Devenir, la biographie de Michelle Obama tant attendue, je l’ai lue !

Cette année pour Noël 2018 , j’avais une idée précise du cadeau que je voulais : la biographie de Michelle Obama en français.

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C’était l’événement éditorial de l’année, annoncé des mois en avance par les revues spécialisées comme Livres-hebdo. Les enchères sont vite montées entre éditeurs pour le publier.

C’est Fayard qui a remporté la mise et qui a mis en place toute une communication autour de ce livre : comme aux Etats-Unis, il est prévu une série de conférences avec l’auteure dans de grandes salles en France.

J’apprécie beaucoup cette personnalité publique pour son discours politique qui me plait bien, les valeurs familiales et conjugales qu’elle porte, son histoire personnelle et aussi détail futile, sa manière moderne et accessible de s’habiller.

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Copyright Reuters

J’ai même acheté, il y a dix ans maintenant, un livre en anglais dans la librairie Galignani qui recense ses tenues et non je n’en ai pas honte ! Je trouve que sa robe créée par Jason Wu pour un bal d’investiture en janvier 2008 est superbe et je suivais même un blog américain à un moment pour regarder ses cardigans, ses robes à lavallières et colliers de perles…

D’ailleurs, il est aussi question de mode dans ces mémoires. Michelle Obama explique comment ses vêtements comportaient sans qu’elle le veuille vraiment, un véritable message politique qui la dépassait un peu.

Celle qui lui a succédé en tant que First lady l’a d’ailleurs bien compris. J’ai beaucoup aimé la tenue bleue glacé de Mélania Trump pour la cérémonie d’investiture de 2017. Elle a choisi Ralph Lauren pour se placer dans la tradition américaine : la référence au style preppy et à Jackie Kennedy était évidente !.

En France aussi, on détaille beaucoup plus les tenues vestimentaires de la première dame (Brigitte Macron souvent habillée par Louis Vuitton) que son action caritative sur le terrain. Pourtant, les first ladies américaines sont beaucoup plus considérées aux Etats-Unis selon moi, on les prends au sérieux en définissant mieux leur rôle auprès de leur mari.

Je trouve ça même un peu fatigant ces polémiques sur l’argent du contribuable qu’elles coûtent, alors qu’elles se dévouent aussi à l’action politique de leur mari, qu’elles ont dû sacrifier leur métier, leur vie familiale comme Michelle Obama et que la politique les rebute beaucoup.

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J’avais lu auparavant les autobiographies de Bill Clinton, Hillary Clinton ainsi que le livre de Barack Obama, Les rêves de mon père. Ce sont des personnalités publiques populaires (les présidents démocrates et leurs épousent fascinent les Français).

Mais l’élection de Donald Trump prouve qu’envisager qu’une ancienne Première dame aussi expérimentée soit-elle puisse revenir à la Maison -blanche en tant que big boss est tout sauf une bonne idée.

Malgré elles, Hillary Clinton et Michelle Obama représentent un mandat politique déjà tenté avec ses qualités et ses défauts. Les Américains portent aux nues ces first-ladies en imaginant un mandat présidentiel de Michelle Obama suite à son discours virulent contre le machisme de Trump mais cela tient du conte de fées.

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Devenir

Michelle Obama

Editions Fayard, 2018

496 pages

24€

Le résumé : 

C’est un énorme pavé de 500 pages, structuré en trois grandes parties : Devenir moi, Devenir nous et Devenir plus.

Dans la première partie, Michelle Obama raconte son enfance et adolescence dans le South side de Chicago, au sein d’une famille de classe moyenne très unie composée de ses parents Marian et Fraser Robinson et de son frère Craig.

Elle rencontre Barack au chapitre huit ! C’est une femme amoureuse qui raconte leur histoire idyllique mais aussi leurs différences de caractère avec humour et vérité. Elle va vivre un drame : le décès de son père après un long combat contre la sclérose en plaques qui aurait pu mieux se passer si son père avait fait preuve d’un peu plus d’égoïsme, l’un des grands regrets de sa fille.

La troisième partie (la plus intéressante selon moi) est celle où elle raconte ses huit années passées à la Maison blanche. Elle explique comment elle a pu mettre en place un immense potager dans le jardin du palais présidentiel pour lutter contre l’obésité et la mauvaise nutrition des enfants américains.

Une réplique de Barack Obama m’a fait rire, quand sa femme faisait du lobbying pour interdire les snacks plein de graisses dans les cantines d’écoles américaines :

« Si je ne faisais pas voter cette loi, je pouvais dormir sur le canapé ! « 

Enfin, Michelle Obama raconte sa nouvelle vie à Washington, toujours protégée par des gardes du corps mais ayant retrouvé plus de liberté et d’indépendance vis à vis du protocole…

Mon avis :

Au début, je lisais assez lentement la première partie car Michelle Obama racontait son enfance au sein d’une famille heureuse et unie, des histoires assez ordinaires pour être honnête. Mais j’ai rapidement été convaincue par l’explication de son parcours méritocratique pour ne pas subir la fatalité : elle descend d’une famille d’esclaves noirs de Caroline du Sud.

La génération de ses parents et de ses oncles et tantes n’a pas pu connaître l’ascension sociale qu’ils méritaient parce qu’ils n’avaient pas de carte de syndicalistes pour entrer dans le système.

J’ai aussi beaucoup aimé son discours qui racontait une réalité injuste sans tomber dans le discours réactionnaire et revanchard anti-blanc. Michelle Obama est tout sauf une personne communautariste comme son mari qui a bâti son parcours politique sur une solide expérience d’animateur social dans les faubourgs de Chicago. C’est la meilleure ambassadrice du parcours de son mari et c’est beau à lire !

Je savais que tous les deux ont mis un bon moment à rembourser leurs prêts étudiants pour les études dans des universités prestigieuses de l’Ivy League : Princeton puis Harvard pour Michelle Obama.

Mais j’ai été assez impressionnée de voir que Barack Obama comptait (parfois à tort) sur les droits d’auteur de ses livres pour faire fortune. C’est assez encourageant de se dire que le travail intellectuel paye encore quand on veut être candidat à la présidentielle américaine, que tout ne se fait pas sur une fortune acquise depuis la naissance.

Enfin j’ai beaucoup aimé sa réflexion sur les évolutions sociétales très rapides auxquelles elle a été confrontée pour éduquer ses filles de manière authentique devant les caméras du monde entier : comment gérer la notoriété et l’emballement des réseaux sociaux, comment donner le sens de l’effort à des petites filles qui se retrouvent du jour au lendemain servies par des majordomes et des cuisiniers…

Il y a une personne centrale de la famille Obama dont la présence était déterminante à la Maison blanche pour garder la tête froide dans cet univers privilégié pour Michelle Obama : sa mère Marian Robinson. Elle rabrouait les journalistes qui encensait grossièrement ses enfants en remettant les pendules à l’heure avec beaucoup d’amour : « Ils ne sont pas exceptionnels, le South side regorge d’enfants comme eux « !

 

Ma note :

4/ 5 sardines

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Ce livre est dense, lourd à porter dans le train (mon mari a beaucoup râlé !) mais saluons son prix très correct : 24€ pour 500 pages.

Il m’a fait réaliser à quel point les Etats-Unis souffraient des tueries de masse et des règlements de comptes qui font vivre la terreur aux enfants et aux parents dans les écoles américaines maternelles, primaires et secondaires de tout le pays.

L’histoire d’une jeune fille du South side qui a été abattue dans la rue par erreur, m’a vraiment marquée.  Michelle Obama reconnaissait avec honnêteté que son mari et elle ne pouvaient pas donner de solutions miracles à ces jeunes sans cesse confrontés à la mort mais que l’école pouvait être un échappatoire possible.

 

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Book-crossing des villes, book-crossing des champs…

Si vous prenez certaines lignes de tramway à Paris, peut-être avez-vous repéré des boites à livres disposées dans onze stations. Cette initiative culturelle a démarré le 15 octobre 2018 et ça marche !partage_livres.png

J’aime beaucoup lire les articles d’un site consacré aux métiers du livre Actua litté. J’ai découvert grâce à leur curiosité journalistique de grande qualité un phénomène de société très intéressant en Australie : le cross-booking.

Ils s’appellent Les book ninjas et ils font partie du club de lecture Books on the trail, reconnaissable à son macaron apposé sur les livres qu’ils sèment dans les transports en commun de Melbourne. Mon frère qui voyage de temps en temps là-bas pour son travail, les a déjà repéré.

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Ce phénomène s’appuie sur deux principes : la recommandation à l’aveugle et le book crossing. On abandonne un livre pour un inconnu en mal de lecture comme le souligne Actua litté. Un livre a ainsi plusieurs vies, plusieurs propriétaires.

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Le macaron apposé sur le livre permet ainsi la création d’une communauté de lecteurs sur les réseaux sociaux. Cela devient alors une chasse aux trésors à l’image de Pokémon Go où l’on fait une photo de sa trouvaille dans l’un des coins de la ville. Et moi j’adore toutes ces initiatives de géolocalisation culturelle.

J’ai pris la bonne habitude de visiter les villes d’Europe et à chaque fois que j’ai l’occasion de prendre en photo une boite à livres dans un parc, un lieu publique, je le fais. Ce sont des initiatives culturelles très intéressantes qui apportent du lien social : un inconnu laisse un livre à un autre inconnu, entre passeurs de livres.

Voici quelques photos de voyage avec des boites à livres. N’hésitez pas à partager vos photos qui concernent le cross booking en ville ou à la campagne.

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La boite à livres de la mairie du 4eme arrondissement de Paris

Après, cela pose aussi des questions en termes de pollution, d’apologie d’idées pas toujours démocratiques à travers les livres…. Les journaux gratuits abandonnés dans le métro ce n’est pas forcément très esthétique et cela explique peut-être pourquoi une jeune femme a eu une amende à Paris pour avoir laissé un livre dans la rue…

Et vous, avez -vous eu de bonnes surprises avec les boites à livres dans votre ville?.

Pour rêver un peu, voici une bibliothèque crée dans la souche d’un arbre mort par Sharalee Armitage Howard (c’est elle qui a pris la photo) dans sa ville de Coeur d’Alene, en Idaho, Etats-Unis !.  J’ai trouvé cet article dans Livres-hebdo !

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DR/SHARALEE ARMITAGE HOWARD

5 jours en Toscane en pleine fournaise estivale, août 2017

Dans notre série des villes d’Europe à visiter, il nous manquait l’Italie. C’est une destination peu chère en avion donc nous nous avons opté pour la Toscane même si nous savions que les températures allaient être très difficiles à vivre. Et cela a été un handicap sérieux pour nos vacances.

Pise

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Carte postale par Marie-Anne Foucart

Nous avons bien aimé déambuler dans Pise, même si à part la tour, il n’ y a pas grand chose à faire. Les commerçants étaient accueillants, on s’est régalé avec des succulentes glaces et les aperitivos restent un très bon souvenir.

On a fait une escapade en bus jusque Marina di Pisa, une station balnéaire un peu fantôme mais la plage fut très agréable avec son eau bleue même si c’était dans une vraie carrière de cailloux. Cela faisait un bon moment que je ne m’étais pas baignée dans la Méditerranée.

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Sienne

Ensuite, nous avons pris le train pour Sienne et là, les choses se sont compliquées. Sienne est une ville sublime mais les commerçants, les chauffeurs de bus sont vraiment peu amènes avec les touristes et ça nous a gâché notre visite.

Cette ville nous a beaucoup marqué par son architecture gothique, ses courses de chevaux spectaculaires et ses petites ruelles intemporelles entre Moyen-âge et Renaissance comme à Bruges.

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Florence

La troisième ville de ce périple italien est l’incontournable Florence. Nous avons adoré monter dans le campanile de la cathédrale pour la vue sur la ville, visiter le musée de la Cathédrale, bouquiner sur le toit-terrasse de l’hôtel…

Mais nous avons eu notre lot de mauvaises surprises qui nous ont motivé à regagner dare-dare notre Bulgarie beaucoup plus accueillante : une chambre minuscule et non climatisée, une chaleur étouffante, des prix exorbitants pour le moindre restaurant, musée….

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Trois jours à Budapest, la perle du Danube, mai 2017

 

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On a rejoint le temps d’un grand week-end nos copains de Sofia pour une première visite en Europe centrale et ça nous a convaincu : Budapest, nous reviendrons !

Mais pas en mai ou en juin quand de grands couillons viennent se piquer la ruche en masse pour des enterrements de vie de garçons : le trajet en avion fut long !

Budapest est un fleuron de l’Art Nouveau européen, je m’en suis aperçue en sortant du métro avec le magnifique musée des Arts décoratifs et ses tuiles vernissées, ses acrotères et son décor magyar exceptionnel.

Le chef de file de la Sécession hongroise en architecture s’appelle Lechner, c’est l’homologue de Gaudi à Budapest. Je reviendrai à Budapest admirer la magnifique Caisse d’épargne Art Nouveau, le marché et la gare la prochaine fois. On circule facilement à Budapest grâce au charme rétro des tramways et des stations de métro en bois.

Je vous donne cinq bonnes raisons d’aller découvrir Budapest mais on pourrait en trouver des milliers d’autres tant cette ville est géniale.

–  Vous devez prendre votre maillot pour aller aux bains Szechenyi (attention, le hongrois est imprononçable) dans le Bois de Ville. Son architecture jaune moutarde Belle époque, ses cabines en bois dignes d’un Titanic à quai, vous emmènent directement en 1914, date de création de cet établissement thermal. C’est le plus grand d’Europe avec ses multiples bains extérieurs et intérieurs , une expérience inoubliable.

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–  Goûter le  fameux goulash (un ragoût de viande parfumé au paprika) dans un restaurant dédié aux Rolling Stone, en contrebas du téléphérique en bois. Les serveurs étaient très sympa et on a beaucoup apprécié qu’on nous fasse pas une addition salée spéciale touristes.

–  Monter à bord du somptueux téléphérique en bois sur les hauteurs de Buda et de son château. C’était fabuleux, cette vue panoramique sur le Parlement, les ponts qui mènent vers Pest… Nous n’avons pas visité le fameux bastion des pêcheurs (notre virée malheureuse sur l’île Marguerite nous a bien fatigué) mais le peu que nous avons vu de Buda nous a émerveillé, nous avons vu les vestiges d’une cité très faste.

– Déambuler de nuit le long du Danube avec ses bateaux et l’illumination de ses ponts. Le Danube est vraiment un fleuve impressionnant. Comme de riches touristes, on aurait pu embarquer pour une longue croisière qui nous aurait déposé en Bulgarie…

– Visiter le quartier juif dans le centre de Budapest. Nous n’avons pas eu le temps de visiter l’intérieur de la grande synagogue, c’est l’un des plus grands temples juifs d’Europe. Ce quartier est très beau et j’ai été très touchée par les chaussures déposées sur un quai du Danube, ça illustre bien le devoir de mémoire.

La sculpture publique est très présente à Budapest comme à Sofia, les tramways se ressemblent, nous reviendrons à coup sûr à Budapest avec tout un périple en Europe centrale pour la beauté de l’architecture : Vienne, Prague…

Un conseil : évitez l’île Marguerite qui est un vrai traquenard où il n’ y pas grand chose à voir et je n’ai pas été trop impressionnée par les ruins bar.

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Le prince à la petite tasse, le récit moderne de l’hospitalité

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J’ai découvert ce récit de vie à travers le portrait de son auteure, publié dans l’hebdomadaire protestant Réforme.

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Emilie de Turckheim

Calmann Lévy, 2018

195 pages

17€

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Le résumé :

Il s’agit d’un journal publié chaque jour pendant neuf mois, où Emilie de Turckheim raconte comment avec son mari Fabrice et ses deux jeunes garçons : Noé et Marius, elle a accueilli Reza, un jeune migrant Afghan de 21 ans, dans son appartement parisien en 2017.

Il a quitté seul son pays en guerre à l’âge de douze ans, pour traverser  SOUS  un camion l’Europe afin de rejoindre la Norvège, terre d’accueil temporaire. Là bas, il a été baptisé protestant, sa mère afghane est une tadjik chrétienne dont il n’a plus de nouvelles depuis longtemps.

Son nom de baptême est Daniel, c’est lui qui l’a choisi en parcourant la Bible de long en large. Emilie est protestante et elle accueille à sa grande surprise, un frère chrétien venu de très loin…

La famille d’Emilie de Turckheim lui aménage une chambre, lui fait de la place dans le frigo familial, enlève de ses murs les nus artistiques photographiés, sans céder à la peur de cacher ses chéquiers, ses ordinateurs portables et autres objets de valeur.

Mon avis :


Il s’agit d’un récit de vie authentique où l’auteure livre ses émotions les plus nobles (ce roman est écrit de son point de vue, à la première personne du singulier) mais aussi les mauvaises réactions qu’elle peut ressentir et qu’elle essaye de freiner pour ne pas heurter son invité.

Elle ne comprend pas pourquoi Reza-Daniel donne de grosses sommes d’argent à d’autres migrants, des quasi-inconnus alors qu’il pourrait les économiser pour lui seul.

Le récit de cette année particulière est structuré par des chapitres aux titres forts : Putain de camion, Qu’as-tu fait de ton frère, Le Prince à la petite tasse, Ma maman, Sourire rézien, Fluctuat nec mergitur…, émaillé par les réflexions enfantines des deux petits garçons qui parlent avec leur cœur. Ils  s’insurgent que leur  « grand frère d’adoption » n’ait pas eu la même enfance insouciante que la leur.

On reconnaît ici le talent littéraire de cette écrivaine aguerrie (elle a déjà publié une dizaine de romans).

Elle recourt à la poésie dans ce journal : la beauté des mots, des rimes rend alors plus supportable la réalité face aux situations terribles dont Reza leur fait part : le racisme, la peur  d’avoir perdu sa famille à tout jamais, l’avenir…

Emilie de Turckheim sait rendre romanesque les petites choses du quotidien sans tricher, ni embellir la réalité.

Un passage du livre m’a particulièrement marqué. C’est celui où Reza annonce à ses hôtes qu’il va bientôt les quitter : il a trouvé un travail dans un lycée assez loin en banlieue.

Il explique difficilement au couple que le directeur du lycée qui ne le connaît que depuis une semaine, a décidé de lui faire confiance comme eux il y a neuf mois,  en lui procurant un logement gratuitement.

Ma note :

5/5 sardines

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C’est un grand livre que j’ai bien envie de relire très prochainement. C’est un récit de vie qui incite à retrouver la fraternité, cette valeur républicaine essentielle qui s’est égarée en chemin.

Chacun a une âme princière quand on décide de tendre la main, offrir son hospitalité malgré ses peurs !

Road trip à Marseille : trois jours de farniente

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Les bains militaires de l’anse de Malmousque

Marseille et moi, c’est une longue histoire familiale puisque j’aime y aller depuis que je suis enfant.

Ma famille habite dans le très beau village de Château-Gombert, j’y ai de très bons souvenirs de la Saint-Eloi, des matchs de l’ OM à la grande époque avec Jean-Pierre Papin et Basile Boli dans les années 1990, les chansons d’ IAM apprises par mes cousins quand j’avais cinq ans et que je ne comprenais rien aux paroles,  ou encore les bains de caisse comme disait mon père quand on rentrait des calanques dans les bouchons sur un boulevard périphérique.

Mon écrivain favori est Marcel Pagnol et ses chères collines du Garlaban, ses romans autobiographiques m’ont fait rêver très tôt du Marseille de la Belle époque entre 1870 et 1914.

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Il faut dire qu’à cette époque, la ville a connu un vrai boom démographique et des innovations techniques : le tramway, le célébre ferry-boat César que nous avons vu sur le Vieux port, pas très loin du bar de la Marine…
Je n’ai pas eu le temps d’aller visiter le château de la Buzine, le fameux Château de ma mère mais ça sera pour une prochaine fois.

Jour 1 :

On descends les escaliers de la gare Saint Charles et on rejoins le quartier Noailles par le boulevard d’ Athènes. On zizague un peu à travers les souks du quartier quand on retombe sur nos pieds rue Saint Férréol.
Direction le Starbucks coffee près de la préfecture et je me fais une réserve de papier canson à Rougier et Plé. On contourne l’Opéra de Marseille pour rejoindre le Vieux Port prendre le métro vers la Rose et Chateau-Gombert.

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Jour 2 :

On prends le tramway rue de la République vers la Joliette car les arcades de la Major et le Mucem nous attendent. C’est toujours un plaisir de retourner au fort Saint Jean car le panorama est imbattable, aucun lieu culturel ne peut rivaliser avec le Mucem pour moi sur ce point.

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On profite à fond de ses terrasses, ses jardins ont été conçus par des compatriotes valentinois… et il y a même une très sympathique vente de plantes dans la cour principale.

Aux arcades de la Major, je découvre une boutique formidable Les toiles du large et surtout le travail de Cécile Colombo : ses baigneuses aux prénoms d’un autre temps me fascinent…

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Copyright Cécile Colombo

Vite c’est l’heure du déjeuner, on se dépêche de remonter la Canebière, traverser le quartier Noailles et rejoindre le cours Julien pour manger en terrasse au Mélo. Je ne connaissais absolument pas ce coin de Marseille alors que je suis venue une bonne dizaine de fois et la vue sur la Bonne mère depuis la station Notre Dame du Mont est superbe.

Le Mélo était vraiment une bonne adresse : un serveur très serviable pour nous indiquer comment aller à la plage, de la très bonne cuisine et une addition défiant toute concurrence.

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Le trajet en bus 83 le long de la corniche Kennedy était inoubliable : on a vu la statue du David, les plages du Prado, le restaurant Le Petit-Nice, le vallon des Auffes et enfin la plage des Catalans, ma plage favorite à Marseille. Elle n’a rien de particulier mais j’aime tellement la vue sur les îles du Frioul et le château d’If, elle me donne un avant-goût de vacances.

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La corniche Kennedy et son très très long banc urbain.

Jour 3 :

On se lève tôt pour aller prendre le bateau au Vieux- port faire un tour dans les calanques de Sormiou, Morgiou et Sugiton. Le bateau était très confortable, le temps de la partie, mais rapidement on a moins rigolé parce que la mer était vraiment très agitée dans les calanques et le mal de mer a pointé son nez.

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Néanmoins, le panorama était somptueux à partir de l’ île Maïre. On se croyait revenus à l’époque préhistorique tant l’élément minéral reprend le dessus sur l’Homme.

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On peut accéder aussi aux Goudes, dans le 8eme arrondissement de Marseille par la route mais là bas, on se sent vraiment au bout du monde.

On se demande même si ce n’est pas les corbeaux qui ravitaillent le restaurant La baie des singes. J’ai alors appris que ce restaurant était une plaque tournante d’une activité de contrebande aux 16eme et 17eme siècles.

Décidément ces Marseillais avaient un tempérament insurrectionnel et rebelle vis à vis du souverain un brin absolutiste Louis XIV.  C’est ce que j’ai bien aimé avec cette croisière en bateau, l’équipage donnait des informations historiques et géographiques sur la ville, de temps en temps, sans nous bassiner les oreilles.

C’était top, j’ai appris de nouvelles choses sur Marseille alors que je la connais bien. J’ignorais par exemple que le bassin de la Joliette a été construit car le Vieux port était trop petit pour accueillir les immenses navires avec la création du canal de Suez au 19eme siècle. Il y a justement une exposition fort intéressante à l’Institut du monde arabe en ce moment.

Le bassin de la Joliette est d’ailleurs le quartier de Marseille qui se transforme le plus avec la rénovation des docks, nouveaux espaces commerciaux.

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J’ai toujours un petit pincement au cœur de quitter Marseille parce j’apprécie vraiment sa géographie : la proximité de la nature avec le massif des calanques, l’odeur du pin parasol…Il y a pas mal de similitudes avec Sofia en Bulgarie.

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La superbe collection des édition Jonglez en dehors des sentiers battus !

Et surtout, Marseille est une ville à part en France. Noailles c’est le symbole même du melting-pot pot entre Europe et Maghreb, un pont vers l’Afrique mais aussi l’Italie…

C’est un paradis pour tout anthropologue ou sociologue du MUCEM. Je regrette tout de même que la cité nationale de l’immigration située Porte Dorée à Paris, ne se trouve pas à Marseille, cela aurait beaucoup plus de sens selon moi.

J’aime bien cette chanson de Jean-Jacques Goldmann Plan D’aou, Air bel. Elle raconte l’histoire personnelle de Soprano (il est d’origine comorienne) et Patrick Fiori (il est italo-corse) dans leurs quartiers populaires de Plan d’Aou et Air Bel..

La différence invisible, une critique de la sociabilité tyrannique en BD

La semaine dernière, je suis allée faire une pause-goûter au café Joyeux, situé passage de Choiseul, à deux pas de l’opéra Garnier et de la station de métro Quatre Septembre.

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J’avais déjà eu l’occasion de vous parler de ce café qui a du sens dans un précédent billet de blog. J’ai eu envie d’y retourner car ils ont agrandi leurs murs et c’est encore plus agréable de passer un moment de qualité à l’étage du café. Surtout quand il y a de la lecture !

La petite bibliothèque du café réunit des livres qui sensibilisent le grand public sur le handicap, l’altruisme possible dans la société, l’autisme, la trisomie 21, la différence tout simplement aussi !.

Tout en buvant un excellent thé, j’ai ainsi lu dans ses grandes lignes, La vie en bleu de Martin Steffens, éditions Marabout, un bel essai de philosophie sur la foi en général et surtout ce roman graphique génial :

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La différence invisible

Julie Dachez et Mademoiselle Caroline

collection Mirages, Delcourt

2016

23€95

J’ai lu ses 196 pages d’une traite car je connaissais un peu l’avis de blogueuses littéraires comme My pretty books qui en avaient fait une critique dithyrambique tout à fait justifiée.

Le résumé :

La couverture est vraiment bien conçue, elle résume très bien le propos du livre. Ce roman graphique autobiographique raconte l’histoire d’une jeune femme Marguerite qui a 27 ans, un copain et des rituels bizarres.

Cela la rassure d’emprunter toujours le même chemin entre son domicile et son travail, elle préfère manger seule à son bureau le midi parce que les discussions amicales avec ses collègues l’effrayent ou que son manque de filtre social lui joue des tours…

Le ciel va heureusement s’éclaircir pour Marguerite quand on va enfin lui fournir une explication sur son état psychologique et qu’elle pourra compter sur le soutien de sa communauté d’amis autistes Asperger comme elle…

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Mon avis :

C’est l’une des plus belles BD autobiographiques que j’ai eu l’occasion de lire récemment, dans la même veine que celle écrite par le papa d’une petite fille trisomique Ce n’est pas toi que j’attendais par Fabien Toulmé, publié aussi par Delcourt dans la même collection : Mirages.

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Cette collection s’inspire de personnages réels, avis aux amateurs comme moi de récits autobiographiques forts en BD.

J’admire ce rôle de porte-voix de la BD dans la société actuelle pour sensibiliser le grand public à des problématiques qui nous échappent et qui peut ainsi nous aider à faire preuve d’empathie, de compréhension la prochaine fois… Ce sont aussi les blogs comme les BD qui se font les relais des grandes campagnes de santé publique et c’est génial !

Espérons que ce roman graphique fera évoluer les mentalités dans le monde de l’entreprise, notamment dans le domaine des ressources humaines…

La question de la sociabilité un peu forcée en entreprise m’a vraiment interpellée à travers cette histoire. Comme ses collègues se plaignent dans son dos, Marguerite est convoquée par son patron qui lui reproche son manque de sociabilité alors qu’elle effectue son travail avec sérieux et rigueur.

Visiblement, le savoir-faire ne suffit pas, il faut aussi valoriser le savoir-être en traînant à la machine à café ou en participant aux pots de départ des collègues. Ce n’est pas tout à fait faux mais cela peut s’avérer un vrai calvaire pour les personnes autistes qui n’ont pas les mêmes codes sociaux que les autres et à qui on ne fera pas de cadeaux.

Ma note :

5/5 sardines

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Ce roman graphique m’a vraiment emballée sur le plan du dessin : le trait de Mademoiselle Caroline est très subtil et agréable. Elle a eu la grande intelligence de choisir une palette graphique très parlante : les gris, les blancs et le rouge pour exprimer l’absurdité de certaines situations dans lesquelles se retrouvait Marguerite.

Les bulles de textes étaient elles-même de police rouge selon l’intensité de la violence des mots ou des réactions. C’est un roman graphique que l’on ne peut pas lire avec indifférence.

On saluera le talent introspectif de la co-autrice Julie Dachez qui a adapté son histoire en bulles, une démarche pas forcément évidente. La dessinatrice et l’auteur reconnaissent volontiers qu’elles ont eu des moments d’incompréhension mutuels entre elles pour exprimer une situation, un sentiment du livre mais qu’une intermédiaire, professionnelle de l’autisme les a aidées dans cette entreprise éditoriale.

Enfin, j’ai beaucoup apprécié le court livret documentaire illustré qui explique plus en détails ce qu’est l’autisme, une ressource qui peut s’avérer bien utile pour les familles qui viennent d’être confrontées à cette situation parmi leurs proches.

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Les meilleurs spots de la Drôme

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Dans un précédent carnet de voyages, je vous parlais de Marseille, ma ville de cœur  mais il fallait bien que je vous vante les mérites de Valence, la Drôme, ma patrie.

J’y suis née en 1987 et j’y ai vécu dix-sept ans. Quand j’avais cinq ans, on vivait pour une année à Clermont-Ferrand. Mes parents et mon frère s’y plaisaient bien, moi je n’avais qu’une idée en tête : rentrer à Valence retrouver le soleil, le Vercors et mon quartier de Chateauvert avec ses petits canaux.

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La statue du lieutenant Bonaparte, boulevard Bancel, bronze de Jean-Paul Ravit, 2010

Valence est jugée comme une ville sans âme, la plus grosse aire d’autoroute de France quand on veut être grossier. Balivernes ! Je vous donne mes meilleures adresses pour la découvrir sous un tout autre angle.

Souvent, au moment du salon de l’agriculture, on voit des affiches dans le métro parisien qui montrent les champs de lavande de la Drôme pour vendre du rêve !

 

Se souvenir dans la Drôme

La Drôme se trouve sur le chemin de l’exil pour de nombreux protestants français. Ils rejoignaient les pays du Refuge : la Suisse et l’Allemagne, suite à la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685.

Je vous recommande la visite du musée du protestantisme dauphinois au Poët-Laval, un village médiéval magnifique en pleine Drôme provençale. Ce qui m’a le plus marqué en visitant ce musée, c’est de découvrir que les femmes huguenotes au XVIIeme siècle, cachaient leurs Bibles protestantes dans leurs chignons.

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Se cultiver dans la Drôme 

Le palais du facteur Cheval à Hauterives. 

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Le 16 janvier prochain, Jacques Gamblin incarnera le facteur Cheval. C’était un original qui s’est lancé à la fin du 19eme siècle dans le projet fou de construire un palais idéal pour sa petite fille.

Bâti à partir des pierres de la région d’ Hauterives, ramassées au cours de sa tournée, la construction de ce monument unique durera plus de trente-trois ans, menant ce pionnier de l’art naïf au bord de la folie et de l’épuisement.

Ce site sera classé Monuments historiques par André Malraux, ministre de la Culture en 1969. Il attire chaque année plus de 170 000 visiteurs par an. Le facteur Cheval, c’est un peu l’homologue de Gaudi et son parc Guëll à Barcelone.

Sinon allez faire un tour au musée de Valence pour ses collections et son panorama à 360 degrés sur le Rhône. Retrouvez un de mes précédents articles ici à l’occasion de sa réouverture en janvier 2015 ! La Drôme, c’est le pays de Bernard Cathelin, Marcelle Rivier, André Lhote…

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© Musée d’Art contemporain Saint Martin/Montélimar

Se régaler dans la Drôme

La brasserie André Pic, avenue Victor Hugo

Pic est l’institution gastronomique qui fait la célébrité de Valence depuis plusieurs générations de restaurateurs. Anne-Sophie Pic (trois étoiles au guide Michelin, comme son père Jacques Pic, avant elle) valorise le potentiel économique de Valence en ouvrant tour à tour une école de cuisine, une épicerie fine, un Daily Pic  et aussi une brasserie : André, prénommée ainsi en hommage à son grand-père.

Nous y sommes allés en famille pendant les fêtes de fin d’année et c’était un excellent moment.

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La décoration du lieu est moderne sans être branchée à l’excès, elle se fonde sur son histoire familiale : un grand portrait du grand-père cuisinier (on se croirait dans le dessin animé Ratatouille), les autographes de célébrités côtoient ceux des anonymes et les dessins d’enfants dans les toilettes, on décore les luminaires avec des mini-verres Duralex (je les aime tellement ces petits verres de cantine) !

Comme je me suis régalée avec les escargots et le magret de canard, nous reviendrons chez André !

Les glaces Pierre Chauvet sur la place des Clercs.

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Notre adresse incontournable avec mon mari dès que la période estivale arrive. Ce salon de thé se trouve sur la place des Clercs : sa terrasse est très agréable. Les parfums des sorbets artisanaux sont  locaux : lavande, calisson, myrtille…, les coupes sont généreuses à l’image de prix très raisonnables.

Le café Victor Hugo pour son plat de ravioles que j’aime tant. C’est un très beau café dans les rues piétonnes, qui célèbre l’Art déco avec de grandes reproductions des tableaux de Tamara de Lempicka. J’aime particulièrement sa terrasse avec les palmiers qui permet d’admirer une vue magnifique sur le kiosque Peynet, l’esplanade du Champs de Mars et le château en ruines de Crussol en ligne de mire.

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L’intérieur du café Victor Hugo, dans le centre-ville de Valence

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La clairette de Die

Mon champagne personnel ! Je suis ravie quand je trouve une bouteille de Jaillance au Monoprix du coin à Paris !

 

Se faire une beauté dans la Drôme

Les cosmétiques Sanoflore sont une valeur sûre pour moi. J’utilise leurs produits bio pour mon visage et j’aime beaucoup le masque de nuit aux plantes aromatiques et la crème de jour à base de roses. Dommage que le lait pour le corps qui sentait bon le biscuit n’ existe plus !

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Les spots naturels de la Drôme :

Si vous avez une soudaine envie de nature et d’évasion, sautez dans le train. Valence TGV se trouve à 2h10 de Paris.

La Drôme vous promet de superbes randonnées à travers les Trois becs, la forêt de Saou, remonter un torrent dans la région de Buis les Baronnies ou admirer la cascade du Claps juste à côté de Luc en Diois….

Deux ans de partenariat avec la Kube, ça se fête !

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Il y a deux ans en janvier 2017, je tombais sur le site de la Kube, box littéraire personnalisée après une étude approfondie des box culturelles sur les sites Livres-Hebdo et Actua litté (j’ai suivi des études dans les métiers du livre).

La Kube recrutait des libraires pour une collaboration numérique, alors j’ai postulé !

J’ai beaucoup aimé ce concept qui met les libraires indépendants à l’honneur, qui valorise notre expertise en termes de conseil aux lecteurs. A l’aide d’un court questionnaire bien ciblé, nous choisissons un livre personnalisé selon les goûts de nos Kubers.

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Et si le choix s’est avéré judicieux, ils ont la possibilité de nous adresser une jolie carte de correspondance ou un message électronique et ça c’est vraiment gratifiant pour nous libraires.

Je vous ai sélectionné un florilège des commentaires les plus sympas des Kubers. En deux années, j’ai pris plaisir à recommander des livres à plus de 300 personnes qui viennent essentiellement de province mais aussi de Suisse, Belgique et un peu moins de l’étranger…

« J’aime la Kube car elle me met dans les mains des livres que je n’aurais jamais acheté par ailleurs. Un grand merci à tous les libraires qui participent au projet !  » Juliette, 22 ans, Lyon

« Je ne m’attendais pas à ce livre. C’est un surprise et j’aime les surprises. Ce n’est pas un livre que j’aurais acheté mais je suis curieuse de le lire » Lucie, 35 ans, Reze

« Une chance car j’ai beaucoup lu ce genre de livres. J’aime beaucoup les récits de Germaine Tillon, une vraie leçon de vie. Merci. »  Virginie, 48 ans, Garches

« Pas vraiment ce que j’attendais mais bien quand même  » Louise, 62 ans, Pully, Suisse.

« Un grand merci pour ce choix : Et tu n’es pas revenu de Marceline Loridan-Ivens, un livre plein d’émotions dont on termine la lecture avec tellement de questions et de réflexion, exactement ce que je recherchais …. » Gaëlle, 40 ans, Le Crotoy…

« Merci pour ce choix ! J’ai découvert à la fois la vie d’une femme et l’histoire des grands de la beauté. Super choix ! «  Maryline, 45 ans, Issy les Moulineaux.

« Bonjour Margot. Merci pour ce livre qui permet de découvrir les légendes du Far West au delà du mythe via des chapitres courts et bien écrits . Un bon point pour vous !  » Loïc, 58 ans, Romillé.

« Bonjour Margot, ou plutôt bonsoir. Je voulais vous dire un immense merci.
Vous avez choisi pour moi le livre « Lion » écrit par Saroo BRIERLEY. Et que dire ? J’ai adoré. Je l’ai dévoré en 3 jours (je suis maman de 2 enfants, sinon je pense que je l’aurai lu d’une traite 😊). J’ai été totalement transporté dans un autre monde. Et ce livre correspondait tout à fait aux attentes que j’avais écrites pour mon livre du mois. De plus, je possède plus de 900 livres, et chapeau à vous de m’avoir fais découvrir un auteur et un livre que je ne connaissais. Je vous ai renvoyé la carte postale de ma box Kube. Encore merci.  À bientôt.  Mélanie »

« Bonjour Margot ! Merci pour le choix du livre « Les Années » ! C’est exactement le genre de lecture où j’aime me plonger: une belle écriture (je relis plusieurs fois pour m’imprégner!) et cette façon d’évoquer le passé sans pour autant pleurnicher me ravit!
Mille « MERCI! » Jacqueline.

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En janvier 2019, la famille Verneuil et ses gendres reviennent au cinéma nous faire rire !

 

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« La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer « .

Sylvain Tesson, écrivain

C’est Marie Verneuil, la sympathique grand-mère du film Qu’est ce qu’on a encore fait au bon Dieu et sa suite, qui cite cette phrase de Sylvain Tesson pour convaincre ses quatre gendres de toutes origines, de rester vivre en France avec leurs familles.

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Copyright Arnaud Borrel

Quelle bonne idée d’avoir organisé une avant-première dans un grand nombre de cinémas en France le 1er janvier 2019. On retrouve la famille Verneuil au complet avec beaucoup de plaisir. Cette famille est à l’image de la France de 2019 : multi-culturelle. Nous sommes allés voir le film dans une immense salle de 500 places du complexe CGR de la porte des Lilas.

Il n’y avait plus un seul fauteuil de libre, les familles chrétiennes, juives et musulmanes s’étaient déplacées pour rire de situations politiques et sociales cocasses imaginées par les deux scénaristes du film : Philippe de Chauveron et Guy Laurent.

Cette suite est très réussie car elle reprend les ingrédients qui ont fait le succès du premier film : la présence du comédien génial Pascal Nzonzi qui forme toujours un duo comique formidable avec Christian Clavier, les quatre gendres sont talentueux (ils viennent pour beaucoup du stand-up) et surtout on rit des amalgames raciaux, des clichés xénophobes sans jamais tomber dans la provocation ou l’humiliation publique d’une communauté (ça change de Premières vacances qui caricature la Bulgarie, grr !).

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Je vous recommande ce film génial qui a réussi l’exploit pour une suite de faire aussi bien, sinon mieux que le premier film. Le casting du film y est pour beaucoup.

Il s’agit d’un film choral qui réunit deux générations d’humoristes : Christian Clavier (la troupe du Splendid et leurs films iconiques) , Chantal Lauby ( les Nuls de Canal +) associés à une nouvelle génération issue du Jamel Comedy Club en grande partie : Ary Abittan, Noom Diawara, Frédéric Chau, Medi Sadoun, Claudia Tagbo… et des comédiennes talentueuses comme Frédérique Bel, Elodie Fontan, Julia Piaton…

 

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Copyright Arnaud Borrel

C’est une belle histoire qui rend hommage à la France mais aussi qui valorise l’amour familial : les époux Verneuil vont unir leurs forces et leur argent en se démenant pour leur famille : ils tiennent aux réunions de famille, ils veulent voir grandir leurs petits-enfants…

Et bien évidemment la suite comme le premier film se termine par un mariage avec de la musique de fête ….