Venir à Deauville Trouville pour … dormir puis visiter

Deauville

Nouveaux parents depuis février, c’était véritablement notre premier week-end à deux depuis la naissance de notre petite fille. Nous avons donc choisi une destination assez proche de Paris : Deauville-Trouville et un hôtel non loin de la gare : Ibis.

Après avoir subi trois jours bien difficiles de canicule à Paris fin juillet, notre premier réflexe a été de faire la sieste après un agréable pique-nique sur la plage de Deauville. Le petit Casino nous a nourri pour une somme assez exorbitante : 3€80 le pâté croûte car nous avons vite renoncé à l’idée fantasque d’aller à la nage au Burger King du Havre.

« Les chiens et l’alcool sont interdits sur la plage de Deauville » entendu au microphone

Je résumerai Deauville en quelques lignes car cet entre-soi bourgeois ne m’a pas vraiment emballée. Cela ne me dépaysait pas assez de Paris et de sa banlieue ouest, j’ai beaucoup mieux apprécié Trouville, cet ancien village de pécheurs à la plage beaucoup plus familière et familiale (je venais en vacances à Pont l’Évêque lors de la coupe du monde 1998, un souvenir mémorable).

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« Comment s’appelle ce petit bijou? Minoko.

Une dame fortunée qui présentait son petit chien exotique à la terrasse du Morny’s, du nom du duc de Morny, l’un des fondateurs de Deauville.

Pour moi, la plage est un espace démocratique où s’effacent toutes différences sociales en maillots de bain et à Deauville, c’est tout le contraire.

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J’ai étudié les stations balnéaires lors d’un cours d’anthropologie sociale et culturelle de l’Europe. Deauville est une réussite immobilière remarquable qui attira la jeune Coco Chanel en 1914 pour fonder l’une de ses premières boutiques au sein de l’hôtel Normandy. Seulement le front de mer est beaucoup plus chaleureux à Trouville, les planches de Deauville et leurs parasols sont mythiques mais très isolés de la ville, c’est étrange comme configuration de l’espace.

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Deauville est très intéressante d’un point de vue architectural avec ses villas anglo- normandes, ses hôtels mythiques et ses épis faîtiers remarquables avec des chevaux ou des coqs mais on a vraiment l’impression de déambuler dans un musée à ciel ouvert.

Il faut tout de même faire attention à ce que le ciel ne nous tombe pas sur la tête car un parapluie rouge du casino Barrière est tombé d’un immeuble sur la tête de la dame juste devant nous dans une rue principale.

J’ai beaucoup aimé la ballade du dimanche matin dans les rues de Trouville, il y avait beaucoup de Parisiens mais c’était très agréable de déambuler dans les ruelles, visiter les salons de thé et les librairies. Je ne compte plus le nombre de fois où mes grands-parents m’ont emmené à la plage des Roches Noires, au restaurant Les Vapeurs, au marché sur les bords de la Touques, et j’ai retrouvé tous ces souvenirs le temps d’un week-end.

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Je vous recommande la ballade photographique en bord de Touques, d’aller faire un tour à la boutique de l’office de tourisme de Deauville et enfin de lire l’article des Pinçon-Charlot sur la construction immobilière de Deauville pendant le Second empire, c’est passionnant.

« A Deauville, il y a aussi la mer »

Le week-end était très agréable mais c’est sûr : nous reviendrons à trois avec notre petite fille à Trouville pour sa plage familiale et accessible facilement. Cet article contenait pas mal de citations car comme l’analysait le sociologue Jean-Didier Urbain, la plage est un vaste théâtre social où l’on s’observe plus que l’on observe le rivage.

Pour une prochaine escapade à deux, j’ai bien envie d’aller découvrir Saint-Malo, Quiberon ou de retourner au Touquet ou à la Baule.

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Dans mes prochains carnets de voyage, je vous parlerai de notre voyage annuel estival à Sozopolis au bord de la mer Noire avec des recettes de cuisine originales.

Mais la France sera aussi à l’honneur puisque je vous raconterai notre périple Lyon-Méaudre- Autrans à l’occasion du mariage de ma super cousine Olga.

Cet été, nous en avons parcouru des jardins publics : le jardin maritime de Bourgas, Bulagrie, le parc de la tête d’Or à Lyon, le jardin d’acclimatation à Paris… je vous raconte nos impressions dans un prochain billet aussi !

Les précédents carnets de voyages :

Giverny

Marseille

La Bulgarie

Les meilleurs spots de l’Ardèche

Viens faire un tour sur le plateau ardéchois...

Dernièrement, j’ai écrit un article sur les meilleurs spots de la Drôme à l’occasion de la sortie du film biographique consacré au facteur Cheval à Hauterives.

Décidément, le cinéma est inspiré par la Drôme puisque le prochain film de Benoît Poelvoorde, Raoul Taburin a un secret (adapté des dessins du génial Sempé) a été tourné en Drôme provençale  : j’ai reconnu direct les vieilles pierres et les couleurs ocre des Barronnies.

Comme j’ai la double nationalité « dromardéchoise », je t’invite à enjamber le Rhône quand tu arrives à la gare de Valence pour venir en Ardèche.

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La vue sur l’Ardèche depuis le belvédère du musée de Valence

Aux pieds du château de Crussol, une ruine médiévale, se trouvent des vignes qui délimitent les fameux coteaux du Rhône : Saint-Péray, Cornas, Tain l’Hermitage… Certes, il y a du bon vin mais aussi de délicieux chocolats à l’usine Valrhona, un salon du livre de référence et une foire à l’oignon ancestrale à Tournon …

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Une escale à Privas avant de prendre la route de montagne qui mène aux sources de la Loire, à la limite de la Haute-Loire et de l’Auvergne.

Les marrons glacés Clément Faugier, Privas

Mon arrière-grand père nous a transmis des terrains dans la région de Privas avec des châtaigniers. C’est la tradition chaque automne de faire la récolte des châtaignes pour une bonne rôtie, le soir devant la télé ou avec la dinde le soir de Noël.

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Privas est l’adresse mondialement connue de l’usine Clément Faugier, un peu comme le Nutella de Ferrero et ses noisetiers en Italie. Ce sont les belles boites de crème de marrons que vous trouvez dans toutes les crêperies itinérantes. Je les aime tellement ces boites métalliques que j’en fais mes pots à crayons. Je vous recommande les fondants à la châtaigne, même s’ils sont difficiles à trouver hors de Privas.

Puis, il est temps de grimper en voiture pour rejoindre le col de l’Escrinet et le plateau ardéchois. Une quarantaine de kilomètres tout en virages et en paysages remarquables (quand tu vois le Mont Blanc au loin, c’est signe d’un temps de chien le lendemain) et l’odeur entêtante du genet en fleurs qui te donne la nausée.

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Le mont Gerbier des Joncs

En hiver ou bien en été, le trajet vaut toujours le détour. On est bien content quand on arrive à Lachamp-Raphaël près de la cascade du Ray Pic et que l’on reconnait au loin la silhouette du Mont-Gerbier de Joncs. C’est un coin d’anciens volcans, le point de départ d’un des principaux fleuves du pays : la Loire.

Si tu as la flemme de faire l’ascension du Mont-Gerbier de joncs, tu peux tranquillement te régaler avec une bonne glace aux myrtilles sur l’esplanade et aller dîner à l’hôtel Chanéac, le restaurant de ma grande famille depuis quatre générations. Julie Andrieu y est même venue interviewer ma grande-tante Elisabeth dans le cadre de son émission Les carnets de Julie sur France 3.

Alors certes, il n’ y a pas toujours le wifi, ni même de réseau tout court mais c’est là où tu peux voir le plus beau ciel étoilé, des éclairs qui découpent le panorama à 360 degrés, faire des parties de pétanque et de molky dans des résidences secondaires immenses avec un grand parquet au grenier pour danser la bourrée auvergnate avec mes quarante cousins à la Chave ou à Bourlatier, passer tout un après-midi à faire de l’escalade à Les Coux…

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Les chambres d’hôtes de Suchasson

Je te recommande la ferme de Suchasson, une table d’hôtes vraiment géniale (c’est mes cousins en plus) et leur compte Instagram qui te laissera rêveur, citadin empêtré dans la pollution parisienne.

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Jean-François et Pierre Chanéac, deux frères , restaurateur et agriculteur du Fin gras du Mézenc

 

Mieux que le salon de l’agriculture, j’ai des souvenirs géniaux d’enfance avec mon frère quand on allait à la traite des vaches le soir avec le pot à lait, ou alors qu’on les regardait traverser le village pour aller au pré en juillet.

Mon grand kiff c’est de cueillir des œillets des Chartreux par grandes brassées et de les dessiner à l’aquarelle, peinard tranquille dans mon jardin.

Notre point de chute pour les vacances, c’est Sagnes et Goudoulet, un petit village ardéchois avec de belles fermes aux toits de lauzes, de chouettes coins de baignade au bord de la Loire ou de la Padelle. Il y a aussi le lac d’Issarlès, 25 kilomètres plus loin. C’est un endroit très agréable pour faire de la planche à voile et du camping.

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Le lac d’ Issarlès

L’hiver, je te recommande la station de ski très familiale des Estables, la bonne adresse pour faire du ski de piste sans trop casser sa tirelire.

C’est un road trip bien moins touristique que les gorges de l’Ardèche avec ses canoës et son cagnard étouffant que je te propose. Pour aller sur le plateau ardéchois, si tu n’as pas une voiture, ce sera une aventure rocambolesque mais le dépaysement est garanti !

 

 

Lisbonne et Porto

Cet été, nous sommes partis au Portugal : trois jours à Lisbonne puis deux jours à Porto depuis Sofia, Bulgarie. On craignait vraiment la canicule après un mois de juillet terrible à Paris.

Nous avons vraiment apprécié les 25 degrés ambiants et la petite brise de vent durant ces cinq jours, même si nous ne sommes pas allés nous baigner à Porto. Mais nous reviendrons !

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Lisbonne

Une capitale européenne vraiment sympathique : des prix plus que corrects pour se nourrir, se loger, boire un verre ont fait de ce séjour un moment très agréable. Les commerçants sont très aimables et apprécient les Français. Il y a un vrai art de vivre à Lisbonne avec ses cafés et ses pâtisseries très abordables.

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Droits réservés blog Papilles et pupilles

Le seul bémol pour les touristes masculins est d’être interpellés dans la rue assez régulièrement pour de la vente de drogues.

Jour 1 :

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On se réveille en plein-centre ville dans un hôtel formidable : Le Pensao Estacao central (la chambre est très agréable pour 90€ la nuit).

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On grimpe sur une colline pour rejoindre tôt le matin le sommet de l’ascenseur de Santa Justa (et ainsi éviter la foule). La vue est vraiment sensationnelle sur les toits de Lisbonne. Puis on rejoint le quartier du Chiado avec ses églises et sa petite place très agréable pour boire une petite limonade artisanale.

C’est ce qui m’a vraiment bien plu à Lisbonne, ces petits kiosques sur les places pour boire des rafraîchissements tout en écoutant de la musique… Les tramways donnent vraiment une touche ancienne à Lisbonne.

Jour 2 :

Nous prenons un tramway (moderne) pour aller voir de plus près la tour de Belem (fermée ce jour là). Mais la petite plage naturelle de sable tractée par la marée, rend l’endroit très poétique, presque hors du temps. C’était inoubliable tant le panorama était chouette : la vue sur le pont au loin et la statue du Christ sur l’autre rive.

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Au retour, nous avons découvert dans la rue du Commerce, notre meilleur souvenir gustatif portugais : les beignets de morue (Pastel de Bacalhau) de la Casa portuguesa. Alors que je déteste la morue, je suis plutôt branchée sardines, moi ! Ce n’était pas donné : 4€ le beignet mais c’était tellement délicieux que nous y sommes retournés avant de quitter Lisbonne. En plus, on voit les employés préparer sous nos yeux les beignets.

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Le soir, on retourne arpenter les pentes de la colline juste derrière l’hôtel pour retrouver le fameux raccourci de l’ascenseur Santa Justa avec une vue démente de Lisbonne by night. Nous y sommes seulement quatre privilégiés alors que ce monument a suscité une longue file d’attente tout l’après midi !

En redescendant, mon mari goûte la fameuse liqueur de cerise Ginginha do Carmo, un petit bar minuscule coincé sous un escalier. Il vaut le détour, c’est le repaire de beaucoup de Français !

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Porto

Jour 3 :

Nous quittons Lisbonne pour Porto à bord d’un TGV climatisé très agréable. On repère de belles stations balnéaires de l’Océan atlantique, celles où les mannequins d’Elle ou Make my lemonade vont faire des shooting mode au printemps.

L’arrivée en train à Porto est assez surprenante avec ce grand viaduc en fer qui domine le fleuve : le Douro. Le soir, nous nous baladons le long du fleuve en centre-ville.

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Nous traversons le grand viaduc en fer qui surplombe la ville car la vue est vraiment dégagée. Et l’après midi, nous avons trouvé un bus panoramique vraiment pratique qui nous a emmené du centre-ville jusqu’aux plages de Porto.

De la mer Noire en Bulgarie vers l’Océan atlantique à Porto, ces vacances estivales 2018 étaient vraiment géniales et reposantes sans pour autant dépenser un budget monstre.

Il est certain que nous reviendrons au Portugal car nous n’en avons vu que quelques miettes !  La visite du château de Sintra est déjà dans mes plans !

Monet, ambassadeur de Giverny dans le monde entier

Monet, ambassadeur de Giverny à travers le monde

 

Un week-end pascal, en tout début de saison touristique, mon amoureux et moi avons eu la bonne idée de partir deux jours à Giverny, le village de Claude Monet, situé à 40 minutes de Paris.

Pour presque rien du tout, vous voila à Vernon, une petite bourgade sympathique de 25 000 habitants aux bords de la Seine. Une navette prisée par les touristes du monde entier (des Américains, des Japonais majoritairement) vous emmène à proximité de la maison de Monet, au sein du village de Giverny.

Ce qui est frappant quand vous vous baladez dans ce village de 500 habitants, c’est l’esprit intemporel et préservé qui y règne. Giverny a su conserver son caractère traditionnel, retiré du monde parisien contrairement à la marée humaine de Montmartre par exemple.

Monet, ambassadeur de Giverny à travers le monde

Pourtant, Giverny est aussi connu dans le monde entier que Versailles ou le Mont Saint Michel car Monet est l’un des peintres les plus cotés sur le marché de l’art international, et Woody Allen a filmé ses personnages de Midnight in Paris, deux fiancés américains près du célèbre pont japonais.

Monet, ambassadeur de Giverny à travers le monde

Je serai curieuse de m’y rendre en pleine saison pour observer comment circulent les masses de touristes dans la maison et les jardins de Monet.

 

Monet, ambassadeur de Giverny à travers le monde
Monet, ambassadeur de Giverny à travers le monde

 

C’est un endroit très intimiste, où je me suis sentie comme chez un grand-oncle de la famille. On connait beaucoup de choses de la vie de Monet à travers ses biographies : son amitié avec Clémenceau, son remariage avec Alice Hoschédé (l’ancêtre de l’animatrice de télévision Dorothée), son attachement à la Normandie et surtout ses tableaux du jardin japonais.

Qui ne connait pas le célèbre pont japonais peint plus de quarante-cinq fois? Comment imaginer qu’un magistral cadeau fait à L’Etat par l’un des plus grands peintres de la IIIeme république représente une série de Nymphéas de Giverny et non pas une scène héroïque digne d’une grande peinture d’Histoire?.

Car Giverny c’est une des vitrines de la culture française dans le monde entier. Cette maison est le reflet d’ un mode de vie épicurien avec son poulailler, cette architecture de briques au crépis rose et aux volets verts, un ancien pressoir à pommes, son clos normand et son jardin d’inspiration japonaise. J’ai ressenti une émotion très forte dans cette maison parce qu’on peut vraiment entrer dans toutes les pièces comme si on faisait partie de la famille, sans être gêné par tous ces cordons blancs bien moches, qui vous tiennent à distance dans les maisons d’artistes.

Quand, j’étais enfant, ma mère nous a emmené à Giverny et mon seul souvenir est la salle à manger jaune. J’aime aussi la cuisine aux carreaux bleus et blancs de Delft. Monet est un ambassadeur de la Normandie et de son mode de vie simple à travers le monde.

 

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Coup de cœur aussi pour le musée des Impressionnismes qui prend de l’ampleur grâce à une architecture moderne et des expositions de qualité : Gustave Caillebotte actuellement, Sorolla, un impressionniste espagnol brillant en juillet. J’aime beaucoup Caillebotte, un peintre et un jardinier comme Claude Monet, son ami. Je vous recommande la visite dans sa propriété à Yerres.

Décidément, Giverny est le lieu des brasseries champêtres pour un mariage en plein air, j’ai imaginé des lampions et une piste de danse sous les platanes de la terrasse de l’ancien-hôtel Baudry. C’est un lieu atypique qui a profité de l’ascendant artistique de Monet sur toute une génération d’artistes notamment des peintres américains, qui ont voulu apprendre à ses côtés.

Avides de culture et de divertissements, ces artistes venus en nombre, ont révolutionné la vie locale du village en poussant le maréchal ferrant ou la tenancière d’une simple buvette à agrandir leurs commerces et créer des cafés-concerts avec représentations théâtrales entre-autres. Rien de tout cela n’aurait été possible sans l’installation en 1883 de Monet à Giverny.

 

 

L'ombre de Monet plane toujours sur Giverny!

L’ombre de Monet plane toujours sur Giverny !

Et justement c’est cela qui m’intéresse beaucoup, comment un artiste qui construit son propre univers révolutionne la vie d’un village au point de le faire connaître au monde entier. J’aime les tableaux de Monet, décennies après décennies, les spectateurs internationaux ne se lassent pas de sa peinture, en témoignent les très bons scores d’affluence lors de la dernière rétrospective au Grand Palais en 2010.

Mais ce qui me passionne le plus, c’est que bientôt un siècle après sa mort, Monet draine encore les foules visiter sa maison et ses jardins parce que justement, ils perpétuent son oeuvre.

Un jardin c’est une oeuvre vivante en perpétuel mouvement. Un jour, je suis tombée sur un article fort intéressant : l’interview du jardinier du jardin de Monet, qui avait travaillé avant au château de Versailles. Et j’ai compris en quoi Giverny était un endroit unique à l’image de l’oeuvre de Monet.

L'ombre de Monet plane toujours sur Giverny!

Escale annuelle à Sofia, Bulgarie

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Aquarelle de Marion Ferlay

Chaque année, nous passons quelques heures à Sofia avant de rentrer en France. Cela retarde un peu la fin des vacances.

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Sofia, c’est à deux heures de vol de Paris (enfin de Beauvais via Wizzair). C’est une ville très francophile : beaucoup de Sofianci parlent français grâce à l’Institut français.

Année après année, je commence à avoir mes adresses favorites comme le magasin de crêpes à la française Confiture, le restaurant The little things dans une petite maison décorée à la perfection, le glacier Confetti mais surtout mon petit rituel préféré : boire une bonne citronnade du Costa Coffee tout proche sur un banc du jardin du théâtre Ivan Vazov. C’est mon endroit favori en Bulgarie…

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Cette année, nous avons découvert le rooftop des archives nationales, le quartier du pouvoir politique de Sofia, grâce à nos copains bulgares. C’était génial de profiter d’une vue magnifique avec des snacks et des boissons peu chères.

Enfin, mention spéciale à l’hôtel ATM qui prend vraiment soin de ses touristes avec ses chambres spacieuses, sa piscine et ses services : on vous réveille et un van vous conduit à l’aéroport très tôt le matin…

Si le fait d’être bien reçu est important dans votre choix de lieu de vacances, je vous recommande la Bulgarie.

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Le château de Ravadinovo près de Sozopol, Bulgarie

 

5 jours en Toscane en pleine fournaise estivale, août 2017

Dans notre série des villes d’Europe à visiter, il nous manquait l’Italie. C’est une destination peu chère en avion donc nous nous avons opté pour la Toscane même si nous savions que les températures allaient être très difficiles à vivre. Et cela a été un handicap sérieux pour nos vacances.

Pise

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Carte postale par Marie-Anne Foucart

Nous avons bien aimé déambuler dans Pise, même si à part la tour, il n’ y a pas grand chose à faire. Les commerçants étaient accueillants, on s’est régalé avec des succulentes glaces et les aperitivos restent un très bon souvenir.

On a fait une escapade en bus jusque Marina di Pisa, une station balnéaire un peu fantôme mais la plage fut très agréable avec son eau bleue même si c’était dans une vraie carrière de cailloux. Cela faisait un bon moment que je ne m’étais pas baignée dans la Méditerranée.

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Sienne

Ensuite, nous avons pris le train pour Sienne et là, les choses se sont compliquées. Sienne est une ville sublime mais les commerçants, les chauffeurs de bus sont vraiment peu amènes avec les touristes et ça nous a gâché notre visite.

Cette ville nous a beaucoup marqué par son architecture gothique, ses courses de chevaux spectaculaires et ses petites ruelles intemporelles entre Moyen-âge et Renaissance comme à Bruges.

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Florence

La troisième ville de ce périple italien est l’incontournable Florence. Nous avons adoré monter dans le campanile de la cathédrale pour la vue sur la ville, visiter le musée de la Cathédrale, bouquiner sur le toit-terrasse de l’hôtel…

Mais nous avons eu notre lot de mauvaises surprises qui nous ont motivé à regagner dare-dare notre Bulgarie beaucoup plus accueillante : une chambre minuscule et non climatisée, une chaleur étouffante, des prix exorbitants pour le moindre restaurant, musée….

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Trois jours à Budapest, la perle du Danube, mai 2017

 

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On a rejoint le temps d’un grand week-end nos copains de Sofia pour une première visite en Europe centrale et ça nous a convaincu : Budapest, nous reviendrons !

Mais pas en mai ou en juin quand de grands couillons viennent se piquer la ruche en masse pour des enterrements de vie de garçons : le trajet en avion fut long !

Budapest est un fleuron de l’Art Nouveau européen, je m’en suis aperçue en sortant du métro avec le magnifique musée des Arts décoratifs et ses tuiles vernissées, ses acrotères et son décor magyar exceptionnel.

Le chef de file de la Sécession hongroise en architecture s’appelle Lechner, c’est l’homologue de Gaudi à Budapest. Je reviendrai à Budapest admirer la magnifique Caisse d’épargne Art Nouveau, le marché et la gare la prochaine fois. On circule facilement à Budapest grâce au charme rétro des tramways et des stations de métro en bois.

Je vous donne cinq bonnes raisons d’aller découvrir Budapest mais on pourrait en trouver des milliers d’autres tant cette ville est géniale.

–  Vous devez prendre votre maillot pour aller aux bains Szechenyi (attention, le hongrois est imprononçable) dans le Bois de Ville. Son architecture jaune moutarde Belle époque, ses cabines en bois dignes d’un Titanic à quai, vous emmènent directement en 1914, date de création de cet établissement thermal. C’est le plus grand d’Europe avec ses multiples bains extérieurs et intérieurs , une expérience inoubliable.

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–  Goûter le  fameux goulash (un ragoût de viande parfumé au paprika) dans un restaurant dédié aux Rolling Stone, en contrebas du téléphérique en bois. Les serveurs étaient très sympa et on a beaucoup apprécié qu’on nous fasse pas une addition salée spéciale touristes.

–  Monter à bord du somptueux téléphérique en bois sur les hauteurs de Buda et de son château. C’était fabuleux, cette vue panoramique sur le Parlement, les ponts qui mènent vers Pest… Nous n’avons pas visité le fameux bastion des pêcheurs (notre virée malheureuse sur l’île Marguerite nous a bien fatigué) mais le peu que nous avons vu de Buda nous a émerveillé, nous avons vu les vestiges d’une cité très faste.

– Déambuler de nuit le long du Danube avec ses bateaux et l’illumination de ses ponts. Le Danube est vraiment un fleuve impressionnant. Comme de riches touristes, on aurait pu embarquer pour une longue croisière qui nous aurait déposé en Bulgarie…

– Visiter le quartier juif dans le centre de Budapest. Nous n’avons pas eu le temps de visiter l’intérieur de la grande synagogue, c’est l’un des plus grands temples juifs d’Europe. Ce quartier est très beau et j’ai été très touchée par les chaussures déposées sur un quai du Danube, ça illustre bien le devoir de mémoire.

La sculpture publique est très présente à Budapest comme à Sofia, les tramways se ressemblent, nous reviendrons à coup sûr à Budapest avec tout un périple en Europe centrale pour la beauté de l’architecture : Vienne, Prague…

Un conseil : évitez l’île Marguerite qui est un vrai traquenard où il n’ y pas grand chose à voir et je n’ai pas été trop impressionnée par les ruins bar.

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Road trip à Marseille : trois jours de farniente

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Les bains militaires de l’anse de Malmousque

Marseille et moi, c’est une longue histoire familiale puisque j’aime y aller depuis que je suis enfant.

Ma famille habite dans le très beau village de Château-Gombert, j’y ai de très bons souvenirs de la Saint-Eloi, des matchs de l’ OM à la grande époque avec Jean-Pierre Papin et Basile Boli dans les années 1990, les chansons d’ IAM apprises par mes cousins quand j’avais cinq ans et que je ne comprenais rien aux paroles,  ou encore les bains de caisse comme disait mon père quand on rentrait des calanques dans les bouchons sur un boulevard périphérique.

Mon écrivain favori est Marcel Pagnol et ses chères collines du Garlaban, ses romans autobiographiques m’ont fait rêver très tôt du Marseille de la Belle époque entre 1870 et 1914.

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Il faut dire qu’à cette époque, la ville a connu un vrai boom démographique et des innovations techniques : le tramway, le célébre ferry-boat César que nous avons vu sur le Vieux port, pas très loin du bar de la Marine…
Je n’ai pas eu le temps d’aller visiter le château de la Buzine, le fameux Château de ma mère mais ça sera pour une prochaine fois.

Jour 1 :

On descends les escaliers de la gare Saint Charles et on rejoins le quartier Noailles par le boulevard d’ Athènes. On zizague un peu à travers les souks du quartier quand on retombe sur nos pieds rue Saint Férréol.
Direction le Starbucks coffee près de la préfecture et je me fais une réserve de papier canson à Rougier et Plé. On contourne l’Opéra de Marseille pour rejoindre le Vieux Port prendre le métro vers la Rose et Chateau-Gombert.

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Jour 2 :

On prends le tramway rue de la République vers la Joliette car les arcades de la Major et le Mucem nous attendent. C’est toujours un plaisir de retourner au fort Saint Jean car le panorama est imbattable, aucun lieu culturel ne peut rivaliser avec le Mucem pour moi sur ce point.

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On profite à fond de ses terrasses, ses jardins ont été conçus par des compatriotes valentinois… et il y a même une très sympathique vente de plantes dans la cour principale.

Aux arcades de la Major, je découvre une boutique formidable Les toiles du large et surtout le travail de Cécile Colombo : ses baigneuses aux prénoms d’un autre temps me fascinent…

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Copyright Cécile Colombo

Vite c’est l’heure du déjeuner, on se dépêche de remonter la Canebière, traverser le quartier Noailles et rejoindre le cours Julien pour manger en terrasse au Mélo. Je ne connaissais absolument pas ce coin de Marseille alors que je suis venue une bonne dizaine de fois et la vue sur la Bonne mère depuis la station Notre Dame du Mont est superbe.

Le Mélo était vraiment une bonne adresse : un serveur très serviable pour nous indiquer comment aller à la plage, de la très bonne cuisine et une addition défiant toute concurrence.

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Le trajet en bus 83 le long de la corniche Kennedy était inoubliable : on a vu la statue du David, les plages du Prado, le restaurant Le Petit-Nice, le vallon des Auffes et enfin la plage des Catalans, ma plage favorite à Marseille. Elle n’a rien de particulier mais j’aime tellement la vue sur les îles du Frioul et le château d’If, elle me donne un avant-goût de vacances.

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La corniche Kennedy et son très très long banc urbain.

Jour 3 :

On se lève tôt pour aller prendre le bateau au Vieux- port faire un tour dans les calanques de Sormiou, Morgiou et Sugiton. Le bateau était très confortable, le temps de la partie, mais rapidement on a moins rigolé parce que la mer était vraiment très agitée dans les calanques et le mal de mer a pointé son nez.

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Néanmoins, le panorama était somptueux à partir de l’ île Maïre. On se croyait revenus à l’époque préhistorique tant l’élément minéral reprend le dessus sur l’Homme.

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On peut accéder aussi aux Goudes, dans le 8eme arrondissement de Marseille par la route mais là bas, on se sent vraiment au bout du monde.

On se demande même si ce n’est pas les corbeaux qui ravitaillent le restaurant La baie des singes. J’ai alors appris que ce restaurant était une plaque tournante d’une activité de contrebande aux 16eme et 17eme siècles.

Décidément ces Marseillais avaient un tempérament insurrectionnel et rebelle vis à vis du souverain un brin absolutiste Louis XIV.  C’est ce que j’ai bien aimé avec cette croisière en bateau, l’équipage donnait des informations historiques et géographiques sur la ville, de temps en temps, sans nous bassiner les oreilles.

C’était top, j’ai appris de nouvelles choses sur Marseille alors que je la connais bien. J’ignorais par exemple que le bassin de la Joliette a été construit car le Vieux port était trop petit pour accueillir les immenses navires avec la création du canal de Suez au 19eme siècle. Il y a justement une exposition fort intéressante à l’Institut du monde arabe en ce moment.

Le bassin de la Joliette est d’ailleurs le quartier de Marseille qui se transforme le plus avec la rénovation des docks, nouveaux espaces commerciaux.

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J’ai toujours un petit pincement au cœur de quitter Marseille parce j’apprécie vraiment sa géographie : la proximité de la nature avec le massif des calanques, l’odeur du pin parasol…Il y a pas mal de similitudes avec Sofia en Bulgarie.

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La superbe collection des édition Jonglez en dehors des sentiers battus !

Et surtout, Marseille est une ville à part en France. Noailles c’est le symbole même du melting-pot pot entre Europe et Maghreb, un pont vers l’Afrique mais aussi l’Italie…

C’est un paradis pour tout anthropologue ou sociologue du MUCEM. Je regrette tout de même que la cité nationale de l’immigration située Porte Dorée à Paris, ne se trouve pas à Marseille, cela aurait beaucoup plus de sens selon moi.

J’aime bien cette chanson de Jean-Jacques Goldmann Plan D’aou, Air bel. Elle raconte l’histoire personnelle de Soprano (il est d’origine comorienne) et Patrick Fiori (il est italo-corse) dans leurs quartiers populaires de Plan d’Aou et Air Bel..

Les meilleurs spots de la Drôme

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Dans un précédent carnet de voyages, je vous parlais de Marseille, ma ville de cœur  mais il fallait bien que je vous vante les mérites de Valence, la Drôme, ma patrie.

J’y suis née en 1987 et j’y ai vécu dix-sept ans. Quand j’avais cinq ans, on vivait pour une année à Clermont-Ferrand. Mes parents et mon frère s’y plaisaient bien, moi je n’avais qu’une idée en tête : rentrer à Valence retrouver le soleil, le Vercors et mon quartier de Chateauvert avec ses petits canaux.

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La statue du lieutenant Bonaparte, boulevard Bancel, bronze de Jean-Paul Ravit, 2010

Valence est jugée comme une ville sans âme, la plus grosse aire d’autoroute de France quand on veut être grossier. Balivernes ! Je vous donne mes meilleures adresses pour la découvrir sous un tout autre angle.

Souvent, au moment du salon de l’agriculture, on voit des affiches dans le métro parisien qui montrent les champs de lavande de la Drôme pour vendre du rêve !

 

Se souvenir dans la Drôme

La Drôme se trouve sur le chemin de l’exil pour de nombreux protestants français. Ils rejoignaient les pays du Refuge : la Suisse et l’Allemagne, suite à la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685.

Je vous recommande la visite du musée du protestantisme dauphinois au Poët-Laval, un village médiéval magnifique en pleine Drôme provençale. Ce qui m’a le plus marqué en visitant ce musée, c’est de découvrir que les femmes huguenotes au XVIIeme siècle, cachaient leurs Bibles protestantes dans leurs chignons.

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Se cultiver dans la Drôme 

Le palais du facteur Cheval à Hauterives. 

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Le 16 janvier prochain, Jacques Gamblin incarnera le facteur Cheval. C’était un original qui s’est lancé à la fin du 19eme siècle dans le projet fou de construire un palais idéal pour sa petite fille.

Bâti à partir des pierres de la région d’ Hauterives, ramassées au cours de sa tournée, la construction de ce monument unique durera plus de trente-trois ans, menant ce pionnier de l’art naïf au bord de la folie et de l’épuisement.

Ce site sera classé Monuments historiques par André Malraux, ministre de la Culture en 1969. Il attire chaque année plus de 170 000 visiteurs par an. Le facteur Cheval, c’est un peu l’homologue de Gaudi et son parc Guëll à Barcelone.

Sinon allez faire un tour au musée de Valence pour ses collections et son panorama à 360 degrés sur le Rhône. Retrouvez un de mes précédents articles ici à l’occasion de sa réouverture en janvier 2015 ! La Drôme, c’est le pays de Bernard Cathelin, Marcelle Rivier, André Lhote…

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© Musée d’Art contemporain Saint Martin/Montélimar

Se régaler dans la Drôme

La brasserie André Pic, avenue Victor Hugo

Pic est l’institution gastronomique qui fait la célébrité de Valence depuis plusieurs générations de restaurateurs. Anne-Sophie Pic (trois étoiles au guide Michelin, comme son père Jacques Pic, avant elle) valorise le potentiel économique de Valence en ouvrant tour à tour une école de cuisine, une épicerie fine, un Daily Pic  et aussi une brasserie : André, prénommée ainsi en hommage à son grand-père.

Nous y sommes allés en famille pendant les fêtes de fin d’année et c’était un excellent moment.

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La décoration du lieu est moderne sans être branchée à l’excès, elle se fonde sur son histoire familiale : un grand portrait du grand-père cuisinier (on se croirait dans le dessin animé Ratatouille), les autographes de célébrités côtoient ceux des anonymes et les dessins d’enfants dans les toilettes, on décore les luminaires avec des mini-verres Duralex (je les aime tellement ces petits verres de cantine) !

Comme je me suis régalée avec les escargots et le magret de canard, nous reviendrons chez André !

Les glaces Pierre Chauvet sur la place des Clercs.

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Notre adresse incontournable avec mon mari dès que la période estivale arrive. Ce salon de thé se trouve sur la place des Clercs : sa terrasse est très agréable. Les parfums des sorbets artisanaux sont  locaux : lavande, calisson, myrtille…, les coupes sont généreuses à l’image de prix très raisonnables.

Le café Victor Hugo pour son plat de ravioles que j’aime tant. C’est un très beau café dans les rues piétonnes, qui célèbre l’Art déco avec de grandes reproductions des tableaux de Tamara de Lempicka. J’aime particulièrement sa terrasse avec les palmiers qui permet d’admirer une vue magnifique sur le kiosque Peynet, l’esplanade du Champs de Mars et le château en ruines de Crussol en ligne de mire.

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L’intérieur du café Victor Hugo, dans le centre-ville de Valence

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La clairette de Die

Mon champagne personnel ! Je suis ravie quand je trouve une bouteille de Jaillance au Monoprix du coin à Paris !

 

Se faire une beauté dans la Drôme

Les cosmétiques Sanoflore sont une valeur sûre pour moi. J’utilise leurs produits bio pour mon visage et j’aime beaucoup le masque de nuit aux plantes aromatiques et la crème de jour à base de roses. Dommage que le lait pour le corps qui sentait bon le biscuit n’ existe plus !

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Les spots naturels de la Drôme :

Si vous avez une soudaine envie de nature et d’évasion, sautez dans le train. Valence TGV se trouve à 2h10 de Paris.

La Drôme vous promet de superbes randonnées à travers les Trois becs, la forêt de Saou, remonter un torrent dans la région de Buis les Baronnies ou admirer la cascade du Claps juste à côté de Luc en Diois….

Anvers en automne

A chaque fois que nous allons en Belgique début novembre, nous avons le droit à un temps ensoleillé. Et quand il fait un peu froid, c’est bien appréciable.

Après Bruxelles et Bruges, cap sur Anvers pour cette année. Partis tôt le samedi matin de la gare du Nord, ce fut la grande course pour monter dans le Thalys. Mais deux heures et demie plus tard, nous étions déjà à la recherche d’une bonne gaufre belge dans la ville.

Premier émerveillement, la gare centrale d’Anvers quand on monte les escalators depuis les quais. Voici un petit aperçu en images. Dans le hall central, on se régale avec cette architecture classique du 19eme siècle : la gare a été inaugurée en 1836.

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Tiens la devise de la Belgique : L’union fait la force est la même que la devise bulgare ! Et elle est écrite en français en terre flamande. Car à Anvers, les francophones se font rares. Les petits louveteaux flamands qui venaient vers moi me vendre leurs sablés de Noël ne sont pas encore trilingues…

Une fois rassasiés de gaufres dans une boulangerie flamande, on se met à chercher notre hôtel en centre-ville.

Il s’appelle Elzenveld hotel, c’est un ancien couvent tout en briques qui me fait penser à Nonnatus house, le couvent de ma série du moment Call the midwife. Le cadre est formidable à proximité du jardin botanique, la chambre en duplex est vraiment confortable et le petit-déjeuner tient vraiment ses promesses pour 100 euros la nuit.

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Les immeubles d’Anvers sont vraiment imposants avec leurs décorations, témoignages d’une certaine opulence de la ville depuis la Renaissance. Anvers est connue pour être une place majeure des diamantaires et de la haute finance en Europe. C’était assez agréable de visiter cette ville avec toutes ces enseignes de luxe, ses façades typiques des Flandres.

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C’est très dépaysant car la culture flamande est très différente de la culture wallonne et française dans les manières de s’habiller, la langue, les modes de vie… : ici le vélo est roi ! On y retrouve les éléments architecturaux typiques comme la grand place, le beffroi, les cathédrales de la Renaissance…..

Rubens est la personnalité locale, sa statue domine la place principale de la ville et on peut visiter sa maison. A part le MAS le dimanche matin, nous avons préféré flâner dans la ville que d’arpenter les musées.

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Il se trouve vers les docks, il s’agit d’une grande tour de 65 mètres de haut qui abrite un musée de société très bien conçu, l’équivalent flamand du MUCEM à Marseille.

Il met à l’honneur le port d’Anvers, second port commercial d’Europe après Rotterdam. Ses expositions thématiques expliquent la manière de vivre à Anvers : se nourrir, se loger à travers des objets du quotidien très bien mis en scène par une scénographie intelligente. On y comprend que les colonies du Congo belge ont apporté une économie florissante pour la ville à travers le commerce de la banane et d’autres matières premières.

Le billet d’entrée de ce musée coûte 10€ et ça les vaut bien car les scénographes n’ont pas lésiné sur les moyens financiers (ça se voit très vite ) pour créer des décors audacieux et des ressources pédagogiques pertinentes et amusantes pour les adultes et les enfants.

Je vous recommande donc une escapade à Anvers le temps d’un week-end en automne, les feuilles orangées et rouges du jardin botanique sous le soleil m’ont apporté un précieux dépaysement !

Nous n’avons pas eu le temps de visiter le quartier Art Nouveau de la ville, ça sera l’occasion lors d’une prochaine visite en Belgique.

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