Garder le cap grâce aux DIY !

Lundi matin, j’étais sur les nerfs à cause de ce long week-end confiné et ensoleillé. Mon mari m’a donc encouragée à aller chez le marchand de journaux m’acheter une revue avec des tonnes de DIY pour retrouver le cap !

J’ai trouvé Plaisirs de créer, une revue trimestrielle avec une vingtaine de gabarits, des papiers, 150 pages de création, 46 objets à réaliser pas à pas et surtout des interviews d’artistes, des idées shopping et livres DIY. J’avoue avoir beaucoup de mal avec les tableaux Pinterest, c’est vraiment très fouillis et je m’ y retrouve pas du tout. L’ éditorialisation des contenus, ça a du bon !

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J’y ai retrouvé des créateurs que j’aime beaucoup comme Julie adore et j’en ai découvert d’autres comme le blog Mademoiselle Claudine.

J’ai repéré trois ou quatre titres de livres parfaits pour moi : Petits univers de papier ou encore Jouets et décors de chambre d’enfants en carton, tous les deux chez Dessain et Tolra.

Dessain et Tolra est un éditeur du groupe Larousse, c’est une référence dans le domaine des loisirs créatifs. J’aime aussi la ligne éditoriale des éditions Eyrolles : leur guide pour réaliser un carnet de voyage en milieu urbain m’avait bien tapé dans l’oeil.

Grâce à cette revue, j’ai trouvé mes deux prochains challenges DIY dans le catalogue des éditions Eyrolles :

Plantes en papier, 35 modèles incroyablement réalistes à créer, Corrie Beth Hogg, éditions Eyrolles, 25€

plantesenpapierMoi qui n’ai pas du tout la main verte, je compte réaliser ces plantes en papier Canson pour décorer mon futur appartement.

J’ai aussi repéré ce titre Objets papier de Laure Farion, éditions Eyrolles, 22 €

Son site est génial, elle réalise des merveilles en papier pour des campagnes de publicité que j’avais vu sans le savoir. Je trouve que ce livre va se révéler être une vraie mine d’or pour moi, source d’économies et de lutte contre le gaspillage matériel. J’aime changer souvent ma décoration, cela coûte cher et ça encombre vite !

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Je sais déjà ce que je vais demander comme cadeau d’anniversaire… Je prévois aussi de réaliser la baleine en tissu que j’ai pu télécharger gratuitement sur le site de Chouette kit (merci pour ce cadeau, c’est appréciable en ces rudes moments).

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Droits réservés Chouette Kit

Je me souviens des premiers DIY géniaux que j’avais trouvé sur le blog de Make my lemonade : j’y ai réalisé ma première Tour Eiffel en papier (j’ai dû en faire une dizaine).

Les DIY sont un excellent moyen de détente autant pour les mains que pour l’esprit. Ne vous privez pas de cette source d’évasion. Avant, j’ai deux mains gauches mais au fur et à mesure j’ai réalisé que je savais faire beaucoup plus de choses que je ne le croyais.

Ce que j’aime avec ces réalisations en papier et en carton, c’est se rapprocher le plus possible de la réalité, faire illusion !.

Avec un bon matériel, vous pouvez tout faire : un stylet pour faire des découpages plus fin que le cutter, une planche à découper verte (on en trouve facilement à Lidl, Sostrene Grene ou Action), du bon papier : j’achète du papier Canson ou sinon chez Action. Tout dépend du grammage et enfin je ne colle qu’avec ma fidèle colle verte Scotch.

Mes précédents articles consacrés aux DIY (do it yourself) et au bullet journal :

Exceller dans l’art du collage avec le livre Collages créatifs de Julie adore

La détente au temps du coronavirus : le Bible journaling

 

La détente au temps du coronavirus

En ce moment, je n’ai aucune envie de bloguer et je me méfie du travail de sape des écrans, entre notre impossibilité à nous évader l’esprit dans les parcs parisiens et lire des nouvelles anxiogènes, bonjour la sinistrose !

Puis j’ai changé d’idées. Comptant sur ma petite expérience du désœuvrement organisé (cinq mois de chômage en 2016, trois mois de congé maternité beaucoup plus réjouissants en 2019), je me rends compte que j’ai appris comment organiser mon temps quand il s’allonge à l’infini, que l’ennui commence à se faire sentir et qu’ il n’ y a aucune date butoir à l’horizon.

Ce confinement est une épreuve morale pas simple à vivre, donc j’espère que cet article t’aidera à vivre cette période comme une épreuve certes mais avec de nombreuses choses positives apprises sur toi ! Note bien que ce sont des conseils basés sur mon expérience personnelle et chacun a ses propres défouloirs.

Mon premier conseil est quel est ton défouloir ?. Moi j’ai remarqué que ma respiration, mon rythme cardiaque ralentissent de façon beaucoup plus agréable quand je regarde des vidéos Plan with me spécial Bullet journal sur Youtube. Pas plus que trois ou quatre parce que ma fille m’appelle de manière insistante rapidos et avec les publicités et les formats courts des vidéos, la détente fuit vite comme une voleuse !

Cherche où se trouve ta vraie détente et à quel rythme. Tout est une question de rythme. On parle beaucoup de burn-out dans notre société ultra connectée et hyper pressée. Avec mon mari, nous nous sommes aperçus que depuis la rentrée, nous vivions comme des robots en tant que jeunes parents avec une cadence assez intense chaque semaine. Le changement de rythme a été un peu déstabilisant les deux premiers jours du confinement, mais on s’y est très vite adapté.  Et si ce confinement avait du bon pour nous aider à discerner quelles mauvaises habitudes chronophages nous voulons virer de nos vies ?

Retrouver le bon timing avec Dieu

J’ai lu un très bon livre Reset, vivre la grâce à l’ère du burn-out de David Murray, édité par Ourania. Tout est une question de rythmes. Même si la société va très vite (elle est bien ralentie la société speedée en ce moment), même si l’ultralibéralisme dicte ses codes, nous avons beaucoup plus de choix et de moyens pour résister à cette pression et cette cadence infernale. Mais pas tout seuls. Nous avons besoin de l’aide de Dieu, elle est déterminante.

Sans son aide, je serai toujours en panique à courir après un bus avenue de l’Opéra pour ne pas arriver en retard au travail chaque matin. On se moque des hamsters qui courent comme des tordus dans la roue de leur cage mais il y a un petit air de famille non?.

J’ai bien aimé le post Facebook d’une amie, Charlotte qui vit le confinement en Italie. Elle raconte sa matinée type, qu’à chaque jour suffit sa peine et qu’elle se rend compte qu’elle apprécie certains aspects de ce mode de vie temporaire.

A chaque jour suffit sa peine

 » Ne vous mettez pas en souci du lendemain, car le lendemain aura souci de lui-même; à chaque jour suffit sa peine  » . Cette expression devenue proverbiale est une parole de Jésus prononcée dans l’évangile de Matthieu, dans le Nouveau testament. C’est un texte que nous avons choisi comme lecture lors de notre mariage car je le considère comme un principe de vie indispensable pour ne pas vivre dans la peur et l’insécurité.

Nul n’est prophète en son pays

Ces paroles d’ Évangile aux origines de nos formules familières.

Denis Moreau, éditions du Seuil.

2020, 19€50

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En temps normal, j’aime dessiner dans mon bullet journal avec des feutres Tombow, mes projets de sorties, les films que j’ai envie de voir au cinéma ou les livres que j’ai envie d’emprunter à la bibliothèque. Saut que patatras, il y a toute une routine à réinventer et on ne sait pas pour combien de temps.

A chaque jour suffit sa peine devient mon leitmotiv pour ne pas craquer nerveusement et devenir vraiment pénible pour ma famille. Je me refuse de me projeter dans une date de fin de confinement car je n’ai aucune prise sur cela et la frustration n’en serait que plus douloureuse et amère. Protégeons-nous, ce confinement est une épreuve personnelle pour rester en bonne santé physique et morale. Cherchons la source de notre contentement, nous avons du temps devant nous, saisissons-nous de ce cadeau !

Dans un prochain article, je vais te raconter ma passion pour le Bible journaling : tenir un journal artistique dans un carnet Moleskine chaque jour. J’ai fini de lire la Genèse et j’ai bien entamé les premiers chapitres de l’Exode.

Voici un petit aperçu :

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Pour terminer cet article, je mise surtout sur les activités manuelles et la lecture, la cuisine. Lire un bon bouquin me détend beaucoup mieux que lire mon smartphone et errer de sites Internet en sites Internet.

Je regarde une seule série Netflix : Grace and Frankie et encore un soir sur deux. Il n’y a rien de mieux qu’un bon livre, je m’en suis aperçue pendant mon congé maternité, le rythme cardiaque ne s’affole plus, on est plus détendue et disponible pour ses enfants !

Un regard dans le rétroviseur : mes dix meilleurs articles

Depuis deux ans et demie, j’ai publié plus de 120 articles pour vous donner mon avis sur des BD, des romans, des essais de société, des bonnes adresses à Paris principalement, des carnets de voyages en France et en Europe…

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Voici un petit florilège de mes 10 meilleurs articles, ceux que j’ai rédigé d’un seul trait, en quinze minutes chrono tellement le sujet m’avait emballée.  Je les relis de temps à autre quand je suis en panne d’inspiration.

 

Et vous lequel avez vous préféré ?

 

  1. Une journée dans le Pas de Calais pour dire au revoir à une grande dame
  2. La tolérance ne sauve pas, l’amour oui ! : La petite fille à la balançoire
  3. L’amour de Dieu plus fort que le napalm : Sauvée de l’enfer, la petite fille de la photo raconteLe ao dai vietnamien qui cache et embellit le corps brûlé et cicatrisé
  4. Le facteur Cheval, ambassadeur de la Drôme et de la Poste
  5. Belleville au coeur, un journal de rue 2.0
  6. Monet, ambassadeur de Giverny aux yeux du monde entierperfect (1)
  7. Le café Joyeux, un café qui a du sens.logo-fb
  8. Profession prêtre, le témoignage de David Gréa
  9.  La série Il a déja tes yeux, une famille française haute en couleurs
  10. Carnet de voyage : Deauville-Trouville

10 bis (car j’ai eu beaucoup de mal à trancher et je ne pouvais pas l’oublier celui-ci tant il est actuel ) : Pupille, quand le collectif triomphe de l’individualisme !

Pupille, un film fort qui célèbre le c!

 

Zidane en lettres d’or

Cette biographie n’a pas vraiment de titre. Elle raconte dix-huit ans d’amitié entre Zinédine Zidane, le champion devenu entraîneur du Real Madrid et Frédéric Hermel, journaliste sportif ch’ti, correspondant de RMC sport en Espagne.

J’ai entendu parler de ce livre dans l’émission C à vous sur France 5 où l’auteur expliquait son analyse du fameux coup de boule donné en finale de coupe du monde mais en fin de compte, ce n’est pas le plus intéressant dans cette biographie.

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Frédéric Hermel

Flammarion

288 pages

19,90€

Ceci est tout sauf une biographie objective, distanciée de son sujet. C’est une véritable hagiographie (une biographie très élogieuse, comme la rédaction de la vie des saints). Les biographies, c’est un peu mon domaine de prédilection quand je collabore avec la box littéraire Kube.

Malgré son ton dithyrambique et ses envolées lyriques, ses déclarations d’amour à chaque page, j’ai bien aimé certains passages de ce livre dont je vous parle ici. J’ai de la sympathie pour Zidane, ce footballeur discret, mari et père de famille modèle. Je connais sa vie pour avoir lu une ou deux biographies. En 1998, j’avais onze ans et j’ai regardé un documentaire sur lui avec mon père réalisé par Dominique Le Glou de Stade 2.

Ce livre m’a rappelé des souvenirs heureux quand on se régalait en famille devant ses roulettes et autres prouesses techniques. Ou alors quand Nizar, un de mes camarades de classe bien sympas en 3eme s’autoproclamait Zidane quand il donnait une bonne réponse en cours de maths.

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Zinédine Zidane avec ses parents Malika et Smaïl

Zidane est l’ambassadeur de Marseille même s’il n’y vit plus depuis trente ans. Il symbolise la réussite des centres de formation français, de l’ascension sociale possible même quand on vient d’une famille très pauvre des quartiers Nord de Marseille.

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Il est multi-millionnaire mais garde la tête froide et se rappelle d’où il vient. Le chapitre où Frédéric Hermel raconte comment un club lui a offert une première voiture toute simple est touchant.

Il rend hommage au père de Zidane, Smaïl comme à ses premiers entraîneurs qui ne roulaient pas sur l’or mais qui se dévouaient pour lui.

Je vais mettre l’autobiographie du papa de ZZ dans ma pile à lire car il a une histoire personnelle assez édifiante : Sur les chemins de pierres, éditions Michel Laffon. 

Cette biographie s’adresse avant tout aux passionnés du Real de Madrid même si elle raconte aussi quelques anecdotes savoureuses en équipe de France. Elle raconte les affres du métier d’entraîneur car on ne lui fait pas de cadeau à Zizou, même quand il gagne un trophée avec son équipe.

Ce livre ce sont aussi les confidences d’un père de famille qui s’inquiète des retombées de la médiatisation, de l’argent qui coule à flots pour ses quatre garçons, futurs footballeurs talentueux comme lui. Il rend hommage à l’épouse de Zidane, Véronique, qui est son roc depuis ses débuts de footballeur et c’est beau à lire.

Cette biographie mérite bien une note de trois sardines : des anecdotes émouvantes mais des longueurs sur le Real de Madrid et le métier d’entraîneur.

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Zidane est avec Marcel Pagnol, le meilleur ambassadeur de Marseille, retrouvez ici mon carnet de voyages de cette ville de football !

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Le 7eme arrondissement de Paris comme je le connais

Pendant les grèves, je pestais comme tout le monde mais j’ai réalisé la beauté de mon trajet le matin jusqu’à la librairie où je travaille dans le 7eme arrondissement, en bord de Seine.

Mon travail se trouve près du quai Voltaire, j’ai le droit à l’un des plus beaux panoramas au monde tous les matins. Le bus 68 traverse la Seine, vous avez le choix entre l’île de la Cité et Notre-Dame d’un côté et le Petit et Grand Palais de l’autre.

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Droits réservés. Le bal littéraire des sardines

Cet hiver, j’ai repéré une sculpture un peu étrange et vraiment bien réussie avec le cadre architectural du Louvre en arrière-plan. C’était une exposition temporaire du sculpteur Bruno Catalano organisée à Saint-Germain des Près.

J’aime énormément la sculpture publique quand je me balade à Sofia ou à Budapest, j’irai sans doute voir la statue en hommage à René Goscinny dans le 16eme arrondissement. 

Cet homme ultra contemporain se trouvait au pied du pont du Carrousel, non loin de la boutique de beaux-arts Sennelier. C’est une adresse historique sur le quai Voltaire : la boutique tout en bois existe depuis 1887 (cent ans avant moi !). J’aime bien y aller pour chercher mes feutres aquarelle et mes carnets Moleskine.

Ensuite, si on longe la rue de Lille, je vous indique deux bonnes adresses pour manger après une exposition au Louvre ou au musée d’Orsay.

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Droits réservés – Le bal littéraire des sardines

La première s’appelle Les antiquaires. Rénovée ce mois-ci, ce restaurant de qualité propose une cuisine française délicieuse pour un budget d’une trentaine d’euros par personne. J’aime leur décor pour manger ou boire un verre, l’équipe de serveurs est très agréable dans ce quartier si touristique. On a même tourné une interview d’auteur pour la librairie aux Antiquaires !

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Droits réservés. Les climats

LOGO+LES+CLIMATS_OR+copyLa seconde adresse s’adresse aux privilégiés étant donné le luxe des plats et le prix de la carte : Les climats. Mais j’irai sans doute boire un verre la-bas un jour tant le cadre architectural me plaît. C’était l’ancienne maison des Dames des PTT, construit en 1905, un petit bijou Art Nouveau. Il y a un jardin d’hiver et une terrasse unique dans le centre de Paris. Cela vaut le détour !

Enfin, je vous recommande une visite au musée d’Orsay dans la même rue car c’est le plus beau musée de Paris selon moi !

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Droits réservés. Le bal littéraire des sardines.

De l’autre côté de la Seine, dans le jardin des Tuileries, c’est tout aussi beau mais ce n’est plus le 7eme arrondissement… Je vous recommande un tour de grande roue au marché de Noël l’an prochain. Pour 12€, vous avez une vue imprenable à 360 degrés.

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Il a déjà tes yeux, une famille française de couleurs !

Cette semaine, j’ai regardé une excellente série familiale sur France 2 : Il a déjà tes yeux avec Aïssa Maïga et Lucien Jean-Baptiste. Je n’ai pas pu voir le film éponyme, sorti il y a trois ans. Cette série, c’est une séance de rattrapage en or, j’ai hâte d’être à mercredi prochain pour regarder les épisodes suivants.

L’histoire commence dans les locaux de l’ ASE (Aide sociale à l’enfance). Salimata et Paul Aloka témoignent de l’adoption du petit Benjamin, il y a treize ans. Un Blanc dans une famille de Noirs pour résumer à grands traits. Entre temps, les Aloka ont eu un autre enfant naturellement, Noé. Un enfant blanc, un enfant noir, on se retourne sur leur passage dans la cour du collège !

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Cette série compte six épisodes et permet de creuser la psychologie des personnages, d’aborder en profondeur des thèmes très sérieux comme la quête des origines, l’identité quand on est adopté ou que le père est parti sans crier gare… traités dans le registre de la comédie.

Je me suis régalée avec cette série qui parle de l’identité africaine plurielle qu’on vienne de Côte d’Ivoire ou du Sénégal, des relations familiales dictées par les traditions (la fameuse teranga, l’hospitalité au Sénégal)  qui se confrontent de plein fouet avec la culture française.

Mon personnage préféré est de loin la grand-mère Mamita joué par Marie-Philomène Ngo. Elle a l’art du drame avec ses mimiques et ses boubous colorés, cette femme est un rayon de soleil. Elle est tellement comique quand elle dit à ses filles « Ne sois pas si française … ».

Lucien Jean-Baptiste est un grand réalisateur qui sait scénariser la quête d’identité avec beaucoup de talent. Je suis sa filmographie avec attention depuis La première étoile, un film beau et sensible ! Il forme à l’écran un couple très soudé avec Aïssa Maïga, une maman très tendre avec son fils adoptif. J’aime ses tenues, ses coiffures et surtout son jeu d’actrice.

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©Jean-Claude Lother/ FTV

Il a déjà tes yeux est une série qui raconte une histoire à la fois familiale et nationale comme le fait remarquer un journaliste de Télé Obs. Lucien Jean-Baptiste et Aïssa Maïga ont cette grâce et cette intelligence de dénoncer le racisme latent de notre société sur les plateaux de télévision quand ils font la promotion de leurs films sans amertume ni esprit de revanche. Ils n’ont rien contre les Blancs !

Vivement qu’un César récompense la carrière de chacun d’eux.

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J’ai hâte de lire le livre « Noire n’est pas mon métier » édité par Le Seuil dont l’idée a été lancée par Aïssa et rejointe par une dizaine d’actrices noires. Elles ont monté les marches à Cannes, habillées par Balmain et c’était un joli pied de nez à la discrimination raciale.

C’est une très bonne chose de voir à la télévision des familles issues de la diversité , la société française est ainsi beaucoup mieux représentée dans sa réalité. Cette série permet d’explorer d’autres thèmes plus profonds que le polyamour ou l’adultère qui pullulent dans les séries françaises (c’est dit ! ).

Surtout, j’aime découvrir des comédiens talentueux comme Marie-Philomène Ngo ou Pascal Nzonzi, le génial Monsieur Koffi de la comédie Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu ?.

Il a déja tes yeux met en valeur la culture antillaise mais aussi sénégalaise. Alors je voulais conclure cet article avec la voix d’une amie précieuse Julia Sarr, qui chante en wolof Daraludul Yow, son premier album solo.

Un samedi soir au théâtre de la Renaissance à Paris : Un amour de jeunesse

Cette pièce, je l’ai repérée sur une colonne Morris. Une histoire d’amour avec en tête d’affiche Stéphane de Groodt, Isabelle Gélinas et Olivia Côte, c’était une sortie théâtre idéale pour une Saint-Valentin un peu en avance.

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Je n’irai pas par quatre chemins pour vous donner mon avis sur la pièce Un amour de jeunesse : c’est une réussite !

Dans l’entrée du théâtre, il y avait les livres des pièces d’ Ivan Calbérac dont L’étudiante et Monsieur Henri et Venise n’est pas en Italie (que j’avais chroniqué ici). Je ne serai pas étonnée qu’Un amour de jeunesse soit aussi adapté au cinéma. Cet hiver, j’ai aussi regardé une série sur France 2 : Marjorie, l’histoire d’une jolie et drôle psychothérapeute Le garçon a du talent, cela va sans dire et je vais surveiller ses prochaines réalisations au théâtre.

La trame de cette pièce est toute simple et c’est sans doute pour cela qu’elle fonctionne aussi bien.

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© Fabienne RAPPENEAU Droits réservés.

Le résumé : 

C’est l’histoire d’Antoine (Stéphane De Groodt) patron du CAC 40 qui s’est marié sur un coup de tête avec Maryse (Olivia Côte), une humanitaire passionnée, il y a vingt-cinq ans en Inde. Il a fait fortune et vit avec Diane (Isabelle Gélinas), une aristocrate dans sa bulle.

S’il veut divorcer de Maryse sans devoir partager avec elle la moitié de sa fortune, il va devoir lui faire croire qu’il est encore plus fauché qu’elle. Alors avec la complicité de leur gestionnaire de famille (Sébastien Pierre) , Diane et Antoine vont investir le studio HLM de leur femme de ménage chinoise (Nelly Clara) à Sarcelles, qu’ils envoient à l’île Maurice. Mais rien ne va se passer comme prévu…

Mon avis :

L’histoire devient rapidement intéressante car elle est fondée sur des décalages comiques : Diane l’aristocrate va devoir abandonner ses bonnes manières rapidement tant dans son vocabulaire que dans son style vestimentaire (attention, ça pique les yeux), la bonne chinoise prend vite parti d’une situation cocasse qui pourrait tourner à son avantage mais pour combien de temps ?.

Les cinq comédiens sont très talentueux et au service de l’histoire. Mention particulière à Stéphane de Groodt, le personnage principal de la pièce. A part un petit rôle dans ma série préférée Fais pas çi, Fais pas ça, je ne le connaissais que très peu. C’est un excellent comédien de théâtre. Il y avait tout un groupe de spectateurs Belges qui se prenaient en photo devant la façade du théâtre de la Renaissance.

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Les locaux du théâtre étaient le seul bémol de cette soirée très réussie. Les escaliers latéraux mériteraient un petit coup de neuf, c’était un peu le bazar les longues files d’attente devant le théâtre à quinze minutes de la pièce. Surtout, nos places bon marché (17 euros au balcon) étaient vraiment inexploitables. Comme dirait mon mari : on a bien ri mais on n’a rien vu ! On a dû faire les mauvais élèves et changer de place un étage au dessous en pleine pièce. Un peu plus de transparence sur les sites qui vendent les places serait bienvenue !

 

Ma note :

5/5 sardines

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Je me déplace au théâtre pour les comédiens que j’aime. Je savais qu’Isabelle Gélinas était une excellente comédienne de théâtre, j’en ai eu la preuve samedi soir. Je suis nostalgique de l’arrêt de Fais-pas ci, Fais-pas ça et c’était une bonne occasion de revoir des petites touches de Valérie Bouley dans son jeu.

J’aime aussi énormément Olivia Côte que j’ai véritablement découvert dans Pupille puis Chamboultout cette année. C’est elle qui a vraiment lancé le tournant d’ Un amour de jeunesse en chantant avec une guitare San Francisco de Maxime Le Forestier.

C’était un très bon spectacle, il y a eu huit rappels dans une salle comble et les comédiens ne boudaient pas leur plaisir !

D’autres chroniques de films cités dans cet article :

Venise n'est pas en Italie

Venise n’est pas en Italie ou comment trouver une issue de secours à sa généalogie

–  Pupille : l’amour comme obligation d’Etat

–  Chamboultout : comment rester un couple quand on es une personne aidante

 

 

 

 

 

 

L’odeur de la colle en pot, flash-back dans les années 1990.

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Je viens de terminer le roman L’odeur de la colle en pot d’Adèle Bréau et cette chronique s’annonce dithyrambique. Je n’ai pas honte de vous dire que le dernier chapitre du livre m’a cueillie d’une telle manière que j’ai failli en chialer (c’est le terme le plus précis pour décrire cette forte émotion littéraire) dans le bus 76. Chapeau l’artiste !

J’ai découvert Adèle Bréau à travers le recueil de nouvelles Noël et préjugés du collectif d’autrices romcom des éditions Charleston. Son histoire d’amour d’un couple chien et chat enfermé dans un magasin de jouets le soir de Noël m’avait laissé un tel souvenir que je vous en parle ici!

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Droits réservés Team Romcom, éditions Charleston

L’odeur de la colle en pot traite aussi du thème de l’histoire d’amour naissante. La narratrice c’est Caroline, 13 ans. Elle rencontre sa future meilleure amie Vanessa, dans son nouveau collège parisien, à la rentrée de septembre en 4eme. Ses parents ont une belle situation financière donc ils emménagent à Paris dans un bel appartement du 17eme arrondissement mais ça ne va pas fort entre eux. Sa sœur Charlotte, 8 ans, l’exaspère autant qu’elle l’attendrit.

Ce roman traite avec beaucoup de finesse et de justesse des premiers flirts, du divorce, de la fin de l’enfance et de l’amitié…

Mon avis :

Cela m’a pris trois ou quatre chapitres avant d’accrocher vraiment à cette histoire hyper réaliste et universelle mais la magie fonctionne grâce au talent littéraire d’Adèle Bréau.

Au début du livre, je pestais beaucoup de trouver autant de points communs avec les comédies iconiques La boum et sa suite avec ma chère Sophie Marceau : la jeune fille qui arrive à Paris en 4eme, la meilleure amie qui ressemble beaucoup à Samantha, le couple des parents qui se délitent, la mamie bourgeoise qui a un appartement de ouf près du Panthéon. J’ai vu La Boum une dizaine de fois avec ma mère, je connais mes classiques…

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Copyright La Bäm Filmverleih

Mais finalement ces références nombreuses à La boum m’ont bien plu. J’ai été prise dans l’émotion des deux filles qui sautent comme des démentes sur le lit des parents parce que le garçon que Caroline traquait depuis des mois lui proposait de sortir avec elle. Je me suis rappelée mes souvenirs quand on va au cinéma avec un bon ami comme disait mon grand-père et qu’on est en alerte générale quand on se frôle la main dans le noir…

Et surtout, ce roman m’a plu car il m’a rappelé ma plus petite enfance : j’avais entre trois et dix ans dans les années 1990. Je me suis souvenue du Zapping de Canal +, des cartes à puce pour téléphoner dans les cabines téléphoniques, de la publicité pour la lessive Omo, des sketches de José Garcia et Antoine de Caunes sur Canal +…. Le titre de ce roman est particulièrement efficace.

Ce roman a confirmé une conviction profonde que j’ai depuis un bon moment : le téléphone portable a vraiment révolutionné nos vies en termes d’autonomie et d’ indépendance vis à vis de nos parents. Il est bien loin le temps des Tam-tam, des Mobicartes et des Nokia avec le snake… J’ai bien rigolé devant une récente vidéo de mon youtubeur favori Norman (on a exactement le même âge) qui parlait des années 2000….

Ma note :

4/5 sardines

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J’ai beaucoup aimé ce roman générationnel même s’il fait partie d’une certaine mode éditoriale : regrouper tel ou tel souvenirs communs à la génération Y ou Z et que les traits communs à la comédie hyper populaire La Boum sont très nombreux. Je n’ai rien compris à l’épilogue mais j’ai pris une belle claque littéraire  avec cette description d’un enterrement où des préadolescents ont fait preuve d’une superbe preuve d’amitié pour un copain. Cela aide à relativiser face à l’individualisme contemporain.

D’autres chroniques de romans avec beaucoup de finesse psychologique :

–  Noël et préjugés : l’amour sera-t-il au pied du sapin?.

La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

La piscine de Rosemary

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Droits réservés Café Powell

Deux belles expositions en 2020 pour contrer la froidure de l’hiver

Sans titre (32)Au début de ma carrière de libraire, j’ai eu la chance de remplacer pendant ses congés une des libraires du musée du Louvre chargée des catalogues des expositions à Paris, en France et en Europe.

C’est en automne, que les expositions les plus prestigieuses se déroulent et j’ai ainsi voyagé par les livres : le Victoria and Albert museum de Londres, le musée des tissus de Lyon, le Louvre-Lens, l’ouverture du département des arts de l’Islam au Louvre en 2012…

Depuis que je ne suis plus étudiante, j’ai beaucoup moins de temps pour visiter les expositions, il faut dire que le tarif plein qui avoisine à chaque fois douze ou quinze euros désormais (adieu gratuité totale avec la carte de l’Ecole du Louvre) m’a fait douloureusement redescendre sur terre.

[Au passage, je redis ici mon opposition à la gratuité totale dans les musées, un petit tarif réduit à 4€-5€ pour alléger le plein tarif, ça serait une bonne idée !].

Je délaisse de plus en plus les expositions de peinture, lassée par le manque d’imagination des musées parisiens qui ont épuisé les rétrospectives d’impressionnistes et autres artistes célèbres : ça tourne vraiment autour de quelques gros blockbusters comme Léonard de Vinci au musée du Louvre en ce moment, Picasso, Renoir, Monet, Degas….

Alors je privilégie les musées moins connus comme l’exposition Goscinny au musée d’art juif que j’avais bien aimé il y a deux ans ou encore cette exposition formidable consacrée à la peinture américaine des années 1930 en 2015 au musée de l’Orangerie.

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Je vous recommande donc les expositions consacrées à des auteurs de BD ou des écrivains, des architectes comme des sculpteurs…

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Tolkien, voyage en Terre du Milieu, BNF François-Mitterrand, jusqu’ au 16 février 2020

C’est mon amie Alix qui me l’a recommandée et la BNF conseille à ses visiteurs de réserver compte tenu de la forte affluence. Alors que les films de l’imaginaire ne sont pas du tout ma tasse de thé (j’arrive mal à lâcher mon quotidien et mes petits repères confortables, il faudra que j’en parle à ma psy), j’ai vraiment adoré Le Hobbit au cinéma.

Mon mari n’a pas compris comment je suis arrivée à suivre le second épisode sans avoir vu le premier mais ça m’a vraiment plu : sa petite maison végétale, la course poursuite dans des tonneaux le long d’une rivière….

Comme C. S Lewis, son ami, Tolkien proclamait publiquement sa foi chrétienne et cela se voit dans son oeuvre littéraire. Cette exposition est donc l’occasion de mieux connaître un écrivain majeur de la littérature du 20eme siècle à travers 300 œuvres exposées à la BNF dont de nombreux manuscrits originaux.

Otto Wagner, maître de l’art viennois, Cité de l’architecture et du patrimoine, esplanade du Trocadéro, jusqu’au 16 mars 2020.

Jottowagner‘ai repéré son affiche dans le métro. Je ne connais pas du tout Otto Wagner mais j’aime tellement l’Art Nouveau et la Sécession viennoise que je vais aller à la découverte ! Notre prochain voyage en Europe (avec bébé !) sera surement Vienne ou Prague depuis que nous avons été emballés par Budapest ! Il faut dire que l’oeuvre de Klimt et la Sécession viennoise en particulier marque de son empreinte ce blog depuis sa création puisque c’est mon article le plus consulté depuis plus de trois ans  : Adèle Bloch-Bauer inspire autant la littérature que le cinéma !

 

Je ne suis pas une fana d’architecture mais la Cité de l’architecture et du patrimoine est un musée formidable. J’aime beaucoup ses reconstitutions de portails gothiques des grandes cathédrales françaises et son cadre géographique (tout près du Trocadéro) vaut le détour.

J’ai repéré dans Elle son café extraordinaire avec sa terrasse unique. Cela s’appelle Girafe et j’ai très envie d’ aller aux beaux jours ! 

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Girafe, le restaurant de la Cité de l’architecture

Et vous dans quel musée aimerait vous être enfermé une nuit? Quelle exposition-phare vous a marqué cet hiver?

D’autres articles consacrés à l’histoire de l’art publiés précédemment  dans ce blog :

– Un biopic formidable consacré au facteur Cheval et son palais à Hauterives

Adèle Bloch-Bauer inspire la littérature et le cinéma

Monet, ambassadeur de Giverny dans le monde entier

René Goscinny, un génie de la bande dessinée

Guernica, un plaidoyer pour la paix en BD.

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Au bout de trois saisons Netflix, on commence à mieux se connaître avec la reine…

 

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Depuis novembre, je me régale car deux de mes séries Netflix favorites sont revenues pour la saison 3 : Atypical et The Crown.

Je me rends compte que ce qui fonctionne dans ces deux séries aux genres complètement différents, c’est qu’au fil des saisons, on s’attache aux personnages. J’aime les séries parce qu’elles permettent quelque chose auquel je suis vraiment attachée autant en littérature qu’au cinéma : l’étude des portraits psychologiques des personnages et comment ils évoluent.

Comme c’est original, un article sur la saison 3 de The crown dans mon blog ! Elle est tellement réussie que je repense souvent aux anecdotes historiques racontées et comment les personnages y ont fait face. Je suis assez contente d’avoir incité ma maman à regarder cette série, qu’elle a englouti en quelques jours à Noël l’an dernier.

Même si j’ai trouvé quelques longueurs dans un ou deux épisodes, j’ai vraiment apprécié chaque dimanche en fin d’après-midi où j’avais rendez-vous avec Elisabeth II pour l’intensité dramatique des épisodes, fondés sur des faits réels et amplifiés par la musique, le rendu des costumes.

Avec The Crown, Londres me fascine même si je trouve toujours cette ville grise. J’ai rapidement adopté le nouveau couple de comédiens qui incarnent la reine et son mari .

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J’aime vraiment les tailleurs chics et la mine responsable d’Olivia Coleman, une grande actrice. Elle me rend sympathique la vraie reine que j’admire aussi mais donc je ne comprends pas toujours l’attitude envers ses enfants et petits-enfants qu’elle sacrifie souvent au nom du protocole et des traditions. Surtout en ce moment avec le coup de tonnerre provoqué par le couple Sussex.

The crown comprend dix épisodes et je vais vous détailler chacun parce que je les ai tous apprécié.

Retour sur la saison 3 :

  1. Olding

Olivia Coleman interprète Elisabeth II âgée d’une quarantaine d’années, comme le montre la première scène inaugurale avec la présentation d’un timbre à son effigie en 1965. Dans ce premier épisode, un espion russe se cache dans son palais et ce n’est pas le nouveau premier ministre Harold Wilson (il est pataud, mal assuré mais c’est mon personnage chouchou tant il est sincère et authentique).

2. Margaretologie

La reine est contrainte de demander à sa sœur de réaliser un exploit diplomatique auprès du président Johnson à la Maison-Blanche pour éviter la dévaluation de la livre anglaise. Les flash-backs très efficaces montrent que le fait d’être la sœur de l’ombre qui ne régnera jamais n’est pas facile à vivre pour la princesse Margaret (son mal-être est remarquablement joué par la dérangeante Helena Bonham Carter)

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3. Aberfan

C’est l’épisode qui m’a le plus bouleversée. L’éboulement d’un terril sur un village gallois provoque la mort de centaines d’enfants dans un village gallois Aberfan. La reine a du mal à montrer ses émotions et mettra plus de hit jours à se décider à visiter le village en deuil. La beauté du cantique gallois est bouleversante, les épisodes qui suivront m’ont convaincu que The crown parle avec beaucoup d’intelligence de la foi chrétienne.

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4. Bubbikins

C’est le surnom que la mère du prince Philip lui donnait alors que l’Histoire les a empêché d’avoir une vraie relation mère-fils. La reine oblige son mari à recueillir cette vieille dame menacée par un putsch en Grèce. Il essaie de la cacher à une équipe de télévision car elle a été internée dans un asile psychiatrique où elle a subi des mauvais traitements courants à cette époque. Grâce à une ruse de la princesse Anne, la princesse Alice va se révéler être l’atout authentique de la famille royale en crise.

5. Coup d’Etat

La reine fuit son fardeau pendant un mois pour s’occuper de ses chevaux en France puis aux Etats-Unis, sa réelle passion dans la vie. Son Premier Ministre la rappelle durement à la réalité : il soupçonne à juste titre son cousin Lord Mountbatten, fraîchement remercié du haut commandement des armées d’être tenté de prendre part à un coup d’Etat contre le gouvernement. J’ai beaucoup aimé l’aspect politique de cet épisode qui apporte un parallèle avec la situation politique en France post guerre d’Algérie jusqu’en mai 1968.

6. Tywysog Cymru

Charles va être intronisé prince de Galles dans un pays qui se révolte contre la couronne britannique. Le premier ministre convainc la reine d’envoyer son fils étudier un semestre dans une université galloise. Il va y rencontrer un directeur d’université nationaliste qui va le prendre sous son aile comme un père spirituel. Cette affection spontanée met en lumière toute la froideur et la retenue qui règnent dans sa famille.

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7. Poussière de lune

C’est l’épisode le plus ennuyeux de la saison selon moi jusqu’au moment où le prince Philip tombe le masque. Nous sommes en 1969 et la reine reçoit l’équipage qui est allé sur la Lune. Le prince Philip suit avec beaucoup d’intérêt la conquête de la Lune et s’avère très déçu quand il les reçoit à Buckingham palace. Au même moment, l’archévèque de Canterbury le sollicite pour héberger un centre pour religieux vivant une crise de foi. Cet épisode montre que la foi chrétienne redresse un homme beaucoup plus que ses exploits. Je me suis ennuyée au début de l’épisode mais c’est celui qui m’a le plus apporté par sa profondeur et sa réflexion.

8. Un homme en suspens

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Charles entretient une correspondance avec son grand-oncle le duc de Windsor, émigré en France depuis son abdication en 1936. Il sort depuis peu avec Camilla Shand interprétée par Emerald Fennell, une de mes actrices britanniques favorites, repérée dans la série Call the midwife.

J’ai bien aimé cet épisode même si je ne comprends pas la rigueur du protocole qui s’immisce dans la vie sentimentale du prince Charles au point de compliquer les choses. On se prend tout de suite de sympathie pour ce grand garçon sensible et on compatit à sa souffrance dans l’épisode suivant. Comme c’était le cas dans la saison 2 avec le couple Margaret-Tony, je me suis dit: « Ils étaient sacrément polygames dans les années 1960 ces aristos anglais ». C’est là toute l’ambiguïté des personnages : ils rejettent le divorce par principes religieux et moraux auxquels ils croient fermement mais cautionnent les voies de garage : l’adultère, la séduction effrénée…

9. Imbroglio

Le duc de Windsor est mourant et la reine se décide à lui rendre visite malgré la vive désapprobation de son mari qui considère que cet homme a trahi sa famille. Le dernier entretien de la reine avec son oncle est empreint d’une émotion toute particulière puisqu’elle lui pardonne d’avoir bouleversé sa vie en abdiquant. C’est un peu problématique avec The Crown : c’est son intensité dramatique qui fait le succès de cette série et on a du mal à savoir ce qui tient de la fiction et ce qui s’est réellement passé. C’est dérangeant d’être ému par une scène qui est peut-être pure imagination des scénaristes

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10. Un cri du coeur

Comme à chaque saison, le premier et le dernier épisodes sont les plus intenses et les plus réussis. Cet épisode se concentre sur les peines de cœur de la princesse Margaret et son rôle peu facile à vivre au quotidien. Son mari la trompe et la violente psychologiquement, elle part s’amuser à la campagne et trouver du réconfort dans les bras du jeune Ronny au soleil. C’est le scandale et aucun membre de sa famille ne la soutient. Elle est désespérée et veut renoncer à la vie… Sa sœur vient à son chevet et lui exprime combien la vie serait insupportable pour elle sans elle… Cela contraste beaucoup avec la retenue dont elle fait preuve dans ses relations avec ses enfants… au nom du protocole…

Cette saison se clôture avec les célébrations de son jubilé en 1977 ( mention spéciale pour le pire chapeau du 20eme siècle).

La prochaine saison de The crown aura une saveur particulière avec le récent coup de tonnerre provoqué par Harry et Meghan qui veulent gagner leur vie par leurs propres moyens. Ils l’ont annoncé via les réseaux sociaux, dynamitant tous les usages médiatiques traditionnels de la monarchie.

Le fait que ce soient des députées anglaises qui aient pris la défense de Meghan pour dénoncer la misogynie et les relents racistes et colonialistes des tabloïds anglais montrent les limites du protocole : une famille soudée ne laisse pas les siens se faire harceler et humilier.

Cette famille vit de multiples rebondissements autant dans la série que dans la réalité !

 

Retrouvez d’autres articles sur mes coups de cœur séries ici :

Charlie, monte le son ou la préadolescence 2.0

Call the midwife : mes pépites séries pour cet automne

The crown, saisons 1 et 2

Atypical 

Je suis en train de regarder la saison 3 d’Atypical, je m’attache à ses personnages autant qu’à ceux de The crown et je vous en parle dans un prochain article  très vite !