Deux Américaines à l’honneur cet hiver à Panthéon-Luxembourg

Emily a beau monopoliser les colonnes Morris du quartier pour annoncer qu’elle revient à Paris dans une saison 2 sur Netflix, je ne vais pas vous parler d’elle mais bien de Joséphine Baker et Vivian Maier.

Ce sont deux Américaines qui ont marqué la France par leurs talents artistiques et leur personnalité, elles ont vécu un attachement particulier avec notre pays.

Comme les expositions qui leur étaient consacrées sont temporaires ou coûtent un rein (14€50 pour visiter l’exposition Vivian Maier au musée du Luxembourg, ce n’est acceptable, messieurs les sénateurs, faites quelque chose), j’ai choisi de lire leurs biographies.

Elles ont rapidement rejoint ma bibliothèque, non loin de Sister soul, la biographie géniale d’Aretha Franklin écrite par Jean-Luc Gadreau.

Une femme en contre-jour, Gaëlle Josse, Editions Noir sur blanc, 2019, 14€

Ce roman biographique, je l’ai lu pendant les vacances de Noël. Il a beau être court à lire : 160 pages, il est très dense tant le portrait psychologique de cette femme seule est précis et passionnant.

Le titre est très bien choisi. Il raconte l’histoire hors norme d’une femme née en 1926 à New-York dans une famille dysfonctionnelle à son comble.

La grand-mère française Eugénie, abandonne sa fille Maria à sa sœur en Haute-Savoie pour faire fortune en Amérique. La jeune fille rejoint cette mère totalement inconnue et vit une vie totalement instable, livrée à elle-même.

Elle rencontre alors Charles Maier, qu’on peut tout à fait qualifier de très mauvais bougre. Il terrorise les femmes qu’il épouse à tour de rôle et n’assume aucunes responsabilités paternelle.

Vivian Maier en héritera de profonds troubles psychologiques que les familles qui l’emploieront comme nurse constateront à un moment ou à un autre de ses années chez eux. Certains la prenaient en grippe, d’autres s’attachaient à elle. Comme ses trois petits protégés de Chicago qui lui fourniront un toit dans ses dernières années qu’elle vécu dans un grand dénuement.

Ce sont eux qui feront cette découverte de milliers de clichés exceptionnels.

Vivian Maier, sans titre, 3 septembre 1954 
(Vivian Maier / Maloof Collection, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York

Vivian Maier se distingue beaucoup de la tendre nostalgie d’un Robert Doisneau avec ces écoliers parisiens rêveurs (je cite Gaëlle Josse dans son livre) . Elle montre la crasse des trottoirs new-yorkais, la pauvreté des quartiers peu recommandables où elle aimait s’aventurer avec les enfants qu’elle gardait. C’est vraiment l’envers du décor du rêve américain et cela passionne les gens !

Droits réservés Ginacie

Vivian Maier fut l’une des plus grandes photographes américaines du 20eme siècle. Mais aucune exposition de son vivant ne révéla l’étendue de son talent. Décédée en 2009, cette exposition au musée du Luxembourg est l’une des premières d’envergure mondiale dédiée à l’artiste.

Cette lecture m’a été recommandée par ma collègue Ana (si tu passes une tête par ici, merci beaucoup !). J’aime beaucoup la plume de Gaëlle Josse qui a su mettre des mots sur les maux de Vivian, elle parle de santé mentale et de violences intra-familiales avec beaucoup de pudeur et de retenue.

Alors que c’est vraiment la famille Groseille dans l’Amérique des années 1930.

Enfin, magie d’Internet, j’ai découvert le blog de la brodeuse Ginacie, une mine d’or qui m’inspire beaucoup en ce moment. Vivian Maier est l’une de ses références artistiques.

Collage de Carole B

Joséphine Baker par Jacques Plessis, Folio Gallimard, 8€60

Cette biographie de qualité n’a pas de titre, c’est dommage alors que La croix magazine a été plus inspiré : La renaissance d’un phénix. J’ai véritable découvert son histoire grâce à un chef d’œuvre : Culottées de Pénélope Bagieu, roman graphique et dessin animé génialissime.

Je connaissais ses chansons grâce à ma grand-mère et mon arrière-tante nées en 1919 et en 1937 mais pas son passé de résistante et de militante anti-raciste.

Cette femme est tout simplement unique en son genre. Comme Vivian Maier, elle a grandi dans une famille dysfonctionnelle avec de vrais malheurs très jeune. Mais avec sa joie de vivre en étendard, elle a su tirer son épingle du jeu grâce à son don pour la danse et la comédie. Dans une Europe franchement raciste, elle a réussit le tour de force de se faire aimer et respecter. Quelle schizophrénie à l’heure actuelle de la cancelled culture et du wokisme de célébrer Joséphine Baker au Panthéon le 30 novembre 2021.

Oui lors de l’exposition universelle de 1931, la France coloniale montrait des zoos humains porte de Vincennes. Mais la France a aussi accueilli Joséphine Baker les bras ouverts, subjuguée par ses pitreries et surtout son don pour danser le charleston comme personne. Elle a bâti une véritable fortune lui permettant d’acquérir un château comme celui de la Belle au bois dormant en Dordogne.

Elle a su jouer de son exotisme, de son originalité pour attirer les foules à ses spectacles, devenant la muse des peintres d’avant-gardes. Ses contemporains n’étaient pas bien finauds à la considérer comme une sauvage mais ils avaient une véritable curiosité, une forme de respect pour ces danseurs, ses musiciens noirs.

Droits réservés C215

Ma grand-mère Annette, était une enfant de la seconde guerre mondiale qui a grandi avec la radio. Elle vouait une admiration sans borne à tous ces musiciens de jazz : Louis Amstrong, Sidney Bechet….Je me souviens d’une excellente conférence au Petit palais sur le tourisme international à Paris.

Les universitaires présents expliquaient que malgré la guerre d’Algérie et son lot d’injustices, les Afro-américains se sentaient plus en sécurité à Paris que dans leur pays dans les années 1960.

La manière dont Joséphine Baker s’est attachée à la France est admirable. Je peux vous dire qu’il y avait une atmosphère de joie dans les rues et dans les commerces autour du Panthéon le 30 novembre dernier. Joséphine Baker avait beau être décédée depuis plus de quarante ans, cette cérémonie avait du sens ! Célébrer une résistante en 2021 est important.

Plus que symbolique, cet hommage à une femme de caractère me console à l’idée que mon pays La France est encore capable d’être une terre d’accueil à laquelle on a envie de s’attacher.

L’époque de Joséphine Baker n’était pas bien plus glorieuse que l’époque actuelle avec la montée du nazisme, la ségrégation aux Etats-Unis mais elle n’a jamais baissé les bras. Même acculée par les dettes et chassée comme une malpropre de son château alors qu’elle a permit le rayonnement de toute une région.

Il y a pléthore de livres consacrés à cette personnalité incontournable (elle a été invitée au couronnement d’Elisabeth II en 1953, le pape l’a encouragé dans son projet de créer une famille arc-en-ciel). Cette femme a vécu mille vies, toutes aussi déroutantes les unes que les autres.

J’ai choisi cette biographie la plus classique, de manière volontaire car j’aime beaucoup cette collection Folio biographies. J’avais beaucoup aimé lire celle consacrée à Klimt. L’auteur raconte une femme aussi courageuse que déraisonnable.

Il explique les gloires de sa vie publique incomparable mais aussi les affres de ses blessures personnelles : la stérilité, l’état de santé en dents de scie où la grande faucheuse a essayé de faire perdre les armes à une femme d’une vitalité incomparable, les dettes et les multiples divorces…

Retrouvez ici d’autres biographies de personnalités célèbres aux trajectoires qui font réfléchir !

La petite fille à la balançoire : la tolérance ne sauve pas, l’amour oui

-Profession prêtre

-L’amour de Dieu plus fort que le napalm

Une soirée de lancement de la Bible manuscrite entre grâce et émotions

Mercredi soir, je donnais un coup de main à mes collègues chefs de projets de l’Alliance biblique française pour la soirée de lancement de la Bible manuscrite.

Cette soirée de fête réunissait les copistes, les chefs de projets de cette aventure humaine un peu folle et les amoureux de la Bible autour d’artistes au collège des Bernardins.

C’est un trio vocal et piano qui ouvrit la soirée avec un superbe chant africain Atamilélé puis Expect the great, un voeu engagé pour une année 2022 qui commence avec difficulté. La voix puissante de Julia Sarr qui groove, je l’apprécie depuis des années.

C’est une voix familière qui a accompagné notre cérémonie de mariage avec d’autres amis chers : Victoria, Samuel, Pierre et deux Rebecca. Quel cadeau !

J’ai découvert le talent de Krys Loial (soprano), Dimitri Jacob (ténor) et Eddy Benoit, un grand pianiste. Ils font partie du band de Jean-Marc Reyno, un grand chanteur gospel que j’ai découvert lors d’un superbe concert à l’église de Belleville il y a quelques années. Jean-Marc accompagne Andrée Grise, une autre grande chanteuse talentueuse et inspirée.

Droits réservés. Alliance biblique française

Ils ont interprété deux autres chants : Le nom de Jésus et Que ton règne vienne, deux moments de grâce. Puis le talentueux pianiste Eddy a accompagné une lecture de la lettre de Paul aux Corinthiens par deux adolescents, Vitalie et Thomas.

Les copistes présents ont été applaudis, ils étaient reconnaissables par un sticker jaune bien choisi (par Laurène et Marine, mes collègues de l’ABF).

Ce projet amorcé pendant le premier confinement de mars 2020 a fédéré toute une communauté de copistes, de relecteurs , une équipe éditoriale associée à des biblistes pour recopier la Bible comme au temps des moines dans les abbayes.

Reprendre la plume pour s’accrocher à la Bible quand on ne sait pas de quoi demain sera fait a été une puissance source de réconfort.

Confinés pendant plus de deux mois, des hommes et des femmes célèbres ou anonymes, des familles avec enfants, des religieuses dans leur couvent, une classe de collège, un prisonnier et son aumonier… ont recopié et illustré à la main le Nouveau testament, les Psaumes et les Proverbes.

C’est une formidable aventure humaine, la preuve que l’Homme n’est pas devenu neurasthénique pendant cette pandémie. Cette soirée avait une saveur particulière alors qu’une énième vague de contaminations déferle dans le monde entier.

Malgré nos masques, nous étions réunis pour nous enrichir du texte biblique, véritable rempart contre la sinistrose et le désespoir.

Comme l’ont bien souligné François Clavairoly et Haïm Korsia, invités de la table ronde, « se confronter à des textes anciens qui montrent comment les hommes ont affronté des pandémies aussi dangereuses par le passé est une véritable source de réconfort ».

Le point culminant de cette soirée de grande qualité fut la prestation de Jin-Lee, dessinateur sur sable et artiste.

J’ai été saisie d’une grande émotion quand il a raconté toute l’histoire de la Bible manuscrite, surtout quand il a dessiné l’Hexagone français touché par le coronavirus, cette vilaine bête à pointes facilement reconnaissable. Ces gens masqués mais aux visages souriants dans leurs maisons car reliés par un projet commun : La Bible manuscrite portée par l’Alliance biblique française.

Pour la petite histoire, avant de rejoindre l’Alliance biblique française, j’étais libraire à 7ici. Nous avons accueilli les copistes qui venaient récupérer leur exemplaire de la Bible manuscrite et nous avons échangé sur leurs impressions de recopier une partie de la Bible à la main à l’heure où le numérique prend une telle place. Désormais, je m’occupe de la valorisation commerciale de ces ouvrages porteurs de sens.

Dans ma bibliothèque, j’ai voulu garder un souvenir de cette époque un peu folle que nous vivons depuis maintenant deux ans. Il y a deux livres qui sont symboliques pour moi, dans deux genres bien différents : Le monde au balcon de Sophie Lambda, Albin Michel et Tant de certitudes pour temps d’incertitude, des méditations quotidiennes par le personnel de la Maison de la Bible. Je les ai bien sûr chroniqués ici.

Enfin, avant cette belle soirée, je suis allée faire un tour dans un chouette magasin de décoration Bü, rue des écoles. J’ai observé, en passant, un groupe d’étudiants attablé en terrasse, ils parlaient de la foi sans trop la nommer et puis j’ai vu ma vieille île Saint-Louis, ce quartier qui était le mien il y a quinze ans.

Même malmenée en ces temps de pandémie, Paris m’attire toujours autant. Cette belle soirée au collège des Bernardins m’a donné envie de ne pas me laisser abattre par nos circonstances.

Droits réservés Laurence de Terline

Retrouvez ici d’autres articles sur des expériences marquantes que j’ai vécu ces deux dernières années :

Bénévole d’un jour aux soupes de Belleville

Devenir banlieusarde après quinze années à Paris

Commencer 2022 avec un bilan de 2021

– Lutter contre la sinistrose grâce à l’espérance en Jésus

Commencer 2022… par un bilan de 2021

Quand je regarde dans le rétroviseur de 2021, l’année a été celle des couvre-feu, des restrictions de déplacements entre janvier et mai mais aussi quelle année intense pour nous malgré tout.

En janvier, nous commencions l’année dans une nouvelle ville où l’on entend le chant des oiseaux et on admire les couchers de soleil en mode panorama.

En février, notre petite fille a fêté ses deux ans une semaine après d’harassants travaux de rénovation de notre nouvel appartement qui a duré un mois mais quel résultat !

En mars, le mot d’ordre était quarantaine car nous avons été touchés par le variant anglais. En fin de mois, le gouvernement français nous a fait un très mauvais poisson d’avril avec l’annonce d’empêcher les parents de confier les enfants aux assistantes maternelles. Heureux rétropédalage !

En avril, j’ai vraiment profité de mes vacances de Pâques avec mon mari en télétravail. Nous avons vécu un chouette pique-nique au jardin du Luxembourg malgré les terrasses vides qui rendaient les rues de Paris sinistres malgré le printemps naissant. Mais haut les cœurs !

En mai, nous avons foncé sur le site de la Sncf pour organiser un week-end en famille à Deauville-Trouville pour le week-end de Pentecôte. Toute l’Ile de France avait eu la même idée mais nous étions heureux malgré la foule, la pluie et la chambre d’hôtel un peu rudimentaire. A nous les frites en terrasse et le manège en face de l’hôtel Normandy !

Fin juin, l’été jouait les abonnés absents mais on s’est bien régalé avec nos amis visiter la Cité des enfants à la Villette. C’était bruyant et épuisant mais le souvenir en valait le coup !

En juillet, j’ai commencé un nouveau boulot, toujours dans les métiers du livre mais au service d’une maison d’édition après plus de dix années en librairie. Je surkiffe mon nouveau quartier de travail, théâtre des aventures de Emily in Paris dans notre rue.

En août, nous avons alterné nos vacances entre des coins déserts comme les valleuses de Fécamp et l’ hyper tourisme à Sozopol, Bulgarie. Agréables l’un comme l’autre.

En septembre, un vrai changement a eu lieu pour toute la famille : notre fille a intégré la classe des tout-petits avec douze camarades. C’est un régal de la voir s’épanouir dans une communauté scolaire aussi sympathique et dévouée. Soutien à toutes les équipes pédagogiques : enseignants et personnels de centre de loisirs qui se dévouent pour nos enfants dans ce vaste foutoir épidémique.

En octobre, nous avons vraiment profité d’un bel été indien après un été particulièrement morose.

En novembre, nous avons pris le train pour aller rendre visite à mon frère et ma belle-soeur à Bern en Suisse, le pays des ours !

En décembre, j’ai renoué avec de belles vacances de Noël à Valence en famille : jouer aux jeux de société, se promener au parc Jouvet et retrouver les cousins chez Mamie Evelyne comme avant…

Ce que je retiens de cette année, c’est que malgré toutes les restrictions et les privations bien reloues que nous avons vécu, l’année fut tout de même belle grâce à ces petits riens beaucoup plus importants que l’on veut bien le croire. Je les ai bien compilé dans mon bullet journal pour ne rien oublier et ce fut salutaire !

Retrouvez-ici la page maternité/parentalité que j’ai eu grand plaisir à commencer : Les aventures rocambolesques d’une mère moderne !

Révolutionner son bullet journal en 2022

La fin de l’année arrive et mon carnet sur lequel je passe bien au moins cinq heures hebdomadaires est bientôt fini. C’est la troisième année que je remplis un carnet de format A4 de 122 pages et c’est le format qui me convient le mieux.

Cependant, dernièrement, j’ai ressenti une petite forme de lassitude qui m’encourage à révolutionner mon bullet journal en 2022. Enfin, révolutionner est un bien grand mot, il y a des pages thématiques indéboulonnables mais j’ai envie de le faire évoluer !

Tout d’abord, il faut que j’aère plus le texte de manière plus structurée. Je construis une sorte de chemin de fer au crayon de papier en divisant mon carnet en douze mois et en barrant certaines pages sinon c’est l’horreur du vide et cela devient illisible.

J’ai trouvé dans une revue Modes et travaux ou chez Action de superbes pages de papier coloré ou à motifs qui créent une respiration fort bienvenue.

Les plan with me mensuels

Mon grand kiff sur Youtube est de regarder les plan with me mensuels des Astuces de Margaux, de La belette go green, Plan with_Clem, Le bujo de Laura, Bulle dop en son temps… car elles me font faire de vrais progrès en dessins.

Mais leur approche trop thématique et uniforme sur un mois complet ne me convient pas. Au cours d’un mois, je peux être inspirée par différents chemins : les carpes koi, les cocktails d’été, les baleines avec des fleurs de cerisiers… J’ai compris que j’aimais concevoir des carnets éclectiques qui faisaient la part belle aux collages.

Inspiré par Le bujo de Laura

Je remarque qu’il y a des saisons de l’année plus propices à bujoter que d’autres. L’été me donne bien envie de dessiner et je me régale sur la terrasse en vacances à Sozopol, Bulgarie face à la mer Noire.

Je suis aussi beaucoup inspirée par les plan with me de Décembre sur Instagram mais c’est à double tranchant, cela me met une pression folle car j’ai des tonnes d’idées et le Christmas mood est très exigeant.

Même le pull moche de Noël n’est pas si décontracté que ça. Alors bien souvent, mon mois de Décembre n’est pas le plus réussi dans mon bujo alors que j’avais des tonnes d’idées. C’est comme ça, il faut l’accepter.

Par contre, je suis toujours très contente de mes carnets de voyages, autant de respirations vitales en ces temps délimités et confinés.

Les carnets de voyage

Cette année, j’ai dessiné mes souvenirs de la Seine maritime, Deauville et Trouville, Bern en Suisse et même les parcs d’attractions Disneyland Paris et Astérix, destinations encore inconnues mais qui me branchent bien. Le bullet journal sert aussi à planifier ses projets de voyages : rêver pour tenir bon face à la routine métro-boulot-dodo.

Les pages culture : les séries Netflix qui me marquent, mes lectures, mes inspirations mode…

J’ai réalisé que ce bullet journal reflétait mes goûts et donc une partie de mon identité. Je tiens beaucoup à noter les livres, films et séries qui m’ont touchée dans l’année car ces inspirations alimentent notre créativité et notre imaginaire.

Je pense à y ajouter une section patrimoniale des chansons qui me marquent depuis mon enfance. Cette idée m’a été donnée par ma fille sans le savoir qui ne s’endort jamais sans qu’on chante la biche (comprenez Une chanson douce d’Henri Salvador). J’ai envie de recopier des extraits de chansons de Bénabar ou de Jean-Jacques Goldman pour les moments de vie qu’ils illustrent.

Les pages foi chrétienne

Il est indéniable qu’avec cette pandémie vécue plus ou moins bien depuis bientôt deux ans que l’être humain a soif de spiritualité. Je n’ai pas attendu mars 2020 pour réfléchir à la place que je voulais donner à Dieu dans ma vie. J’en ai noirci des cahiers de prédications basées sur la Bible qui ont été autant d’encouragements ou de renoncements utiles dans mon parcours.

J’ai trouvé essentiel de trouver une place à ces pages dans mon bullet journal : j’y calligraphie des citations de la Bible, j’y colle des dessins inspirés d’Alain Auderset et surtout j’y compile des expériences de foi pour me souvenir. Car se souvenir est une grande aide dans mon cheminement personnel avec Dieu.

Les planches de tendances décoration

Cette planche de styles a vraiment opéré un tournant dans ma pratique du bullet journal. C’est d’ailleurs mon patron (merci Jonathan) qui m’a inspirée indirectement. J’ai remarqué une grande unité décorative dans la rénovation de nos bureaux près du Panthéon.

Il s’est inspiré de deux styles décoratifs : les verrières industrielles jumelées à un style plus Art déco comme dans Gatsby le magnifique avec du velours, des luminaires ronds en verre, des coussins, des papiers peints et des carreaux de ciment dans la cuisine. La bibliothèque patrimoniale contient près de 3000 Bibles depuis le 19eme siècle et elle a vraiment bien été mise en valeur par une décoration soignée et étudiée.

Mon bullet journal en 2022 va donc évoluer vers un carnet très éclectique qui reflètera tout ce qui m’inspire dans la rue. Et on peut dire qu’entre la publicité dans le métro, celle sur les colonnes Morris, les journaux gratuits le matin, je ne vais pas m’ennuyer l’année prochaine.

Voici déja de quoi donner matière à réflexion dans mon blog et mon bullet journal l’an prochain : une affiche un peu énigmatique du grand retour de Stromae, l’un de mes artistes favoris, vu en partant en vacances toute guillerette, à la station Luxembourg, vendredi soir !

Dans un prochain article consacré au bullet journal (mes préférés), j’ai envie de vous parler de tous les Plan with me que j’ai fait depuis 2017 avec plus ou moins de réussite et surtout de ma nouvelle passion : les collages pour résumer et illustrer mes souvenirs du mois. Le quotidien est assez morne alors autant l’illuminer par les collages : merci Julie adore pour ce génial #30jours de collage !

Retrouvez-ici mes meilleurs articles consacrés au bullet journal :

-J’ai réussi mon challenge collages grâce au livre de Julie adore : Collage créatif, éditions Eyrolles

– Mon bullet journal en 2020 : passage réussi au format A4 !

Le roman graphique au service de l’autobiographie : le combo gagnant !

Samedi dernier , je suis allée à la librairie Le genre urbain à Belleville après mon atelier Dessiner la Bible. J’ai craqué pour deux chouettes romans graphiques assez médiatiques : Papa Situations de Karim Mahfouf, éditions Dupuis et Les strates de Pénélope Bagieu, éditions Gallimard.

Les deux albums étaient bons car authentiques : miser sur l’autobiographie, c’est toujours gagnant selon moi. Mais j’ai bien mieux accroché avec les histoires de Papa situations, finalement !

Papa situations, Karim Mahfouf, Dupuis, 15€

J’ai eu un vrai a-priori au départ : voila le produit dérivé de la chaîne Youtube de Léna Situations, Léna et son père Karim nous prennent pour des pigeons. Mais j’avais lu une longue interview de Lena dans Elle, puis je les ai vu dans l’émission Clique de Mouloud Achour sur Canal+. Je les ai trouvé touchants dans la fameuse rubrique Dos à dos de Catherine Ceylac et j’ai beaucoup aimé cette BD.

Tous les membres de la famille de Léna qu’elle met en scène dans ses vlogs sont sympas car ils sont authentiques : son frère Neyl, son père Karim, son chéri Seb la Frite avec qui elle a escaladé le Kilimandjaro récemment, ses copains Solène, Marcus et Maya… Je me régale à regarder leurs aventures le dimanche soir et ils ne m’ennuient jamais.

Je pense que c’est la recette pour durer dans cette vaste jungle qu’est Youtube : être vrai. Youtube, c’est d’ailleurs le thème de cette BD amusante et attendrissante. Ce sont les dessins de l’auteur, ce n’est pas du tout mon style graphique d’habitude mais comme je connais la chaîne Léna Situations, je me suis régalée à la lire.

Ses dessins respirent l’amour et la fierté d’un père pour ses enfants, pas seulement pour sa fille célèbre. Il mise sur le fossé générationnel creusé par les nouvelles technologies entre les enfants et leurs parents. C’est très malin car c’est ce décalage qui me plait quand je suis leurs aventures familiales.

La manière dont il aide sa fille à bricoler ou qu’il participe avec bonne humeur à ses projets de vidéos est très touchant. Karim apporte même une sacrée valeur ajoutée aux vidéos de sa fille regardées en majorité par des millenials. C’est d’ailleurs, ce qui fait la réussite de cet album : la transmission générationnelle.

Droits réservés Karim Mahfouf

Car avant d’être le père de Léna Situations, Karim Mahfouf est un marionnettiste talentueux de la compagnie des Trois chardons . Mais aussi un ancien dessinateur de presse qui a fui son pays, l’Algérie dans les années 1990. Le confinement de mars 2020 a mis en lumière ses talents pour croquer une société qui a considérablement changé depuis cette pandémie. Le changement de regard sur le travail des caissières est une très bonne chose.

J’ai eu un vrai coup de coeur pour cette BD même si je ne suis pas fan du dessin et qu’elle copie un peu trop les codes de la chaîne Youtube de sa fille Léna. Karim Mahfouf est un artiste intéressant et un papa intelligent qui sait valoriser ses enfants et se mettre à leur portée en ne méprisant pas leur univers. C’est une chronique bien difficile à faire alors je vous encourage à lire le livre !.

Ce qui est comique, c’est qu’à mon bureau, nous avons bien une dizaine d’années d’écart et nous venons de milieux différents mais Léna Situations fait l’unanimité à table au déjeuner le midi.

Dans un autre genre mais toujours aussi autobiographique et médiatisé, Les strates de Pénélope Bagieu, éditions Gallimard.

Toutes les blogueuses que je suis sur Instagram ont lu ce roman graphique dessiné en noir et blanc. Penelope Bagieu est sans doute la dessinatrice de BD la plus influente sur les réseaux sociaux français actuellement.

Je suis épatée par l’ampleur de sa production : une BD par an depuis bientôt quinze ans. Je n’ai pas tout lu ni tout aimé mais je porte attention à ce qu’elle publie car elle a un vrai talent pour l’autobiographie.

Côté fabrication, ce livre en simili cuir façon carnet Moleskine vaut largement son prix : 22€. C’est un très bon choix éditorial car c’est un véritable journal intime d’une enfant des années 1980.

Droits réservés Pénélope Bagieu

Il réunit une douzaine d’anecdotes de la vie de Pénélope enfant ou adolescente sans ordre chronologique précis : les strates de souvenirs. La presse a surtout relevé qu’elle raconte dans une des planches des agressions sexuelles qu’elle a pu vivre lors de ses premiers émois sexuels.

Ce n’est pas joyeux joyeux comme album mais c’est à l’image de ce que vivent les jeunes filles modernes dans une société contemporaine où les repères moraux sont considérés comme rabat-joies et ringardes. Dans une société post soixante-huitarde, pas facile de verbaliser le consentement et de dompter ses pulsions dans des relations intimes désincarnées et déshumanisées.

Je ne regrette pas d’avoir lu Les strates, la réflexion et l’introspection étaient intéressantes. Mais je préfère de loin, Ma vie est tout à fait fascinante ou encore la série Joséphine adaptée au cinéma par Marilou Berry. Avec ses deux films, j’ai passé deux très bons moments de cinéma. Et, j’ai bien envie d’aller acheter rapidos le coffret des Culottées pour ma bibliothèque.

© Simoné Eusebio

Pour finir, Pénélope Bagieu a marqué mon mois de décembre puisque j’ai acheté avec empressement le calendrier de l’Avent A la mère de famille et je me suis régalée ! L’immeuble haussmannien avec ses sucreries variées et originales a bien égayé mon mois de décembre éprouvant.

Retrouvez ici mes meilleurs articles qui chroniquent des romans graphiques :

Le monde au balcon, quand Sophie Lambda raconte le grand confinement de 2020

Janvier rime avec BD : La BD au féminin

Mon nouveau quartier de travail : Panthéon-Luxembourg en dix photos

Droits réservés Kirua . Wikipédia

En avril dernier pour mon anniversaire, nous avons profité en couple d’une pause déjeuner pour aller pique-niquer au jardin du Luxembourg et rejoindre le métro en passant par l‘île de la Cité. Les terrasses des restaurants étaient encore fermées à double tour, les touristes n’osaient pas encore revenir, le printemps n’était pas à la fête à Paris comme habituellement en avril. La carte postale avait pris un sacré coup dans les coins !

Puis, en juillet, j’ai quitté le 7eme arrondissement pour rejoindre une nouvelle équipe dans une maison d’édition de choc à deux pas du Panthéon. Ainsi, j’ai réappris à aimer à leur juste valeur les quartiers touristiques de la capitale : le Panthéon et sa vue vers la Tour Eiffel en tête. Il faut dire qu’avec la rentrée, les étudiants de la Sorbonne ont apporté une animation salutaire au quartier.

En dix photos, je vous emmène dans mon nouveau quartier : Panthéon -Luxembourg

Le jardin du Luxembourg, construit au 17eme siècle sous la régence de Marie de Médicis.

J’aime beaucoup ce poumon vert rive gauche à éviter cependant quand il y a trop de monde les week-ends très ensoleillés. J’aime le grand bassin avec les petits bateaux en bois, les palmiers et les chaises de jardin en fer forgé.

C’est un parc très agréable à la fin de l’été pour profiter de la rentrée à Paris. C’est un endroit très cinématographique où l’ont peut souvent croiser des stars. Récemment, une scène très réussie de ma série Netflix favorite Lupin a été tournée devant le grand bassin. Je vous conseille également la rue Vavin et ses beaux commerces pas très loin du lycée Montaigne et de la fontaine de l’observatoire.

Voici ma station de métro chaque matin. J’ai hâte de trouver un peu de temps pour aller voir l’exposition Vivian Maier au musée du Luxembourg. Cela termine le 16 janvier 2022. Ma collègue Ana m’a donné bien envie de lire sa biographie : Une femme à contre-jour de Gaëlle Josse. Chronique à suivre dans ce blog. C’est idiot mais ce passage obligé par cet endroit fabuleux me met de bonne humeur le matin.

La fabrique givrée et La crêperie, rue Soufflot.

En septembre dernier, j’ai vraiment profité de l’été indien avec la découverte de cette adresse glacée bien agréable.

Ce sont deux jeunes chefs pâtissiers ardéchois qui emploient les meilleurs produits de ma patrie Drôme-ardéchoise pour proposer des glaces savoureuses et originales.

La crêperie, c’est une chouette terrasse avec d’excellentes galettes au sarrasin où nous avons fêté les 20 ans d’une très bonne pote (ça m’a mis un sacré coup de vieux tout de même).

J’ai pris une photo d’une autre terrasse de la rue car les nounours des Gobelins avaient pris place. C’est une initiative de communication très réussie d’un libraire de l’avenue des Gobelins, le quartier voisin. Ces peluches géantes d’1m40 marquent l’identité de tout un quartier.

Pour moi, le Panthéon et ses lycées prestigieux de la montagne Sainte Geneviève : Louis le Grand et Henri IV, me rappellent un de mes films fétiches , passion en partage avec ma grand-mère Annette et Ma Tante Julienne. Elles avaient toutes les deux un flair de l’arrière grand-mère de Vic : Poupette. Ce film a quarante ans, il a mal vieilli mais il m’a fait rêver de Paris quand j’étais enfant et ce n’est pas rien !

La Boum est une comédie qui a marqué le cinéma français mais le quartier est aussi prisé par les productions américaines Netflix à l’image d’Emily in Paris, qui s’installe dans le quartier et fait beaucoup râler les voisins. Entre les clichés sur les Parisiens dans la série et la réalité, il n’y a qu’une semelle de Louboutin !

Boulangerie moderne Robineau

En juillet dernier, lors du tournage de la saison 2 de la série Netflix Emily in Paris sur la place de l’Estrapade ; j’ai réalisé que la boulangerie où j’aimais tant déjeuner le midi était bien celle du film. La vraie boulangère est beaucoup plus sympathique que l’actrice de la série. Les produits sont vraiment bons et pas trop hors de prix pour le quartier. Cela attire tous les étudiants des universités et écoles du coin comme les salariés d’Universal de la rue.

Copyright STEPHANIE BRANCHU/NETFLIX

Les pochoirs de C215 sur les boites à lettres ou les armoires électriques du 5eme arrondissement

J’ai découvert cet artiste majeur du street-art actuel un peu par hasard. Il est partout, il crève l’écran comme je m’en aperçois de plus en plus sur Instagram : une fresque d’Angela Davis à Val de Fontenay, dans ma ville, Louis XIV à Saint-Germain en Laye sur une armoire électrique quand je me promène, sur les boites aux lettres du 5eme arrondissement autour du Panthéon…

Mirabeau – C215 – Didier Plowy – CMN

Grâce à une émission littéraire aujourd’hui disparue (21cm sur Canal+, animé par Augustin Trapenard qui accueillait alors Pénélope Bagieu et ses Culottées), j’ai appris à apprécier autrement le Panthéon et sa belle perspective vers la Tour Eiffel et le jardin du Luxembourg.

Je trouvais que c’était un endroit vieillot et poussiéreux.

La récente cérémonie d’hommage à Joséphine Baker m’a définitivement fait changer d’avis. J’étais dans la rue ce jour-là avant l’arrivée du président de la République et c’était une belle fête internationale dans la rue Soufflot.

J’aurai aussi envie de vous citer la fontaine de la place Edmond Rostand et ses terrasses, la fontaine de l’Observatoire de Carpeaux mais ils sont à la frontière avec d’autres quartiers : Odéon, Montparnasse…

Notons que je me suis régalée en juillet à reprendre le bus 38 pour aller travailler le long du boulevard Saint-Michel. J’ai alors découvert sur le trajet un magnifique immeuble en briques, construit à la fin des années 1920. Il s’agit de l’institut d’art et d’archéologie. Une merveille architecturale !

Crédits photographiques : Marc Baronnet

Paris rive gauche est aussi splendide que la rive droite surtout entre le Panthéon et le musée du Luxembourg. Et enfin…

Mon bureau à l’Alliance biblique française.

Je travaille dans une chouette maison d’édition qui valorise la lecture de la Bible en français dans le monde entier. L’Alliance biblique française existe depuis 1818, elle possède une superbe bibliothèque historique de 3000 Bibles réunies sous le règne de Napoléon III pour préparer l’exposition universelle de Paris.

Notre directeur a eu beaucoup de goût pour redécorer cette ancienne petite usine dans un style à la fois industriel, art décoratif avec du velours, de beaux luminaires, des coussins et des affiches bien choisies. C’est un bonheur de travailler ici avec une équipe chaleureuse dans de beaux locaux à deux pas du Panthéon ensoleillé le matin.

Plus que jamais, malgré les confinements, les couloirs dénués d’humanité de Chatelet les Halles à l’heure de pointe, quinze années au rythme métro-boulot-dodo, plus que jamais, j’aime mon Paris !

Retrouvez ici mes meilleurs articles consacrés à Paris et à sa banlieue ici

Quitter Paris pour Fontenay sous bois.

-Une virée à Vincennes, le bois sacré en gaulois

-Le 7eme arrondissement tel que je le connais.

Pierre et sa montgolfière, un album jeunesse pour exprimer l’amour du Père à ses enfants, petits comme grands

Quand j’étais en maternelle (cette anecdote a bien trente ans bien tassés), un spectacle m’a marquée. C’était Leïla et la baleine par la compagnie des trois chardons. J’ai entendu récemment parlé de cette compagnie lors d’une interview de Papa situations alias Karim Mahfouf, marionnettiste de cette compagnie.

Pierre et sa montgolfière, c’est notre sortie événement de l’automne au bureau, aux éditions Scriptura.

Cet album m’a fait pensé à ce spectacle des trois chardons que j’avais vu enfant alors que le sujet n’est pas du tout le même. Mais ce sont des codes assez classiques des albums jeunesse en commun : les contes musicaux parlent aux enfants et aux parents de toutes les générations.

En librairie, il existe quelques albums qui parlent de la Bible et de la foi en Jésus. Je citerai les livres de Max Lucado mais j’aime par dessus-tout, ceux qui témoignent de l’amour de Dieu pour ces enfants. Les éditions Scriptura en ont publié deux : L’amour de Dieu dans mon coeur, Pierre et sa montgolfière.

Pierre est un orphelin qui vit dans une décharge malgré le rejet et l’abandon qui le font souffrir terriblement. Mais une invitation inespérée à rejoindre le pays des adoptés va lui réchauffer le cœur et l’aider à se sortir de son isolement pour vivre autre chose, quelque chose de beaucoup plus beau et beaucoup plus grand.

C’est un très beau conte musical à offrir à un enfant, les chansons sont belles et entrainantes. On peut les écouter en boucle en voiture, comme le font les enfants de tous nos collègues en ce moment. Ce livre peut également toucher les adultes qui ont besoin de guérison ou d’expérimenter l’amour du Père.

J’ai été élevée dans la foi chrétienne mais le catéchisme catholique n’était pour moi que pure culture générale. Dieu propose une relation personnelle à chacun de nous. Plus qu’un juge , c’est un ami, un Père qui nous connait depuis le premier jour, dans le ventre de notre mère…

J’offre donc ce livre à tous les anniversaires en ce moment. J’ai eu la chance de rejoindre à mes vingt-ans, une église de qualité qui insistait sur l’amour du Père. La religion n’a pas la même puissance, la même importance que la foi en Jésus.

Cet album jeunesse me fait penser aux chants Abba père et L’amour de notre Père du collectif Cieux ouverts. Il raconte l’histoire d’un petit orphelin qui vit dans une décharge. Cette histoire a germé dans l’imagination de son auteur Serge Hubert après un voyage humanitaire au Sénégal, quand il a rencontré de nombreux orphelins qui vivaient dans des conditions vraiment difficiles.

Cela m’a rappelé la lecture d’une série de livres puissants écrits par Heidi et Rolland Baker pour raconter leur mission au Mozambique auprès d’orphelins dans des décharges. Serge Hubert est une voix dans le paysage évangélique à découvrir, une pépite de la louange francophone contemporaine.

Grâce à cet album jeunesse, j’ai découvert les univers de Serge Hubert, l’auteur et Elvine, la dessinatrice. Ce beau travail éditorial est le fruit de celui de toute une équipe avec son éditrice Coraline Fouquet en tête. Les chansons ont été composées par Serge Hubert et mises en musique par David Prigent du groupe Antydot. L’histoire est racontée dans le CD audio par Thierry Kazazian et Sandrine Chansel.

A quand une captation vidéo de Pierre et sa montgolfière en DVD ?. J’irai bien revoir un spectacle comme ceux de la compagnie des trois chardons avec ma petite fille.

Retour sur mes derniers coups de cœur livres pour Noël :

Deux pieds en Afrique, journal d’une aventure humaine d’un couple au Cameroun

Mon challenge Inktober avec la Ze Bible NFC

Une chouette virée d’automne à Saint-Germain en Laye

Un samedi matin, nous nous sommes levés avec un entrain inhabituel pour sauter dans le RER A et aller gambader dans le domaine royal de Saint-Germain en Laye. L’endroit est loin (une heure de transports ) mais tellement beau….

Nous recommandons l’adresse si comme nous vous n’avez pas de voiture en région parisienne avec des enfants. C’est vraiment très pratique car le parc se trouve juste à côté du château et de la station de RER.

Il y a un immense parc avec une vue époustouflante sur Suresnes, le Mont Valérien, Paris au loin… Les pelouses sont très agréables et il y a des jeux pour enfants très bien conçus. Le centre-ville est très agréable pour flâner et aller au restaurant. Nous avons testé une crêperie dans le centre-ville avec notre amie Sarah, originaire de Saint-Germain en Laye comme Marie, il y a quelques années.

Nous aimons également le coin car nous avons fait le banquet de nos noces à Louveciennes, non loin de la fameuse machine de Marly pour nos photos. Cette fameuse machine révolutionnaire servait à alimenter les fontaines de Versailles grâce aux eaux de la Seine.

Louis XIV est omniprésent à Saint-Germain en Laye puisque c’est la ville où il est né en 1638. Il résidera dans ce château au début de son règne entre 1666 et 1682 avant de partir s’installer à Versailles, vivre la folie des grandeurs.

Evidemment, le château de Versailles est un joyau de l’architecture française, mais le château de Saint-Germain en Laye avait déjà beaucoup d’allure. Je lui trouve un petit air du château de Downtown Abbey au Royaume-Uni.

J’ai eu un coup de cœur pour ce pochoir de C215, reproduction d’un tableau connu de tous dans les manuels d’Histoire. Je trouve que Léonardo Di Caprio dans L’Homme au masque de fer, production hollywoodienne inoubliable des années 1990, joue très bien le monarque narcissique et autoritaire.

Décidément, C215 est omniprésent dans le street-art européen actuellement. Je vous prépare un article sur mon nouveau quartier de travail : Panthéon-Luxembourg et je tombe très souvent sur ses pochoirs dans le 5eme arrondissement.

J’ai d’autres adresses nature à vous donner dans les Yvelines : l’île des Impressionnistes à Chatou mais aussi l’île de la Grenouillère. Ce sont des anciennes guiguettes du 19eme siècle qui ont inspiré Monet, Renoir…

Avis à tous les aficionados du film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain…

Si jamais il pleut pendant votre visite, le château de Saint-Germain en Laye est un chouette musée archéologique, sauvé de la destruction par Napoléon III qui l’a transformé en musée.

Petite pensée pour la marraine de ma fille qui est venue nous voir en famille début novembre. Avec son mari et ses trois enfants, ils ont fait deux fois le musée d’histoire naturelle du jardin des Plantes. Respect !

Retrouvez-ici mes meilleurs articles consacrés à Paris et sa banlieue :

– Quitter Paris 20eme pour aller vivre à Fontenay-sous Bois

Mon 7eme arrondissement tel que je le connais

– Une virée à Vincennes, le bois sacré en gaulois !

Aline, les coulisses de la vie d’artiste

Ce film, j’attendais sa sortie depuis un an. C’est bien simple, je suis fan absolue de Valérie Lemercier parce qu’elle est marrante tout simplement. En cette période de pandémie à rallonge, Aline est un film qui fait beaucoup de bien. Je vous explique pourquoi dans cet article.

Le film

C’est un biopic librement inspiré de la vie de Céline Dion, la plus grande chanteuse au monde, trésor national au Québec. L’histoire commence en 1932 avec le père de Céline. Il a un affreux papa qui lui rackette son argent de poche pour aller boire jusqu’à plus soif. Il va faire de son malheur une force puisqu’il va créer une famille nombreuse de musiciens avec sa femme dotée d’un sacrée caractère.

Ce film est un hommage à une famille nombreuse et unie qui va voir éclore un joyau brut de 14 ans : une voix incroyablement mature. A force de travail sur son look, sa diction en anglais et surtout sur sa dentition, elle va rapidement connaître une ascension phénoménale accompagnée par un manager de génie : le fameux René Angélil.

Valérie Lemercier raconte comment ce fameux trio artistique, composé de la maman, du manager devenu l’époux et de la chanteuse à la voix d’or vont conquérir le monde : la France avec notre Michel Drucker national, le Japon, les Etats-Unis, la Suisse à l’occasion de l’Eurovision.

Céline Dion est une diva dans les années 1990 avec Mariah Carey et Whitney Houston. Mais elle a cette force de vivre sainement cette célébrité en travaillant d’arrache pied et en restant la même grâce à son solide socle familial.

Même quand les Angélil font fortune dans leur grande villa de Las Vegas façon Mélania et Donald Trump, lui au golf et elle avec ses tonnes de chaussures, ils restent sympathiques. On se réjouit de leur opulence car ils ont bossé ensemble et ont bien mérité leur réussite.

Comme l’a déclaré Valérie, ce film raconte les coulisses de la vie d’artiste pas toujours aussi glamour que l’on ne croit. Comme l’humoriste, Céline connaît la solitude de manger un plat réchauffé dans sa loge ou de devoir donner le meilleur de soi même quand on est triste ou en petite forme.

J’ai beaucoup aimé ce film car il raconte la normalité d’une star planétaire. Céline Dion, je la trouve parfois exaspérante en interviews quand elle surjoue avec ses yeux et ses postures à la limite du grotesque. Elle est clown c’est vrai et ce film la rend extrêmement sympathique.

C’est un biopic hagiographique à fond, un parti-pris totalement assumé par sa réalisatrice. Valérie Lemercier critique les journalistes québécois qui ont glosé sur ses difficultés à procréer. C’est vraiment immonde et je ne suis pas bien fière de moi d’avoir rigolé bêtement aux blagues douteuses de Laurent Gerra sur le couple Dion/Angélil sur les ondes de Rire et chansons.

Copyright RECTANGLE PRODUCTIONS/GAUMONT/TF1 FILMS PRODUCTION, DE L’HUILE/ PRODUCTIONS CARAMEL FILM INC./PCF ALINE LE FILM INC./BELGA PRODUCTIONS

La fin du film raconte la difficulté du deuil quand on perd l’amour de sa vie quelque soit son âge. L’actualité rattrape alors le tournage de ce film car cette année Céline Dion a dû interrompre ses spectacles pour épuisement physique.

La vie d’artiste est rude, elle demande de nombreux sacrifices. Ce film met en lumière tout le talent de Réné Angelil qui a su produire des spectacles rentables tout en permettant une vie familiale la plus normale possible. En chantant à résidence à Vegas, Céline pouvait retrouver ses enfants tous les soirs.

Voici un extrait de Vivement dimanche, où René, l’homme de l’ombre a droit à une belle ovation du public (à la fin de l’extrait). Valérie Lemercier s’est focalisée sur cette belle histoire d’amour. Moi j’aurai aimé qu’elle raconte l’histoire de ses chansons avec Jean-Jacques Goldman, avec Garou

J’aime passionnément les biopics de musiciens : Ray, Walk the Line, Cloclo (même si Claude François est monstrueux de narcissisme) parce que leurs chansons ont marqué une époque, elles témoignent de tournants dans leurs carrières et résonnent dans nos vies personnelles.

Noël 1996, j’ai huit ans. Au pied du sapin, m’attend le cd de Céline Dion, D’eux. Je ne connais pas l’artiste, j’ai demandé ce cadeau au Père Noël pour faire comme tout de monde à l’école.

Pourtant, ce CD va tourner en boucle tout au long des second et troisième trimestres de l’année de CE2 dans mon salon, au rythme de mes chorégraphies navrantes mais effrénées (la brosse à brushing pour micro, je le confesse).

L’album D’eux m’a marquée pour la spiritualité et l’émotion qu’il dégage. Je pense que je ne suis pas la seule puisqu’il s’en est vendu plus de dix millions d’exemplaires. C’est l’album francophone le plus vendu au monde à ce jour. J’ai été très sensible quand j’étais petite à toutes les références juives et chrétiennes de cet album : « ma prière païenne », « la mémoire d’Abraham « , « les derniers sont les premiers « .

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La chanson très émouvante Vole est dédiée à sa nièce qui souffre de la mucoviscidose à l’époque. Avec le recul, je ne suis plus très convaincue par son plus gros tube Pour que tu m’aimes encore car déclarer : « Je te jetterai des sorts pour que tu m’aimes encore« , bonjour la relation toxique ! .

Plus tard, je n’ai plus trop suivi la carrière de Céline tant cet album signé Jean-Jacques Golmann est aux antipodes de ses succès plus commerciaux par la suite : I’m alive, My heart will go on. Avec Titanic, Céline sort l’artillerie lourde. Elle devient une véritable show-woman comme Beyoncé aujourd’hui avec extensions et robes à paillettes. Elle remplit les plus grands stades du monde entier .

Elle est même une star malgré elle dans la comédie Sur la piste du Marsupilami avec cette imitation grotesque de Lambert Wilson qui fonctionne pourtant à merveille.

Pour conclure, on peut dire que ce film que j’attendais tant, était à la hauteur de mes attentes. Je sais que j’ai une collection d’amies qui l’ont vu et qui ont beaucoup aimé. J’y suis allée avec ma chère pote Alix, mon ancienne collègue de l’Ecole du Louvre, spécialiste de chorégraphies grotesques de Claude François à la pause déjeuner.

J’étais sûre que le film lui plairait !.

Nous avons vu le film au cinéma Le Méliès à Montreuil, une adresse imbattable que je vous recommande. Le billet d’entrée plein tarif est de 6€, une belle initiative municipale depuis de nombreuses années. Ce chouette cinéma avec son décor de météorite dans le hall d’entrée rend hommage à un grand pionnier du cinéma français qui avait ses studios à Montreuil. C’est une adresse idéale pour une dernière sortie en famille le dimanche soir avec un café/restaurant très agréable à fréquenter.

Et vous quelles sont vos chansons de Céline Dion favorites?

J’ai eu des frissons d’entendre la chanson D’amour ou d’amitié, une des premières chansons de Céline à ses tous débuts.

Cela fleure bon la nostalgie des années 1980, mon enfance, qui commence à ressembler à l’époque des dinosaures, il faut bien se l’avouer quand je discute avec tous ces millénials à la pause déjeuner au bureau.

Un voyage d’automne en famille à Bern, Suisse

Dès que possible, j’affectionne de faire un voyage lors d’un pont de novembre pour rejoindre une grande ville européenne en Suisse ou en Belgique. Vous pouvez retrouver ici mes carnets de voyage urbains : Anvers, Lisbonne et Porto, Barcelone…

Cette fois-ci cap sur la Suisse : Bern, où vivent mon frère Ugo et sa femme Ellyse. La Suisse, j’en rêve depuis longtemps grâce à ma grand-mère Annette qui a fait de nombreux voyages chez ses amies Madeleine et Marcelle, elle me racontait les glaciers de Zermatt et le festival de jazz de Montreux…Elle nous ramenait toujours des petits chocolats suisses vraiment hors du commun.

J’ai visité Genève en une journée depuis Valence mais le voyage en bus m’a plus marquée que la ville en elle même. J’y retournerai un jour… Pour moi, la Suisse, c’est le berceau de l’Europe. C’est un très beau pays pour sa nature : ses lacs et ses montagnes. Je vous recommande donc d’y aller au printemps ou en été.

J’ai bien regretté de louper la visite à la famille d’ours de la ville (ils hibernaient,ces braves) ou de pouvoir me baigner dans le cours de l’Aar.

Jour 1 :

Nous sommes arrivés vers 13 heures après un long voyage en train et deux correspondances à Frasne et Neuchâtel (cinq heures de train avec une petite voyageuse exemplaire !). Nous nous étions levé aux aurores et nous avons traversé notre petite ville endormie au pas de course. A cinq minutes près, le train partait sans nous.

Mon frère et ma belle-sœur habitent dans la banlieue résidentielle de Bern, à quinze minutes du centre-ville en tramway. On a bien profité de leur forêt à proximité et nous avons visité les abords de fermes typiquement suisses avec des animaux : lamas et alpagas, moutons et vaches sur les hauteurs de la ville. Une journée bien dépaysante !

Je comprends l’engouement d‘Alain Auderset pour la nature en Suisse. Je vous invite à lire ses excellents romans graphiques Rendez-vous dans la forêt.

Jour 2 :

On se caille et le brouillard nous gâche la vue depuis le petit funiculaire de Marzili mais les choses s’arrangent en fin de mâtinée. On découvre la piscine de Marzili avec ses grandes pelouses et ses vestiaires en plein air. La rivière Aar avec ses eaux translucides n’est pas loin. Mon frère m’a fait saliver d’envie avec ses photos de rafting de l’Aar depuis la ville voisine de Thun.

Copyright Hôtel métropole de Bern

Je vais donc me renseigner pour trouver une location d’été pour y revenir même si ma famille aura déjà migré vers l’Australie d’ici là…

Ce deuxième jour de visite est donc totalement urbain puisque nous sommes en plein-centre ville de Bern. Nous approchons le palais fédéral de Bern avec ses cafés et ses magasins sous les arcades. La rue principale est intéressante avec ses caves aménagées en magasins, ses fontaines surmontées de sculptures de la Renaissance très colorées.

On y voit la fameuse horloge, la curiosité majeure de Bern, on passe devant la maison d’Albert Einstein pour rejoindre le pont qui surplombe l’Aar et sa vue magnifique.

Mais en toute honnêteté, nous n’étions pas emballés comme à Bruges ou à Anvers. Certes, la vieille ville médiévale est belle mais cette pierre vert caca d’oie des immeubles du centre-ville nous a laissé bien perplexes.

J’ai même pensé avec beaucoup de candeur et de bêtise qu’ils avaient reconstruit à la hâte après des bombardements (on connaît la neutralité de la Suisse pendant la seconde guerre mondiale).

Le coût élevé du moindre voyage en tram (4€50 le ticket adulte pendant une heure) ne nous a pas donné non plus bien envie de parcourir la ville plus d’une demi-journée.

A tort, j’en suis persuadée mais encore une fois, en été avec un vélo, cela aurait été beaucoup plus plaisant. Grosse déception de ne pas voir la famille Ours, les célébrités de la ville qui attirent tant les touristes comme nous.

Bern signifie fosse. Cette ville médiévale construite au 12eme siècle compte un ours sur son blason, emblème que l’on retrouve un peu partout dans la ville. J’aime beaucoup le Moyen-âge, j’ai bien aimé ces sculptures qui surmontaient les fontaines dans la rue principale.

L’une des attractions de la ville, c’est la maison d’Albert Einstein (que nous n’avons pas visité). Il y a vécu avec sa première femme Milena Maric entre 1905 et 1908. Cela me donne envie de lire la biographie de cette scientifique serbe, une véritable femme de l’ombre comme on en compte beaucoup malheureusement.

Jour 3 :

Nous allons au centre commercial voisin à pied. Mon frère nous explique que les sacs poubelles de 35 litres sont payants dans cette zone (1 franc suisse par sac). Cela encourage les gens à limiter leurs déchets. On repassera pour le carnet de voyages glamour mais j’apprécie ces voyages chez l’habitant qui nous renseignent beaucoup mieux sur les façons de vivre des gens qu’un séjour à l’hôtel.

J’y apprends qu’un appartement trois-pièces de 65 mètres carrés coûte 1300 euros par mois dans l’un des quartiers les moins chers de la capitale fédérale suisse. Aussi, il faut payer 300 euros par personne pour sa couverture santé mensuelle.

Mais les salaires sont élevés. Le coût de la vie quotidienne me fait frémir de peur à Migros, le supermarché local, le musée vivant que j’ai préféré visiter (blague!). Les moindres sucreries coûtent entre 3 et 7 francs suisses, un melon coûte cinq euros, et j’en passe.

Mais nous nous sommes régalés avec une bonne fondue, des fromages à tomber par terre et du très bon chocolat. C’était un voyage de détente où nous avons bien profité de notre famille à jouer à Saboteur et à visionner la série Maid sur Netflix (je vais en parler dans un prochain article).

Copyright Ricardo Hubbs/Netflix

C’était un très chouette voyage car nous logions chez l’habitant mais nous avons usé nos poches car tout n’était pas donné (j’aurai bien aimé profiter de la piscine municipale gratuite) : 400 euros de train pour un pont de novembre.

Retrouvez-ici mes derniers carnets de voyages urbains :

-Lisbonne et Porto

-Anvers

-Marseille