Les déboires d’une mère moderne #2 : dormir comme un marin du Vendée globe.

« Bougres de faux jetons à la sauce tartare. Coloquinte à la graisse de hérisson…  » voilà les doux mots empruntés au capitaine Haddock que j’aimerai dire à tous les bien-pensants qui donnent des injonctions aux nouveaux parents. Ils écrivent même des livres avec des grands mots idiots comme « jamais » et « toujours ».

Je raffole des livres spécialisés écrits par Boris Cyrulnik, Marcel Rufo, Françoise Dolto et autres… Mon livre favori est Bébé made in France écrit par Pamela Druckerman, une journaliste américaine qui vit à Paris. J’aime quand ces livres racontent des expériences personnelles, uniques. Pas quand on donne le mode d’emploi universel d’un enfant. Nous ne sommes pas des robots et nous n’en enfantons pas non plus.

Je me suis galéré pendant une bonne année avec les siestes de ma fille, car j’ai suivi scrupuleusement les conseils des livres éducatifs de ne pas fermer les rideaux en journée. De peur que les bébés confondent le jour et la nuit !

Une de mes copines qui est médecin, Marie, a pris l’initiative chez moi de tirer les rideaux chez moi pour la sieste de ma fille. En mon for intérieur, j’ai hurlé : « Il ne faut pas faire ça malheureuse !!! ».

Mais étonnamment, ma fille a dormi bien plus longtemps que d’habitude ce jour là. Sauf que j’ai attendu huit mois et tout un confinement pour mettre en place cette méthode formidable.

J’ai revu Marie il y a peu de temps et elle m’a affirmé que les petits étaient saturés de luminosité dans la journée et que certains avaient besoin du noir complet pour bien s’endormir.

Certains ont besoin d’être rassurés pour s’endormir, d’autres non. Il n’y a pas de règles radicales : le cododo c’est très nocif, tu vas en faire des dépendants à vie, bla bla bla… Au lieu d’enrager et de culpabiliser inutilement, notez les situations et phrases les plus bêtes entendues et vécues dans votre bullet journal pour rire… des autres !

Moi, c’est une mamie délurée qui s’est mise à bercer ma fille au Monoprix et qui a fui en courant quand ma fille s’est mise à hurler. C’était tellement absurde et ridicule que j’ai éclaté de rire.

Le bullet journal rédigé pour mon premier enfant

Comme dit ma mère : »le sommeil, c’est le nerf de la guerre« . Quand j’étais enceinte, j’ai demandé à Dieu dans mes prières que ma fille prenne vite le pli de bien dormir. Il m’a exaucée mais j’ai aussi mis en place une discipline personnelle. Je me couchais à 21 heures pour prendre mon quart de marin vers deux heures du matin.

Cinq heures de sommeil d’affilée quand on vient d’avoir un bébé, ça commence à devenir intéressant non?.

Je voulais faire ma maline avec des blagues marrantes parce que chez nous, le sommeil a rapidement été de qualité pour tout le monde dès les trois premiers mois de ma fille. Mais ce sont aussi des situations de vie quotidiennement pesantes pour un grand nombre de familles, surtout quand il y a plusieurs enfants.

Alors, si tu te sens en rage comme la mère dinosaure de ma bannière de ne pas bien dormir depuis des semaines et d’être sans cesse fatiguée, je t’invite à aller faire un tour sur le blog Fabuleuses au foyer (moi je suis fabuleuse à la caisse !) pour y lire les articles de Rebecca Dernelle-Fisher, un peu plus finauds que les miens !

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Les déboires d’une mère moderne #1 : des gigoteuses à la pelle

Dans ce blog, j’ai envie d’inaugurer un nouveau billet, un pastiche un peu comique et moins plaintif de #parent épuisé. Il m’ est souvent arrivé au cours de ces deux premières années en étant que parent à me retrouver dans des situations cocasses, amplifiées par la fatigue et les réveils aux aurores. Je les ai notées fidèlement dans mon bullet journal mais j’ai voulu en rire avec vous.

Bien contente de moi d’avoir passé le cap des trois biberons nocturnes et des dents, nous nous attaquons avec mon cher et tendre à la face nord de l’iceberg : les deux ans de la jeune demoiselle intrépide. Le mois dernier, après avoir entendu plus de 1500 fois un NON retentissant, un petit D’ACCORD susurré un matin m’a apporté autant de douceur qu’un bonbon sucré.

En ce moment, nous sommes en quête de LA GIGOTEUSE qui apportera à toute la famille sommeil et félicité ! J’en rajoute des tonnes : ma fille dort bien dix heures par nuit, mais le réveil à 6 heures du matin, ça pique les yeux.

La robe de soirée de ma fille

Erreur de débutante, j’ai bazardé toute la collection de gigoteuses que ma grande Amie Vic m’a léguée dans sa grande bonté et affection. Quand j’attendais ma fille, je ne comprenais pas pourquoi il y en avait de toutes les tailles et de toutes les matières. J’en ai gardé trois pour la maternité et le premier mois à la maison.

Et surtout que je ne savais pas jusqu’à quel âge ces petits mammifères les utilisaient. Pour ma fille, la gigoteuse est indispensable pour se tenir à carreaux dans son lit et elle lui sert aussi de doudou. Je ne l’ai lu dans aucun livre spécialisé, c’est elle qui me l’a bien fait comprendre.

Pour aller dans le sens de ce brave Winnicott, un tout-petit a besoin d’un objet transitionnel pour se séparer de vous : le fameux doudou.

Chez nous en hiver, c’est toujours la jungle tropicale depuis sa naissance. La faute à un chauffage collectif complètement absurde qui nous envoie 26 degrés dans les trous de nez la nuit. J’épluche donc les sites de vente en ligne qui vendent des tubulettes les plus fines possibles. Nous en avons acheté quatre qui proviennent des marques Lupilu, Hema, Kiabi et La Redoute. Sachant qu’une gigoteuse coûte en moyenne 20-30 euros…

Pariez donc sur la plus grande taille même si votre nouveau-né flotte dedans… C’est sans doute l’article le plus creux de toute ma blogographie (je viens d’inventer le mot) mais j’assume. La logistique quand on va devenir parents, cela peut devenir un vrai stress : manque de place, manque de moyens financiers, manque de compréhension à quoi ça sert aussi…

Un jour avec mon cher doudou, on en a eu bien marre d’avoir l’air de demeurés face au jargon de puériculture : les combi-pilotes, nids d’ange, cosy et tout le bazar… On a pris un papier et un crayon pour noter le matériel essentiel dont on avait besoin avec un bon replay de La maison des maternelles sur France 5.

Cela part d’une bonne intention mais c’est pas forcément très drôle quand votre entourage (futurs grands-parents, amis déjà parents et fiers de l’être) vous balancent des informations à digérer très vite.

Et surtout dernier conseil, n’allez pas dans un magasin de puériculture la fleur au fusil. Listez ce qu’il vous faut avant sinon les vendeurs vous croqueront à belles dents tel un bon perdreau de l’année. Les futurs parents c’est leur péché mignon !

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