Quand Lupin devient le blaze d’Omar Sy sur Netflix

Début janvier, j’ai regardé la saison 1 de Lupin avec notre Omar Sy national. Oui car n’en déplaisent aux affreux qui trouvent qu’il était un peu trop foncé pour le rôle : Omar Sy comme Arsène Lupin font partie du patrimoine culturel français et ils forment un très beau duo.

Omar n’interprète pas Arsène Lupin mais Assane Diop, un jeune émigré sénégalais qui veut venger la mort de son père Babakar, accusé d’un délit qu’il n’a pas commis. Il est fortement inspiré par les romans de Maurice Leblanc dont il essaie de transmettre la passion à son fils Raoul.

Omar ne porte pas la cape et le haut de forme, ce n’est pas Mardi gras mais une casquette de titi parisien et un manteau long très urbain. C’est une série très dense qui ne comporte que cinq épisodes pour cette première partie. La seconde partie sera diffusée en fin d’année 2021.

La fin de la première partie se clôture en beauté avec un final tout en suspens à Etretat avec une plage hors du temps, peuplée d’hommes en hauts de forme comme au 19eme siècle. L’effet cinématographique est très réussi.

J’ai beaucoup aimé cette série française financée par Netflix. J’avais très peur que des cinéastes américains caricaturent notre Paris dans le même genre qu‘ Emily in Paris (cette série m’a traumatisée en 2020). Tous les acteurs jouent bien, surtout les flics rebeus de la nouvelle génération qui essaient de mettre la main sur Lupin.

C’est assez agréable de voir ce genre de films et de séries : Intouchables, L’ascension, Lupin qui montrent les jeunes des cités de banlieue sous un jour plus favorable : la réalité finalement.

Omar Sy est le premier artiste noir à recevoir un César…. en 2012 ! Il l’a obtenu grâce à deux réalisateurs géniaux : Eric Toledano et Olivier Nakache qui savent donner une intensité dramatique à leurs comédies.

Omar Sy le leur rend bien puisque c’est leur acteur fétiche depuis Nos jours heureux, Tellement proches, Intouchables, Samba...

Dans un prochain article, je vous parlerai de leur série En thérapie diffusée sur Arte actuellement. J’aime le cinéma de ces deux réalisateurs pour la part autobiographique qui parle à chacun qu’ils mettent dans leurs films : la colonie de vacances, la belle-famille insupportable…

Dans cet article, je vais peu parler de Lupin, d’autres comme Jean-Luc Gadreau ont écrit des chroniques très réussies sur cette série relayées par Regards protestants. Moi, j’ai envie de vous parler de mes meilleurs souvenirs qui sont remontés à la surface en regardant Lupin.

Copyright Emmanuel Guimier/Netflix

Moi aussi, j’avais un badge du Louvre pour travailler dans la ville-musée !

Dans le premier épisode de Lupin, Omar Sy badge pour aller nettoyer les salles du musée du Louvre la nuit. Moi, j’ai travaillé trois ans pendant les vacances scolaires à la librairie du musée du Louvre (mon job d’été préféré). J’ai gardé précieusement ce précieux sésame en souvenir. Il m’ouvrait les portes du plus beau musée du monde.

C’est une vraie ville le musée du Louvre pour aller rendre sa caisse à la régie, aller manger à la cantine… J’avais chroniqué une BD formidable Lîle Louvre de Florent Chavouet, éditions Futuropolis dans mon ancien blog si vous voulez lire ma chronique, c’est ici !

J’aime cette série Lupin car elle donne envie à beaucoup d’entre nous de retourner au musée du Louvre et aussi de se plonger dans les dix-huit romans de Maurice Leblanc. Les aventures du gentleman-cambrioleur ont été crées en 1905 et connaissent une popularité qui ne s’est jamais vraiment tarie compte tenu des nombreuses adaptations au cinéma et les lectures imposées au collège-lycée.

Enfin, Arsène Lupin a redonné envie à de nombreux touristes d’aller faire un tour à Etretat et son aiguille creuse, titre d’un de ses romans. Maurice Leblanc vient du plus beau département de France selon moi : la Seine-Maritime (76). Il a situé son intrigue à Tancarville, à l’abbaye de Jumièges près de Rouen, sa ville natale…

Que des endroits que je connais pour les avoir visité avec mes grands-parents. Ils avaient une maison à colombages noirs et blancs près de Dieppe.

Les Falaises d’Etretat, Normandie – © Istock – Janoka82

Pour conclure, Lupin est une agréable série à regarder pour se divertir pendant le couvre-feu. Omar Sy y est pour beaucoup.

C’est l’un de mes acteurs favoris et j’ai profité de l’écriture de cet article pour revoir d’anciens sketchs du SAV des émissions sur Canal + entre 2005 et 2012 (j’aime le téléphone sans fil saumon des années 2000).

Intouchables a été un carton dans les salles de cinéma il y a déjà dix ans et Omar continue de nous redonner le sourire avec son rire tonitruant et ses pas de danse contagieux. Vive Omar ! Vive la France d’Arsène Lupin.

Retrouvez ici mes précédents articles :

-Devenir banlieusarde après quinze années à Paris

Rénover de vieux meubles de cuisine quand on peint comme un pied

Toujours là pour toi sur Netflix : le grand retour des lunettes triple foyer

Si cet article vous a plu, il est possible de s’abonner à mon blog en haut à droite de l’écran. Plus on est de fous dans la boite à sardines…

Un article dans La Vie, source de nouveaux défis…

En janvier, j’ai eu la joie d’être interviewée par le magazine La vie pour un dossier autour du Carême. La pratique quotidienne du Bible journaling les intéressait beaucoup comme une manière de se nourrir de la Bible surtout en ces temps incertains.

Je suis une grande lectrice de ce magazine notamment pour les chroniques Psychologie de leur expert Jacques Arènes. C’est un magazine de qualité au ton et à la maquette moderne qui existe depuis 1945. J’aime beaucoup la presse écrite et comme je n’ai pas voulu me lancer dans une carrière de journalisme, je trouve mon compte avec mon blog.

Voici les deux extraits de l’article papier et web. Je me suis lancée pour l’occasion dans un nouveau défi : monter ma propre chaîne Youtube car montrer son carnet avec ses dessins en vidéo c’est beaucoup plus parlant.

Ce n’était pas de la tarte rien que pour installer le lieu de tournage (merci aux conseils avisés du bon Samuel, le youtubeur de la famille) mais je suis contente de m’être lancée : à moi les vlogs de voyages, les haul en folie… Youtube est ma nouvelle télévision et cela me paraissait être un bon relais de mon blog écrit.

Autre défi de taille de cette année : proposer des ateliers collectifs de Bible journaling quand les péripéties de Coco le virus seront derrière nous. J’ai différentes pistes à Paris ou en France.

Si ce type d’ateliers vous intéresse, je vous invite à me contacter dans le formulaire de contact du blog.

Rénover des vieux meubles de cuisine quand on peint comme un pied

Hier, notre vaste chantier de rénovation de l’appartement s’est achevé en beauté avec une seconde vie pour nos vieux placards de cuisine bien rustiques. Nous avons dû regarder une vingtaine d’épisodes de Maison à vendre sur M6 avec les architectes d’intérieur Emmanuelle Rivassoux et Sophie Ferjani.

Elles vantent les mérites d’une résine géniale pour un beau lifting de votre cuisine à moindre coup. Cela s’appelle le home staging et ça nous a permis d’économiser l’achat d’une cuisine neuve.

AVANT

TADAM !

Nous avons rénové la salle de bain, on n’a pas lésiné sur la dépense car elle en avait bien besoin. Alors dans la cuisine, même si les placards paraissent pourris de chez pourris, nous nous sommes lancés dans cette voie pour des raisons économiques et au nom de l’écologie un peu aussi. Nous avons eu la chance que les meubles avaient de jolies courbes alors que certaines parties étaient vraiment abimées et boursouflées.

Nous avons poncé les parties abimées au préalable et bouché les trous. Ensuite direction Castorama Nation, pour acheter deux résines de la marque 3V3 : du kaki pour les meubles en bois, du blanc pour la crédence carrelée. On a voulu privilégier cette marque pour ses pots de petit volume, le prix d’achat et sa facilité d’utilisation. Vous ajoutez juste un additif au début alors qu’il faut plus de préparation sophistiquée pour les autres marques.

Ma cuisine mesure 8m², un pot de 2 litres pour les meubles et de 0,75 litre pour la crédence suffisent amplement. C’est une résine très couvrante mais cela demande deux couches de peinture appliquées généreusement.

La petite faiblesse de notre grand chantier peinture est que l’on voit un peu les irrégularités des meubles malgré le ponçage. Et puis, on attend de pied ferme celui qui nous vannera en nous disant qu’on a peint comme des sagouins parce que nous sommes très fiers de notre œuvre.

Voila le résultat ! On y a ajouté des poignées de porte dorées à 4€50 pièce.

Une bonne idée que j’avais vue sur Instagram.

Toujours là pour toi, la série Netflix qui renoue avec les brushing rétro et les lunettes triple foyer

Dimanche dernier, j’ai commencé une nouvelle série sur Netflix et j’en suis déja à la moitié : Toujours là pour toi compte dix épisodes. Je l’ai découverte via Facebook et 95 % de la série repose sur les épaules de Katherine Heigl.

Ce n’est pas mon actrice américaine favorite : elle joue trop avec son visage à écarquiller les yeux et sa filmographie compte un certain nombre de rôles de nunuches. Mais cette série m’a permis de la découvrir sous un autre angle et de mieux apprécier son jeu.

Le résumé :

Tully Hart est une star du petit écran. Elle confesse les Américaines moyennes (je déteste cette expression ) sur son canapé à la manière de Sophie Davant, Evelyne Thomas ou Faustine Bollaert.

Mais derrière la splendide jeune femme, se cache une petite fille au cœur brisé, livrée à elle même dans une manifestation peace and love. Sa mère qui se fait appeler Cloud, est venue la chercher mais on ne sait pas bien pourquoi. A quinze ans, Tully se retrouve à supporter les amants de sa mère dans une maison bordélique où flotte continuellement une odeur de beuh persistante.

Copyright Netflix

Heureusement, elle va faire la rencontre déterminante de Kate, sa voisine du même âge et future meilleure amie. Kate a des lunettes triple foyer, subit les moqueries des garçons mais elle vient d’un foyer stable et aimant où ses parents veillent sur son équilibre qu’elle soit ringarde ou non.

Cette série est structurée par des flash-backs incessants entre trois époques différentes : l’adolescence des deux filles dans les années 1970, leurs années d’études et leur premier boulot dans un studio de télévision de Seattle dans les années 1980 et enfin les années 2020 quand elles entament une quarantaine sexuellement libérée mais assez triste.

Mon avis :

Je suis très partagée pour juger au mieux cette série, une création originale Netflix. Je la trouve à la fois géniale et passablement décevante dans le message qu’elle porte. A plus de quarante ans, Kate et Tully attirent des hommes dans leur lit mais au lieu que cette victoire « féministe » – brandie comme un soutien-gorge en étendard (elle était facile, je vous l’accorde)- soit source d’épanouissement personnel, elle ne leur apporte que confusion émotionnelle.

Et elles ne s’en rendent même pas compte, elles ne pensent qu’à allonger le tableau de chasse. Si le trophée en question a dix ans de moins , c’est encore mieux.

Copyright Netflix

Cela me fait penser à une autre série Netflix que j’ai vraiment aimé : Never have I ever. Ravi et ses copines ne cherchent qu’à tomber le plus beau mec du lycée, Paxton, peu importe qu’il soit intéressant, cultivé ou intelligent. Tant qu’il a de beaux abdominaux et qu’il permet à Ravi de perdre sa virginité pour devenir populaire, c’est l’essentiel. A force de proposer des scènes de sexe délurées avec des MILF et des toyboys, on devient sexistes…. envers les hommes. Bonjour la modernité !

Après ce petit esclandre (la guerre idéologique actuelle entre les sexes me révolte, c’est dit!), passons à pourquoi cette série mérite un article dans ce blog : sa finesse psychologique ! En particulier, le personnage de Tully enfant et adolescente.

La scène où elle est abandonnée dans la manifestation pacifiste et qu’elle se retrouve toute seule sur un banc public a failli me faire pleurer tant elle est intense, dramatiquement bien filmée. Tully se retrouve face à un parent totalement immature, cela la laisse dans une insécurité affective permanente même quand elle devient adulte.

Voilà pourquoi cette série est intéressante à regarder ! Le personnage de Kate est aussi intéressant mais il devient vite caricatural quand elle commence à vieillir. Elle m’exaspère avec ses pleurnicheries parce qu’elle divorce et qu’elle hésite entre trois hommes différents en un week-end ( son ex-mari, un parent d’élève et un jeune photographe sexy). Finalement, elle passe ses soirées toute seule dans sa maison de la banlieue de Seattle totalement démente. Kate et Tully sont deux Américaines très riches mais pas très épanouies ! J’ai bien envie de lire ce roman Firefly Lane, adapté par Netflix.

Je vous recommande donc cette série, bien jouée par Katherine Heigel principalement. Elle parle avec beaucoup de justesse des traumatismes psychologiques qui empêchent de se construire en tant qu’ adultes. La presse féminine tire à boulets rouges sur le personnage de Tully.

Copyright Netflix

On la trouve trop égocentrique, écrasant totalement sa copine Kate. Il est juste de dire que leur amitié n’est pas toujours très constructive (cela coûte même à Kate son mariage) mais c’est un peu exagéré de parler d’amitié toxique. De mon point de vue, je trouve que cette Tully a bien de la chance d’avoir une telle amie depuis le collège, qui l’a surement aidée à ne pas sombrer totalement.

Cela m’a fait pensé à une interview de Joey Starr sur France 5 où il racontait son enfance vraiment chaotique à cause de l’instabilité émotionnelle totale qui régnait chez lui. Il expliquait qu’il se sentait plus en sécurité dehors dans sa cité du 93 que chez lui où les coups dégringolaient avant même les demandes d’ explications de son père.

Cela n’excuse pas les actes du personnage mais cela nous éclaire sur l’origine et les causes de comportements auto-destructeurs.

Devenir banlieusarde après 15 années à Paris

En septembre dernier, j’ai fêté mes quinze ans de vie à Paris. Depuis fin décembre, j’ai traversé le périph pour aller vivre à Fontenay sous bois et ça m’a fait un petit choc. Prendre le bus et le RER tous les jours, écouter le chant des oiseaux en se réveillant le matin, vivre de manière plus paisible en général. Nous sommes à dix kilomètres de Paris mais le rythme de vie les week-ends est bien différent.

Je vis un sentiment un peu ambivalent entre vraie nostalgie de notre ancien quartier de la porte de Bagnolet et profond soulagement de vivre plus simplement dans un endroit boisé avec une vue très dégagée. Les ciels d’hiver sont notre télévision chaque début de soirée. Je ne m’attendais pas à ce que ce spectacle soit aussi ressourçant pour nous.

Avant de vous présenter notre nouvelle ville, j’ai eu envie de revenir dans ce blog sur mes six adresses successives dans Paris pendant ces quinze années !

Ma toute première adresse parisienne en jette et je me la raconte beaucoup car c’est un très beau souvenir !

Foyer international La vigie, rue Poulletier, Ile Saint-Louis, 4eme arrondissement, chambre de 9m² .

Ce plan en or a été trouvé par ma maman qui a cru en moi quand je passais le concours national de l’Ecole du Louvre. C’est un foyer très recherché à Paris et j’y ai trouvé des amies en or avec qui j’ai gardé très longtemps contact.

Une tonne de souvenirs se bousculent dans ma tête : la fête d’anniversaire de ma voisine Juliette improvisée sur un quai de Seine avec les bateaux-mouches en arrière plan, les bonnes soirées au Café Oz de Chatelet d’où on revenait à pied, le jour où il y a eu un incendie dans l’immeuble voisin et que c’était le branle-bas de combat pour une cinquantaine de filles en pyjama dans la cour.

Et enfin les grandes chargées de l’accueil qui essayaient de me convaincre de voter Ségolène Royal à la présidentielle de 2007 car elles faisaient partie de son équipe de campagne avec son fils…

Ce petit côté people, c’est aussi ce qui m’attire à Paris, je dois bien l’avouer. J’aime me trouver au km zéro de l’actualité en France quand je me balade quai Voltaire ou avenue de l’Opéra. C’est un peu moins drôle pendant une énième manifestation des gilets jaunes un samedi ou pendant une grève des transports bien paralysante en décembre 2019 mais j’aime éperdument Paris. Je m’en suis rendue compte pendant toute cette année bien confinée.

Le palace de Carrie de Sex and the city sur mon chemin le matin pour aller à l’IUT.

Chambre de bonne de 12m², rue de la Trémoille, 8eme arrondissement, 370 euros à un particulier.

Nous n’avions le droit de rester seulement deux ans au foyer La Vigie. Alors, j’ai pris mon baluchon pour la grande aventure : une chambre de bonne minuscule à deux pas des Champs-Elysées et du Plaza Athénée, en plein dans le triangle d’or comme les agents immobiliers l’appellent. C’est très chic, cossu et élégant comme quartier mais profondément antipathique et impersonnel.

Je l’ai choisi pour sa situation géographique. L’IUT où j’étudiais les métiers du livre se trouvait au fin fond du 16eme arrondissement, je ne voulais pas être vraiment trop excentrée et j’ai bien calculé mon coup. C’était spartiate mais c’était bien de pouvoir aller voir un film au Gaumont Champs- Elysées régulièrement.

Chambre de bonne de 12 m², rue de Rennes, 6eme arrondissement, juin 2010 – juillet 2013, 460-500 euros à un particulier

Le trajet du bus 95 pour aller en cours le matin !

Quand je suis retournée finir mes études à l’Ecole du Louvre, j’ai voulu vivre à proximité. J’ai trouvé cette chambre de bonne à dix minutes en bus du musée en plein Saint-Germain des Près.

Ce n’est pas ma tasse de thé ce quartier mais j’ai bien aimé aller flâner à la librairie L’écume des pages à onze heures du soir, me balader place Saint Sulpice et au jardin du Luxembourg.

J’ai quitté ce quartier sans grands regrets. Trop de bitume, trop touristique, trop cher pour boire un verre ou faire les boutiques, bref, je n’avais aucuns atomes crochus avec l’endroit. Surtout, j’ai souffert de la chaleur caniculaire sous les toits et mon sommeil a été longtemps perturbé par le volume sonore de la rue de Rennes la nuit.

Colocation sauvage dans un 80 m², rue d’Alésia, juillet 2013-avril 2014

Je ne m’étendrais pas sur cette sous-location sauvage dans laquelle je suis restée huit mois. J’en garde un seul souvenir cocasse : être réveillée en sursaut par les cris de la locataire principale. Elle avait oublié de bien fermer sa volière et son malotru de chat avait croqué trois ou quatre oiseaux à 80 euros pièce venus tout droit du marché aux oiseaux de l’île de la Cité.

Un conseil : quand on vous menace de retrouver vos affaires dans des sacs poubelles devant la porte d’entrée, prenez les devants, fuyez !

Mon premier appartement avec mon mari, 35 m², rue Ramponeau à Belleville, 860 euros à un particulier

Cet appartement fut un véritable cadeau du Seigneur pour un jeune couple qui a un petit budget : pas de frais d’agence, il était à moitié meublé et très lumineux. Les propriétaires étaient des gens adorables mais le voisinage nous a vite donné du fil à retordre : un restaurant s’est monté juste au dessous de chez nous et malgré toute sa volonté, la propriétaire du lieu nous a bien cassé les pieds.

Les fresques, hommages à Germaines Tillon et Geneviève de Gaulle dans ma rue à Belleville

Il y avait cavalcade la nuit pour cause de prostitution chinoise sous les toits, mais on nous avait annoncé la couleur à la signature du bail. Sans que cela devienne pour autant invivable, nous avons été bien contents de recevoir une proposition de hlm huit mois plus tard (encore un cadeau de Dieu!).

Notre appartement de jeunes parents, juillet 2015-décembre 2020, porte de Bagnolet, 52 m², 750 euros en HLM de la RIVP.

J’ai vraiment aimé vivre dans cet appartement bien agencé et calme malgré la proximité du périphérique jusqu’à l’arrivée de notre petite fille. Le plancher qui craque était une véritable épreuve digne de Fort Boyard et nous n’avions plus de salon dans ce petit deux-pièces.

Mais le quartier était vraiment idéal pour une famille avec ses nombreux parcs et équipements culturels et sportifs : bibliothèques, piscines, stades… De tous les endroits où nous avons vécu, c’est celui dont nous sommes le plus nostalgiques. Car nous avons enfin sociabilisé avec des voisins… grâce à notre petite fille connue comme le loup blanc dans le quartier. Ce quartier, on y est resté cinq ans (notre record à Paris et je lui ai même consacré un article à lire ici !)

J’ai indiqué le nombre de mètres carrés et le loyer des logements dans lesquels j’ai vécu parce que cela me paraissait intéréssant mais je ne pense pas que ça soit très représentatif du marché immobilier actuel. J’ai profité des services bien utiles d’une association chrétienne : le CEP entraide étudiants de l’église de Saint-Germain des près.

Les chambres de bonnes étaient rudimentaires mais je leur suis reconnaissante d’avoir faire le tri dans les propriétaires. Je ne suis jamais tombée sur des marchands de sommeil, dans des conditions de vie bien glauques. Cela mérite d’être signalé car ce genre de mésaventures dangereuses est malheureusement monnaie courante.

Dans un prochain article, je vous vanterai les mérites de notre jolie ville d’adoption : Fontenay sous bois et ses belles maisons en meulière. Je vous en avais déjà donné un petit aperçu ce printemps avec l’une de nos premières promenades dé confinées : ici !

Trois chaînes Youtube qui vont transformer ta conception de l’église le dimanche matin.

Pour moi, le dimanche est le meilleur de la semaine. Cela n’a pas toujours été le cas quand ma mère nous traînait à la messe alors qu’on avait envie de regarder Mariés deux enfants sur M6 (vu la médiocrité de la série, nous étions vraiment deux enfants perdus). Puis, un jour à la sortie de l’école, la femme du pasteur nous a invité à venir au culte réformé et c’était la fête ! Les chants étaient joyeux et vivants, on n’obligeait pas les enfants à se lever et s’assoir pendant un moment interminable. Adieu Al Bundy !

Après le bac, je suis partie vivre à Paris. Pendant huit ans, j’ai habité dans une chambre de bonne de 12m² avec peu de sorties étudiantes mondaines mais tellement contente d’aller à l’église le dimanche matin. Dans mon église, je rencontre des gens de tous les âges, tous les milieux sociaux, toutes les cultures… et ça vaut sacrément le coup de se lever le dimanche matin.

La révolution numérique dans les églises du monde entier depuis mars 2020.

Pendant le confinement de mars, j’ai réalisé que c’était vraiment le culte qui me manquait dans ma semaine. En moins d’une semaine, les églises ont dû se renouveler radicalement pour faire face à cette situation inédite.

Le culte en ligne de l’église MLK de Créteil et les prédications de son pasteur principal Ivan Carluer.

Cette église qui compte plus d’un millier de membres venus de toute l’Ile de France a totalement rénové son format en devenant une véritable émission : MLK chez vous. J’attend chaque nouvel épisode le dimanche soir tant l’approche est originale et percutante : des équipes de louange toutes aussi talentueuses les unes que les autres, des interviews sur des canapés pour donner toute leur place à des témoignages forts. A un moment de ma vie, j’ai eu un sacré coup de mou qui heureusement a duré moins de deux mois et s’est miraculeusement résolu par la grâce de Dieu ( j’ai pu signer le CDI que l’on m’avait promis).

La série de trois messages du pasteur Carluer sur la charge mentale à partir de l’histoire de Moïse m’a redonné courage et foi. Ce pasteur a un vrai don pour sonder la psychologie des personnages bibliques, la mettre en scène et nous faire comprendre que les préoccupations premières des hommes et femmes de la Bible ne sont pas bien éloignées des nôtres.

Le culte en ligne de l’église M de Valence et la prédication de Noël de Jérémie Chamard, l’un des pasteurs de l’église.

Je viens de Valence et pourtant j’ai beaucoup tardé avant de visiter cette église extraordinaire. J’aime beaucoup son architecture en bois très chaleureuse, décorée avec goût selon les codes modernes. Elle compte plus de 700 membres dans tout le bassin valentinois, un territoire très évangélique sur la route prise par les Huguenots au 17eme siècle pour fuir les guerres de religion en Suisse et en Allemagne.

J’aime beaucoup les messages de leurs pasteurs. Ils n’ont pas toujours un rôle facile avec leurs messages qui doivent être à la fois pédagogues, aimants tout en dérangeant notre petit confort d’esprit avec des remarques un peu poil à gratter mais très utiles pour évoluer et ressembler plus à Jésus.

Enfin voici une troisième chaîne que j’aime suivre : celle de Sarah et Matt Marvane. Ils sont pasteurs à Lyon et conducteurs de louange. Je les suis depuis cinq ans maintenant car j’aime leurs compositions originales : Je chanterai gloire, le CD Noirs et blancs… Je vous encourage à suivre leur chaîne car ils donnent de bons conseils pour vivre sa foi au quotidien.

La foi chrétienne s’exerce toute la semaine, ce n’est pas une pratique comme un sport ou une activité manuelle. Vous n’êtes pas obligés d’aller dans une église pour entretenir une relation personnelle et amicale avec Dieu. Je cite tout le temps Alain Auderset et ses romans graphiques Rendez vous dans la forêt par exemple.

Mais l’église locale est un endroit où l’on se sent soutenu, écouté et accueilli comme rarement ailleurs. Les églises cherchent à rayonner à l’image de Jésus mais elles sont composées par des hommes et des femmes avec leurs qualités et leurs défauts.

La crise sanitaire actuelle et ses multiples confinements nous isole et nous fragilise émotionnellement. D’ailleurs, si vous n’aimez pas vous lever le dimanche matin, il y a aussi des cultes en fin d’après midi le dimanche. Pendant les confinements, les églises catholiques et protestantes sont fermées mais il est tout à fait possible d’entretenir sa foi avec les cultes en ligne sur Youtube.

Coco le virus aura au moins eu le mérite de précipiter les églises traditionnelles dans l’ère du culte en ligne qui a permis à certaines assemblées de se faire connaître un peu plus largement que leur cercle habituel. Je connais une cliente de la librairie qui a bientôt soixante-dix ans et qui suit trois cultes en ligne par jour : à Créteil, à Mulhouse et au Québec !

Grâce à aux fameuses vidéos de La bénédiction France, j’ai découvert une église catholique très dynamique à coté de chez mes parents, renvoyant dans leurs cordes tous mes vieux clichés sur la messe.

Il ne faut jamais se fier à ses idées reçues. Mon coup de cœur pour La petite librairie des cœurs brisés.

J’ai emprunté à ma nouvelle médiathèque municipale, un pavé littéraire qui ne payait pas de mine mais la chronique de Fiona du blog My pretty books m’avait convaincue de le lire. Il se trouve que mon amie Alix m’a signalé l’avoir mis dans sa PAL quand elle est venue gentiment me ravitailler de galette des rois et de pétillant pomme rhubarbe.

La prescription par ses pairs lectrices est donc beaucoup plus efficace qu’un titre faiblard et une couverture moche. Cela m’a donné une leçon quand je dénigre un peu trop rapidement un feel good book en librairie ou en bibliothèque.

J’ai passé un très agréable moment de lecture dans le métro et dans mon lit ce week-end. Ce roman m’a bien divertie face au couvre-feu bien déprimant, au froid et à notre confinement dans deux chambres de notre appartement en rénovation.

Le résumé :

C’est une histoire de rivalité entre un aristocrate oisif Sébastian et une jeune libraire londonienne Posy. Elle tire un peu le diable par la queue depuis la mort de ses parents qui tenaient la librairie et le salon de thé. La propriétaire du lieu, Lavinia a pris sous son aile Posy. A sa mort, elle décide de lui léguer l’endroit mais lui propose une association professionnelle très déroutante : faire équipe avec Sebastian pour que la librairie redécolle comme au bon vieux temps des soeurs Mitford.

Cependant, ils n’ont pas du tout les mêmes aspirations littéraires : il veut se spécialiser dans le roman policier. Elle ne jure que par la romance. C’est un roman très contemporain sur Londres et sa gentrification inévitable. Il raconte en quoi un groupe de trentenaires cherche désespérément le véritable amour avec une sacrée dose de méfiance et de cynisme.

Mon avis :

D’un point de vue stylistique, ce n’est pas un chef-d’œuvre littéraire mais au moins, je n’ai pas baillé d’ennui. J’abandonne vite toute lecture lénifiante de toute manière. Comme Helen Fielding, l’auteure Annie Darling s’inspire largement d’Orgueil et préjugés de Jane Austen. Mais c’est assez agréable à lire, je ne jugerai pas ça comme du plagiat mais bien comme des références à un patrimoine littéraire anglais bien valorisé. Ce premier roman adresse une véritable déclaration d’amour aux librairies de centre-ville. A la fin du roman, l’auteure dresse une liste de ses cinq librairies favorites en Europe.

J’ai accroché à cette histoire car je suis moi-même libraire et la restructuration de sa boutique est passionnante. On a envie que cela marche et que Posy gagne son pari. Elle a un prénom un peu nunuche, se laisse marcher sur les pieds avec un rustre qui l’appelle Tignasse à tout bout de champs et qui moque continuellement son apparence physique décontractée. Mais elle a une véritable expertise de libraire et elle me plaît pour ça. Elle a compris que les gens ont besoin de rêver au grand amour à travers les livres pour se réconforter des sales coups bas que peuvent leur faire un crush potentiel sur les sites de rencontres.

Annie Darling a un vrai don pour retranscrire en littérature le processus de deuil et les émotions contradictoires. Les portraits psychologiques de Posy et Nina sont les plus intéressants. Même Sebastian m’a donné matière à réflexion.

Je me suis questionnée sur ce qui fait le charme d’un homme. Il est visiblement très beau, s’habille avec goût et fait chavirer Posy avec des effluves luxueuses. Mais il est vraiment irritant et n’écoute rien de ce que Posy lui dit. Comme quoi, de beaux abdominaux, ça ne suffit pas ! Ce n’est que lorsqu’il baisse la garde et montre ses fêlures qu’il est le plus intéressant et cela fait avancer l’histoire.

Il est fréquent que je chronique dans ce blog des séries, des films et des romans anglais. Ces British sont doués pour nous vendre du rêve et de la féerie alors que nous Français, avons des proses de syndicalistes bourrus où ça s’engueule à table en famille. Ce roman m’a fait penser au film Last Christmas qui se déroule dans une boutique de décorations de Noël.

Ma note : 5 sardines

Cela faisait un sacré moment que je n’avais pas donné une très bonne note à un roman. Même sans grande verve littéraire, il a complètement fait le job : me divertir pendant tout un week-end pas funky et des trajets en RER quotidiens. Même si certaines scènes étaient cousues de fil blanc, je me suis bien régalée à lire cette histoire de librairie.

Il ne faut jamais se fier à ses propres idées préconçues, c’est le bal littéraire des sardines qui vous le dit !

Mon bullet journal de 2020 en format A4 : le bilan.

En 2020, j’ai choisi de changer de format de bullet journal pour plus grand : du A5 au A4 et de faire un carnet par an. Mon précédent carnet A5 doré était très dense sur trois années de vie et je voulais une mise en page plus aérée.

Mon grand carnet groseille est désormais terminé et je peux dire que 2020 fut vraiment une année spéciale. J’ai eu beaucoup de temps pour écrire dans ce carnet au fil de ces deux confinements. Visiblement, la pratique d’un journal intime fut salvatrice pour bon nombre d’entre nous.

Pour mon nouveau carnet 2021, j’ai appris de mes erreurs en divisant par 12 (le nombre de mois de l’année) le nombre de pages du carnet.

Il faut dire que mon mois d’avril 2020 prend une dizaine de pages à lui seul, j’ai dû ramer pour décorer décembre aux couleurs de Noël par manque de pages…

Ensuite, je me suis disciplinée à introduire des marges pour la double page souvenirs du mois et laisser une page vide entre chaque mois, parce que sinon ça serait l’usine à gaz… Comme diviser le nombre de pages par mois, cela demande une organisation au préalable au crayon à papier.

J’ai décidé de consacrer dix pages de mon carnet chaque mois que je découpe selon ces thématiques :

– une double page souvenirs du mois avec le traditionnel plan with me.

C’est un dessin assez grand qui symbolise un moment de l’année, une saison. C’est ce que j ‘aime le plus faire en début de mois. Je m’inspire des comptes Youtube : Les astuces de Margaux, Les lectures du loup, Lou Lacoste… Je les recopie dans une petite miniature pour ma table des matières en début de carnet avec un résumé des douze mois de l’année.

– une double page lecture et culture en général.

J’aime y noter les films et les séries que j’ai vu ou que j’ai envie de voir. Mais aussi les expositions, les pièces de théâtre…. Les revues gratuites comme 20 minutes, Cnews ou encore la revue culturelle du Mac Donald’s pour les jeunes sont de bonnes banques d’images pour cette rubrique essentielle de mon bullet journal.

Comme bonne résolution, j’ai décidé de consacrer une plus grande place à mes lectures marquantes dans mon bullet journal mais ce n’est pas toujours évident de trouver des romans qui me passionneront pour la postérité.

– une double page consacrée à ma foi. Un rempart intemporel contre la sinistrose ambiante et les fake news.

J’y note des versets bibliques, des prédications marquantes, des paroles de chants qui m’encouragent mais aussi certaines paroles de bénédictions reçues, des prières qui ont été exaucées. Ainsi mon bullet journal m’aide ainsi à me rendre compte des bénédictions quotidiennes de Dieu dans ma vie. Un excellent moyen de voir le verre à moitié plein et d’avoir un état d’esprit serein et constructif.

Je vais aussi mettre en place un mood tracker pour bien me rendre compte que les jours où je suis fatiguée, morose ou malade ne sont pas si nombreux que cela !

Voici pour les trois thématiques récurrentes : souvenirs du mois, lecture et culture, foi en Jésus …

Ensuite, j’y ajoute d’autres thématiques plus originales en fonction de mes envies selon les mois. Des recettes de cuisine rafraîchissantes en été, des carnets de voyages, un résumé plus détaillé d’une série qui m’a passionnée…

En ce moment, ma grande passion est la décoration d’intérieur pour rénover mon appartement. Je m’amuse à faire des planches de style que je colle dans mon bullet journal mais je me demande si c’est le meilleur endroit vu l’étendue du projet en terme de pages…

Enfin, j’aime faire une double page table des matières en début de carnet comme un résumé de l’année, une page rétrospective de l’année dernière et une page mes objectifs pour l’année à venir.

En fin de carnet, je dessine une bibliothèque et une filmothèque pour recenser tous les films et les livres que j’ai bien aimé au cours de l’année.

6 comptes Instagram qui encouragent ma propre créativité

Ce blog fait la part belle au dessin et au bricolage DIY (do it yourself ). S’occuper les mains est une vraie détente pour moi, cela me sauve du shopping compulsif ou d’un raid dans le placard à biscuits.

En octobre je me suis régalée à dessiner un grand arbre avec des feuilles ramassées le matin dans un parc. J’ai mixé différentes techniques comme le collage et le coloriage aux feutres. On peut aussi bien s’exprimer avec des morceaux de kraft déchirés.

Je me suis aussi découvert un talent pour les plans de décoration intérieure même si je prends de grandes libertés avec la notion de perspective.

Ce sont les dessins des architectes d’intérieur Emmanuelle Rivassoux et Sophie Ferjani de Maison à vendre sur M6 qui m’ont inspirée.

Je me suis servie de mes feutres Tombow ainsi qu’une petite gamme de feutres à alcool que j’ai acheté chez Action.

Cet article, ça faisait longtemps que j’avais envie de l’écrire. Vive les petites étiquettes d’ Instagram qui me permettent d’enregistrer tous mes coups de cœur.

Je trouve Instagram beaucoup moins brouillon que Pinterest pour s’inspirer. Et vous?

Voila mes six coups de cœur dans des domaines créatifs très variés : la broderie, le bullet journal, le papier, les collages et les bijoux et autres objets décoratifs de ma chère Mapu Picchu.

La broderie : Virginie.renault_brodeuse

Je voue une grande passion aux sequins, perles et autres. J’admire mais je ne pratique plus la broderie car c’est un loisir qui me prend trop de temps et de place, j’accumulerai des tonnes de matériel inutilisé…. Mais je me régale à regarder les illustrations en broderie de Virginie Renault. C’est une ancienne libraire qui s’est reconvertie brodeuse et c’est une as de l’aiguille.

Grâce à un point indien très précis, elle peut broder une paire de fesses mais aussi les portraits des Culottées de Pénélope Bagieu, les manies des Parisiennes de Margaux Mottin… Bref, elle magnifie le dessin d’une BD avec tous ses détails sur un autre medium et je suis scotchée par son talent. Elle brode aussi des robes de mariées…

COLLABORATION MATHOU X VIRGINIE RENAULT BRODEUSE

Le papier : Papier papier papier

Pendant le confinement, j’ai découvert grâce à la revue Le guide du papier créatif, Laure et sa marque Papier papier papier qui a écrit un livre génial, Objets papier, éditions Eyrolles.

Choisie par de nombreuses marques comme Jacadi ou le Carroussel du Louvre, elle réalise des installations absolument démentes. Je pense m’offrir un jour un atelier DIY avec elle quand l’occasion se présentera.

J’adore construire des objets en papier, je suis tellement contente de moi quand ça ressemble à quelque chose. Je suis vraiment admirative du travail de Laure que l’on peut tout à fait qualifier d’ingénieure papier.

Bluffée par cette installation de Laure Faron dans une cour des Antiquités orientales du musée du Louvre

Pour la petite histoire, j’ai passé cinq heures un jour à monter un cactus en papier (un DIY génial du blog Make my lemonade) aidé par mes deux adorables cousins marseillais : Céline et Matthieu !

Le bullet journal : Plan_with_Clem et Le bujo de Laura

Grâce au hastag #bulletjournalfrançais, j’ai découvert un super compte: Plan_with Clem. Cet été, je me suis régalée à m’inspirer de ses dessins pour réaliser de délicieuses piscines rafraîchissantes. Elle a un vrai talent pour le rendu de l’eau et ses reflets. Elle est professeur d’arts plastiques (ça aide aussi !).

J’aime aussi beaucoup le compte Le bujo de Laura et ses architectures vraiment réussies. Je vais redessiner l’immeuble de Lisbonne avec ses azulejos tellement c’était un régal !

Les collages : Julie adore

J’ai découvert les livres de Julie Adore sur le compte Instagram de Marjolaine Solaro. Je vous une passion aux collages depuis l’enfance. J’aime beaucoup ses photos depuis la datcha de ses parents en Russie. Car Julie est Russe et elle apporte tout son inspiration artistique slave avec elle.

C’est elle qui m’a inspirée de dessiner des matriochkas russes et des poupées bulgares ensemble. J’enrage d’avoir perdu mes emballages de chocolats russes avec des ours polaires, ça aurait inspiré un collage génial.

Droits réservés Julie adore – Eyrolles

Les bijoux et autres créations fait main : Ma pu picchu

Droits réservés Mapu picchu

Marion, c’est ma compatriote drômoise et amie depuis plus de dix ans. Elle sait tout faire : des boucles d’oreille en plastique fou, des mobiles pour décorer une chambre de bébé, des luminaires sophistiqués, des illustrations à la chaîne pour mon mariage (reconnaissance éternelle).

Avec mon mari, on est toujours ébahis par l’étendue de sa créativité à chaque fois qu’elle nous invite à manger le poulet du dimanche dans son appartement-atelier de Montreuil. J’aime son trait de pinceau et son inspiration venue de ses voyages ou du street art au coin de la rue.

Retrouvez ici son portrait rédigé il y a quelques années dans mon blog.

Et vous quels sont les comptes Instagram qui inspirent votre créativité ?

Retrouver ici d’autres articles plus anciens de mes expériences artistiques et DIY :

Trouver l’inspiration grâce à Instagram et aux livres pour enfants

DIY pour réaliser un loup en feutrine pour vos enfants.

A Noël, les Lepic et les Bouley poussent la chansonnette sur France 2

Après plus de quatre ans d’absence, les deux familles de Fais pas çi, fais pas ça reviennent pour un épisode spécial Noël. C’est plutôt un trait de la culture anglo-saxonne : Love actually, l’épisode de clôture de Downton Abbey…

Je vous préviens, cet article sera totalement schizophrène : j’ai trouvé cet épisode à la fois raté de chez raté mais aussi c’était un bon réconfort de retrouver ces personnages auxquels je suis tant attachée.

Copyright Philippe Le Roux/FRANCE TV

J’aime regarder cette série depuis dix ans au moins et il était temps de lui faire une place sur ce blog ! J’aime énormément les moments d’émotion en famille car on s’y retrouve forcément un peu et je regarde cette série d’un œil totalement nouveau depuis que je suis devenue maman. C’est pour moi la série la plus réussie sur la complexité et la richesse des liens familiaux en France.

L’intérêt de cette série est de rassurer les parents spectateurs qui culpabilisent de ne pas être parfaits. Tout le sel de cette série, c’est quand les parents se plantent et rectifient le tir pour vivre en harmonie avec leurs enfants. Les plus beaux enseignements, je les tire de la famille Lepic et du père en particulier : Renaud Lepic.

Guillaume de Tonquédec est de loin mon acteur français favori. Son personnage de père de bonne famille lui colle tellement à la peau que j’ai du mal à l’imaginer dans un autre rôle au théâtre par exemple. Par contre, je suis allée voir une pièce avec Isabelle Gélinas en février avec mon chéri : Un amour de jeunesse et c’était vraiment un bon moment de détente. J’irai voir Valérie Bonneton au théâtre rapidement dès que ça sera possible si le scénario vaut le coup !

Les enfants de la série jouent très bien mais n’ont pas la même intensité dramatique ni humoristique des quatre locomotives Gélinas, Salomone, De Tonquedec et Bonneton… Dans l’épisode spécial Noël, j’ai bien aimé les personnages de Soline et de Salomé, elles déraillent chacune dans un extrême différent.

Salomé devient une sorte de monstre écologique qui se mord la queue (la référence à Greta Thunberg est évidente) tandis que Soline agace tout le monde avec son train de vie très ostentatoire qui va rapidement la brouiller avec ses frères et soeurs. La tirade de Christophe qui se tire du réveillon de Noël avec femme et enfant est très bien trouvée.

On y ressent la patte de Michel Leclerc, scénariste de génie, réalisateur de films très politisés comme Le nom des gens ou bien Télé gaucho. On rit mais on réfléchit aussi dans cette série. Les écolos en prennent pour leur grade tant la manière de les caricaturer est riche et subtile.

Copyright France 2

Noël est le sujet idéal pour critiquer la société de consommation et ses dérives. Mais l’autre extrême écologique est tout aussi terrifiant. On retiendra la séquence d’anthologie de Valérie et Fabienne au supermarché pour nourrir les végétariens et les vegans.

Copyright Eric Vernazobre/FTV

Le vrai point faible de cet épisode est son côté hyper réaliste qui nous blase. Si on essaie d’éviter les réveillons familiaux avec débats idéologiques qui n’en finissent plus, ce n’est pas pour les retrouver à la télévision. Mon mari et notre poto allemand Jan aiment bien se moquer des films français où forcément ça s’engueule à table. Et le pire, c’est qu’ils ont totalement raison !.

Même si certains dialogues sont vraiment percutants et drôles, je regrette que cet épisode constituait plutôt une succession de sketchs sans réelle unité. Fabienne Dion nous a bien fait rigoler, c’était sympa de retrouver Médusor mais je me suis ennuyée à certains moments.

Un passage m’a même franchement mise mal à l’aise tant il était douteux et incohérent. Tout au long de la série, on se marre bien de voir Christiane Potin faire des avances irréalisées à Renaud. Et là voila qui l’accuse d’agression sexuel au commissariat de police. La scène où Renaud est tout nu dans sa chambre avec Christiane est tout simplement improbable.

Renaud Lepic est beaucoup plus respectueux des femmes qu’un ancien ministre dans une chambre d’hôtel new-yorkaise.

Copyright Bernard Barbereau / FTV

A ce moment de l’histoire, j’ai pensé que c’était l’épisode de trop. Heureusement, cela s’arrange avec un moment de vérité au commissariat de police. Renaud Lepic retrouve son côté chevalier servant que j’aime tant avec une déclaration d’amitié à Christiane. On sent que la dame est bien remontée contre les riches.

Peut-être le scénariste a voulu glisser une critique subtile des Gilets jaunes et du mouvement Me too mais c’était vraiment très ambivalent et donc malvenu.

Enfin, l’épisode se termine avec une séquence comédie musicale comme je les déteste. La chanson est fade mais pourtant j’ai bien aimé l’aspect nostalgie de l’enfance que les enfants Lepic transmettent au petit dernier Kim.

Voilà, je vous avais prévenu. Cet article est totalement mi-figue mi-raisin mais peut-être est-il à l’image de cette année 2020 ou de nos relations humaines en général ?.

J’ai demandé le meilleur des cadeaux de Noël : le coffret des saisons 1 à 6 de la série et c’est un très bon remède contre la sinistrose ambiante. J’ai ri comme un bossu pendant le confinement de novembre avec les égarements de Fabienne Lepic et sa verve bien à elle : quand elle insulte un auteur d’appels anonymes au téléphone ou qu’elle se lance dans un bricolage pour réunir les chaussettes orphelines totalement improbables.

Et vous quels sont vos meilleurs souvenirs de Fais pas ça , Fais pas ça?

Retrouvez mes chroniques sur la parentalité, inspirées indirectement par la parentalité Bouley ou Lepic selon les circonstances de la vie !