Au bout de trois saisons Netflix, on commence à mieux se connaître avec la reine…

 

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Depuis novembre, je me régale car deux de mes séries Netflix favorites sont revenues pour la saison 3 : Atypical et The Crown.

Je me rends compte que ce qui fonctionne dans ces deux séries aux genres complètement différents, c’est qu’au fil des saisons, on s’attache aux personnages. J’aime les séries parce qu’elles permettent quelque chose auquel je suis vraiment attachée autant en littérature qu’au cinéma : l’étude des portraits psychologiques des personnages et comment ils évoluent.

Comme c’est original, un article sur la saison 3 de The crown dans mon blog ! Elle est tellement réussie que je repense souvent aux anecdotes historiques racontées et comment les personnages y ont fait face. Je suis assez contente d’avoir incité ma maman à regarder cette série, qu’elle a englouti en quelques jours à Noël l’an dernier.

Même si j’ai trouvé quelques longueurs dans un ou deux épisodes, j’ai vraiment apprécié chaque dimanche en fin d’après-midi où j’avais rendez-vous avec Elisabeth II pour l’intensité dramatique des épisodes, fondés sur des faits réels et amplifiés par la musique, le rendu des costumes.

Avec The Crown, Londres me fascine même si je trouve toujours cette ville grise. J’ai rapidement adopté le nouveau couple de comédiens qui incarnent la reine et son mari .

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J’aime vraiment les tailleurs chics et la mine responsable d’Olivia Coleman, une grande actrice. Elle me rend sympathique la vraie reine que j’admire aussi mais donc je ne comprends pas toujours l’attitude envers ses enfants et petits-enfants qu’elle sacrifie souvent au nom du protocole et des traditions. Surtout en ce moment avec le coup de tonnerre provoqué par le couple Sussex.

The crown comprend dix épisodes et je vais vous détailler chacun parce que je les ai tous apprécié.

Retour sur la saison 3 :

  1. Olding

Olivia Coleman interprète Elisabeth II âgée d’une quarantaine d’années, comme le montre la première scène inaugurale avec la présentation d’un timbre à son effigie en 1965. Dans ce premier épisode, un espion russe se cache dans son palais et ce n’est pas le nouveau premier ministre Harold Wilson (il est pataud, mal assuré mais c’est mon personnage chouchou tant il est sincère et authentique).

2. Margaretologie

La reine est contrainte de demander à sa sœur de réaliser un exploit diplomatique auprès du président Johnson à la Maison-Blanche pour éviter la dévaluation de la livre anglaise. Les flash-backs très efficaces montrent que le fait d’être la sœur de l’ombre qui ne régnera jamais n’est pas facile à vivre pour la princesse Margaret (son mal-être est remarquablement joué par la dérangeante Helena Bonham Carter)

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3. Aberfan

C’est l’épisode qui m’a le plus bouleversée. L’éboulement d’un terril sur un village gallois provoque la mort de centaines d’enfants dans un village gallois Aberfan. La reine a du mal à montrer ses émotions et mettra plus de hit jours à se décider à visiter le village en deuil. La beauté du cantique gallois est bouleversante, les épisodes qui suivront m’ont convaincu que The crown parle avec beaucoup d’intelligence de la foi chrétienne.

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4. Bubbikins

C’est le surnom que la mère du prince Philip lui donnait alors que l’Histoire les a empêché d’avoir une vraie relation mère-fils. La reine oblige son mari à recueillir cette vieille dame menacée par un putsch en Grèce. Il essaie de la cacher à une équipe de télévision car elle a été internée dans un asile psychiatrique où elle a subi des mauvais traitements courants à cette époque. Grâce à une ruse de la princesse Anne, la princesse Alice va se révéler être l’atout authentique de la famille royale en crise.

5. Coup d’Etat

La reine fuit son fardeau pendant un mois pour s’occuper de ses chevaux en France puis aux Etats-Unis, sa réelle passion dans la vie. Son Premier Ministre la rappelle durement à la réalité : il soupçonne à juste titre son cousin Lord Mountbatten, fraîchement remercié du haut commandement des armées d’être tenté de prendre part à un coup d’Etat contre le gouvernement. J’ai beaucoup aimé l’aspect politique de cet épisode qui apporte un parallèle avec la situation politique en France post guerre d’Algérie jusqu’en mai 1968.

6. Tywysog Cymru

Charles va être intronisé prince de Galles dans un pays qui se révolte contre la couronne britannique. Le premier ministre convainc la reine d’envoyer son fils étudier un semestre dans une université galloise. Il va y rencontrer un directeur d’université nationaliste qui va le prendre sous son aile comme un père spirituel. Cette affection spontanée met en lumière toute la froideur et la retenue qui règnent dans sa famille.

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7. Poussière de lune

C’est l’épisode le plus ennuyeux de la saison selon moi jusqu’au moment où le prince Philip tombe le masque. Nous sommes en 1969 et la reine reçoit l’équipage qui est allé sur la Lune. Le prince Philip suit avec beaucoup d’intérêt la conquête de la Lune et s’avère très déçu quand il les reçoit à Buckingham palace. Au même moment, l’archévèque de Canterbury le sollicite pour héberger un centre pour religieux vivant une crise de foi. Cet épisode montre que la foi chrétienne redresse un homme beaucoup plus que ses exploits. Je me suis ennuyée au début de l’épisode mais c’est celui qui m’a le plus apporté par sa profondeur et sa réflexion.

8. Un homme en suspens

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Charles entretient une correspondance avec son grand-oncle le duc de Windsor, émigré en France depuis son abdication en 1936. Il sort depuis peu avec Camilla Shand interprétée par Emerald Fennell, une de mes actrices britanniques favorites, repérée dans la série Call the midwife.

J’ai bien aimé cet épisode même si je ne comprends pas la rigueur du protocole qui s’immisce dans la vie sentimentale du prince Charles au point de compliquer les choses. On se prend tout de suite de sympathie pour ce grand garçon sensible et on compatit à sa souffrance dans l’épisode suivant. Comme c’était le cas dans la saison 2 avec le couple Margaret-Tony, je me suis dit: « Ils étaient sacrément polygames dans les années 1960 ces aristos anglais ». C’est là toute l’ambiguïté des personnages : ils rejettent le divorce par principes religieux et moraux auxquels ils croient fermement mais cautionnent les voies de garage : l’adultère, la séduction effrénée…

9. Imbroglio

Le duc de Windsor est mourant et la reine se décide à lui rendre visite malgré la vive désapprobation de son mari qui considère que cet homme a trahi sa famille. Le dernier entretien de la reine avec son oncle est empreint d’une émotion toute particulière puisqu’elle lui pardonne d’avoir bouleversé sa vie en abdiquant. C’est un peu problématique avec The Crown : c’est son intensité dramatique qui fait le succès de cette série et on a du mal à savoir ce qui tient de la fiction et ce qui s’est réellement passé. C’est dérangeant d’être ému par une scène qui est peut-être pure imagination des scénaristes

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10. Un cri du coeur

Comme à chaque saison, le premier et le dernier épisodes sont les plus intenses et les plus réussis. Cet épisode se concentre sur les peines de cœur de la princesse Margaret et son rôle peu facile à vivre au quotidien. Son mari la trompe et la violente psychologiquement, elle part s’amuser à la campagne et trouver du réconfort dans les bras du jeune Ronny au soleil. C’est le scandale et aucun membre de sa famille ne la soutient. Elle est désespérée et veut renoncer à la vie… Sa sœur vient à son chevet et lui exprime combien la vie serait insupportable pour elle sans elle… Cela contraste beaucoup avec la retenue dont elle fait preuve dans ses relations avec ses enfants… au nom du protocole…

Cette saison se clôture avec les célébrations de son jubilé en 1977 ( mention spéciale pour le pire chapeau du 20eme siècle).

La prochaine saison de The crown aura une saveur particulière avec le récent coup de tonnerre provoqué par Harry et Meghan qui veulent gagner leur vie par leurs propres moyens. Ils l’ont annoncé via les réseaux sociaux, dynamitant tous les usages médiatiques traditionnels de la monarchie.

Le fait que ce soient des députées anglaises qui aient pris la défense de Meghan pour dénoncer la misogynie et les relents racistes et colonialistes des tabloïds anglais montrent les limites du protocole : une famille soudée ne laisse pas les siens se faire harceler et humilier.

Cette famille vit de multiples rebondissements autant dans la série que dans la réalité !

 

Retrouvez d’autres articles sur mes coups de cœur séries ici :

Charlie, monte le son ou la préadolescence 2.0

Call the midwife : mes pépites séries pour cet automne

The crown, saisons 1 et 2

Atypical 

Je suis en train de regarder la saison 3 d’Atypical, je m’attache à ses personnages autant qu’à ceux de The crown et je vous en parle dans un prochain article  très vite !

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