. Mes grands-parents vivaient dans une magnifique maison de cinéma à colombages noirs et blancs à Canehan en Seine-Maritime. Il y avait même une île avec une cascade.

Droits réservés Paris Normandie

Depuis j’ai regardé un documentaire de l’émission pour seniors Des racines et des ailes sur France 3 sur la baie de Somme. J’ai très envie de retourner à Mers pour voir ses villas Belle époque très colorées. J’ai appris que Mers-les-Bains était une destination très en vogue pendant le Second empire avec le développement des bains de mer en 1860. Puis, cette belle adresse est tombée en désuétude avec l’avènement de la Riviera française accessible rapidement avec l’automobile dans les années 1920.

Les Hauts de France, patrie de la frite !

Pour moi le Nord c’est aussi ses baraques à frites. Comme je viens de la Drôme, j’étais toujours un peu stupéfaite par ces drôles de coutumes comme manger des frites à la mayo en revenant de la plage à 17 heures. Mais « la mer ça creuse » comme disait ma grand-mère et c’est un bon souvenir d’enfance. J’aime bien la forêt de pins de Stella plage, les moules-frites à Merlimont, une plage voisine du Touquet, un peu plus populaire et familiale.

Je vous rappelle mon carnet de voyages consacré au Touquet en juin dernier : un voyage rocambolesque c’est le mot. Les dunes du Touquet valent le détour, il faut absolument les préserver car elles ont considérablement réduit leur superficie sur la Côte d’Opale.

Montreuil sur mer et son maire de fiction : Jean Valjean !

A quelques kilomètres du Touquet, se trouve Montreuil sur mer, une belle cité de 3000 habitants, fief de mon grand-père Jean Samsoen. Ses parents tenaient un très beau magasin, les galeries montreuilloises. Au bonheur des dames dans la Pas de Calais ! Nous sommes allés à la Toussaint il y a des années avec mes parents et il faisait beau. La lumière sur les remparts de la citadelle conçue par Vauban reste un très beau souvenir.

Près de Montreuil sur mer se trouve Arras, une ville pas assez touristique à mon goût alors que c’est un petit bijou d’architecture ! J’ai vu le film La liste de mes envies avec Mathilde Seigner et Marc Lavoine, inspiré du livre de Grégoire Delacourt. On y voit le beffroi et la grand’place filmés de manière très esthétique. Arras est donc en tête dans la liste de mes envies… de voyages.

J’ai réalisé pourquoi j’aime autant les Hauts de France et la Belgique : l’architecture civile avec ses pignons à redans ou chantournés me font rêver, j’aime les beffrois de la fin du Moyen-Age. Cela me fait aussi bien voyager à Sienne sur la place communale, à Bruges, ou encore dans une scène de Vermeer à Delft aux Pays-Bas. Cela me rappelle mes cours de deuxième année à l’Ecole du Louvre sur les splendeurs du Moyen-Age et de la Renaissance en Europe.

Cela me gonfle beaucoup qu’on caricature les Hauts de France avec mépris alors que c’est une région d’une grande richesse culturelle et économique avec son patrimoine industriel et ses usines textiles. La Redoute, Camaïeu et Bernard Arnault viennent de Roubaix ou de Tourcoing. Le grand Charles, le héros de mon grand-père était un Lillois. De nombreux artistes très talentueux comme une succession de Miss France viennent du Nord.

Droits réservés Musée La piscine de Roubaix

Je ne connais pas la région de Lille mais j’ai très envie d’aller visiter son musée d’art contemporain La piscine. C’est une ancienne piscine Art déco construite dans les années 1930. Son originalité vient de son éclectisme stylistique : de l’architecture néo-byzantine par ici, reprenant le plan des abbayes cisterciennes par là…

Le lieu est une oeuvre d’art en soi avec ses immenses vitraux et son bassin…, un bon plan culturel relayé par l’ensemble de la presse. Les cabines de douches sur les côtés me rappellent les bains Belle époque où je suis allée à Budapest ou bien la piscine Molitor à Paris…

Je suis sûre que bon nombre d’entre vous ont des attaches familiales dans le Nord, se délectant des bonnes tartes au papin ou des gaufres Rita de Mamie.

Dimanche dernier, j’ai eu le plaisir de faire découvrir les fameuses gaufres Meert à mon mari dans leur boutique du Marais.

C’est un échange de bons procédés car c’est lui qui m’a fait découvrir les richesses de la Belgique. Lui sa bonne adresse, c’est la baraque à frites de la place Flagey à Ixelles. Il a invité tous nos cousins à y aller après la visite du musée Horta à Saint Gilles.

C’est décidé dans un prochain article, je vous parlerai Belgique : ma passion pour deux de ses ambassadeurs : Stromae et Angèle, la visite du musée Horta, notre voyage de noces à Bruges à la Toussaint 2014…

Traverser l’Europe en une journée avec une mini voyageuse de 18 mois pour aller en Bulgarie.

Cela fait toujours son petit effet quand on le dit ! Bon on blague un peu comme le vol en avion ne dure que 2h40 mais douze heures de voyage porte à porte ça vous met sur les genoux.

On n’a pas du tout regretté d’avoir laissé la poussette canne à la maison, notre porte-bébé BabyBjörn nous a sauvé la mise une fois de plus à l’aéroport de Beauvais. J’ai ressenti une petite pointe de fierté maternelle en me disant que je m’étais vraiment bien débrouillée avec l’organisation des valises.

Pourtant, ces vacances ont commencé sur les chapeaux de roue. Vomito sur la route après une cinquantaine de kilomètres à peine, arrêt sur la bande d’arrêt d’urgence pour changer la petite biche des pieds à la tête.

Mais rien n’allait nous décourager : #vacances bien méritées.

On s’est réveillé tôt le matin au 10eme étage du Vitosha park hôtel de Sofia avec une vue superbe sur les montagnes depuis une terrasse à couper le souffle. Prix de la nuit : 44 € avec petit déjeuner inclus. Même s’il y a eu des couacs : pas le lit parapluie prévu, pas d’eau chaude dans les chambres et donc pas possible d’utiliser la piscine intérieure, j’ai bien aimé cet hôtel et son petit-déjeuner européen.

Ensuite, nous avons pris la voiture avec mon beau-père pour rejoindre la grand-mère de mon mari Dafina que nous voyons une fois par an, dans sa ville de Cherven Bryag. J’aime beaucoup son appartement vintage des années 1970 avec ses boiseries, ses tapis et surtout ses deux balcons traversants depuis le 7eme étage.

C’est une vraie carte postale de la vraie Bulgarie avec ses immeubles communistes en mauvais état mais qui m’impressionnent beaucoup. Au bord de la mer Noire, c’est beaucoup plus élaboré en termes d’infrastructures pour répondre aux attentes des touristes. Et moi depuis huit ans de voyages en famille là-bas, je ne suis plus tout à fait une touriste.

Cet article n’est donc pas un carnet de voyages comme les autres. J’avais envie de vous parler de la vie quotidienne des gens en Bulgarie. Visiter l’Europe de l’est ou l’Europe centrale (je n’ai vu que Budapest pour l’instant) est assez instructif pour comprendre l’Europe dans sa diversité. C’est ma passion depuis que j’ai étudié l’anthropologie sociale et culturelle de l’Europe à l’Ecole du Louvre avec le Mucem.

Je vais commencer par ce qui vous intéresse le plus : la cuisine bulgare. J’affectionne trois plats principaux en Bulgarie. Ils constituent mon alimentation de base en été car ils sont bien rafraîchissants et revigorants après la plage : le tarator, la shopska salad et les banitsa.

En Bulgarie, vous allez manger beaucoup de concombre et de sirene (feta bulgare excellente) en été. J’adore aller dans les petites épiceries de village pour regarder les rayons. Je vous recommande de manger une bonne banitsa en revenant de la plage vers midi, ça requinque ( l’équivalent du croissant au petit déjeuner mais il faut aimer entre nous).

Ensuite, j’aime beaucoup observer l’architecture soviétique de la grande époque des années 1970 et 1980 à Sofia et dans la partie ouest du pays. C’est pas forcément très beau dans le paysage mais c’est une expérience à faire pour comprendre comment vivent les gens dans une Europe bien différente de la mienne.

Dans la partie est, celle où je vais tous les étés en vacances, c’est totalement biaisé pour le tourisme. Les stations balnéaires telles que Sozopol, Nesebar, Pomorie et surtout Sunny Beach logent une grande partie de l’Europe de l’est en été. Il faut donc appâter les touristes avec les dernières infrastructures modernes.

Je vous recommande Sozopol, ma station balnéaire favorite pour ses vestiges anciens et ses loisirs très bon marché qui vous feront passer des vacances inoubliables avec vos enfants. La visite de la vieille ville en début de soirée est d’une beauté et d’un dépaysement génial.

Ses maisons en bois ne sont pas classées au patrimoine mondial de l’Unesco mais c’est tout comme. Je vous recommande l’ hôtel Villi Sozopol à la pointe de la vieille ville avec sa vue impressionnante et sa bonne cuisine.

C’est le lieu idéal pour se baigner avec des enfants : le tour de banane gonflable tirée par un jet-ski coûte 5 € l’aller retour de 30 minutes (impensable en France) et vous pouvez fréquenter la piscine d’un hôtel pour 4 € la journée si la mer est trop agitée (ce que nous avons fait avec délice !).

A travers la lecture de cet article, vous aurez sans doute compris que la différence de standards économiques entre la France et la Bulgarie saute aux yeux. J’ajouterai que les professionnels du tourisme en Bulgarie sont vraiment aux petits soins pour les touristes étrangers. Il faut juste ne pas se laisser berner par les chauffeurs de taxi à l’aéroport de Sofia et à Sozopol (mais c’est universel je crois). La plupart des Bulgares sont assez francophiles !

Alors davaï en Bulgarie, vous y serez très bien accueillis.

J’ai même poussé l’expérience sociologique d’aller chez le coiffeur dans le village de mes beaux-parents, avec mon interprète de mari obligatoirement. Pour l’équivalent de 4€ la coupe, nous avons économisé vingt euros chacun pour une coupe sans shampoing ni brushing mais tout à fait dans le coup.

Retrouvez mes précédents articles qui parlent de mon pays par alliance :

En août, Le bal littéraire des sardines se met à l’heure bulgare !

Carnet de voyages en Bulgarie

En août, Le bal littéraire des sardines se cale à l’heure bulgare

Comme chaque été depuis sept ans, je pars en Bulgarie, patrie de mon cher époux. Mon blog se met donc à l’heure bulgare (+1 heure de décalage horaire) à partir du 5 août.

Au programme : Sofia, Cherven Brag, Bourgas et Sozopol. Ce n’est pas un carnet de voyages comme un autre car je ne suis plus tout à fait une touriste en Bulgarie. Nous allons rendre visite à la grand-mère de mon mari dans un endroit peu connu des Français du film Premières vacances Je suis une bien meilleure ambassadrice de la Bulgarie que ces casse-pieds taquins soit dit en passant…

J’ai envie de vous parler cuisine, vestiges communistes, art de vivre et farniente (je suis sûre que Sozopol devient une destination touristique un peu connue, on a croisé des gens de Roubaix il y a deux ans).

Tous les jours, je vous posterai une photo ou publierai une story significative pour vous raconter notre voyage et vous donner envie d’être curieux. Les Bulgares sont particulièrement hospitaliers et francophiles (surtout un !)

Première découverte pour vous : le tarator bulgare. C’est cadeau pour vous, pour affronter les températures terribles de ces prochains jours !

Tout à fait réalisable en France (contrairement à la shopska salade qui demande des ingrédients typiques bulgares, je vous en parle dans un prochain article, c’est mon aliment de base).

A bientôt sur Facebook et Instragram, on a un avion à prendre !

Mes précédents articles qui parlent de la Bulgarie :

Carnet de voyages à Sozopol et Sofia

Mon top 5 des meilleurs parcs et jardins en Europe.

Un souvenir de Barcelone, être touriste autrement

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En ce moment, toute la famille est confinée au tour du pâté de maison quotidien et nous rêvons de notre prochaine escapade familiale quelque part en Europe. Hier midi, à table, mon chéri et moi nous nous remémorions notre fameux week-end de trois jours à Barcelone autour du 14 juillet 2015.

C’était la troisième ou quatrième fois que j’ y allais  mais cette fois-ci, nous n’avons pas privilégié les sites touristiques. Bien sûr, nous nous sommes approchés des monuments de Gaudi les plus connus comme la Casa Batllo, le parc Güell et le parc de la Sagrada Familia. Mais nous n’avons ni attendu, ni déboursé d’argent pour les visiter.

Quand, j’étais en classe de première, j’avais eu la grande chance de partir quatre jours en voyage scolaire à Barcelone chez l’habitante et on avait visité la ville de fond en comble, j’avais adoré ça. C’était en février et je vous conseille d’y aller à la fin de l’hiver car le 14 juillet, Barcelone c’est comme un DOM-TOM.

Mon chéri a eu l’idée lumineuse de réserver un hostel dans un immeuble très atypique  Carrer Ampel (il ne se plante jamais pour choisir un bon hôtel), en plein quartier gothique, à cinq minutes du métro aux pieds des ramblas, c’était on ne peut plus central.

Le premier jour, nous sommes allés à pied à la plage de la Barceloneta (comme dans l’Auberge espagnole). Il y avait du monde, c’était sympathique pour une plage aussi urbaine que celle-ci et surtout on s’est régalé avec une bonne glace parfum Oréo sur la plage. La jeune femme qui vendait les glaces nous a même dépanné d’un euro. Je les trouve gentils ces Catalans même quand on vient les coloniser de toute l’Europe.

Car c’est bien ce qui m’a marquée dans ce séjour : l’hyper tourisme qui menace les paysages et la cohésion sociale. L’immobilier flambe à Barcelone, rien n’est plus désagréable pour les locaux de voir leurs centre-villes vides et le son des valises de touristes qui résonnent dans les rues rejoindre leur AirBnb. Avec cette pandémie mondiale, il faudra réinventer notre manière de voyager, de prendre soin de notre environnement immédiat comme plus lointain.

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Droits réservés. Le palais idéal du facteur Cheval

Cela m’a fait un peu mal au cœur de voir le parc Güell autant pris d’assaut par le public et les tentatives de le protéger en faisant payer son entrée (pas sûr que cela marche). Donc, nous ne sommes pas entrés dans le saint des saints qui commence avec le banc le plus long du monde. Nous avons pris notre pique-nique sur les hauteurs du parc, mon endroit favori à Barcelone. Les murs de palmiers en pierre de Gaudi me rappellent beaucoup le palais idéal du facteur Cheval dans la Drôme.

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On a réalisé notre circuit Gaudi en déambulant Passeig de Gracia et les immeubles de  ses riches mécènes. La casa Batllo est unique au monde, j’étais contente de la voir en vrai. Cela méritait bien un selfie devant (pour l’originalité, on repassera).

Un jour, je vais écrire un mémoire d’histoire de l’art sur les villes Art nouveau en Europe : Budapest, Barcelone,Vienne parce que ça me bluffe cette frénésie artistique qui a bouleversé l’art en Europe en aussi peu de temps. Pour moi, Gaudi est un génie au même titre que Klimt en Europe centrale.

Pendant notre séjour, nous avons déambulé dans les petites rues du quartier gothique au hasard, sans guide touristique dans la poche. On est montés au dernier étage du Cortès Ingles, les Galeries Lafayette locales pour admirer la place de Catalogne en bas. On a bu des strawberry mojitos dans un bar à cocktails anglais très authentique, bu des excellentes sangrias en carafe dans un petit restaurant tout simple dans son jus en arrivant le soir après deux heures de retard de l’avion…

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Droits réservés Dunaeva Natalia

C’était sans doute mon carnet de voyages le plus décousu : aucune bonne adresse précise, ni noms de bars ou de restaurants à vous transmettre dans ce blog. Juste une envie de me souvenir d’un voyage à deux génial, coucher mes souvenirs ici dans mon blog pour rêver à d’autres latitudes quand nous pourrons voyager à nouveau… autrement.

Retrouvez ici d’autres articles sur le tourisme et mes derniers carnets de voyages !

Touriste, une BD qui questionne la mondialisation

Mes meilleurs spotlights dans la Drôme

Viens découvrir le plateau ardéchois

Viens faire un tour sur le plateau ardéchois...

Venir à Deauville Trouville pour … dormir puis visiter

Deauville

Nouveaux parents depuis février, c’était véritablement notre premier week-end à deux depuis la naissance de notre petite fille. Nous avons donc choisi une destination assez proche de Paris : Deauville-Trouville et un hôtel non loin de la gare : Ibis.

Après avoir subi trois jours bien difficiles de canicule à Paris fin juillet, notre premier réflexe a été de faire la sieste après un agréable pique-nique sur la plage de Deauville. Le petit Casino nous a nourri pour une somme assez exorbitante : 3€80 le pâté croûte car nous avons vite renoncé à l’idée fantasque d’aller à la nage au Burger King du Havre.

« Les chiens et l’alcool sont interdits sur la plage de Deauville » entendu au microphone

Je résumerai Deauville en quelques lignes car cet entre-soi bourgeois ne m’a pas vraiment emballée. Cela ne me dépaysait pas assez de Paris et de sa banlieue ouest, j’ai beaucoup mieux apprécié Trouville, cet ancien village de pécheurs à la plage beaucoup plus familière et familiale (je venais en vacances à Pont l’Évêque lors de la coupe du monde 1998, un souvenir mémorable).

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« Comment s’appelle ce petit bijou? Minoko.

Une dame fortunée qui présentait son petit chien exotique à la terrasse du Morny’s, du nom du duc de Morny, l’un des fondateurs de Deauville.

Pour moi, la plage est un espace démocratique où s’effacent toutes différences sociales en maillots de bain et à Deauville, c’est tout le contraire.

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J’ai étudié les stations balnéaires lors d’un cours d’anthropologie sociale et culturelle de l’Europe. Deauville est une réussite immobilière remarquable qui attira la jeune Coco Chanel en 1914 pour fonder l’une de ses premières boutiques au sein de l’hôtel Normandy. Seulement le front de mer est beaucoup plus chaleureux à Trouville, les planches de Deauville et leurs parasols sont mythiques mais très isolés de la ville, c’est étrange comme configuration de l’espace.

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Deauville est très intéressante d’un point de vue architectural avec ses villas anglo- normandes, ses hôtels mythiques et ses épis faîtiers remarquables avec des chevaux ou des coqs mais on a vraiment l’impression de déambuler dans un musée à ciel ouvert.

Il faut tout de même faire attention à ce que le ciel ne nous tombe pas sur la tête car un parapluie rouge du casino Barrière est tombé d’un immeuble sur la tête de la dame juste devant nous dans une rue principale.

J’ai beaucoup aimé la ballade du dimanche matin dans les rues de Trouville, il y avait beaucoup de Parisiens mais c’était très agréable de déambuler dans les ruelles, visiter les salons de thé et les librairies. Je ne compte plus le nombre de fois où mes grands-parents m’ont emmené à la plage des Roches Noires, au restaurant Les Vapeurs, au marché sur les bords de la Touques, et j’ai retrouvé tous ces souvenirs le temps d’un week-end.

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Je vous recommande la ballade photographique en bord de Touques, d’aller faire un tour à la boutique de l’office de tourisme de Deauville et enfin de lire l’article des Pinçon-Charlot sur la construction immobilière de Deauville pendant le Second empire, c’est passionnant.

« A Deauville, il y a aussi la mer »

Le week-end était très agréable mais c’est sûr : nous reviendrons à trois avec notre petite fille à Trouville pour sa plage familiale et accessible facilement. Cet article contenait pas mal de citations car comme l’analysait le sociologue Jean-Didier Urbain, la plage est un vaste théâtre social où l’on s’observe plus que l’on observe le rivage.

Pour une prochaine escapade à deux, j’ai bien envie d’aller découvrir Saint-Malo, Quiberon ou de retourner au Touquet ou à la Baule.

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Dans mes prochains carnets de voyage, je vous parlerai de notre voyage annuel estival à Sozopolis au bord de la mer Noire avec des recettes de cuisine originales.

Mais la France sera aussi à l’honneur puisque je vous raconterai notre périple Lyon-Méaudre- Autrans à l’occasion du mariage de ma super cousine Olga.

Cet été, nous en avons parcouru des jardins publics : le jardin maritime de Bourgas, Bulagrie, le parc de la tête d’Or à Lyon, le jardin d’acclimatation à Paris… je vous raconte nos impressions dans un prochain billet aussi !

Les précédents carnets de voyages :

Giverny

Marseille

La Bulgarie

Les meilleurs spots de l’Ardèche

Viens faire un tour sur le plateau ardéchois...

Dernièrement, j’ai écrit un article sur les meilleurs spots de la Drôme à l’occasion de la sortie du film biographique consacré au facteur Cheval à Hauterives.

Décidément, le cinéma est inspiré par la Drôme puisque le prochain film de Benoît Poelvoorde, Raoul Taburin a un secret (adapté des dessins du génial Sempé) a été tourné en Drôme provençale  : j’ai reconnu direct les vieilles pierres et les couleurs ocre des Barronnies.

Comme j’ai la double nationalité « dromardéchoise », je t’invite à enjamber le Rhône quand tu arrives à la gare de Valence pour venir en Ardèche.

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La vue sur l’Ardèche depuis le belvédère du musée de Valence

Aux pieds du château de Crussol, une ruine médiévale, se trouvent des vignes qui délimitent les fameux coteaux du Rhône : Saint-Péray, Cornas, Tain l’Hermitage… Certes, il y a du bon vin mais aussi de délicieux chocolats à l’usine Valrhona, un salon du livre de référence et une foire à l’oignon ancestrale à Tournon …

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Une escale à Privas avant de prendre la route de montagne qui mène aux sources de la Loire, à la limite de la Haute-Loire et de l’Auvergne.

Les marrons glacés Clément Faugier, Privas

Mon arrière-grand père nous a transmis des terrains dans la région de Privas avec des châtaigniers. C’est la tradition chaque automne de faire la récolte des châtaignes pour une bonne rôtie, le soir devant la télé ou avec la dinde le soir de Noël.

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Privas est l’adresse mondialement connue de l’usine Clément Faugier, un peu comme le Nutella de Ferrero et ses noisetiers en Italie. Ce sont les belles boites de crème de marrons que vous trouvez dans toutes les crêperies itinérantes. Je les aime tellement ces boites métalliques que j’en fais mes pots à crayons. Je vous recommande les fondants à la châtaigne, même s’ils sont difficiles à trouver hors de Privas.

Puis, il est temps de grimper en voiture pour rejoindre le col de l’Escrinet et le plateau ardéchois. Une quarantaine de kilomètres tout en virages et en paysages remarquables (quand tu vois le Mont Blanc au loin, c’est signe d’un temps de chien le lendemain) et l’odeur entêtante du genet en fleurs qui te donne la nausée.

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Le mont Gerbier des Joncs

En hiver ou bien en été, le trajet vaut toujours le détour. On est bien content quand on arrive à Lachamp-Raphaël près de la cascade du Ray Pic et que l’on reconnait au loin la silhouette du Mont-Gerbier de Joncs. C’est un coin d’anciens volcans, le point de départ d’un des principaux fleuves du pays : la Loire.

Si tu as la flemme de faire l’ascension du Mont-Gerbier de joncs, tu peux tranquillement te régaler avec une bonne glace aux myrtilles sur l’esplanade et aller dîner à l’hôtel Chanéac, le restaurant de ma grande famille depuis quatre générations. Julie Andrieu y est même venue interviewer ma grande-tante Elisabeth dans le cadre de son émission Les carnets de Julie sur France 3.

Alors certes, il n’ y a pas toujours le wifi, ni même de réseau tout court mais c’est là où tu peux voir le plus beau ciel étoilé, des éclairs qui découpent le panorama à 360 degrés, faire des parties de pétanque et de molky dans des résidences secondaires immenses avec un grand parquet au grenier pour danser la bourrée auvergnate avec mes quarante cousins à la Chave ou à Bourlatier, passer tout un après-midi à faire de l’escalade à Les Coux…

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Les chambres d’hôtes de Suchasson

Je te recommande la ferme de Suchasson, une table d’hôtes vraiment géniale (c’est mes cousins en plus) et leur compte Instagram qui te laissera rêveur, citadin empêtré dans la pollution parisienne.

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Jean-François et Pierre Chanéac, deux frères , restaurateur et agriculteur du Fin gras du Mézenc

 

Mieux que le salon de l’agriculture, j’ai des souvenirs géniaux d’enfance avec mon frère quand on allait à la traite des vaches le soir avec le pot à lait, ou alors qu’on les regardait traverser le village pour aller au pré en juillet.

Mon grand kiff c’est de cueillir des œillets des Chartreux par grandes brassées et de les dessiner à l’aquarelle, peinard tranquille dans mon jardin.

Notre point de chute pour les vacances, c’est Sagnes et Goudoulet, un petit village ardéchois avec de belles fermes aux toits de lauzes, de chouettes coins de baignade au bord de la Loire ou de la Padelle. Il y a aussi le lac d’Issarlès, 25 kilomètres plus loin. C’est un endroit très agréable pour faire de la planche à voile et du camping.

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Le lac d’ Issarlès

L’hiver, je te recommande la station de ski très familiale des Estables, la bonne adresse pour faire du ski de piste sans trop casser sa tirelire.

C’est un road trip bien moins touristique que les gorges de l’Ardèche avec ses canoës et son cagnard étouffant que je te propose. Pour aller sur le plateau ardéchois, si tu n’as pas une voiture, ce sera une aventure rocambolesque mais le dépaysement est garanti !

 

 

Lisbonne et Porto

Cet été, nous sommes partis au Portugal : trois jours à Lisbonne puis deux jours à Porto depuis Sofia, Bulgarie. On craignait vraiment la canicule après un mois de juillet terrible à Paris.

Nous avons vraiment apprécié les 25 degrés ambiants et la petite brise de vent durant ces cinq jours, même si nous ne sommes pas allés nous baigner à Porto. Mais nous reviendrons !

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Lisbonne

Une capitale européenne vraiment sympathique : des prix plus que corrects pour se nourrir, se loger, boire un verre ont fait de ce séjour un moment très agréable. Les commerçants sont très aimables et apprécient les Français. Il y a un vrai art de vivre à Lisbonne avec ses cafés et ses pâtisseries très abordables.

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Droits réservés blog Papilles et pupilles

Le seul bémol pour les touristes masculins est d’être interpellés dans la rue assez régulièrement pour de la vente de drogues.

Jour 1 :

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On se réveille en plein-centre ville dans un hôtel formidable : Le Pensao Estacao central (la chambre est très agréable pour 90€ la nuit).

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On grimpe sur une colline pour rejoindre tôt le matin le sommet de l’ascenseur de Santa Justa (et ainsi éviter la foule). La vue est vraiment sensationnelle sur les toits de Lisbonne. Puis on rejoint le quartier du Chiado avec ses églises et sa petite place très agréable pour boire une petite limonade artisanale.

C’est ce qui m’a vraiment bien plu à Lisbonne, ces petits kiosques sur les places pour boire des rafraîchissements tout en écoutant de la musique… Les tramways donnent vraiment une touche ancienne à Lisbonne.

Jour 2 :

Nous prenons un tramway (moderne) pour aller voir de plus près la tour de Belem (fermée ce jour là). Mais la petite plage naturelle de sable tractée par la marée, rend l’endroit très poétique, presque hors du temps. C’était inoubliable tant le panorama était chouette : la vue sur le pont au loin et la statue du Christ sur l’autre rive.

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Au retour, nous avons découvert dans la rue du Commerce, notre meilleur souvenir gustatif portugais : les beignets de morue (Pastel de Bacalhau) de la Casa portuguesa. Alors que je déteste la morue, je suis plutôt branchée sardines, moi ! Ce n’était pas donné : 4€ le beignet mais c’était tellement délicieux que nous y sommes retournés avant de quitter Lisbonne. En plus, on voit les employés préparer sous nos yeux les beignets.

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Le soir, on retourne arpenter les pentes de la colline juste derrière l’hôtel pour retrouver le fameux raccourci de l’ascenseur Santa Justa avec une vue démente de Lisbonne by night. Nous y sommes seulement quatre privilégiés alors que ce monument a suscité une longue file d’attente tout l’après midi !

En redescendant, mon mari goûte la fameuse liqueur de cerise Ginginha do Carmo, un petit bar minuscule coincé sous un escalier. Il vaut le détour, c’est le repaire de beaucoup de Français !

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Porto

Jour 3 :

Nous quittons Lisbonne pour Porto à bord d’un TGV climatisé très agréable. On repère de belles stations balnéaires de l’Océan atlantique, celles où les mannequins d’Elle ou Make my lemonade vont faire des shooting mode au printemps.

L’arrivée en train à Porto est assez surprenante avec ce grand viaduc en fer qui domine le fleuve : le Douro. Le soir, nous nous baladons le long du fleuve en centre-ville.

lgit_porto_03.jpgJour 4 :

Nous traversons le grand viaduc en fer qui surplombe la ville car la vue est vraiment dégagée. Et l’après midi, nous avons trouvé un bus panoramique vraiment pratique qui nous a emmené du centre-ville jusqu’aux plages de Porto.

De la mer Noire en Bulgarie vers l’Océan atlantique à Porto, ces vacances estivales 2018 étaient vraiment géniales et reposantes sans pour autant dépenser un budget monstre.

Il est certain que nous reviendrons au Portugal car nous n’en avons vu que quelques miettes !  La visite du château de Sintra est déjà dans mes plans !

Monet, ambassadeur de Giverny dans le monde entier

Monet, ambassadeur de Giverny à travers le monde

 

Un week-end pascal, en tout début de saison touristique, mon amoureux et moi avons eu la bonne idée de partir deux jours à Giverny, le village de Claude Monet, situé à 40 minutes de Paris.

Pour presque rien du tout, vous voila à Vernon, une petite bourgade sympathique de 25 000 habitants aux bords de la Seine. Une navette prisée par les touristes du monde entier (des Américains, des Japonais majoritairement) vous emmène à proximité de la maison de Monet, au sein du village de Giverny.

Ce qui est frappant quand vous vous baladez dans ce village de 500 habitants, c’est l’esprit intemporel et préservé qui y règne. Giverny a su conserver son caractère traditionnel, retiré du monde parisien contrairement à la marée humaine de Montmartre par exemple.

Monet, ambassadeur de Giverny à travers le monde

Pourtant, Giverny est aussi connu dans le monde entier que Versailles ou le Mont Saint Michel car Monet est l’un des peintres les plus cotés sur le marché de l’art international, et Woody Allen a filmé ses personnages de Midnight in Paris, deux fiancés américains près du célèbre pont japonais.

Monet, ambassadeur de Giverny à travers le monde

Je serai curieuse de m’y rendre en pleine saison pour observer comment circulent les masses de touristes dans la maison et les jardins de Monet.

 

Monet, ambassadeur de Giverny à travers le monde
Monet, ambassadeur de Giverny à travers le monde

 

C’est un endroit très intimiste, où je me suis sentie comme chez un grand-oncle de la famille. On connait beaucoup de choses de la vie de Monet à travers ses biographies : son amitié avec Clémenceau, son remariage avec Alice Hoschédé (l’ancêtre de l’animatrice de télévision Dorothée), son attachement à la Normandie et surtout ses tableaux du jardin japonais.

Qui ne connait pas le célèbre pont japonais peint plus de quarante-cinq fois? Comment imaginer qu’un magistral cadeau fait à L’Etat par l’un des plus grands peintres de la IIIeme république représente une série de Nymphéas de Giverny et non pas une scène héroïque digne d’une grande peinture d’Histoire?.

Car Giverny c’est une des vitrines de la culture française dans le monde entier. Cette maison est le reflet d’ un mode de vie épicurien avec son poulailler, cette architecture de briques au crépis rose et aux volets verts, un ancien pressoir à pommes, son clos normand et son jardin d’inspiration japonaise. J’ai ressenti une émotion très forte dans cette maison parce qu’on peut vraiment entrer dans toutes les pièces comme si on faisait partie de la famille, sans être gêné par tous ces cordons blancs bien moches, qui vous tiennent à distance dans les maisons d’artistes.

Quand, j’étais enfant, ma mère nous a emmené à Giverny et mon seul souvenir est la salle à manger jaune. J’aime aussi la cuisine aux carreaux bleus et blancs de Delft. Monet est un ambassadeur de la Normandie et de son mode de vie simple à travers le monde.

 

Monet, ambassadeur de Giverny à travers le mondeMonet, ambassadeur de Giverny à travers le monde

Coup de cœur aussi pour le musée des Impressionnismes qui prend de l’ampleur grâce à une architecture moderne et des expositions de qualité : Gustave Caillebotte actuellement, Sorolla, un impressionniste espagnol brillant en juillet. J’aime beaucoup Caillebotte, un peintre et un jardinier comme Claude Monet, son ami. Je vous recommande la visite dans sa propriété à Yerres.

Décidément, Giverny est le lieu des brasseries champêtres pour un mariage en plein air, j’ai imaginé des lampions et une piste de danse sous les platanes de la terrasse de l’ancien-hôtel Baudry. C’est un lieu atypique qui a profité de l’ascendant artistique de Monet sur toute une génération d’artistes notamment des peintres américains, qui ont voulu apprendre à ses côtés.

Avides de culture et de divertissements, ces artistes venus en nombre, ont révolutionné la vie locale du village en poussant le maréchal ferrant ou la tenancière d’une simple buvette à agrandir leurs commerces et créer des cafés-concerts avec représentations théâtrales entre-autres. Rien de tout cela n’aurait été possible sans l’installation en 1883 de Monet à Giverny.

 

 

L'ombre de Monet plane toujours sur Giverny!

L’ombre de Monet plane toujours sur Giverny !

Et justement c’est cela qui m’intéresse beaucoup, comment un artiste qui construit son propre univers révolutionne la vie d’un village au point de le faire connaître au monde entier. J’aime les tableaux de Monet, décennies après décennies, les spectateurs internationaux ne se lassent pas de sa peinture, en témoignent les très bons scores d’affluence lors de la dernière rétrospective au Grand Palais en 2010.

Mais ce qui me passionne le plus, c’est que bientôt un siècle après sa mort, Monet draine encore les foules visiter sa maison et ses jardins parce que justement, ils perpétuent son oeuvre.

Un jardin c’est une oeuvre vivante en perpétuel mouvement. Un jour, je suis tombée sur un article fort intéressant : l’interview du jardinier du jardin de Monet, qui avait travaillé avant au château de Versailles. Et j’ai compris en quoi Giverny était un endroit unique à l’image de l’oeuvre de Monet.

L'ombre de Monet plane toujours sur Giverny!

Escale annuelle à Sofia, Bulgarie

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Aquarelle de Marion Ferlay

Chaque année, nous passons quelques heures à Sofia avant de rentrer en France. Cela retarde un peu la fin des vacances.

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Sofia, c’est à deux heures de vol de Paris (enfin de Beauvais via Wizzair). C’est une ville très francophile : beaucoup de Sofianci parlent français grâce à l’Institut français.

Année après année, je commence à avoir mes adresses favorites comme le magasin de crêpes à la française Confiture, le restaurant The little things dans une petite maison décorée à la perfection, le glacier Confetti mais surtout mon petit rituel préféré : boire une bonne citronnade du Costa Coffee tout proche sur un banc du jardin du théâtre Ivan Vazov. C’est mon endroit favori en Bulgarie…

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Cette année, nous avons découvert le rooftop des archives nationales, le quartier du pouvoir politique de Sofia, grâce à nos copains bulgares. C’était génial de profiter d’une vue magnifique avec des snacks et des boissons peu chères.

Enfin, mention spéciale à l’hôtel ATM qui prend vraiment soin de ses touristes avec ses chambres spacieuses, sa piscine et ses services : on vous réveille et un van vous conduit à l’aéroport très tôt le matin…

Si le fait d’être bien reçu est important dans votre choix de lieu de vacances, je vous recommande la Bulgarie.

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Le château de Ravadinovo près de Sozopol, Bulgarie